‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 179 sur 304 · PARTIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENTALE

pour que la partie d 18 pieds du fourneau , c'est-à-dire que si la s gueuse > qui est à 18 pieds du’ fourneau , prend consistance en 1 minute 4, celle de la queue, qui n’est qu'à 2 pieds du fourneau, ne prend consistance qu’en 4 minutes £ où 5 minutes; en sorte que la chaleur plus grande de l'air contrib igieusement au maintien de la fluidi ‘on conviendra sans peine avec moi que, dans ce premier temps de liquéfaction du globe de la terre , la chaleur de l'atmosphère de vapeurs qui l’environnait était plus grande que celle de l'air à 2 pieds de distance du feu de mon fourneau , et que par conséquent il a fallu beaucoup plus de temps pour consolider le globe jusqu’au centre. Or, nous avons démontré ,spar les expériences du premier Mémoire (1) , qu’un globe de fer, gros comme la terre , pénétré de feu seulement jusqu’au rouge, serait plus de quatre-vingt-seize mille six cent soixante-dix ans à se refroidir; auxquels ajoutant deux ou trois mille ans pour le temps de sa consolidation jusqu'au centre, il résulte qu'en tout il faudrait environ cent mille ans pour refroidir au point de la Ë

se, qui est à consistance , de la tête de la

température actuelle un globe Nr gros

comme la terre, sans compter rée du

premier état de liquéfaction ; ce qui recule

encore les limites du temps , qui semble fuir

et s'étendre à mesure que nous cherchons à.

le saisir.Mais tout ceci sera plus amplement

discuté et déterminé plus précisément dans

les Me “a suivants.

car il faut trois fois autant detemps et plus (1) Page 129 de ce volume. L4 d Æ Re é . : L

Tuéomr DE LA TERRE. Z'ome IL.

Pa

entre ces Mémoires , ni d'autre ordre entre mes différentes expériences, que celui du temps ou plutôt de la succession de mes idées. Comme je ne me trouvais pas assez instruit dans la connaissance des minéraux, que je n'étais pas satisfait de ce qu'on en dit dans les livres, que j'avais bien de la peine à enténdre ceux qui traitent de la chimie , où je voyais d’ailleurs des principes précaires , toutes les expériences faites en petit , et toujours expliquées d l'esprit d'une même méthode , j'ai voulu gravailler par moi-même ; et consultant plutôt mes désirs que ma force, j'ai commencé par faire établir sous mes yeux des forges et des fourneaux en grand , que je n'ai pas cessé d'exercer continuellement depuis sept ans. > Le petit nombre d'auteurs qui ont écrit sur les mines de fer , ne donnent , pour aïnsi dire , qu'une nomenclature assez inutile set ne parlent point des différents traitements de chacune de ces mines. Ils comprennent dans les mines de fer, l’aimant, l'éméril, l'hématite , etc. , qui sont en effet des minéraux ferrugineux en partie , mais qu’on ne doit pas regarder comme de vraies mines de fer, propres à être fondues et converties em ce métal ; nous ne parlerons ici que de celt on“doit faire usage , et on peut les à deux espèces principales. ; première est la mine en roche , c’est-àe en masses dures , solides et compactes, qu'on ne peut tirer et séparer qu'à force de coins, de marteaux et de masses, et qu'on pourrait appeler pierre de fer. Ces mines ou roches de fer se trouvent en Suède , en Allemagne , dans les Alpes , dans les Pyrénées, et généralement dans la plupart des hautes montagnes de la terre, mais en bien plus grande quantité vers le nord que du côté du, midi, Celles de Suède sont de couleur de fer Pour la plupart, et paraissent être du fer presqu'à demi préparé par la nature : il y en a aussi de couleur brune, rousse ou jaunàtre ; il y en a même de toutes blanches à Allevard en Dauphiné , ainsi que d'autres cou-

INTROD. A L'HIST. DES MINÉRAUX, s ge!

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