PARTIE EXPÉRIMENTALE
nante au nord, qui ne donne presque pas reux, que de la. i e l’on prend de fruit, quoique les arbres y':smient plus de mettre une planche en + rs ps sr beaux qu'aux expositions du midi et du nord. au-dessus des espaliers, ce quine doit guère
Ainsi on ne-pourrait éviter les inconvé- diminuer l'abondance dela rosée sur es nients qu'on peut reprocher à Fexposition arbres, puisque M. du Fay à pronvé que du midi à l'égard de la gelée sans tomber souvent elle ne tombe pas perpendiculaire. dans d'autres plus fâächeux. ment comme une pluie, mais qu'elle nage
Mais tous les arbres délicats , comme les dans lair, et qu'elle s'attache aux corps figuiers , les lauriers ; etc. , doivent être mis qu’elle rencontre ; de sorte qu’il a souvent au midi, ayant soin, comme l’on fait ordi- autant amassé de rosée sous un toit que dans nairement, de les couvrir; nous remarque- les endroits entièrement découverts. Il nous rons seulement que le fumier sec est préfé- serait aisé de reprendre toutes nos obseryarable pour cela à la paille, qui ne couvre tions ; et de continuer à en tirer des conséjamais si exactement, et dans laquelle il quencesutiles à la pratique de l’agriculture : reste toujours un peu de grain qui attire les ce que nous avons dit, par exemple, au -
” mulots et les rats qui mangent quelquefois jet de la vigne , doit déterminer à arracher
l'écorce des arbres pour se désaltérer dans tous les arbres qui empêchent le vent de le temps de la gelée où ils ne trouvent point dissiper les brouillards. d'eau à boire , ni d'herbe à paitre, c’est ce Puisqu'en labourant la terre on en fait qui nous est arrivé deux à trois fois ; mais sortir plus d’exhalaisons , il faut prêter plus quand on se sert de fumier il faut qu'il soit d'attention à ne la pas faire labourer dans sec , sans quoi il s'échaufferait et ferait moi- les temps critiques. : sir les jeunes branches- On doit défendre expressément qu’on ne
Toutes ces précautions sont cependant sème sur les sillons de vigne, des plantes bien inférieures à ces espaliers en niche ou potagères qui, par leurs transpirations, nuiur renfoncement , tels qu'on en voit aujour- raient à la vigne. 1e d'hui au Jardin du Roi; les plantes sont de On ne mettra des échalas aux vignes que cette manière à Y'abri de tous les vents, La le plus tard qu'on pourra. cepté celui du midi qui La leur peut nuire; . On tiendra les haies qui bordent les vignes le soleil qui échauffe ces ndroits pendant le du côté du nord, plus basses que de tout jour , empêche que le froid n’y soit si vio- autre côté. lent pendant la nuit, et on peut avec grande On préfèrera à amender les vignes avec facilité mettre sur ces renfoncements une des terreaux plutôt que de les fumer. légère couverture qui tiendra les plantes qui Enfin si on est à portée de choisir un ter-
seront dans un état de sécheresse , infini- rain, On éyilera ceux qui sont dans des fonds, ment propre à prévenir tous les accidents ou dans les terroirs qui transpirent beauque le verglas et les gelées du printemps au- coup. raient pu produire , et Ia plupart des plau- 4 Une partie de ces précautions peut aussi tes ne souffriront pas d'être ainsi RÉSCES de être employée très-utilement pour les arbres l'humidité extérieure ; parce qu elles ne fruitiers, à l'égard , par exemple, des plantes transpirent presque pas dans l'hiver, non potagères , que les jardiniers sont toujours plus qu'au commencement du printemps, de empressés de mettre aux pieds de leurs buissorte que l'humidité de l'air suffit à leur sons , el encore plus le long de leurs espabesoin. S liers. |
Mais puisque les rosées rendent les plan- S'il y a des parties hautes et d’autres basses tes si susceptibles de la gelée du printemps, dans les jardins, on pourra avoir l'attention ne pourrait-on pas espérer que les recher- de semer les plantes printanières et délicates ches que MM. Musschenbroeck et du Fay surle haut, préférablement au bas, à moins ont faites sur cette matière pourraient tour- qu'on n'ait dessein de les couvrir avec des ner au profit de l'agriculture ? Car enfin cloches , des châssis, etc., car dans le zas où puisqu'il y a des corps qui semblent attirer l'humidité ne peut nuire ; il serait souvent la rosée , pendant qu'il y en a d’autres qui avantageux de choisir les lieux bas pour être la repoussent; si on pouvait peindre, enduire à l'abri du vent du nord et du nord-ouest. ou crépir les murailles avec. quelque matière On peut aussi profiter de ce que nous qui repousserait la rosée , il est sûr qu'on avons dit à l’avantage des forêts , car si on a
aurait lieu d'en espérer un succès plus heu- des réserves à faire, ce ne sera Jamais dans Monte DE LA TERRE. Tome IL. 18
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