PARTIE EXPÉRIMENTALE
conséquent , serait beaucoup plus grande qu'aucune autre chaleur connue , et pourrait produire des effets dont nous n'avons aucune idée.
Lentilles ou miroërs à l’eau.
Au moyen des glaces courbées et travaillées régulièrement dans leur concavité et sur leur convexité, on peut faire un miroir réfringent, en joignant par opposition deux de ces glaces, et en remplissant d’eau tout l'espace qu’elles contiennent.
ans cette vue , j'ai fait courber deux glaces de 37 pouces de diamètre , et les ai fait user de’8 ou 9 lignes sur les bords pour les bien joindre. Par ce moyen, l'on n'aura pas besoin de mastic pour empêcher l’eau de fuir.
Au zénith du miroir il faut pratiquer un petit goulot (1), par lequel on en remplira la capacité avec un entonnoir ; et, comme les vapeurs de l'eau échauffée par le soleil pourraient faire casser les glaces , on laissera ce goulot ouvert pour laisser échapper les vapeurs ; et, afin de tenir le miroir toujours absolument plein d'eau , on ajustera dans ce goulot une petite bouteille pleine d’eau, et cette bouteille finira elle-même en haut par un goulot étroit , afin que , dans les différentes inclinaisons du miroir , l’eau qu'elle contiendra ne puisse pas se répandre en trop grande quantité.
Cette lentille composée de deux glaces de 37 pouces, chacune de deux pieds et demi de foyer, brüleraità cinq pieds , si elle était de verre : mais, l'eau ayant une moindre réfraction que le verre ; le foyer sera plus éloigné ; il ne laissera pas néanmoins de brüler vivement : j'ai supputé qu’à la distance de 5 pieds Æ cette lentille à l'eau produirait au moins deux fois autant de chaleur que la lentille du Palais-Royal, qui est de verre solide , et dont le foyer est à douze pieds.
J'avais conservé une assez forte épaisseur aux glaces , afin que le poids de l'eau qu’elles devaient renfermer ne pût en altérer la cour. bure : on pourrait essayer de rendre l'eau plus réfringente en y faisant fondre des sels ; comme l'eau peut successivement fondre plusieurs sels, et s'en charger en plus grande quantité qu’elle ne se chargerait d’un seul sel, il faudrait en fondre de plusieurs espè-
ane es CPE ET JE
(4) Voyez la planche 12.
ces, et on rendrait par ce moyen la réfraction de l'eau plus approchante de celle du verre. |
Tel était mon projet : mais, après avoir travaillé et ajusté ces glaces de 37 pouces , celle du dessous s’est cassée dès la première expérience; et, comme il ne m'en restait qu'une, j'en ai fait le miroir concave de 37 pouces dont j'ai parlé dans l’article précédent.
Ces loupes, composées de deux glaces sphériquement courbées et remplies d’eau, brûleront en bas, et produiront de plus grands effets que les loupes de verre "massif, parce au laisse passer plus aisément la luue le verre le plus transparent ; mais ion ne laisse pas d'en être diflicile, et de e des attentions infinies. L'expérience m'a fait connaître qu'il fallait des glaces épaisses de neuf ou huit lignes au moins, c'est-à-dire des glaces faites exprès; car on n’en coule point aux manufactures d'aussi épaisses à beaucoup près; toutes celles qui sont dans le commerce n’ont qu'environ moi-
atié de cette épaisseur. Il faut ensuite courber
ces glaces dans un fourneau pareil à celui dont j'ai donné la figure (p£. L et suivantes) ; avoir attention de bien sécher le fourneau ; de ne pas presser le feu , et d'employer au moins trente heures à l'opération. La glace se ramollira et pliera par son poids sans se dissoudre, et s’affaissera sur le moule concave qui lui donnera sa forme : on la laissera recuire et refroidir par degrés dans ce fourneau, qu’on aura soin de boucher au moment qu'on aura vu la glace bien affaissée partout également. Deux jours après ; lorsque le fourneau aura perdu toute sa chaleur, on eu tirera la glace, qui me sera que légèrement dépolie ; on examinera, avec un grand compas courbe, si son épaisseur est à peu près égale partout ; et si cela n'était pas, et qu'il y eût dans de certaines parties de la glace une inégalité sensible, on commencera par l’atténuer avec une molette de même sphère que la courbure de la glace. On continuera de travailler de même les deux surfa” ces concaye et convexe, qu'il faut rendre parfaitement concentriques , en sorte que Ja glace ait partout exactement la même épaisseur ; et pour parvenir à cette précision ; qui est absolument nécessaire , il faudra faire courber de plus petites glaces de deux ou trois pieds de diamètre, en observant de faire ces petits moules sur un rayon de quatre où cing lignes plus long que ceux du foyer de Ja
grande glace : par ce moyen, on aura des glaces courbes dont on se servira , au lieu de molettes, pour travailler les deux surfaces concave et convexe , ce qui avancera beaucoup le travail : car ces petites glaces, en frottant contre la de , l’useront , et s’useront également ; et, comme leur courbure est plus forte de 4 lignes, c'est-à-dire de moitié de l'épaisseur de la grande glace , le travail de ces petites glaces , tant au-dedans qu’au-dehors , rendra concentriques les deux surfaces de la grande glace aussi précisément qu'il est possible. C'est là le point le plus dificile ; et j'ai souvent vu que , pour l'obtenir, on était obligé d'user la glace de plus d'une ligne ét demie sur chaque s qui la rendait trop mince, et dès-loi ile, du moins pour notre ebjet. Ma glace de 37 pouces que le poids de Leau , joint à la chaleur du soleil, a fait casser, avait méanmoins, toute travaillée , plus de 3 lignes et demie d’épaisseur; et c'est ‘pour cela que je recommande de les tenir encore plus épaisses. . = |
J'ai observé querces glaces courbées sont gverges minces de ce même m
plus cassantes que les glaces ordinaires ; la seconde fusion ou demi-fusion que le verre éprouve pour se courber, est peut-être la cause de cet effet, d'autant que , pour pren-
* dre la forme sphérique, il est nécessaire qu'il
s'étende inégalement dans chacune de ses parties , et que leur adhérence entre elles change dans des proportions inégales, et même différentes pour chaque point de la courbe, relativement au plan horizontal de la glace, qui s'abaisse successivement pour prendre la courbure sphérique, :
En général , le verre a du ressort , et peut plier sans se casser, d'environ un pouce par pied, surtout quand il est mince; je l'ai même éprouvé sur des glaces de deux et trois lignes d'épaisseur , et de cinq pieds de bauteur : on peut les faire plier de plus de 4 pouces sans les rompre , surtout en ne les comprimant qu'en un sens ; mais, si on les courbe en deux sens à la fois, comme pour produire une surface sphérique, elles eassent à moins d'un demi-pouce par pied sous cette
. double flexion. La glace inférieure de ces
lentilles à l’eau obéissant donc à la pression causée par le poids de l'eau , elle cassera ou prendra une plus forte courbure, à moins qu'elle ne soit fort épaisse, ou qu'elle ne soit soutenue par une croix » ce qui
- fait ombre au foyer, et rend désagréable
l'aspect de ce miroir, D'ailleurs , le foyer de
crois devoir encore proposer un moyen «
ces lentilles à l’eau n'est a.” franc , mi.
bien terminé, ni réduit à sa plus petite éten= \ due; les différentes réfractions que souffre la lumière en passant du verre dans l’eau, et de l'eau dans le verre , causent une aberf tion des ræyons beaucoup plus grande qu ne l'est par une réfraction simple dans Îe Toxpes de verre massif. Tous ces incony nients m'ont fait tourner mes vues sur moyens de perfectionner les lentilles verre, et je crois avoir enfin trouvé tout 24 qu'on peut faire de mieux en ce genre, comme je l'expliquerai dans les paragraphes suivants. HT: :
Avant de quitter les lentilles à l'eau je.
construction nouvelle qui serait suje e à moins d’inconvénients , et dont l’exécut on serait assez facile. Au lieu de courber , tra vailler et polir de grandes glaces de qu: e ou cinq pieds de diamètre , il ne faudrait.
que des petits morceaux quarrés de di ax pouces , qui ne coûteraient presque rier ; et les placer dans un châssis de fer travers dé étal, et ajustées comme les vitres en plomb : ce châssis e ces verges de fer, auxquelles on donnerait là courbure sphérique et quatre pieds dé. y mètre, contiendraient chacun trois cent « rante-six de ces petits morceaux de 2 pouce et en laissant quarante-six pour l’éq L lent de l'espace que prendraient les % de fer, il y aurait toujours trois cents disqt du soleil qui coïncideraient au même foyer, qe je suppose à dix pieds ; chaque mor a isserait passer is ces diamètre nent re 84 PORT ; > AJOutant la lumière:
parties du quarré circonscrit à ce cerele 2 pouces de diamètre, le foyer n'aurait à d pieds que 2 pouces + ou 2 pouces à sil monture de ces petite glaces était rég à ièrement exécutée, Or, en diminuant Ja pr RE que souffre la lumière en passant à & aver l'eau et les doubles verres qui la co tic = nent, et qui seraient ici à peu près de : ét tié, on aurait encore au foyer de ce mir tout composé de facettes planes, une leur cent cinquante fois plus grande celle du soleil. Cette construction ne pas chère , et je n'y vois d'autre ines ment que la fuite de l'eau, qui pourrait er cer par les joints des verges de feF qui sou liendraient les petits trapèzes de verre 21 faudrait prévenir cet inconvénient en pratiquant des petites rainures de chaque côté dans ces verges , et enduire ces rainures de
Pour
L | : PARTIE EXPÉRIMENTALE
+ mastic din des ms , qui est impénétrable à l’eau. > Lentilles de verre solide.
i vu deux de ces lentilles , celle du Palais-Royal , et celle du. r Segard ; toutes deux ont été tirées d'une masse de verre d'Allemagne ; qui est beaucoup plus transparent que le verre de nos glaces de miroir.
Mais personne ne sait en France fondre le verre en larges masses épaisses , et la comosition d’un verre transparent comme celui de Bohême n'est connue que depuis peu d'années.
J'ai donc d'abord cherché les moyens de fondre le verre en masses épaisses , et J'ai fait en même temps différents essais pour avoir une matière bien transparente. M. de Romilly, qui , dans ce temps , était l’un des directeurs de la manufacture de Saint-Gobin, m'ayant aidé de ses conseils , nous fondimes deux masses de verre d'environ sept pouces de diamètre sur cinq à six pouces
LA
d'épaisseur, dans des creusets à un ee el a
où l’on cuisait de la faïence au faubourg Saint-Antoine. Après avoir fait user et polir les deux surfaces de ces morceaux de verre pour les rendre parallèles, je RUES qu'il n'y en avait qu'un des deux qui fût parfaitement net. Je livrai le second morceau , qui était le moins parfait, à des ouvriers, qui ne laissèrent pas que d'en tirer d'assez bons prismes de toute grosseur, et j'ai gardé, pendant plusieurs années , le premier morceau, qui avait 4 pouces 1 d'épaisseur, et dont la transparence était telle, qu'en posant ce verre, de 4 pouces + d'épaisseur, sur un livre, on pouvait lire à travers très-aisément les caractères les plus petits et les écritures de l'encre la plus blanche ; je comparai le degré de transparence de cette matière avec celle des glaces de Saint-Gobin , prises et réduites à différentes épaisseurs ; un morceau de la matière de ces glaces de 2 pouces } d'épaisseur sur environ un pied de longueur et de largeur, que M. de Romilly me
procura , était vert comme du marbre vert,
et l’on ne pouvait lire à travers : il fallut le diminuer de plus d'un pouce pour commencer à distinguer les caractères à travers son & enfin le réduire à 2 lignes }
’épaisseur que sa transparence fût re à éclle D 1e morceau de G pouces 4 d'épaisseur ; car on voyait aussi clairement les caractères du livre à travers ces 4 pou-
épaisseur ,
ces 3, qu'à travers la glace qui n'avait que 2 lignes +. Voicifla composition de ce verre, dont la transparence est si grande :
- Sable blanc cristallin , une livre.
Minium ou chaux de plomb , uñe livre.
Potasse , une demitle. s * Salpêtre , une démi-once. 7
Le tout mêlé et mis au feu suivant l'art.
. J'ai donné à M. Cassini de Thury ce morceau de verre, dont on pouvait espérer de .
faire d'excellents verres de lunette achromatique , tant à cause de sa très-grande transparence que de sa force réfligente, a était onsidérable , vu la quantité Ed plomb qui était entrée dans sa Be:
mais M. de Thury ayant confié ce beau morceau de verre à des ouvriers ignorants , ils l'ont gâté au feu, où ils ont remis mal à propos. Je me suis repenti de ne l'avoir pas fait travailler mgimême ; car il ne s'agissait que de le trancher en lames, et la matière en était encore plus transparehte et plus nelte que celle flint-gluss d'Angleterre , et le avait plus de force de réfraction. L Avec 600 livres de cette même composition , je voulais faire une lentille de 26 ou 27 pouces de diamètre et de 5 pieds de foyer. J'espérais pouvoir la fondre dans mon fourneau, dont à cet effet j fait changer la disposition intérieure ; mais je reconnus bientôt que cela n’était possible que dans les plus grands fourneaux de verrerie. Il me fallait une masse de 3 pouces d'épaisseur sur 27 ou 28 pouces de diamètre, ce qui fait environ un pied cube de verre. Je demandai la liberté de la faire couler à mes frais à la manufacture de Saint-Gobin ; mais les administrateurs de cet établissement ne voulurerit pas me le permettre, et la lentille n'a pas été faite. J'avais supputé que la chaleur de cette lentille de 27 pouces serait à celle de la lentille du Palais-Royal, comme 19 sont à 6 ; ce qui est un très-grand effet, attendu la petitesse du diamètre de cette lentille, qui aurait eu 11 pouces de moins que celle du Palais-Royal.
Cette lentille, dont l'épaisseur au point du milieu ne laisse pas d'être considérable , est néanmoins ce qu'on peut faire de mieux pour brûler à 5 pieds : it même en augmenter le diamètre ; car je suis persuadé qu'on pourrait fondre et couler également des piè is larges et plus épaisses dans les fourneaux où l'on fond les grandes glaces , soit à Saint-Gobin , soit à Rouelle en
+ Fr 340 INTROD, A LIHIST.
TN J'observe seulement ici qu'on perdrait plus par l'augmentation de l’épaisseur qu'on ne gagnerait par celle de la surface du miroir, et que c'est pour cela que, tout compensé , je m'étais borné à 26 ou 27 POugS ee
Newtôn a fait voir que, quand les rayons de lumière tombaient sur le verre, sous un angle de plus de 47 ou 48 degrés, ils sont réfléchis au lieu d’être réfractés : on ne peut donc pas donner à un miroir réfringent un diamètre plus grämd quea corde d’un arc de 47 ôu de 48 degrés de la sphère sur laquelle il a été travaillé. Ainsi, dans le cas présent , pour brûler à 5 pieds sphère ayant envi 13 pieds de circo ce miroir ne peut avoir qu’un peu plus de 4 pieds de diamè Mmais , dans ce cas, il aurait le double d'épaisseur de ma lentille de 26 pouces ; ét d’ailleurs les rayons trop obliques ne se réunissent jamäüs bien.
Ces loupes de verre solide sont, de tous les miroirs que jé viens de proposer , les plus commodes , les'lus solides, les moins sujets à se gâter et qu'ils sont bien transparents, bien travaillés, et que leur diamètre est bien proportionné à la distance de leur foyer. Si l'on veut donc se procurer loupe de cette espèce , il fe combiner ff différents objets, et ne lui donner, comme je l'ai dit, que 27 pouces de diamètre pour brûler à 5 pieds , qui est une distance commode pour travailler de suite et fort à l'aise au foyer. Plus le verre seratransparent et pesant, plus seront grands les effets ; la lumière passera en plus grande
quantité en raison de la transparence , et sera d'autant moins dispersée, d'autant moins réfléchie, et pareonséquent d'autant mieux saisie par le verre, et d'autant plus réfractée, qu'il sera plus mascif, c'est-à-dire spécifiquement plus pesant. Ce sera donc un avantage que de faire entrer dans la composition degce verre une grande quantité de plomb; et c’est par cette raison que j'en ai mis moitié, c'est-à-dire autant de minium que de sable. Mais, quelque transparent
que soit le verre de ces lentilles , leur épais- sexy; seur dans le milieu est non-seulement un A
très-grand obstacle à la transmission de la lumièré, maïs éncore un empêchement aux moyens n pourrait trouver pour fondre des masses'äussi épaisses etMaussi grandes qu'il le faudrait : par exem pour une loupe de 4 pieds de raètre laquelle on donnerait un foyer de cinq ou six pieds, qui
edes plus puissants lorsæ parce qui
DES-MINÉRAUX
est la distance la plus Es :< ct à lame
quelle la lumière plongeant avec moins d'obliquité aura plus de force qu'à de plus grandes distances , il faudrait fondre une
ces et demi ou sept pouces d'épaissétt , parce qu'on est due de la travailler et de l’user même dans la partie la plus épaisse.
Or, il serait très-difficile de fondre et €ouler d’un seul jet ce gros volume , qui serait, comme l’on voit, de cinq ou six pieds cubes; car les plus amples cuvettes des manufactures de glaces ne contiennent pas deux pieds cubes : les deux plus grandes glaces de 60 pouces sur 120, en leur supposant gnes d'épaisseur , ne font qu'un volume d'environ un piéd cube trois quarts. L'on sera donc forcé de se réduire à ce moindre
masse de verre de quatre pieds sur id à + $ #
volume, et à n’employer en effet qu'un pied”
cube et demi , ou tout au plus un pied cube trois quarts de verre pour en former la loupe, et encore aura-t-on bien de la peine à obtenir des maitres de ces manufactures de faire couler du verre à cette grande épaisseur , s craignent , avec quelque raison , que la chaleur trop grande de cette masse épaisse de verre ne fasse fondre ou boursoufler la table de cuivre sur laquelle on coule les glaces’, lesquelles , n'ayant au plus que 5 lignes d'épaisseur (1); ne communi-
quent à la table qu'une chaleur très-médio=
cre en comparaison de celle que lui ferait subir une masse de six pouces d'épaisseur.
Lentilles à échelons pour brüler avec la grande vivacité possible (2).
Je viens de dire que les fortes épaisseurs qu'on est obligé de donner aux lentilles , loxsqu'elles ont un grand diamètre et un foyer Court, nuisent beaucoup à leur effet : une lentille de 6 pouces d'épaisseur dans le mi= lieu , et de la matière des glaces ordinaires,
(1) On a néanmoins coulé à Saint-Gobin , et à ma Prière, des'glaces de sept lignes, dont je me suis » pour différentes expériences , il y a plus de ngt ans : j'ai remis dernièrement une de ces glaces de 38 pouces en quarré et de 7 lignes d'épaisseur À M. de Bernières , qui a entrepris de faire des loupes à l'eau pour l'Académie des sciences, et jf vu chez Jui
es glaces de 10 lignes d'épaisseur qui ont été coulées
€ même à Saint-Gobin : cela doit faire présumer qu'on pourrait, sans aucun risque pour la table, en couler d’encore plus épaisses.
(2) Voyez les planches 14, 15 et 16.
Le
LA
| | Pas # - me brûle, pousses >q les Avéc du verre plus ee rent L'effet ee plüs grand; mais ln partie d b< ee ujours en pure perte ; la lumi: P ge pénétrer et traverser la trop grande
. J'ai rapporté les expériences que Se “sur la int de la lumière qui crabe à travers différentes épaisseurs du | êmé verre ’on a vu que cette diminu- Lu est très-considérable : j'ai donc cherché les moyens de parer à cet inconvénient , et j'ai trouvé e manière simple et assez ai- <ée de diminuer réellement les épaisseurs des lentilles autant qu’il me plait , sans pour cela di er sensiblement leur diamètre , et sans alonger leur foyer. '
Ce moyen consiste à travailler ma pièce de verre par échelons. Supposons, pour me faire mieux entendre, que je veuille diminuer de deux pouces l'épaisseur rhone tille de verre qui a 26 pouces de diamètre , 5 pieds de foyer et 3 pouces d'épaisseur au centre; je divise l’are de cette lentille en trois parties, et je rapproche concentriquement chacune &e ces portions d'arc , en x à qu'il ne reste qu'un pouce d'épaisseur auceutre , et je forme de chaque côté un échelon d'un demi-pouce, pour rapprocher de même les parties correspondantes : par ce moyen, en faisant un second échel@n; j'arrive à l'extrémité du diamètre , et j'ai une lentille à échelons qui est à très-peu près du m me foyer, et qui a le même diamètre , et près de deux
ee 5 TM # # “ +
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P AR EQEXPÉ RIMBNTALE,
mcerae que la première; ce qui est un très- Be rx ère;
Si l’on vient à bout de fondre une verre de 4 pieds de diamètre sur 2 demi d'épaisseur, etde la travai lons sur un foyer de 8 pieds, qu'en laissanf même un pouce et d'épaisseur au centre de cette lentille et à la couronne intérieure des échelons , la chaleur
de cette lentille sera à celle de la lentille du Palais-Royal com
pièce de pouces et
tér l'effet dé la di e dés épaisse i est très-considé e 4 je ne} à-A mer d'avance. :
Cette dernière espècc de miroir réfringent
a qu'on peut faire de plus parfait en ce genre ; et, quand même nous le réduirions à 3 pieds de diamètté sur 15 lignes d’épaisseur au centre , piéds dé foyer , ce qui en rendrait l'exécution moins dificile, on aurait toujours umidegré de chaléur quatre fois au moins plus grand que celui plus fortés lentilles que l’on connaisse. & dire que ce miroir à échelons serañt l'un des plus utiles instruménts de phy $ je l'ai ima-® giné il ya plus de vingt-cinq ans , et tous les savants auxquels j'en ai parlé désireraient qu'il fût exécuté : on en tirerait de grands avantages pour AS ue sciences ; et, y-adaptant un héliÿmètre , on pourrait faire à son foyer toutes les opérations de la chimie aussi commodément qu'on le fait au feu des fourneaux , etc.
us EXPLICATION QUI REPRÉS DES GLACE ESPÈCES.
# 1 est le plan du re SR au
La»
rez-
qui sauve les incon
chaussée, où l'on voit AKB un vide nts du terre-plein
” sous l'âtr fourneau ; ce vide.est couvert d’une voûte, comme on le v les figures suivantés.
ER les cendxiers , disposés en sorte que
l'ouverture de lun dans la face où se trouye le vent de l'autre.
LL deux contre-forts qui affermissent la maconnerie du fourneau.
MMdeux autres, contre-forts, dont l'usage est le même que celui de ceux ci-dessus , et qui n’en diffè que parce qu’ils sont un peu arrondis. LS GGGG plans de quatre barres de fer qui affermissent le fourneau , ainsi qu'il sera exliqué ci-après.
7 ré planche à ’élévation d’une des faces parallèles à iiigne CD du plan précédent., 4: .
HK l'ouverture pratiquée dans l’âtre du fourneau , afin qu'il ne s'y trouve point d’humidité.
CC la bouche ou grande ouverture du four-
neau.
A la petite ouverture pratiquée dans la
face opposée, laquelle est toute semblable à -
celle que la méme planche représente, à cette différence près , que l'ouverture est plus petite.
M m un des contre-forts arrondis, à côté duquel on voit le vent.
R ouverture par où l'air extérieur passe sous la grille du foyer. |
E le cendrier , N le foyer , P la porte qui le ferme.
L L'un contre-fort quarré.
GO, GO deux des barres de fer scellé en terre , et qui sont unies à celles qui sont
posées à l’autre face par = ‘ep de fer D, ainsi que l'on verra dans es figures suivantes.
OO deux barres de fer qui unissent ensemble les deux barres GO, GO, etretiennent ee a “
ns
Ls .
eau suivant la ligne CD du plar C à on le grand axe de l’ellipsoïde dont lavo ût
+ RE Dre - 24 " { rte ne + LE, * rs : .»
For ‘, PACE ex DES FIGURES
es
ENT LE FOURNEAU DANS LEQUEL J'AI FAIT COU £ 4 POUR FAIRE LES MIROIRS SRDERSS DE DIFFÉRENTES
EN ME “ah
la voûte de l'ouverture CC qui est bom mDBD ! la voûte commune du fournea et des foyers , dont la figure est ellipsoïde l'arrangement des briques et autres # tériaux qui composent le fourneau se connai aisément par la figure. LR La planche 3 est la vue extérieure du fou
neau par une des faces parallèle lin& AB du plan. PUCES DES LL, MM contreforts. #1
HXK extrémités de l'ouverture sous v dE du fourneau. Rs”
A la petite ouverture sC la grande. ; a COM Later les barres de fer dont on”
parlé, qui sontunies ensemble par lelien D:
Les liens DD couchés sur la voûte DE |
sont unis ensemble par un troisième ii
de fer.
Pest la porte de fer qui ferme le foyer:
Les figures précédentes font connait: el'ex
térieur du fourneau. L'intérieur plus in ressant, est représenté dans lé pla iche suivantes. :..
La planche 4 est une co ri | + fourneau par Je milieu ai mu Ri X est Fe Wue l'on a rende EL TA sphérique. * ‘7 TI EE les deux grilles qui séparent le CR du cendrfèr > etsur lesquelles on met le El bon : on à supposé que la voûte était ral parente, pour mieux faire voir la di or des barreaux qui composent les grilles. = A la petite ouverture » CCla grande. £ DD Îles marges, LM, LM les contre-fo ES
La planche 5 est la coupe vertical
figure. ; Z le vide sous l’âtre du fourneau.
GXK cavité sphérique pratiqhée dans P& tre du fourneau ,!et sur laquelle la glace GK qui a été arrondie, est posée, &: dont ell doit prendre exactement la figure, après qu’elle aura été ramollie par le feu. np: {
dis AE
4 les grilles ou foyers au-dessous des sont les cendxiers.
k DD les mas empêchent les bords
de la glace du côté des foyers d’être trop tôt
atteints par le feu.
CBC la voûtes CC lunetté$ que l’on ouvre ou ferme à “nt , en les couvrant d’un carreau de te uite, LM contre-forts.
La planche 6 représente la coupe du fourneau par un plan vertical qui passe par la ligne AB du plans
HKL le vide sous l’âtre du fourneau.
GXK cavité sphérique-pratiquée dans l'àtre du fourneau, et sur laquelle la glace X est déjà appliquée.
… DD une des marges , P la grande ouverture , Q la petite, CCC lunettes.
CBC la voûte coupée transversalement ou selon le petit axe de l'ellipsoïde. On jugera de la grandeur. de chaque partie de ce fourueau par les échelles qui sont au bas de chaque figure , qui ont été exactement levées sur le fourneau qui était au Jardin royal des Plantes, par M. Goussier. |