‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 126 sur 304 · DR · texte numérisé non relu

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Un cadre-de fer de la même qualité, c'est à-dire sans nerf et à gros grain, et vena de la même forge d’Aisy, que j'avais | fe établir pour empêcher l’écartement des mt du haut fourneau de mes forges, et qui ava 26 pieds d'un côté sur 22 pieds de l'autre ayant cassé par l'effort de la chaleur *t fourneau dans les deux points milieu: deux plus longs côtés , j’ai vu que je pouvai comparer ce cadre aux bouclés des expér LE ces précédentes, parce qu'il était du mêm fer, et qu'il a cassé de la même manière 7or. ce fer avait 21 lignes de gros , cé qui fait 441 lignes quarrées; et ayant rompu comme les boucles aux deux côtés opposés, cela fait 3:

lignes quarrées qui se sont séparées par fort de la chaleur. Et, comme nous avous trouvé , par les expériences précédentes, qui 696 lignes quarrées du même fer ont « | sous le poids de 28 milliers , on doit cn 60 rt clure que 882 lignes de ce même fer n’auraient rompu que sous un poids de 35 | vres , et que par conséquent l'effort de la chaleur devait être estimé comme un poids de 35480 livres. Ayant fait fabriquer pour contenir le mur intérieur de mon fourneau dans le fondage qui se fit après la rupture 4 ce cadre , un cercle de 26 pieds } de circonférence, avec du fer neryeux provenar ta le la fonte et de la fabrique de mes forges, cela”

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m'a donné le moyen de comparer latténaêité bon fer avec celle du fer commun. Ce cer-

e de 26 pieds 4 de circonférence “était de deux pièces, retenues et jointes ensemble par deux clavettes de fer passées dans des anneaux forgés au bout des deux bandes de fer ; la largeur de ces bandes était de 30 lignes sur à d'épaisseur : cela fait 150 lignes quarrées, qu'on ne doit pas doubler, parce que , si ce cercle eût rompu, ce n'aurait été ‘en un seul endroit , et non pas en deux endroits opposés comme les boucles ou le où cadre quarré. Mais Pexpérience me démontra que pendant un fondage de quatre

mois, Où la chaleur était même plus grande :

que dans le fondage précédent , ces 150 lignes de bon fer résistèrent à son effort, qui était de 35480 livres ; d’où l’on doit conclure, avec certitude entière, que le bon fer, c'està-dire le fer qui est presque tout nerf, est au moins cinq fois aussi tenace que le fer sans nerf et à gros grain. | Que l'on juge par-là de l'avantage qu'on trouverait à n'employer que du bon fer nerveux dans les bâtiments et dans la construction des vaisseaux ‘il en faudrait les trois quarts moins, et l'on aurait encore un quart de solidité de plus. 2 7 0 Par de semblables expériences , ‘ét en faisant malléer une fois , deux fois , trois fois , des verges de fer de différentes grosseurs , on pourrait s'assurer du maximum de la force du fer, combiner d’une manière tertaine la légèreté des armes avec leur solidité, ménager la matière dans les autres ouvrages, sans craindre la rupture; en un mot, travailler ce métal sur des principes uniformes et constants. Ces expériences sont le seul moyen de perfectionner l’art de la manipulation du fer : l'État en tirerait de très-grands avantages, car il ne faut pas croire que la qualité . du fer dépende de celle de la mine ; que, par exemple, le fer d'Angleterre ou d’Allemagne , ou de Suède , soit meilleur que celui de France ; que le fer de Berry soit plus doux ue celui de Bourgogne : la nature des mi-

nes n'y fait rien, c'est la manière de les trai- !

ter qui fait tout; et ce que je puis assurer our l'avoir vu par moi-même , c'est qu'en malléant beaucoup et chauffant peu, on donne au fer plus de force , et qu'on approche de ce maximum dont je ne puis que recommander la recherche , et auquel on peut arriver par les expériences que je viens d’indiquer.

Dans les boulets que j'ai soumis plusieurs

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