PARTIE EXPÉRIMENTALE
livres de charbon. Ensuite, ayant rétréci la cheminée du fourneau, et laissant toujours à la cuve un diamètre de 5 pieds , j'ai réduit le gueulard à 2 pieds de diamètre ; et, dans ce fondage, j'ai me “à une livre treize
onces de charbon pour chaque livre de fonte.
La proportion qui m'a le mieux réussi ; età laquelle je me suis tenu, est celle de 2 pieds } de diamètre au gueulard, sur 5 pieds à la cuve ; la cheminée formant un cône droit , portant sur des gueuses circulaires depuis la cuve au gueulard , le t construitavec des briques capables de résister au plus grand feu. Je donnerai ailleurs la composition de ces briques , et les détails de la construction du fourneau, qui est toute différente de ce qui s'est pratiqué Jusqu'ici, surtout pour la partie qu'on appelle l'ouvrage dans le four.
neau. ;
30, La manière de charger le fourne
laisse pas d'influer beaucoup plus qu'on ne
croit sur le produit de la fusion : au lieu de charger, comme c'est l'usage, toujours du côté de la rustine, et de laisser couler la mine en pente, de manière qne ce côté de sustine est constamment plus chargé que les autres, il faut la placer au milieu du gueulard , l'élever en cône obtus, et ne jamais interrompre le c e la flamme qui doit toujours envelopp tas de mine tout autour et donner constamment le même degré de feu : par exemple , je fais charger communément six paniers de charbon de quarante livres chacun, sur huit mesures de mine de cinquante - cinq livres chacune, et je fais couler à douze charges 6 j'obtiens communément dix-neuf centvin gtcinq livres de fonte de la meilleure qualité. On commence , comme partout ailleurs , à mettre le charbon; j'observe seulement de ne me servir au fourneau que de charbon de bois de chêne , et je laisse pour les aflineries le charbon des bois plus doux. On jette d’abord cinq paniers de ce gros charbon de bois de chêne , et le dernier panier qu’on impose sur les cinq autres doit être d’un charbon plus menu, que l'on entasse et brise avec un râble, pour qu'il remplisse exactement les vides que laissent entre eux les gros charbons : cette précaution est nécessaire pour que la mine, dont les grains sont très-menus ne perce pas trop vite, et R arrive pas trop tôt au bas du fourneau. C'est aussi par la même raison qu'avant d'imposer la mine sur ce dernier charbon ; qui doit être , non pas à fleur du gueulard, mais à deux pouces au-
dessous, il faut, suivant la e de la mine, répandre une portion de la castine ou de l’aubuë, nécessaire à la fusion , sur la surface du charbon : cette couche de matière soutient la mine et l'empêche de cer. Ensuite, on impose au milieu de l’ouverture une mesure de mine qui doit être mouillée, non pas assez pour tenir à la main, mais assez pour que les grains aient entre eux quelque adhérence , et fassent quelques petites pelottes. Sur cette première mesure de mine on en met une seconde ; ét on relève le tout en cône, de manière que la flamme l'enveloppe en entier ; et, s'il y a quelques points dans cette crconférence où la flamme ne perce pas, on enfonce un petit ringard pour lui donner jour , afin d’en entretenir l'égalité tout autour de la mine.
Quelques minutes après , lorsque le cône de mine est affaissé de moitié ou des deux tiers, on impose de la même façon une troisième et une quatrième mesure qu’on relève de Le et ainsi de suite jusqu’à la huitième
sure. On emploie quinze ou vingt minutes à charger successivement la mine ; cette manière est meilleure et bien plus profitable que la façon ordinaire qui est en usage , par laquelle on se presse de jeter , et toujours du même côté, la mine tout ensemble en moins de trois ou quatre minutes.
4. La conduite du vent contribue beaucoup à l'augmentation du produit de la mine et de l'épargne du charbon : il faut , dans le commencement du fondage, donner le moins de vent qu’il est possible, c’est-à-dire à peu près six coups de soufllets par minute, et augmenter peu à peu le mouvement pendant les quinze premiers jours , au bout desquels on peut aller jusqu'à onze et même jusqu’à douze coups de soufilets par minute ; mais il faut encore que la grandeur des soufllets soit proportionnée à la capacité du fourneau , et que l'orifice de la tuyère soit
placé d’un tiers plus près de la rustine que
de la tympe , afin que le vent ne se porte pas trop du côté de l'ouverture qui donne passage au laitier. Les buses des soufllets doivent être posées à six ou sept pouces en dedans dé la tuyère, et le milieu du creuset doit se trouver à l’aplomb du centre du gueulard; de cette manière le vent circule à peu près également dans toute la cavité du fourneau ; et la mine descend, pour ainsi dire, à plomb, et ne s'attache que trèsrarement et en petite quantité aux parois du fourneau : dès-lors il s'en brûle très-peu,
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- stante et les faits les plus réitérés. Mes fe
et l'on évite les embarras qui se forment souvent ke cette mine attachée, et les bouillonnements qui arrivent dans le creuset lorsqu'elle vient à se détacher et ÿ tomer en masse. Mais je renvoie les détails de la construction et de la conduite des fourneaux à un autre Mémoire, parce que ce sujet exige une très-longue discussion. ns pense que j'en ai dit assez pour que les v tres de forges puissent, m entendre ” etc anger ou perfectionner leurs méthodes d’après la mienne. J'ajouterai seulement que, par les moyens que je viens d'indiquer , eten ne pressant pas le feu, en ne cherchant point à accélérer les coulées , en n’augmentant de mine qu'avec précaution, en se tenant toujours au-dessous de la quantité qu'on pourrait charger, on sera sûr d’avoir de trèsbonne fonte grise , dont ontirera d’excellent fer, et qui sera toujours de Fee ARE ; de quelque mine qu'il provienne. Je puis l'assurer de toutes les mines en grains ; puisque j'ai sur cela l'expérience la ples s +
depuis cinq ans , n'ont jamais varié poux'la qualité, et néanmoins j'ai employé sept espèces de mines différentes : mais je n'ai garde d'assurer de même que les mines de fer en roche donneraient, comme celles en grains, du fer de même qualité ; car, celles qui contiennent du cuivre ne peuvent guère produire que du fer aigre et cassant , de quelque manière qu'on voulüt les traiter ; parce qu'il est impossible de les purger de ce métal, dont le moindre mélange gâte beaucoup la qualité du fer. Celles qui contiennent des pyrites et beaucoup de soufre demanderaient à être traitées dans de petits fourneaux presque ouverts, ou à la manière des forges des Pyrénées; mais, comme toutes les mines en grains, du moins toutes celles que j'ai eu occasion d'examiner (et j'en ai vu beaucoup, m'en étant procuré d’un grand nombre d’endroits }, ne contiennent ni cuivre ni soufre, on sera certain d’avoir du très-bon fer et de la même qualité ;en suivant les procédés que je viens d'indiquer. Et , comme ces mines en grains sont, pour ainsi dire , les seules que l’on exploite en France, et qu'a l'exception des provinces du Dauphiné, de Bretagne, du Roussillon, du pays de Foix, etc., où l'on se sert de mine en roche, presque toutes nos autres provinces n’ont que des mines en grains ; les procédés que je viens de donner pour le traitement de ces mines en grains seront plus généralement utiles au royaume
que les manières particulières de traiter les mines en roche , dont d'ailleurs on peut sim struire dans Swedenborg et dans ; autres auteurs. x FAURE Ces procédés, que tous les gens qui &« 74 naissent les forges peuvent entendre aîsé= ment , se réduisent à séparer d'abord, autant qu'il sera possible , toutes les matières étrans gères qui se trouvent mêlées avec la mines si l'on pouvait en avoir le grain pur.
H JUCAL
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aucun mélange , tous les fers, dans tous. es pays , seraient ment de la même gr lité : je me suis ré, par un grand m
bre d'essais , que toutes les mines en grain ou plutôt , que tous les grains des différent mines sont à très-peu près de la même substance. Le fer est un dans la nature, on n l'or et tous les autres métaux ; et , dans le mines en grains, les différences qu’on trouve ne viennent pas de la matière compose le grain , mais de celles qui se vent mêlées avec les grains , et que l'on me sépare pas avant de les faire fondre. E:
seule différence que j'aie observé | entréil grains des différentes mines que j'ai fai F ‘ un à un pour faire mes essais , c'est © 1e } plus petits sont ceux qui ont la plus gr:
pesanteur spécifique, et par conséqu en 7"
, à - : | qui, sous le mêmevyolume, contien ent plus de fer : il y
ommunément une petit cavité au centre de chaque grain ; plus üls sont gros , plus ce vide est grand : il wa
mente pas comme le volume seulemet mais en bien plus grande proportion +; sorte quelles plus gros grains sont à p comme les géodes ou picrres d'aig sont elles-mêmes de gros grains de mi!
fer, dont la cavité intérieure est très-g Ainsi, les mines en grains très-memt ordinairement les plus riches : j'en ai ti jusqu'à 49 et 50 par cent de fer en gueu
et je suis persuadé que si je les avais épui en entier, j'aurais obtenu plus de sc x a par cent ; car il y restait environ un quième de sable vitrescible aussi gros.
peu près aussi pesant que le grain , et que n'avais pu séparer; ce cinquième déduit cent, reste quatre-vingts, dont ay it ti cinquante , on aurait par conséquent obt
soixante-deux et demi. On demandera p: u être comment je pouvais m'assurer qui restait qu'un cinquième de matières hé
gènes dans la mine , et comment il faut/fai
en général pour reconnaitre cette qua at te : cela n'est point du tout difficile ; il suffit@e peser exactement une demi-livre de la mi
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par cent : cela sem