‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 232 sur 304 · PARTIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENTALE

Il résulte de cette expérience et de toutes les précédentes :

10, Que le bois de chêne perd environ un tiers de son poids par le dessèchement , et que les’ bois moins solides que le chêne , perdent plus d’un tiers de leur poids ;

20, Qu'il faut sept ans au moins pour dessécher des solives de 8 à9 pouces de grosseur, et que par conséquent il faudrait beaucoup plus du double de temps ; c’est-à-dire plus de quinze ans pour dessécher une poutre de 16 à 18 pouces d'équarrissage;

3. Que le bois abattu et gardé dans son écorce, se dessèche si lentement, que le temps qu'on le garde dans son écorce est en pure perte pour le dessèchement , et que par conséquent il faut équarrir les bois peu de temps après qu’ils auront été abattus ;

40. Que, quand le bois est parvenu aux deux tiers de son dessèchement, il commence à repomper Fhumidité de l'air, et qu'il faut par conséquent conserver dans des lieux fermés les bois secs qu'on veut employer à la menuiserie ; à is 2

50. Que le dessèchement du bois ne diminue pas sensiblement son volume, et que la

uantité de la séve est le tiers de celle des parties solides de larbre ;

6°. Que le bois de chêne abattu en pleine séve, s’il est sans aubier , n'est pas plus sujet aux vers que le bois de chêne abattu dans toute autre saison ;

70, Que le dessèchement du bois est d'abord en raison plus grande que celle des surfaces, et ensuite en moindre raison ; que le dessèchement total d’un morceau de bois de volume égal, et de surface double d'un autre, se fait en deux ou trois fois moins de temps ; que le dessèchement total du bois à volume égal et surface triple , se fait en cinq ou six fois environ moins de temps.

8°. Que l'augmentation de pesanteur que le bois sec acquiert en repompant l'humidité de Fair, est proportionnelle à la surface ; :

9o, Que le dessèchement total des bois, est proportionnel à leur légèreté ; en sorte que l'aubier se dessèche plus que le cœur de

chêne , dans la raison de sa densité relative,

qui est à peu près de — moindke que celle du cœur. RATÉ

100, Que, quand le bois est entiérement desséché à l'ombre, la quantité dont on peut encore le dessécher en l’exposant au soleil, et ensuite dans un four échauflé à 47 degrés, ne sera guère que d’une dix-septième ou dix-

huitième partie du poids total 4 par conséquent ce des coûteux et inntile ;

u bois , et que t'artificiel est

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