‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 146 sur 304 · RAT · texte numérisé non relu

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Le ri TS I Te à

l'observai attentivement :

possible de regarder un | lorsqu'il tombe sur du métal; l'éclat en est beaucoup plus vif querceluidu soleil: | Les expériences que j'ai rapportées cidessus , et qui ont été fait à:

miers temps de l’invention

é du bois jusqu’à 200 et mêm

J'ai eufla 210 pieds avec ce même miroir, par le sole d'été, toutes les fois que le ciel était pur ; et je crois pouvoir assurer qu'avec quatre semblables miroirs on brûlerait à 400 pieds, et peut-être plus loin. J'ai de même fondu tous les métaux et minéraux métalliques à 25, 30 et 40 pieds. On trouvera dans la suite de cet article les usages auxquels on peut appliquer

ces miroirs, et les limites qu'on doit assigner .

à leur puissance pour la calcmation , la combustion , la fusion , etc.

I1 faut environ une demi-heure pour monter le miroir, et pour faire coïncider toutes les images au même point; mais lorsqu'il est une fois ajusté, on peut s'en servir à toute heure, en tirant seulement un rideau; il mettra le feu aux matières combustibles 1rès-promptement , et on ne doit pas le déranger, à moins qu'on ne veuille changer la distance : par exemple, lorsqu'il est arrangé pour brüler à 100 pieds , il faut une demiheure pour l'ajuster à la distance dedhs0

. pieds , etainsi des autres.

Ce miroir brûle en haut, en bas et lorizontalement , suivant la différente inclinaison qu'on lui donne. Les expériences que je viens de rapporter ont été faites publiquement au Jardin du Roi , sur we “er horizontal , contre des planches po verticalement. Je crois qu'il n'es

- d’avertir qu'il aurait brûlé plus $ force en haut, et moins de forcé en ba et de mème, qu'il est plus avantageux d’incliner le plan des matières combustibles parallèle-

ent au plan du miroir. Ce qui fait qu'il a est avantage de brüler en haut, en bas et horizontalement , sur les miroirs ordinaires &e réflexion qui ne brûlent qu’en haut, c’est que son foyer est fort nm , et qu'il a si peu de courbure , qu'elle est insensible à l'œil : il est large de 7 pieds, et haët de

+ 8 pieds ; ce qui ne fait qu'environ la 150e partie de la circonférence de la sphère, lorsqu'on brûle à 150 Les

UE r ‘a déter é à préfér La raison qui ma de 4 pré ee *

: | à L - | EXPÉRI faisait ombre sur le terrain, el c’est I oujJe de ‘n'est pas © tant le foyer,

as nécessaire

#k nd UE né »s de 6 potiées de largeur sur 8 pou-

r, à des glaces quarrées de pouces , c'est qu'il est beaucoup plus

commode de fair: expériences'sur un ter- D ln À riveau , que de les faire de bas en haut, et qu'avec cette figure plus

baute que large, les ima taient plus ron-

ü qu'avec des glaces quarrées,

les petites distances, dans cette situation ho-

s mi rs, des, a ont été suivies d’un grand n re d’autres + elles a nt été raccourcies , surtout pour esp! iences qu confirment les premières.

‘ rizontale.

Cette découverte nous fournit plusieurs choses utiles pour la physique , et peut-être pour les arts. On sait que ce qui rend les miroirs ordinaires de réflexion presque inutiles pour les expériences, c’est qu'ils brûlent toujours en haut, et qu'on est fort embarrassé de trouver les moyens pour suspendre ou soutenir à leur foyer les matières qu'on veut fondre ou calciner. Au moyen de mon miroir ,- ra brüler en bas les miroirs concaves , ét avec un avantage si considérable , qu'on aura une chaleur de tel degré qu'on voudra : par exemple , en osant à mon miroir un miroir concave d'un pied quarré de surface, la chaleur que.ce dernier miroir produira à son foyer, en employant cent cinquante-quatre glaces seulement, sera plus de douze fois plus grande que celle qu'il produit ordinairement, et l'effet sera le même que s’il existait douze soleils au lieu d’un, ou plutôt que si le soleil avait douze fois plus de chaleur. ” Ë

Secondement , on aura par le moyen mon miroir la vraïe échelle de l'augme + la chaleur , et on fera un thermomètre réel Mont les#divisions n'auront plus rien d'arbitraire , depuñs la température de l'air jusqu'à tel degré de chaleur qu’on voudra , en faisant tomber une à une successivement les imagés du soleil les unes $ur les autres , et en graduant les intervalles, soit au en d’une liqueur expansive, soit au moyen d’une machine de dilatation ; et de à nous saurons effet ce que c'est qu'une augmentation double, triple, quadruple, etc.

de clialeur (1), et nous connaitrons les ma-

(1) Féu 3 de Mairan a fait une épreuve avec Lrois

glaces seulement, et a trouvé que les augmentalions du double et du triple de chaleur étaient comme les divisions du thermomètre de Réaumur; mais on ne doit rien conclure de cette experience qui n'a donné lieu à cé résultat que par une espèce de hasard. (Voyez sur ce sujet ce que j'ai dit dans mon Traité des Éléments.)

tières dont l'expansion ou les autres effets seront les plus convenables pour mesurer les augmentations de chaleur.

Troisièmement, nous. säurons au juste combien de fois il faut 1à chaleur dusoleil pour brüler, fondre ou calciner“différentes matières, ce qu’on ne savait estimer jusqu'ici que d’une manière vague et fort éloignée de la vérité ; et nous serons en état de faire des comparaisons précises de l’activité de nos feux avec celle du soleil, et d’avoir sur cela des rapports exacts, et des mesures fixes et invariables.

Enfin, on sera convaincu , lorsqu'on aura examiné la théorie que j'ai donnée, et qu'on aura vu l'effet de mon miroir, que le moyen que j'ai employé était le seul par lequel il füt possible de réussir à brûler au loin : car, indépendamment de la difliculté physique de faire de grands miroirs concaves , sphériques , paraboliques , ou d’une aufte courbure quelconque , assez régulière pour brûler à 150 pieds , on se démontrera aisément à soimême qulils ne produiraient qu'à peu près autant d'effet que le mien, parce que le foyer en serait presque aussi large ; que de plus , ces miroirs courbes , quand même il serait possible de les exécuter, auraient le désavantage très-grand de ne brüler qu'à une seule distance, au lieu que le mien brûle à toutes les distances ; et par conséquent on abandonnera le projet de faire, par le moyen des courbes, des miroirs pour brûler au loin ; ce qui a occupé inutilement un grand nombre de mathématiciens ét d'artistes qui se

trompaient toujours, parce qu'ils considéraient les rayons du soléil comméparallèles, au lieu qu'il faut les considérer ici tels qu'ils sont , c'est-à-dire comme faisant des angles de toute grandeur, depuis zéro jusqu'à 32 minutes; ce qui fait qu'ilest impossible , quelque courbure qu'on donne à un miroir, de rendre le diamètre du foyer plus petit que la corde de l'arc qui mesure cét'angle de 32 minutes. Ainsi, quand même on pourrait faire un miroir concave pour brüler à une grande distance, par exemple ,sà 150 pieds ,.en le travaillant dans tous ses Points sur une sphère de 600 pieds dé’ diamètre , et en employant une masse énorme de verre

ou de métal, il est bien clair qu'on aura à

peu près autant d'avantage à n'employer au contraire que de petits miroirs plans.

Au reste , comme tout a des limites , quoique mon miroir soit susceptible d’une plus grande perfection , tant pour l'ajustement

que pour plusieurs autres choses et quege compte bien en faire un autre dont les: lets seront supérieurs , cependant il ne faut pas éspérer qu'on puisse jamais brûler à detrèss grandes distantes : car, pour brûler; pan exemple, à une demi-lieue, il faud ur miroir deux mille fois plus grand que mien ; et tout ce qu'on pourra jamais fair est de brûler à 8 ou 900 pieds, tout aus li S Le foyer, dont le mouvement correspon toujours à celui du soleil , marche d'autant plus vite qu'il est plus éloigné du miroirs à 900 pieds de distance, il ferait un chemi d'environ G pieds par minutes. — 5 Il n'est pas nécessaire d’avertir qu’on Su faire , avec de petits morceaux plats de glat ou de métal , des miroirs dont les foy ers ront variables , et qui brûleront à de pr eti distances avec une grande vivacité ; € L les montant à peu près comme l'on =n on les parasols, il ne faudrait qu'un $ eul ma vement pour en ajuster le foyer. 14 Maintenant que j'ai rendu compte découverte et du succès de mes expériel je dois rendre à Archimède et aux anë la gloire qui leur est due. Il est certain chimède a pu faire avec des miroirs dem tal ce que je fais avec des miroirs de vert il est sûr qu'il avait plus de lumière pe n'en faut pour iniaginer la théorie q ii guidé et la mécanique que j'ai fait ex ét et que ; par conséquent, on ne peut lai fusèr le titre de premier inventeur dé miroirs , que l'occasion où il sut les e: apl rendit sans doute plus célèbres que le mn | de la chose même, : 40

Pendant le temps que je travai ai à miroirs , j'ignoräis le détail de tout cet ont dit les anciens ; mais , après avoir # à les fairé ,je fus bien aise de m'en ins 1 Feu M. Melot ;de l’Académie des belle tres, et l'un des gardes de la Biblio du R6i, dont la grande érudition et lents étaient connus de tous les savants.

la bonté de me communiquer une exeelle dissertation qu'ilavait faite sur ce sujet, dé laquelle ilrapporte lés témoignages de les auteurs qui ont parlé des miroirs arde d'Archimède. Ceux qui en parlent le clairement sont Zonaras et Tzetzès ; qi vaient tous deux dans le 12e siècle : le 4 miér dit qu'Archimède , avec ses miroiés4 dents, mit en cendres toute la flotte.

Romains, Ce géomètre, dit-il, ayant les rayons du soleil sur un miroir, & lai de ces rayons rassemblés et réfléchis par

paisseur li du miroir, il brasa l'air, et alluma une grandeflamme qu illance tout entière sur les vaisseaux qui moutllu t dans la sphère de son activité , et qui furent tous réduits en cendres. Le mème Zonaras rapporte aussi qu'au siège de Constantinople , sous l'empire d'Anasthase , l'an 514 de J ésus- Christ, Proclus brûla , avec des miroirs d’airin, la lotte de Vitalien, qui assiégeait Constantinople; etilajoute que ces miroirs étaient une découverte ancienne , et que l'historien Dion en donne l'honneur à Archimède, qui la fit et s’en servit contre les Romains , lorse Marcellus fit le siége de Syracuse.

Tzetzès non-seulement rapporte et assure le fait des miroirs , mais même il en explique en quelque facon la construction. Lorsque . Les vaisseaux romains, ditil, furent à La portée du trait, Archimède fit faire une espèce de miroir hexagone , et d'autres plus petits de vingt-quatre angles chacun, qu'il placa dans une distance proportionnée, et qu'on pouvait mouvoir à l'aide de leurs char. nières et de certaines lames de métal : il placa Le miroir hexagone de facon qu'ilétait coupé par le milieu par le méridien d'hiver et d'été, en sorte que les rayons du soleil reçus sur ce miroir, venant à se briser, allumèrent un grand feu qui réduisit en cendres les vaisseaux romains , quoiqu'ils fussent éloignés de la portée d'un trait. Ce passage me paraît assez clair : il fixe la distance à laquèlle Archimède a brûlé ; la portée du trait ne guère être que de 150 ou 200 pieds : il donne l'idée dela construction, et fait voir que le miroir d'Archimède pouvait être , comme le mien, composé de plusieurs petits miroirs ui se mouvaient par des Mouvements de charnières et de ressorts ; et enfin, il indique la position du miroir, en disant que le miroir hexagone , autour duquel étaient, sans doute les miroirs plus petits était coupé par le méridien , ce qui veut dire apparemment que le miroir doit être opposé directement au soleil : d'ailleurs ; le miroir hexagone était probablement celui dont l'image servait de mire pour ajuster les utres , et cette figure n’est pas tout-à-fait indifférente, non plus que celle des vingt-quatre angles ou vingt-quatre côtés des petits miroirs. Il est aisé de sentir qü'il y a en effet de l'avantage à donner à ces miroirs une figuré polygone d'un grand nombre de côtés égaux, atin que la quantité de lumière soit moins inégalement répartie dans l'image réfléchie ; et elle sera répartie le moins pet qu'il

. , $ h PARTIE EXPÉRIMENT

vs

est possible lorsque les miroirs seront circulaires. J ai bien vu qu'il y avait de la perte à employer des miroirs quadrangulaires , longs de 6 pouces 8 pouces; mais j'ai préféré Fe. - vs elle est , comme je l'ai dit, plus tageuse poyggbrôler horizontalement. :

J'ai aussi trouvé, dans la même dissértation de M. Melot, que le P. Kircher avait écrit qu'Archimède avait pu brüler à une grande distance avec des miroirs plans, et que l'expérience lui avait appris qu’en réunissant de cette facon les images du soleil , on produisait une chaleur considérable au point de réunion.

Enfin , dans les Mémoires de l'Académie,

année 1726, M. du Fay, dont j'honorerai tou- Jours la mémoire et les talents, paraît avoir touché à cette découverte : il dit qu'ayant reçu l'image du soleil sur un miroir plan d'un ER et l'ayant portée jusqu'à 600 pieds sur un miroir concave de 17 pouces de diamètre , elle avait encore La force de es matières combustible oyer de ce derñier miroir. Et , à la fin de son Mémoire, il dit que quelques auteurs , il veut sans doute parler du P. Kircher, ont proposé de former un miroir d'un très-long JSoyer par un grand nombre de petits gnirotrs plans, que plusieurs personnes tiendraient à la main, et dirigeraient de facon que les images du soleil formées par chacun

de ces miroirs, concourraient en un même

point, et que ce serait peut-être La Jaçon de

réussir la plus sûre moins difficile à exécuter. Un peu de réflexion sur l'expérience du miroir Concave et sur ce projet aurait porté M. du Fay à la découverte du miroif d’Archimède, qu'ibtraite cependant de fable un peu plus haut ; car il me parait qu'il était tout naturel de conclure de son expérience que , puisqu'un miroir concaye de 17 pouces de diamètre sur lequel l'image du soleil ne tombait pas tout entière, à beaucoup près, peut cependant brûler par cette seule partie de l'image du soleil réfléchie à 600 pieds, dans un foyer que je suppose large de 3 lignes ; onze cent cinquante-six miroirs plans, semblables au premier miroir réfléchissant, doivent à plus forte raison brüler directement à cette distance de 600 pieds ; et que par conséquent deux cent quatre-vingt-neuf miroirs plans auraient été plus que suffisants pour brûler à trois cents pieds, en réunissant les deux cent quatre-vingt-neuf images : mais, en fait de découverte , le dernier pas,

+ 1 -SO M AA ET is. 28 A

et Mb fl ln à ed —#

- ss A * \ 216 - IN TROBENA L'AIST. DES MINÉRAUX, 1e i tle plus facile, est cependant couvert que quelque temps a € Été qu cent 1e plus desde mer, il faut modifier tout ce qu Li Mon Mémoire, tel qu'on vient de lelire,a égard, et on ne doit adopter aucune € été imprimé ra le v Le de l'Académie plications qu'il donne au sujet de la

! itre : Jn- et de la propagation de la lumière, nom pl des HAE Royer sx are Fa - 5RA que les re sons et les hypothèses qu M re mn er, et quelques au- emploie pour tâcher d'expliquer les eans ME rene er UE: compagnie, et les effets de la vision. On sait actuellème de ae pere à objections , tirées que la lumière est environ 7 minute Es pe A ve me de la doctrine de Descartes, venir du soleil jusqu'à nous, que cette ” AE Traité de Dioptrique , je crus de- sion du corps lumineux se rcnoues

: r le Mémoire suivant, qui chaque instant, et que ce n'est pas pê be - Se sg a la même année, mais pression continue et par l’action, ou plu pee Ke s D ae par ménagement l'ébranlement instantané d'une mati : st que Je ne fis pas ni ct opinion. Cependant, tile, que ces effets s’opèrent : ainsi £0u | a pre lusieurs choses utiles, et les parties de ce traité, où l’auteur empl er re US de préservatif contre les c&te théorie, sont plus que suspectes;4 et ee ape ae: dans quelques livres d'op- conséquences ne peuvent être qu'erromê de a PE e dans celui de la Dioptrique de Il en est de même de l'explication be se d'aflleurs il sert d'explication Descartes donne de la réfraction ; non-s: Descartes, ne de cédé j'ai jugé à lement sa théorie est hypothétique pot et de sm SA : indre iciet deles publier en- cause , mais la pratique est contraire S propos de les j0? tous les effets. Les mouvements d’un semble. à : qui traverse de l'eau, sont très-différet

2" ARTICLE SECOND. en ceux de la lumière qui traverse le même RÉFLEXIONS SUR LE JUCEMENT ve Descartes lieu; et te comparé ce qui arri e Fr DES MIROIRS D'ARCHIMÈDE, AVEC fet à pra iere le avec ce qui arrive à;

er hr à pPEMENT DE LA THÉORIE DE CES IMI6FC ; il en aurait tiré des consèqu vas L'EXPLICATION DE LEURS PRIN- tout-à-fait opposées à celles qu'il a ti ste das Et, pour ne pas omettre une chos

RARE essentielle, et qui pourrait induire en € xT

La Dioptrique de Descartes , cet ouvrage ;] faut bien se garder , en lisant cet aft qu'il a donné comme le premier et le prin- de. croire , avec notre philosophe, cipal essai de sa méthode de raisonner dans yHonvement rectiligne peut se change les sciences , doit êtrellfegardée comme Un rellement en. un mouvement circulaire chef-d'œuvre pour son Lemps : Mas les plus assertion est fausse, et le contraire belles spéculations sont souvent démenties montré depuis que l’on connait les lois Par l'expérience , et tous les jours les subli- mouvement. LR mes mathématiques sont obligées de se plier Comme le second discours rouleen g# sous de nouveaux faits car, dans applica- partie sur cette théorie hypothétiqu tion qu’on en fait aux plus petites parties de réfraction, je me dispenserai de parler la physique, on doit se défier de toutes les 4étail des erreurs qui en sont les consét circonstances, et ne pas se confier assez aux ces; un lecteuf averti ne peut manqut choses qu'on croit sayoir pour prononcer af- es remarquer. Ge firmativement sur celles qui sont inconnues. Dans les troisième , quatrième €t Ce défaut n’estcependantque trop ordinaire, quième discours, il est question dela vis À | j'ai cru que je ferais quelque chose d’atile et l'explication que Déscartes do L 1e. … pour ceux qui veulent s'occuper d optique, jet des images qui se forment au fom que de leur exposer ce qui MARQUE à Des- l'œil, est assez juste; mais ce qu'il d cartes pour pouvoir donner une théorie de les couleurs ne peut pas se soutenir ni

cette science, qui fût susceptible d’être ré- s'entendre ; Car, comment concevoir qu duite en pratique. NE .. Certaine proportion entre le mouvemer . Son Traité de Dioptrique est divisé en dix tiligne et un prétendu mouvement éir& discours : dans le premier, notre philosophe puisse produire des couleurs ? Cette: P' parle de la lumière; et, comme ilignorait été, comme l’on sait, traitée à fond.et son mouvement progressif, qui n’a été dé- manière démonstratiye par Newton; et

Cr LA

périence a fait voir l'insuffisance de tous les systèmes précédents. RE :

Je ne dirai rien du sixième discours, ou il tâche d'expliquer comment se font nos sensations : quelque ingénieuses que s0semt ses hypothèses, il est aisé de sentir qu’elles sont gratuites ; et comme il n’y a presque rien de mathématique dans cette partie, il est inutile de nous y arrêter.

Dans le septième et le huitième discours, Descartes donne une belle théorie géométrique sur les formes que doivent avoir les verres pour produire les effets qui peuvent servir à la perfection de la vision ; et, après avoir examiné ce qui arrive aux rayons qui traversent ces verres de différentes formes , ilconclutqueles verres elliptiques et hyperboliques sont les meilleurs de tous pour rassembler les rayons; et il finit par donner dans le neuvième discours la manière de construire les lunettes de longue vue , et dans le dixième et dernier discours, celle de tailler les verres. |

Cette partie de l'ouvrage de Descartes, qui est proprement la seule partie mathématique de son traité, est plus fondée et beaucoup mieux raisonnée que les précédentes :

cependant, on n'a point appliqué sa théorie à la pratique; on n’a pas taillé des verres elliptiques ou hyperboliques et l'on a oublié ces fameuses ovales qui font le principal objet du second livre de sa Géométrie : Ja dif. férente réfrangibilité des rayons, qui était inconnue à Descartes , n'a pas été déeouverte, que cette théorie géométrique a été abandonnée. Il est en effet démontré qu'il n'y à pas autant à gagner par le choix de ces formes qu'il y a à perdre par la différente réfrangibilité des rayons, puisque , selon leur d'ifférent degré de réfrangibilité, ils se rassemblent plus ou moins près; Mais, COMME l'on est parvenu à faire des lunettes achromatiques, dans lesquelles on compense la différente réfrangibilité des rayons par des verres de différente densité , il serait trèsutile aujourd'hui de tailler des verres hyperboliques ou elliptiques , si l'on veut donner aux lunettes achromatiques toute la perfection dont elles sont susceptibles.

Après ce que je viens d'exposer , il me semble que l'on ne devrait pas être surpris que Descartes eût mal prononcé au sujet des

iroirs d'Archimède, puisqu il ignorait un si grand nombre de choses qu'on a découvertes depuis : mais, Comme € est ici le point particulier que je veux examiner, il faut rap- TÉoRtE DE LA TERRE. Tome IL.

| ü PARTIE EXPÉRIMENTALE.

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