PARTIE EXPÉRIMENTALE
d’arpents de cette nature de terrain , gt j'ai
réussi au-delà de mes espérances ; les racisj r t une terre
nes des jeunes arbres, trouvan
légère et aisée à diviser ; s'étendent et profi-
tent de tous les sues qui leur sont offerts ;
les pluies et les rosées pénètrent facilement -
jusqu'aux racines , il ne faut qu'un peu de couvert et d'abri pour faire réussir un semis dans des terrains de cette espèce ; mails il est bien plus difiicile de faire, croitre du bois
dans des terrains forts, et il faut une prati-
‘toute différente ; dans ces terrains les M ré labours sont inutiles et souvent nuisibles , la meilleure manière est de planter les glands à la pioche sans aucune culture précédente ; mais il ne faut pas les abandonner comme les premiers , au point de les perdre de vue et de n'y plus penser, il faut au contraire les visiter souvent ; il faut observer la hauteur à laquelle ils se seront élevés la première année, observer ensuite s'ils ont poussé plus vigoureusement à la se-
conde année qu'à la première, et à la troi-
sième qu'à la seconde : tant que l'accroissement va en augmentant où même tant qu'il se soutient sur le même pied , il ne faut pas toucher; mais on s'apercevra ordinairement, à la troisième année ; que l’accroissement va en diminuant, et si on attend la watrième, la cinquième, la sixième , etc. , on reconnaitra que l'accroissement de chaue année est toujours plus petit; ainsi, dès u‘on s'apercevra que , sans qu il y aiteu de gelées ou d'autres accidents , les jeunes arbres commencent à croitre de moins en moins , il faut les faire couper jusqu à toire au mois de mars , et l'on gagnera un grand nombre d'années. Le jeune arbre , livré à lui-même dans un terrain fort et. serré ne - peut étendre ses racines , la terre trop dure les fait refouler sur elles-mêmes , les petits filets tendres et berbacés qui doivent nourrir J'arbre et former la, nouvelle production de l'année, ne peuvent pénétrer la substance
trop ferme de la terre ; ainsi , l'arbre languit
rivé de nourriture, et la production annuelle diminue souvent jusqu’au point de ne donner que des feuilles et quelques boutons.
Si vous coupez cet arbre , toute la force de la séve se porte aux racines, En développe
tous les germes, et, N rrpat avec plus de
puissance contre le te ain qui leur résiste , les jeunes racines s'ouvrent des chemins nouveaux, ét divisent, par le surcroit de leur
‘ ne ah . :
force, cette terre qu elles avaient jusqu'alors
vainement attaquée , elles y trouvent abon- THÉORIE DE LA TERRE. Tome IT,
les poussent avec vi
damment des sues nourriciers ; et, dès qu’el-
gueur au-dehors la surabondance de leur nourriture, etproduisent, dès la première année, unj
Jet plus vigoureux et plus élevé que ne l'était Pañcienne
tige de trois ans. J'ai si souvent réitéré cette
expérience , que je dois la donner comme un
fait sûr, et comme la pratique la plus utile que je connaisse dans la culture des bois.
Dans un terrain qui n’est que ferme sans être trop dur , il suflira de receper une seule fois les jeunes plants pour les faire réussir, J'ai des cantons assez considérables d’une terre ferme et pétrissable , où les jeunes plants n'ont été coupés qu'une fois, où ils croissent à merveille, et où j'aurai du bois taillis prêt à couper dans quelques années.
Mais j'ai remarqué , dans un autre endroit où la terre est extrêmement forte et dure, qu'ayant fait couper à la seconde année mes jeunes plants , parce qu'ils étaient languissants, cela n’a pas empêché qu’au bout de quatre autres années on n'ait été obligé de les couper une seconde fois , et je vais rapporter une autre expérience qui fera voir la
nécessité de couper deux fois dans de certains cas. à
J'ai fait planter depuis dix ans un nombre très-considérable d'arbres de plusieurs espèces, comme des ormes , des frènes, des charmes, etc. La première année, tous ceux qui reprirent poussèrent assez vigoureusement ; la seconde année ils ont poussé K À faiblement ; la troisième année, plus languissamment ; ceux qui me parurent les plus malades , étaient ceux qui étaient les plus gros et les plus âgés lorsque je les fis transplanter. Je voyais que la racine n'avait pas la force de nourrir ces grandes tiges, cela me détermina à les faire couper; je fis faire la même opération aux plus petits les années suivantes , parce que leur langueur devint telle , que , sans un prompt secours , elle ne laissait plus rien à espérer ; cette première coupe renouvela mes arbres et leur donna beaucoup de vigueur , surtout, pendant les deux premières années ; mais à la troisième je m'aperçus d’un peu de diminution dans l'accroissement ; je l'attribuai d’abord à la température des saisons de cette-année , qui n'avait pas été aussi favorable que celle des années précédentes ; mais je reconnus clairement pendant l'année suivante, qui fut heureuse pour les plantes ,que le mal n'avait pas été causé par la seule intempérie des saisons ; l'accroissement de mes MS: con-
… te dr. gx dr. OR