BARREAUX DE DIX-HUIT POUCES
ler 2e. LE “ &e onces onces. - ontes on Centre... -- 1320. . 13... 1318 Circonférence. . 122$. . 122. . 128.124 Aubier. . - -.. 1122... HS. 11e HE.
L à Charges à Liv, iv. lie. liv, Centre … ... . . 488... 486... 478:..477.
Circonférence. . 460... 451... 443... 441.
Aubier. . ..... 439... 438... 428... 428, BARREAUX D'UN PIED.
Poids.
Ier 2e 3e &e one onces, onces. onces.
Cette, = At, 822. dy LU . 8... 822 Circonférence . . 82... 72%... 722... 72c : Alien cf: da 7202. « 2. HR ES iv. Liv. lv. iv
Centre:...... 764... 761... 750... 751.
Circonférence. . 721... . D... 693... 698 Aubi 1h... 068. 652: “086.2 En comparant toutes ces expériences , on voit ue. la force du bois ne suit pas bien exactement la même proportion que sa pesanteur; mais on voit toujours que cette pesanteur diminue , comme dans les premières expériences, du centre à la circonférence.
On ne doit pas s'étonner de ce que ces expériences ne sont pas suflisantes pour juger exactement de la force du boïs ; car les barreaux tirés du centre de l'arbre sont autrement composés que les barreaux de la circonférence ou de laubier, et je ne fus pas long-temps sans m'apercevoir que cette différence dans la position, tant des couches ligneuses que des cloisons qui les unissent , devait influer beaucoup sur la résistance du bois. 1 nt at # x | J'esaminai donc avec plus d'attention la forme et.lg situation des couches ligneuses dans les différents barreaux tirés des différentes parties du tronc de l'arbre ; je vis que
. les barreaux tirés du centre contenaient
dans le milieu un cylindre de bois rond ,'et
.. sv n'étaient tranchés qu'aux arêtes; je
e ceux de la circonférence du cœur formaient des plans presque parallèles entre eux avec une courbure assez sensible , et que ceux de l’aubier étaient presque absolument
parallèles ‘avec une courbure insensible J'observai de plus que le nombre des couches ligneuses variait très-considérablement dans les différents barreaux , de sorte qu’il y en avait qui ne contenaient que sept couches ligneuses, et d'autres en conténaient quatorze dans la même épaisseur d’un pouce.
Je m'aperçus aussi que la position de ces couches ligneuses, et le sens où elles se trouvaient lorsqu'on faisait rompre le barreau , devaient encore faire varier leur résistance, et je cherchai les moyens de connaître au juste la proportion de cette variation.
J'ai fait tirer du même pied d'arbre, à la circonférence du cœur, deux barreaux de 3 pics ge sur L pouce L d’équarrissage; chacun de ces deux barreaux contenait quatorze couches ligneuses , presque parallèles entre elles. Le premier pesait 3 livres 2 onces +, et le second 3 livres 2 onces E. J'ai fait rompre ces deux barreaux, en les exposant de façon que dans le premier les couches ligneuses se trouvaient posées horizontalement , ct dans le second elles étaient situées verticalement. Jeprévoyais que cette dernière position devait être : antageuse ; et, en effet, le premier rompit Es charge de 832 livres, et le second ne rofpit que sous celle de 972 livres. ;
J'ai de tre, fait irer plusieurs petits
ge ueurs l'un de ces barreaux , qui
nu
Jigneuses posées horizontalement , a rompu sous 784 livres ; . e
À onces ; et contenait aussi douze couches ligneuses posées : que sous 860 livres. sin Des deux autres pareils barreaux dont le premier pesait 7 onces, et contenait huit couches ligneuses , et le second 7 onces2e, et contenait aussi uit couches ligneuses ? 1e premier, dont les couches ligneusés étaient posées horizontalement, à rompu sous 778 livres ; et l’autre, dont les couches étaient posées verticalement, a ‘rompu sous 828 livres. : 2)
J'ai de même fait tirer des barreaux de 2
pieds de longueur sur un pouce X d’équarrissage. L'un de ces barreaux , qui pesait 2 livres 7 onces = , et contenait douze couches ligneuses posées horizontalement, a rompu sous 1217 livres ; et l'autre, qui pesait 2 livres 7 onces 3 €t qui contenait aussi
douze couches ligneuses , a rompu sous 1294 livres.
Toutes ces expériences concourent à prouver qu’un barreau ou une solive résiste bien davantage lorsque les couches ligneuses qui le composent sont situées perpendiculairement; elles prouvent aussi que, plus ily a de couches ligneuses dans les barreaux ou autres petites pièces de bois, plus la différence de la force de ces pièces dans les deux positions opposées est considérable. Mais comme je n'étais pas encore pleinement satisfait à cet égard , j'ai fait la même expérience sur des planches mises les unes contre les autres, et je les rapporterai dans la suite, ne voulant point interrompre ici l'ordre des temps de mon travail , parce qu’il me paraît plus naturel de donner les choses comme on les a faites.
Les expériences précédentes ont servi à me guider pour celles qui doivent suivre; elles m'ont a ppris qu'il y a une différence considérable entre la pesanteur et la force du bois dans un même arbre, selon que ce boïs est pris au centre ou à la circonférence del'arbre; elles m'ont fait voir que la situation des couches ligneuses faisait varier la résistance de la même pièce de bois. Elles m'ont encore appris que le nombre des couches ligneuses influe sur la force du bois, et dès-lors j'ai reconnu que les tentatives qui ont été faites jusqu’à présent sur celte matière sont insuffisantes pour déterminer la force du bois ; car toutes ces tentatives ont été faites sur de petites pièces d’un pouce ou d’un pouce et demi d’équarrissage, et on a fondé sur ces expériences le calcul des tables qu’on nous a données pour la résistance des poutres, solives et pièces de toute grosseur et longueur , sans avoir fait aucune des remarques que nous ayons énoncées ci-dessus.
Après ces premières connaissances de la force du bois , qui ne sont encore que des notions assez peu complètes, j'ai cherché en acquérir de plus précises ; j’ai voulu m'assurer d’abord si, de deux morceaux de bois même longueur et de même figure , mais dont le premier était double du second pour la
grosseur, le premier avait une résistance dou-
ble; et pour cela j'ai choisi plusieurs mor.
ceaux, pris dans les mêmes arbres et à
même distance du centre, ayant le même |
ea
nombre d’anr à Eat ge e avec toutes les circonstances nécessaires pour établir une juste comparaison. ns ve.
J'ai pris, à la même distance du centre
or) .
d'un arbre, quatre morceaux de bois parfait, chacun de 2 pouces d'équarrissage sur 18 pouces de longueur; ces quatre morceaux -ont rompu sous 3226. 3062, 2983 et 2890 livres , c’est-à-dire sous la charge moyenne de 3040 livres. J'ai de mème pris quatre morceaux de 17 lignes, faibles d’équarrissage , sur la même longueur , ce qui fait à très-peu près la moitié de grosseur des quatre premiers morcéaux, €t j'ai trouvé qu'ils ont rompu sous 1304, 1274, 1331, L198 livres, c'est-à-dire, au pied moyen, sous 1252 livres. Et de même j'ai pris quatre morceaux d’un pouce d’équarrissage sur la même longueur de 18 pouces ; ce qui fait le quart de grosseur des premiers, et j'ai trouvé qu'ils ont rompu sous 526, 517, 500, 496 livres, c'est-à-dire , au pied moyen , sous 510 livres. Cette expérience fait voir que la force d’une pièce n’est pas proportionnelle à sa grosseur ; car ces grosseurs étant 1,2, #, les charges devraient être 510, 1020, 2040, au lieu qu’elles sont en effet 510, 1252, 3040, ce qui est fort différent, comme l'avaient déjà remarqué quelques auteurs qui ont écrit sur la résistance des solides.
J'ai pris de même plusieurs barreaux d'un pied, de 18 pouces ; de 2 pieds et de 3 pieds de longueur , pour réconnaitre siles barreaux d'un pied porteraient une fois autant que ceux de 2 pieds, et pour m’assurer si la résistance des pièces diminue justement dans ]a même raison que leur longueur augmente.
Les barreaux d’un pied supportèrents, au pied moyen ; 765 livres; ceux de 18 pouces , 500 livres; ceux de 2 pieds, 369 livres ; et ceux de 3 pieds , 230 livres. Cette expérience me laissa dans le doute, parce que les charges n’étaient pas fort différentes de ce qu'el-
les devaient être, car au lieu de 765 , 500, 369 et 230 , la règle du levier demandait 765 s 510 4,382 et 255 livres , ce qui ne s'éloigne pas assez pour pouvoir conclure que la résistance des pièces de bois ne diminue pas en
| même raison que leur longueur augmente; cela s'éloigne assez pour de son jugement, et en effet on
i raison de
du bois, en supposant la pièce inégale dans | ‘ses. dimensions $ par exemple ; sant d'un pouce d'épaisseur, sur 1 pouce 4
# e largeur, et pe F, er 1 :$ sur l'autre de cesdimensions;et pour cela
j'ai fait faire quatre barreaux d’aubier de 18