‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 180 sur 304 · EXPÉRIENCES SUR LA FUSION DES MINES DE FER · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES SUR LA FUSION DES MINES DE FER

Js ne =. mettre d’autre liaison

dis, plus ou moins gros, maïs dont &

leurs. Ces dernières mines Re

composées comme du spath ; et on ne anaît qu'à leur pesanteur, plus grande que celle des autres spaths , qu'elles contiennent une grande quantité de métal. On peut aussi s'en. assurer en les mettant au feu ; car , de quél- d que couleur qu'elles soient , blanches, gri ses , jaunes , rousses , verdâtres , bleuâtrés, violettes ou rouges, toutes deviennent hôires à une légère calcination. Les mines” Suède , qui, comme je l’ai dit, semblent être de la pierre de fer, sont attirées par l'a mant ; il en est de même de la plupart des autres mines en roche, et généralement toute matière ferrugineuse qui a subi l° tion du feu. Les mines de fer en grai ne sont point tout magnétiques , le de TETE nent lorsqu'on les fait griller au feu. Ainsi, les mines de fer en roche et en des n ses, étant magnétiques , doivent eu origin 1 à l'élément du feu. Celles de Suède ” qui ont été es mieux observées , sont très et très-profondes ; les filons sont perpendiculaires, toujours épais de plusieurs poi hé

vent de l'asbeste ; ce qui prouve encore q ces mines ont été formées par le feut pe Les mines de la seconde espèce ont | contraire été formées par l’eau , tant d à triment des premières que de toutes les particules de fer que les végétaux et nimaux rendent à la terre par la décomposition de F4 leur substance : ces mines formées p rleau

sont le plus ordinairement en grains

n'est attirable par l'aimant avant d'avoir «3 l'action du feu, ou plutôt celle de, l'air par le moyen du feu; car , ayant fait griller plu= sieurs de ces mines dans des yaissea verts , elles sont toutes devenues très bles à l'äimant; au lieu que dans les vais Le clos, quoique Chauffées à un plus grand feu me et pendant plus de temps, elles mavaient point du tout acquis la vertu magnétique.

On pourrait ajouter à ces mines en grains,

formées par l’eau, une seconde espèce de mine souvent plus pure , mais bien plus rare, qui se forme également parle moyen de l'eau ; ce sont les mines de fer cristallisées. Mais ; comme je n’ai pas été à portée de traiter par moi-nrème les mines de fer en roche produites par le feu, non plus que les mines de fer cristallisées par l’eau , je ne parlerai que de la fusion des mines en grains, d'autant que ces dernières mines sont celles qu’on exploite le plus communément dans nos forges de France.

La première chose que j'ai trouvée, eë qui me parait être une découverte utile, c'est qu'ayec une mine qui donnait le plus mauvais fer de la province de- Bourgogne, j'ai fait du fer aussi ductile., aussi nerveux, aussi ferme que les fers du Berry , qui sont répu-

és les meilleurs de France. Voici comment J'Y Suis parvenu : le chemin que j'ai tenu est bien plus long ; mais personne , avant moi, n'ayant frayé la route , on ne sera pas étonné que j'aie fait du circuit.

J'ai pris le dernier jour d'un fondagç, c’est-à-dire le jour où l'on allait faire cesser le feu d’un fourneau à fondre la mine de fer , qui durait depuis plus de quatre mois. Ce fourneau , d'environ pieds de hauteur et de 5 pieds et pie largeur à sa cuve , était bien échauffé , et n'avait été chargé que de cetté mine, qui avait la fausse pion de ne pouvoir donner que des fontes tr a ches , très-cassantes, et par conséquent du fer à très-gros grain, sans nerf et sans düctilité, Comme j'étais dans l’idée que la trop grande violence du feu ne peut qu'aigrir le fer , j'employai ma méthode ordinaire, et que j'ai suivie constamment dans toutes :

recherches sur Ja nature , qui jconsiste à voir les extrêmes avant de considérer les milieux : je fis donc , non,pas ralentir , mais enlever les. soufllets ; et, Et fait en même temps

écouvrir le toit de soufllets un ventil qu'un cône cre Che sur 4 pieds de diametre au bout, et 3 pouces seulement à sa pointe, sad laquelle re , adapta une reg fer , et qu on plaça gens le troie tuyères en on continuait à Charger de charbon et dé me comme si l'on eût voulu continuer à couler :

les charges descendaientbien plus lentement, parce que de feu n'éait plus animé par Le vent des gouflets ; il Fétait seulement par a, T4 d'air que le ventilateur üraitd'en haut , et qui» étant plus frais et plus dense que celui du voisinage de la tuyère , arrivait

rès-blan - ni

mes.

halle ,je substituai aux

ur simple, qui n'était

24 pieds de longueur, gros a: |

A OR PET 2 i k : ” j Fr PARTIE EXPÉRIMENTALE. 267

avec'ässez de vitesse mure constant dans Vinté Lorsque j'eus fait cha on deux milliers de charbon et quätre milliers de miue , Je fis discontinuer pour ne pas trop embarrasser le- fourneau; et le ventilateur étant toujours à la tuyère, je laissai baisser les charbons et la mine-sans remplir le vide qu'ils laissaient au-dessus out de quinze ou seize heures, il se e petites loupes ; dont on tira quelques-unes par le trou de la tuyère , et quelques autres par l’ouverture de la coulée : le feu dura quatre jours de plus , avant que le charbon ne fût entièrement consumé ; et, dans cet intervalle de temps, on tira de loupes plus grosses que les premières ; et, après les quatre jours , on en trouva de plus grosses encore en vidant le fourneau.

Après avoir examiné ces loupes, qui me parurent être d'une très-bonne étoffe, et dont la plupart portaient à leur circonférence un grain fin , et tout semblable à celui de l'acier, je les fis mettre au feu de l’aflinerie et portét-sous le marteau : elles en soutinrent le coup sans se diviser, sans s’éparpil-

en étincelles , sans donner une grande flamme, sans laisser couler beaucoup de laitier; choses qui toutes arrivent lorsqu'on forge de mauvais fer. On les forgea à la manière ordinaire : les barres qui en provenaient n'étaient pas toutes de la même qualité ; les unes étaient de fer , les autres d'acier, et le lus grand nombre de fer par un bout ou par un côté, et d'acier par l’autre. J’en ai fait faire des poinçons et des ciseaux par des ouvriers qui trouvèrent cet acier aussi bon.

que celui d'Allemagne. Les barres , qui taient que de fer, étaient si fermes 5 impossible de les rompre avec la qu'il fallut employer le ciseau d'a les entamer profondément des deux € avant de pouvoir les rompre; ce fer-était tout nerf, et ne pouvait se séparer qu’en se déchirant par le plus grand effort. En le comparant au fer que donne cette même mine fondue en gueuses à la manière ordinaire, on ne pouvait se persuader qu'il provenait de la même mine, dont on n'avait jamais tiré que du fer à gros grain, sans nerf et trèscassants a quantité de mine que j'avais employée dans cette expérience aurait dû produire au moins 1200 livres de fonte, c'est-à-dire environ 800 livres de fer, si elle eût été fondue par la méthode ordinaire , et je n'avais ob-

oduire un murur du fourneau.

en

tenu que 280 li nt d'acier que & fer, fait et j'y fais encore des changements essert” de toutes les loupes que j'avais réunies ; et, tiels , à mesure que l'expérience m’apprend en supposant u We de moitié du mauvais quelque chose de nouveau. D'ailleurs, ce que fer au bon, et de s quarts du mauvais fer je viens de dire suflit pour en donner une idée, à l'acier, je voyais que ce produit ne,pou- et aussi pour l'intelligence de ce qui suit. vait équivaloir qu'à 500 livres de mauvais Ces fourneaux étaient placés de manière fer, et que, par conséquent - il y avait eu que leur face antérieure, dans laquelle étaient plus du quart de mes quatre milliers de mine les ouvertures en lunette, se trouvait paralqui s'était co é en pure perte, et en lèle au courant d’eau qui fait mouvoir les même temps u tiers du charbon brûlé roues des soufflets de mon grand fourneau sans produit. ‘ et de mes aflineries ; en sorte que le grand Ces expériences étant donc excessivement entonnoir ou ventilateur, dont j'ai parlé, chères , et voulant néanmoins les suivre , Je pouvait être posé de manière qu'il recevait pris le parti de faire construire deux four- sans cesse un air frais par le mouvement neaux plus petits; tous deux cependant de des roues ; il portait cet air au fourneau au-

14 pieds de hauteur, mais dont la capacité quel il aboutissait parysa pointe , qui était intérieure du second était d’un tiers plus une buse ou tu

. x yau de fer de forme conique etite que celle du premier. Il fallait, pour et d’un pouce et demi de diamètre nd changer etremplir en entier mon grand four- extrémité. Je fis faire en même temps deux

meau de fusion, cent trente-cinq corbeilles tuyaux d'aspiration, Fun de 10 pieds de ‘ de charbon pe livres chacune, c'est-à-dire longueur sur 14 pouces de largeur pour le 5400 livres de charbon, au lieu que, dans plus grand de mes petits fourneaux , et l’aumes petits fourneaux , il ne fallait que 900 tre de 7 pieds de longueur et de 11 pouces livres de charbon pour remplir le premier, de côté pour le plus petit. Je fis ces tuyaux et 600 livres pour remplir le second; ce qui d’aspiration quarrés , parce que les o à diminuait considérablement les trop grands tures du dessus des fourneaux étaient ds frais de ces expériences. Jefis adosser ces rées, et que c'était sur ces ouverture

fourneaux l'un à l'autre, afin qu'ils pussent fallait les poser ; et profiter de leur chaleur mutuelle : ils étaient sent faits

s qu'il quoique ces tuyaux fus-

séparés par un mur de trois pieds, et en-

seur ; le tout bâti en ‘bon moellon et de la même pierre calcaire dont, on se sert dans le pays pour faire les ét:liges des grands fourneaux. La forme de la cavité de ces p

Wrnesux “était pyramidale sur une base quarrée , s'élevant d’abord perpendiculaireent à 3 pieds de hauteur , et ensuite s’innt en dedans sur lé reste de leur éléva-

voûte ou de lunette , dont le sommet ne s'élevait qu'à 2 pieds } dans la partie intérieure , et à 4 pieds en dehors; je faisais remplir cette ouverture par un petit mur de briques, dans lequel on laissait -un trou de quelques pouces en bas pour écouler le laitier , et un autre trou à L pied 4 de re à pour pomper l'air. Je ne donne point ici la figure de-ces fourneaux, parce qu’ils n'ont pas assez bien réussi pour que je prétende les donner pour modèles ; et que d'ailleurs, j'y ai

vironnés d'un autre mur de 4 pieds d’épais-

at ! d'une tôle assez légère, sur un châssis de fer mince, ils ne laissaient pas are pesants, et même embarrassan | eur volume, surtout quand ils étaient échauftés :

peine

quatre hommes avaient assémde

Je

qu'il fallait charger les fourneaux. !

J'y ai fait dix-sept expériences , dont

cune durait ordinairement . deux +4 jours et deux ou trois nuits, Je n'en Me # + rai pas le détail ,non-seulement parce Mae serait fort ennuyeux, mais même asséz inu-

i LE tant pour conduire TR

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