PARTIE EXPÉRIMENTALE. 279 et on l'envelop d'un morceau de papier
ortant le mêm o que celui de la rie J'ai TE à e mes fondages deux ou trois cents de ces morceaux numérotés ÿ parlesquels je connais non-seulement le grain et la couleur de mets > mais aussi la différence de leur pes ur spécifique ; et par là je suis en état de prononcer d'avance sur la qualité du fer que chaque gueuse produira , car, quoique la mine soit la même et qu’on suive les mêmes procédés au fourneau, le changement de Fm de l'air, le ement des eaux, le
jeu des soufllets plus ou moins soutenu , les retardements causés par les glaces ou par
quelque accident aux roues , aux harnais ow
à la tuyère et au creuset du fourneau , rendent la fonte assez différente d'elle-même , pour qu'on soit forcé d'en faire un choix si l'on veut avoir du fer toujours de la même qualité. En général ; il faut pour qu'il soit de cette bonne qualité, que la couleur de la fonte soit d'un gris un peu brun, q: grai
en soit presque aussi fin que celui de acid commpn , que le poids spécifique soit d environ cinq cent quatre ou cinq cent cinq livres par pied cube » et qu'en même “je & elle soit d’une si grande résistance , qu’on ne
uisse casser les gueuses avec la masse.
- Tout le monde 1e quand on commence un fondage, on ne met d'abord qu’une petite quantité de mine , un sixième , un cinquième et tout.au plus un quart de la quantité qu'on mettra dans la suite, et qu’on augmente peu à peu cette premuere gens pendant les premiers jours , parce qu il en faut au moins quinze pour que le fond du fourneau soit échauffé. On donne aussi assez peu de vent dans ces commencements ; Pour ne pas détruire le creuset et les étalages du fourneau en leur faisant subir une chaleur trop vive et trop subite. Il ne faut pas compter sur la qualité des fontes quel on tire pendant ces premiers quinze ou vingt jours ; comme le fourneau n'est pas encore réglé, le produit en varie suivant les différentes circonstances : mais , lorsque le fourneau a acquis le degré de chaleur suffisant il faut bien examiner la fonte, et s'en tenir à la quantité de mine qui donne la meilleure ; une mesuré sur dix suffit souvent pour en changer la qualité : ainsi, l'on doit toujours se tenir au-dessous de ce que l’on pourrait fondre avec la même quantité de charbon, qui ne doit jamais varier Si l'on conduit bien son fourneau. Mais je réserve les détails de
cette conduite du fourne.
regarde sa forme et sa co l'article où je traiterai du fe dans l'histoire des minéraux nerai ici aux choses les plus essentielles de la es mines.
Le fer étant, comme je l'ai dit , toujours de même nature dans toutes les mi en grains, on sera donc sûr, en les nettoyant et en les traitant comme je viens de le dire, d’avoir toujours de la fonte d’une bonne et même qualité ; on le reconnaitra , non-seulement à la couleur, à la finesse du grain, à la pesanteur spécifique , mais encore à la téna: cité de la matière : la mauvaise fonte est très-cassante ; et, si l’on veut en faire des plaques minces et des côtés de cheminées , le seul coup de l'air les fait fendre au mo-
» et tout ce qui Quction , pour particulier,
»> €t je me borgénérales et les
ment que ces pièces commencent à se refroi-.
divyau lieu que la bonne fonte ne casse jaml quelque mince qu’elle soit. On peut même reconnaître au son la bonne ou la mauise qualité de la fonte : celle qui sonne le mieux est toujours la plus mauvaise , et lorsqu'on veut en faire des cloches ; il faut pour qu'elles résistent à la Percussiontdu battant, leur donner plus d'épaisseur qu'aux cloches de bronze , et choisir de préférence une mauvaise ; Car la bonne sonnerait mal.
Au : ; la fonte de fer n’est point encore un métal ; ce n’est qu'une matière mélée de fer et de verre, qui est bonne ou mauvaise , suivant la quantité dominante de l’un ou de l’autre, Dans toutes les fontes noires, brunes et grises » dont le grain est fin et serré ; il y a beaucoup plus de fer que de verre ou d'autre matière hétérogène. Dans
toutes les fontes blanches , où l'on voit plu- ,
es lames et des écailles que des grains,
le verre est peut-être plus abondant que le fer ; c’est par cette raison qu'elles sont plus légères et très-cassantes : le fer qui en provient consérve les mêmes qualités. On peut, à la vérité, corriger un peu cette mauvaise qualité de la fonte par la manière de la traiter à l'aflinerie ; ma t du marteleur est, comme celui du fon ur, un pauvre petit métier dont il ny a que les maitres de forges i nts qui soient dupes : jamais la mauvaise fonte ne peut produire d'aussi bon fer que la bonne : jamais le marteleur ne peut réparer pleinement ce que le fondeur a gâté.
Cette manière de fondre la mine de fer et de la faire couler en gueuses , c'est-à-dire en gros lingots de fonte , quoique la plus générale, n’est peut-être pas la meilleure ni la
Ds dispendieuse. On a vu, par le résultat des expériences que j'ai citées dans ce Mémoire, qu "onspeut faire d'excellent fer, et même de très-bon acier, sans les faire passer
par l'état de la Dans nos provi ces voisines des rl, en Espagne , en Italie, en Styrie et ans ue es autres endroits, on tire immédiatement le fer de la
e couler en fonte. On fond ,
mine sans le fe
: ou plutôt on ‘ramollit la mine sans fondant ,
c'est-à-dire sans castine , dans de petits fourneaux dont je parlerai dans la suite; et on en tire des loupes ou des masses de fer déjà pur , qui n'a point passé par l'état de la fonte , qui s’est formé par une demi-fusion ; par une espèce de coagulation de toutes les parties ferrugineuses de la mine: ce fer, fait
OBSERVATIONS ET hits F LES CANONS D .-
; Lxs canons de Ja D de Le de fer, ensFrance comme en angle Hollande et partout ailleurs. Deux motifs ont pu donner également naissance à cet usage : le premier r est celui de l'économie ; un canon de fer coûlé coûte beaucoup moins qu'un canon de fer battu , et encore beaucoup moins qu'un canon de bronze ; et cela seul à peut-être suffi pour les faire préférer : d’autant que le second motif vient à ee — du premier . On prétend, et je suis très à le croire , que les canons de bronze , dont quel ues-uns de nos vaisseaux en + arade sont armés rendent dans l'instant de ‘explosion
un son si violent , qu'il en résulte dans l'o-
reille de tous les habitants du vaisseau un tintement assonrdissa qui leur ferait perdre eu peu de te sens de l'ouie. On assure d'autre côté : les canons er battu , sur lesquels on pourrait ; par Vip gne de la matière, regagner une part frais de la fabrication , ne doivent point être employés sur les vaisseaux , par cêtte raison même de leur légèreté qui paraîtrait devoir les faire préférer ; l’ explosion les fait sauter dans les sabords, où l’on ne peut, dit-on, les retenir invinciblement , ni même assez pour les nt à coup sûr. Si cet inconvénient
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DES MINÉRAUX
par coagulation, est certainement le ae € E y de tous : on pourrait l'appeler fer à mé
rats ÿ car, au sortir Modo ilest presque aussi pur que tot de la fonte
a purifiée par deux chaudes au feu de lafinerie. Je crois donc pratique excel”. , lente; je suis même persuadé que c'est la he: manière de tirer immédiatemen de - 11 l'acier de toutes les mines ; comme je È Le fait dans mes fourneaux de 14 pieds de hau- ‘% teur. Mais n'ayant fait exécuter que l'été dernier , 1772, les petits fourneaux des A rénées , d° après u: n Mémoire € envoyé à V'Aca= démie pe: MR j'y aitrouvé des difficul #3 qui m'ont arrêté , et me forcent à de LA 3 à un autre Mémôire out. ce qui a rapp
cette manière de Wie les mines de fer.
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