‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 148 sur 304 · L4 FA · texte numérisé non relu

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tant d'effet qu'un grand; et même qu'avec.

une moindre intensité de lumière, un miroir doit faire plus d'effet qu'un pe figure de ces deux miroirs étant toujours $û posée semblable. Ceci, qui, comme Von voit, est directement opposé à ce que dit.

Descartes, s’est trouvé confirmé par le ex-.

périences rapportées dans mon Mémoire.

Mais je ne me suis pas borné à savoir d'üne manière générale que les grands foyers ag aient avec plus de force que les petits ;.

déterminé à trés-peu près de k cette augmentation de force, et j° iv à qu'elle était très-considérable ; car j'ai trouvé que , s’il faut dans un miroir cent quarant quatre fois la surface d’un foyer de six ligne

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de diamètre pour brüler , il faut au moins le double, c'est-à-dire deux cent quatre-vingthuit fois cette surface pour brûler à un foyer de deux lignes; et qu'à un foyer de 6 pouces il ne faut pas trente fois cette même surface du foyer pour brûler; ce qui fait, comme l’on voit, une prodigieuse différence , et sur laquelle j'ai compté lorsque j'ai entrepris de faire mon miroir ; sans cela il y aurait eu de la témérité à l'entreprendre , et il n’aurait pas réussi. Car, supposons un instant que je n'eusse pas eu cette connaissance de l'avantage des grands foyers sur les petits , voici comme j'aurais été obligé de raisonner. Puisqu’il faut à un miroir deux cent quatrevingt-huit fois la surface du foyer pour brûler dans un espace de deux lignes , il faudra de même deux cent quatre-vingt-huit glaces ou miroirs de 6 pouces pour brüler dans un espace de 6 pouces ; et dès-lors , pour brûler seulement à 100 pieds , il aurait fallu un miroir composé d'environ onze cent cinquantedeux glaces de 6 pouces, ce qui était une grandeur énorme pour un petit effet, et cela était plus que suffisant pour me faire abandonner mon projet : mais connaissant l’avantage considérable des grands foyers sur les

its , qui , dans ce cas , est de 288 à 30 , je sentis qu'avec cent vingt glaces de 6 pouces

je brülerais très-certainement à 100 pieds ; et

c'est sur cela que j'entrepris avec confiance la construction de mon miroir, qui, comme l’on voit, suppose une théorie tant mathématique que physique, fort différente de ce qu’on

ouvait imaginer au premier coup d'œil.

Descartes ne devait donc pas aflirmer qu'un petit miroir ardent brülait aussi violemment qu'un grand. Se

Il dit ensuite : « Et un miroir ardent dont » le diamètre n'est pas plus grand qu'envi-

» ron la centième partie de la distance qui

est entre lui et le lieu où il doit rassembler les rayons du soleil, c'est-à-dire qui a même proportion avec cette distance qu'a le diamètre du soleil avec celle qui est » entre lui et nous, fût-il poli par un ange , ne peut faire que les rayons qu'il assemble échauffent plus en l'endroit où il les assemble, que ceux qui viennent directement du soleil ; ce qui se doit aussi entendre des verres brülants à proportion : d’où » vous pouvez voir que ceux qui ne sont qu'à » demi savants en l'optique se laissent persuader beaucoup de choses qui sont im- » possibles ; et que ces miroirs , dont on a dit » qu'Archimède brülait des navires de fort

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