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à + « $ . 182 à, + | présence du fer dans la partie même de ce minéral qui est la moins attirable à l'aimant, et confirmer en même temps ce que j'ai avancé du mélange intime du fer dans sa substance, Le décapement de la platine par l'esprit de nitre prouve que, quoiqu'il n’y ait point d’effervescence sensible , cet acide ne laisse pas d'agir sur la platine d’une manière évidente, et que les auteurs qui ont assuré le contraire ont suivi leur routine ordinaire , qui consiste à regarder comme nulle toute action qui ne produit pas l'effervescence. Ces deux expériences de M. de Milly me paraissent très-importantes ; elles seraient même décisives si elles réussissaient toujours égament.
à 50. Il nous manque en effet beaucoup de connaissances qui seraient nécessaires pour pouvoir prononcer aflirmativement sur l'origine de la platine. Nous ne savons rien de l'histoire naturelle de ce minéral, et nous ne pouvons trop exhorter ceux qui sont à portée de l’examiner sur les lieux, dé nous faire part de leurs observations. En attendant, nous sommes forcés de nous borner à des conjectures , dont quelques-unes me päraissent seulement plus vraisemblables que les autres. Par exemple , je ne crois pas que la platine soit l'ouvrage des hommes ; les Mexicains et les Péruviens savaient fondre et travailler l'or avant l’arrivée des Espagnols » et ils ne connaissaient pas le fer, qu'il aurait néanmoins fallu employer, dans le départ à sec , en grande quantité. Les Espagnols euxmêmes n’ont point établi de foürneaux à fondre les mines de fer en cette contrée ; dans les premiers temps qu'ils l'ont habitée. 11 y a donc toute apparence qu'ils ne se sont pas servis de limaille de fer pour le départ de l'or, du moins dans les commencements de leurs travaux , qui d'ailleurs ne remontent à deux siècles et demi , temps beaucoup rop court pour une production aussi abondante que celle de la platine, qu'on ne laisse pas de trouver en assez grande quantité dans plusieurs endroits. j D'ailleurs , lorsqu'on mêle de l'or avec du fer, en les faisant fondre ensemble, on peut toujours , par les voies chimiques, les séparer et retirer l'or en entier ; au lieu que jusqu'à présent les chimistes n’ont pu faire cette séparation dans la platine, ni PE. pui la quantité d’or contenue dans ce minér : céla semble p que l'or y est uni d’une manière plus intime que dans l’alliage ordinaire , et que le fer y est aussi , comme je l'ai
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dit, dans un état différent de celui du fer commun. La platine ne me parait donc pa À être l'ouvrage de l’homme, mais le oduit
de la nature , et je suis très-porté à croire € qu'elle doit sa première ori au feu des volcans. Le fer brûle , autant qu'il est possible, intimement uni avec l'or par la subli- ra mation ou par la fusion , peut avoir produit ce minéral , qui d'abord ayant été formé par F È l'action du feu le plus violent, aura ensuite
éprouvé les impressions de l’eau et les frottements réitérés qui lui ont donné la forme qu'ils donnent à tous les autres corps, c'est- | à-dire celle des galets et des angles émoussés. Mais il se pourrait aus
si que l’eau seule |
eût produit la platine ; car, en supposant.
r et le fer tous deux divisés autant qu'ils Déuvent l'être par la voie humide , leurs molécules, en se réunissant , auront pu former les grains qui la composent, et qui, de is. } les plus pesants jusqu'aux plus légers, con= tiennent tous de l'or et du fer. La proposi= tion du chimiste qui offre de rendre à p
près autant d'or qu’on lui fournira de pla= tine , semblerait indi
qu'un onzième de fe
di:
r sur dix onzièmes d'or « dans ce minéral, ou Peut-être encore moins:
mais l'a peu près de ce chimiste est proba=" blement d'un cinquième ou d'un quart , et.
ce serait toujours beaucoup Si sa promesse pouvait se réaliser à un quart près. À SECONDE ADDITION. "ae M'étant trouvé à Dijon cet été 1772 ,lAca:
démie des sciences et belles-lettres de cette ville , dont j'ai l'honneur d'être membre, me parut désirer d'entendre la lecture de mes observations sur la platine. Je m'yprêtaid'au tant plus volontiers, que, sur une matiè aussi neuve, on ne peut trop s’inform consulter assez, et que j'avais lieu d’espé cs de tirer quelques lumières d'une com qui rassemble beaucoup de perso I tes en tous genres. M. de Morveau , avt général au ‘parlement de Bourgogne , au savant physicien que grand jumisconsulte | prit la résolution de travailler sur la platine. Je lui donnai une portion de celle que j'avais. attirée par l'aimant, et une autre portion de celle qui avait paru insensible au ma xnétisme, en le priant d'exposer ce minéral sim gulier au plusgrand feu qu'il lui serait pos= D sible de faire ; et, quelque temps après , on m'a remis les expériences suivantes squ'ila .
trouvé bon de joindre ici avec les miennes,