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LA
d'un morceau de mine de blable à celui de Sibérie , Que mes tireurs de mine ont trouvé dans le ire de Montbard, semble confirmer mon opinion, M. Sage
n'en ayant tiré que ‘aient pour cent (2) :
cubique ; sem-
celle mine est toute différente de nos mines en grains , le fer y étant contenu en masses de figure cubique , au lieu quettous nos grains sont toujours plus ou moins arrondis ; et que , quand ils forment une masse, ils ne sont, pour ainsi dire, qu'agglutinés par un ciment terreux , facile à diviser ; au lieu que dans cette mine cubique , ainsi que dans toutes les autres vraies mines en roche , le fer est intimement uni avec les autres matières qui COmposent leur masse. J'aurais bien désiré faire l'épreuve en grand de cette mine cubique; mais on n'en a trouvé que quelques petits morceaux dispersés çà et là dans les fouilles’ des autres mines , et il m'a été impossible d'en rassembler assez pour en faire, l'essai dans mes fourneaux. l Les essais en grand des différentes mines
de fer sont plus difficiles et demandent plus d’attention qu'on ne l'imaginerait. Lorsqu'on. veut fondre une nouvelle mine , et en comparer au juste le produit avec celui des mines dont on usait précédemment, il faut
prendre le temps où le fourneau est en plein -
exercice; et s'il consomme dix mesures de mine par charge , ne lui en donner que sept ou huit de la nouvelle mine. Il m'est arrivé d’avoir fort embarrassé mon fourneau faute d’avoir pris cette précaution , parce qu'une mine, dont on n’a point encore usé, peut exiger plus de charbon qu'une autre, ou plus
(2) Cette mine est brune, fait feu atec le briquet, et est minéralisée par l'acide marin : on remarque dans sa fracture des petits points brillants de pyrites martiales ; dans les fentes , on trouve des cubes de fer
de deux lignes de diamètre, dont les surfaces sont
striées : les stries sont opposées suivant les faces ; ce caractère se remarque dans les mines de fer de Sihérie : cette mine est absolument semblable à celles ce pays par la couleur, la coufiguration des cristaux, et les minéralisations jselle en diffère en ce qu'elle ne contient point d'or.
" Par la distillation au fourneau de réverbère , j'ai
retiré de six cents grains de cette mine vingt gouttes d'eau insipide et très-claire : j'avais enduüit d'huile de tartre par défaillance le récipient que j'avais adapté à la cornue; la distillation finie , je l'ai trouvé obscurci piar des cristaux cubiques de sel fébrifuge de Sylvius.
Le résidu de la distillation était d'un rouge pourpre, et avait diminué de dix livres par quintal.
J'ai retiré de cette mine cinquante-deux livres de fer par quiatal ; il était très-ductile.
ou moins de vent, plus ou moins de castine ; et, pour ne rieoquer , il faut commencer par une moindre quantité, et charger ainsi Jusqu'à la première coulée. Le produit de cette première coulée est une fonte mélangée environ par moiti la mine ancienne et de la nouvelle ; et ce n'est qu'à la seconde , et quelquefois même à la troisième coulée J que l’on à sans mélange la fonte produite par la nouvelle mine : si la fusion s’en fait
succès, c'est-à-dire sans embarrasser le fourneau, et si les charges descendent promptement , on augmentera la quantité de mine pars demi - mesure, non pas de charge en charge , mais seulement de coulées en coulées, jusqu'à ce qu'on parvienne au point d'en mettre la plus grande quantité qu'on puisse employer sans gâter sa fonte. C’est ici le point essentiel, et auquel tous les gens descet art manquent par raison d'intérêt.
Comme ils ne cherchent qu'à faire NN + grande quantité de fonte , sans trop se sou-
cier de la qualité ; qu'ils paient même leur *
fondeur au millier , et qu'ils en sont d’autant plus contents , que cet ouvrier coule plus de fonte toutes les vingt-quatre heures ; ils ont coutume de faire charger le fourneau d’au-
«tant de mine qu'il peut en supporter sans
quatre cents milliers de bonne. fon ls feraient en quatre mois , ils en font, dans ce même espace de temps, tinq ou six cents milliers. Cette fonte , toujours très-cassante et très-blanche , ne peut produire que du fer très-médiocre où mauvais ; mais, comme le débit en est plus assuré que celui du bon fer qu'on ne peut pas donner au même prix, et qu’ily a beaucoup plus à gagner , cette mauvaise pratique s’est introduite dans presque toutes les forges , et rien n’est plus rare que les fourneaux où l’on fait de bonnes fontes.
n verra dans le Mémoire suivant, où je rapporte les expériences que j'ai faites au sujet des canons de la marine, combien les bonnes fontes sont rares , puisque celle même dont, on se sert pour lesanons n'est pas à
s’obstruer ; et, par ce moyen, au F3 de
beaucoup près d'une aussi bonne a Ps qu'on pourrait et qu'on devrait la faire.
Il en coûte à peu près un quart de plus pour faire de la bonne fonte que pour en faire de la mauvaise : ce quart , que dans la plupart de nos provinces on peut évaluer à dix francs par millier , produit une différence de quinze francs sur chaque millier de fer ; et ce bénéfice, qu'on ne fait qu'en trompant le public, c'est-à-dire en lui donnant de la
mauvaise marchandise , au lieu de lui en fournir de la bonne, se trouve encore augmenté de près du double par la facilité avec laquelle ces mauvaises fontes coulent à laffinerie ; elles demande aucoup moins de charbonset encore moins de travail pour être converties en fer ; de sorte qu'entre la fabrication du bon fer et du mauvais fer , ibse trouve nécessairement et tout au moins une différence de vingt-cinq francs. Et néanmoins dans le commerce, tel qu'il est aujourd'hui et depuis plusieurs années, on ne RUE peut espérer de vendre le bon fer que dix francs tout au plus au-dessus du mauvais se il n'y a donc que les gens qui veulent bien, PLU d pour l'honneur de leur manufacture, perdre quinze francs par millier de fer , c'est-à-dire RME 4 environ deux mille écus par an, qui fassent SAVE du bon fer. Perdre ; c'est - à. dire gagner | moins ; Car , avec de l'intelligence. , eten se donnant beaucoup de peine , on peut encore trouver quelque bénéfice en faisant du bon fer : maïs,ce bénéfice est si médiocre comparaison du gain qu'on fait sur lévfer commuh, qu'on doit être étonné qu'ily ait” encore quelques manufactures qui donnent du bon fer. En attendant qu’on réforme cet abus , suivons toujours notre objet: sion n'écoute pas ma voix auf urd'hui, quelque # jour on y obéira en e mes écrits, l’on sera fâché d’avoir attendu si long-tem #2 à faire un bien qu'on pourrait faire dès de main , en proscrivant l'entrée des fers étran- ce gers dans le royaume, ou en diminuant les PA droits de la marque des fers. 38 Si l'on veut donc avoir, je ne dis pas de la fonte parfaite et telle qu'il la faudrait pour les canons de la marine , mais seulement de la fonte assez bonne pour faire du fer liant, moitié nerf et moitié grain, du fer, en un mot, aussi bon et meilleur que les fers étrangers , On y parviendra très-aisément par les procédés que je viens d'indiquer. On à vu dans le quatrièmé Mémoire , où j'ai traité de la ténacité du fer, combien il y a de dif- F férence pour la force et pour la durée entre * le bon et le mauvais fer; mais je me borne dans celui-ci à ce qui a rapport à la fusion des mines et à leur produit en fonte. Pour m'assurer de leur qualité et reconnaître en ; même temps si elle ne varie pas, mes gar= des-fourneaux ne manquent jamais de faire ; un petit enfoncement horizontal d'environ trois pouces de profondeur à l'extrémité an térieure du moule de la güeuse ; on cassele : petit morceau lorsqu'on la sort du moule,