‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 2 sur 304 · PT IS CS TS TE · texte numérisé non relu

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ÉPOQUES DE

sées par l'influence du climat et de la nourriture.

Néanmoins, si l'on considère que l'homme, qui peut se munir aisément contre le froid, ne peut au contraire 8€ défendre par aucun moyen contre la chaleur trop grande ; que même il souffre beaucoup daus les climats que les animaux du midi cherchent de préférence, on aura une raison de plus pour croire que la création de l’homme a été postérieure à celle de ces grands animaux, Le souverain Être n’a pas répandu le souflle de vie dans le même instant sur toute la surface de la terre; il a commencé par féconder les mers et ensuite les terres les plus élevées ; etil a voulu donner tout le temps nécessaire à la terre pour se consolider , se figurer , se refroidir , se découvrir, se sécher , et arriver enfin à l’état de repos et de tranquillité où l'homme pouvait être le témoin intelligent, l’admirateur paisible du grand spec-

tacle de la nature et des merveilles de la création, Ainsi, nous sommes persuadés ; indépendamment de l'autorité des livres sacrés , que l’homme a été créé’le dernier , et qu'il n’est venu prendre le sceptre de la terre que quand elle s'est trouvée digne de son empire. Il paraît néanmoins que son premier séjour a d'abord été, comme celui des animaux terrestres, dans les hautes terres de l'Asie; que c’est dans ces mêmes terres où sont nés les arts de première nécessité , et bientôt après les sciences, également nécessaires à l'exercice de la puissance de l’homme , et sans lesquelles il n'aurait pu former de société, ni compter sa vie, ni commander aux animaux , ni se servir autrement des végétaux que pour les brouter.

Mais nous nous réservons d'exposer dans »

notre dernière époque les principaux faits qui ont rapport à l’histoire des premiers hommes.

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