‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 132 sur 304 · PARTIE EXPÉRIMENŸTALE · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENŸTALE

en air, soit en vapeurs aqueuses , que cette très-grande chaleur à consommés pendant quinze jours ; car il ne se dégage que peu ou point d'air du jrs ne sa combustion , quoiqu'il s'en dégage plus d'un tiers du poids total du bois de chêne bien séché (L).

Cet air fixe contenu dans le bois en est chassé par la première opération du feu, qui le convertit en*charbon ; et s’il en reste, ce n'est qu'en si petite quantité , qu’on ne peut pas la regarder comme le ‘supplément de l'air qui manquait ici à l'entretien du feu.

Ainsi, cette chaleur très-grande, et qui s’est augmentée au point de calciner profondément les pierres, n'a été entretenue que par 248 pieds cubes d'air et par les vapeurs de l'humidité des murs; et quand nous supposerions le produit successif de cette humidité cent fois plus considérable que le volume

d'air contenu dans la cavité du fourneau + cela ne feraittoujours que 24800 pieds cubés

de vapeurs propres à entretenir la combustionÿ quantité que le feu libre et animé par les soufflets consommerait en moins de 30

minutes , tandis que la chaleur sourde ne la

consomme qu'en quinze jours.

. Et ce qu'il est nécessaire d'observer encore, c'est que le même feu libre et animé aurait consamé en 11 ou 12 heures les 3( livres de charbon que la chaleur obscuré »

consommées qu’en quinze jours : elle done eu que la LE Re. de l'ali du feu libre , puisqu'il y a eu trente fois autant de temps employé à la consommation de la matière combustible ; et en même temps il y a eu environ sept cent vingt fois moins d’air ou de vapeurs employées à cette combustion. Néanmoins les effets de cette chaleur obscure ont été les mêmes que ceux du feu libre ; car il aurait fallu quinze jours de ce feu violent et animé pour calëiner les pierres au même degré qu'elles l'ont été E

la chaleur seule : ce qui nous démontre d'une part l'immense déperdition de la chaleur , lorsqu'elle s’exhale avec les vapeurs et la flamme , et d'autre part, les grands effets qu'on peut attendre de sa concentration ,ou , pour mieux dire, de sa coëércion , de sa détention. Car cette chaleur retenue et concentrée ayañt produit les mêmes effets que le feu libre et violent, avec trente fois moins de matière combustible et sept ce vingt foi

moins d'air, et étant suppos

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(1) Hales, Statique des L page 152.9 LS \ | #

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