‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 133 sur 304 · RUE ME + PS · texte numérisé non relu

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composée de ces deux éléments, on doit en

coñclure que, dans nos grands fourneaux à

fondre les mines de fer, il se perd vingt-un

mille fois plus de sæhaleur qu'il ne s'en ,ap-

plique , soit à la mine, soit aux paroïs du

fourneau; en sorte qu'on imaginerait que

les fourneaux de réverbère, où la chaleur est plus concentrée ; devraient produire le feu le plus puissant. Cependant j'ai acquis la preuve du contraire, nos mines de fer ne s'étant pas même agglutinées par le feu de réverbère de. la glacerie de Rouelles en Bourgogne , tandis qu’elles fondent en moins de 12 heures au feu de mes fourneaux à soufflets : cette différence tient au principe que j'ai donné ; le feu, par sa vitesse ou par son volume, produit des eflets tout différents sur certaines substances telles que la mine de fer ; tandis que sur d'autres substances, telles que la pierre calcaire, il peut en produire de semblables. La fusion est en général une opération prompte qui doit avoir plus de rapport avec la vitesse du feu que la calcination, qui est presque toujours lente , et qui doit, dans bien des cas avoir plus de rapport au volume du feu ou à son long séjour, qu’à sa vitesse. On verra , par l'expérience suivante, que cette même chaleur retenue et concentrée n’a fait aucun effet sur

la mine de fer.

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