‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 196 sur 304 · PARTIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENTALE

quarrissage , il fallait une’attention tr

‘sus ; et jem'ai pas cru devo CORÉEN. SR

pouces de longueur sur ! pouce 4 d’une face , et sur L pouce de l’autre face : ces quatre barreaux , posés sur la face d’un pouce , ont supporté, au pied moyen, 728 livres, et quatre autres barreaux tous semblables, posés sur la face d’un pouce #, ont supporté , au pied moyen, 935livres ;. Quatre barreaux de bois parfait, posés sur la face d’un pouce, ont supporté , au pied moyen , 775; et sur 1x face d’un pouce +, 998 livres. Il faut toujours se souvenir que, dans cé expériences, j’avais soin de choisir des morceaux de bois à peu près de même pesanteur , et qui contenaient le même nombre de couches ligneuses posées du même sens. |

Avec toutes ces précautions et toute l’attention que je donnais à mon travail, j'avais souventpeine à me satisfaire; je m'apercévais quelquefois d'irrégularités et de variations qui dérangeaient les conséquences que je voulais tirer de mes expériences , et j'en ai plus de mille rapportées sur un registre , que pue à plusieurs desseins , dont cependant je n’ai pu rien tirer, et qui m'ont laissé dans une incertitude : ste à bien des égards. Comme toutes ces expériences s faisaient avec des morceaux de bois d'u pouce x

un pouce + ou de deux p pu

puleuse dans le choix du bois, une

presque parfaite dans la pesanteur , le 4 +.

nombre dans les couches ligneuses ; et, ou- |

tre cela, il y avait un inconvénient presque inévitable, c'était l'obliquité de la dire des fibres , qui, souvent, rendait les more:

de bois tranchés les uns d’une couche

autres d’une demi-couche, ce qui dimin considérablement la force du bar parle pas des nœuds, des défau

de la direction très-oblique des « gneuses : on sent bien que tous ces morc étaient rejetés sans se donner la peine d mettre à l'épreuve ; enfin, de ce grand bre d'expériences que j'ai faites sur de morceaux, je n’en ai ‘pu tirer ri que les résultats que j" Re >

tirer des

(ie .

ction

EXPÉRIENCES

J'ai fait abattre un chêne de 3 pieds de circonférence , et d'environ 25 pieds de hauteur, il était droit et sans branches jusqu’à la hauteur de 15 à 16 pieds; je l'ai fait scier à L4 pieds , afin d'éviter les défauts du bois, Causés par l’éruption des branches, et ensuite J'ai fait scier par le milieu cette pièce de 14 pieds, cela m'a donné deux pièces de 7 pieds Chacune ; je les ai fait équarrir le lendemain par des charpentiers, et le surlendemain je les ai fait travailler à la varlope par des menuisiers, pour les réduire à quatre pouces Juste d’équarrissage ; ces deux pièces étaient fort saines et sans aucun nœud apparent;

: qui provenait du pied de l'arbre pesait

60 livres , celle qui venait du dessus du tronc pesait 56 livres : on employa à charger la première vingt-neuf minutes de temps, elle plia dans son milieu de 3 pouces £ avant que | d’éclater ; à l'instant que la pièce eut éclaté , SA Mu de la charger : elle continua | d'éclater et de faire beaucoup de bruit pen- LL dant vingt-deux minutes ; elle baissa dans son HET L d pouces ;, et rompit sous la charge e vres : la seconde pièce, c'est-à-dire

He qui provenait de la partie iene

. utrone, fut chargée en vingt-deux minutes; : dans son milieu de 4 pouces 6 lignes

+ ; éclater; alors on cessa de la se Le e Continua € =. ! < “fe Le + À 2 De nl, So Rdstegs dun 14 ON, TE"... 6 ARNO es , € + Me Herr æ Fo) T4 Mhz: À ++ ee ur 4 eh 5 RAT

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en

de , Dis le même terrain où j'avais fait couper l'arbre qui m'a servi à l'expérience précé-

. ’er ai fait abattre un autre presque Ce au premier , il était seulement un evé , quoique un peu moins gros ; était assez droite, mais elle laissait 2 « oo p® plusieurs petités branches de la 2 EE | grosseurd un doigt dans la partie supérieure, LR et à la hauteur de 17 pieds elle se divisait en

DT? à deux grosses branches ; j'ai fait tirer de cet arbre deux solives de 8 pieds de Jongueur sur 4 pouces d'équarrissage, et je les ai fait apre deux jours après , c’est-à-dire immé-

ement après qu'on les eut travaillées et es à La juste mesure; la première solive

Er ui proyenait du pied de l'arbre pesait 68

34 livres , et la seconde, tirée de la partie su-

Re périeure de la tige, ne pesait que 63 livres ; 1% "+ 2

on chargea cette première solive en quinze

minutes : elle plia dans son milieu de 3 pouces 9 lignes avant que d’éclater ; dès qu'elle eut éclaté , on cessa de charger ; la solive continua d’éclater pendant dix minutes; elle .

baissa dans son milieu de 8 pouces; après quoi elle rompit, en faisant beaucoup de bruit, sous le poids de 4600 livres; la seconde solive fut chargée en treize minutes : elle plia de 4 pouces 8 lignes avant que d’éclater, et après le premier éclat, qui se fit à 3 pieds 2 pouces du milieu’, elle baissa de [1 pouces ensix minutes, etrompit au bout de ce temps ;, sous la charge de 4500 livres.

Le même jour , je fis abattre un troisième chêne voisin des deux autres, et j'en fis scier la tige par le milieu : on en tira deux solives de 9 pieds de longueur chacune sur 4 pouces d’équarrissage ; celle du pied pesait 77 livres, et celle du sommet 71 livres; et les ayant fait mettre à l'épreuve , la première fut chargée en quatorze minutes : elle plia de 4 pouces 10 lignes avant que d’éclater , et ensuite elle baissa de 7 pouces +, et rompit sous la charge de 4100 livres; celle du dessus de la tige , qui fut chargée en douze minutes, plia de 5 pouces }, éclata; ensuite, elle baissa jusqu’à 9 pouces, et rompit net sous la charge de 3950 livres. PR

Ces expériences font voir que le bois du pied d’un arbre est plus pesant que le bois du haut de la tige; elles apprennent aussi que le bois du pied est plus fort et moins

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flexible que celui du sommet.

J'ai choisi, dans le même canton où j'avais déjà pris les arbres qui m'ont servi aux Xpé- 1 riénces précédentes, deux chênes de même | espèce, de même grosseur, et à peu près semblables en tout ; leur tige avait 3 pieds de tour, et wavait guère que 11 à 12 pieds de | hauteur jusqu'aux premières branches ; je les | fis équarrir et travailler tous deux en même temps , et on tira de chacun une solive de 10 pieds de longueur sur 4 pouces d’équarrissage; l’une de ces solives pesait 84 livres , et l’autre | 82 : la première rompit sous la charge de 3625 livres , et la seconde sous celle de 3600 livres. Je dois observer ici qu'on employa un temps égal à les charger, et qu’elles éclatèrent toutes deux au bout de quinze minutes ; la plus légère plia un peu plus que l'autre, c’est-à-dire de 6 pouces 4, et Fautre de 5 pouces 10 lignes.

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