‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 258 sur 304 · LL · texte numérisé non relu

LL

(A ÿ- ù Case »

leur qu'une distance, quelque soit, et elle ne pourra ps

grand effet sur un corps qu’el d’ailleurs, la feuille d’une

pareillement sphériques , ne ient-elles pas aussi? Peut-être que les parties les plus es plus volatiles de la séve

fondant les premières > elles séraient évapossent en état de

ux de là plante,

Mais on peut dire e ugméntant le vol

liqueurs, tend les

res. à > et que le dégel le a e pui

sé a desséchée.

uoï qu’on puisse conélure de ces conjecje ne suis pas à beaucoup près satisfait , il reste toujours Pour constant : io. Qu'il arrive, à la vérité rarement, qu'en hiver où au Printemps les plantes soient endommagées simplementpar la grande force de la gelée , et indépendamment d’aucunes circonstances particulières , et dans ce cas c'est à l'exposition du nord que les plantes souffrent le plus; À | 4 20, ans le temps

gt d’une gelée qui dure plusieurs jours , l'ardeur du soleil fait fon. dre la glace en quelques endroits et seulement pour give heure » Car souvent il regèle avant le coucher du soleil , ce qui forme un verglas Strès- pré] i ble. aux plantes ; et on sent que l'exposition du midi est plus sujette à cet inconvénient que toutes les autres ;- Li RCE QE,

30. On à vu que les gelées du printe font principalement du désordre dans les endroits où il y a de l'humidité; les terroirs Qui transpirent beaucoup ; les fonds des wallées , et généralement tous les endroits qui ne pourront être désséchés par le vent et le

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n part qu

soleil, seront donc plus endommagés que les autres. - 7

Enfin, si, au printemps ; le soleil qui

donne sur les plantes gelées , leur occasione

un dommage plus considérable , ik est clair

. que ce sera l'exposition du levant, et ensuite

du midi qui souffriront le plus de cet acci-

dent. « 1

. Mais, dirat-on, si cela est, id ne faut

done plus planter à l'exposition du midi en

à-dos (qui sont des talus de terre qu'on mé-

nage dans les potagers ou le long des espa-

diers), les giroflées, les choux des avents,

| es laitnes d'hiver , les pois verts et les autres

plantes délicates auxquelles on veut. faire passer hiver , et qu on “bite avancer Er mps ; ce sera à l'exposition du a A faudra dorénavant planter les pè-

* chers et les autres arbres délicats. Il est à propos de détruire ces deux objections, et de faire voir qu'elles sont de fausses conséquences de ce que nous ayons avancé. " On se propose différents objets quand on met des plantes passer l'hiver à des abris exposés au midi , quelquefois c’est pour hâter leur végétation; c'est, par exemple, dans cette intention qu'on plante, le long des espaliers, quelques rangées de laitues, qu'on appelle , à cause de cela , des laitues d'hiver, qui résistent assez bien à la gelée quelque qu mais qui avancent da-

ion de les replanter de printemps; on suit, par

rches. : *

Enfin on veut quelquefois avancer la vé-

gétation de quelques plantes qui craignent la gelée, comme seraient les giroflées, les © pois verts, et pour cela ones plante sur des

Fe à bien exposésau midi , mais de plus on les défend des grandes gelées en les couvrant ; lorsque le temps l'exige.

On sent bien ; sans que nous soyons obligés de nous étendre davantage sur cela, que Pexposition du midi est, plus propre que toutes les autres à accélérer la végétation, et on vient de voir que c'est aussi ce qu'on

* DES MINÉRAUX

se. propose principalement quand on met quelques plantes passer l'hiver à cette exposition, puisqu'on est obligé, comme nous venons de le dire , d'employer outre cela des couvertures pour garantir de la gelée les plantes qui sont un peu délicates; mais il faut ajouter que s’il y a quelques circonstances où la gelée fasse plus de désordre au midi qu'aux autres expositions , il y a aussi bien des cas qui sont favorables à cette exposition , surtout quand il s'agit d'espalier. Si, par exemple, pendant l'hiver il y a quelque chose à craindre des verglas, combien de fois arrivé-t-il que la chaleur du soleil qui est augmentée par la réflexion de last

aille , a assez de force pour dissiper tou

l'humidité ; et alors les plantes sont pres 1e en sûreté contre le froid ? De plus , Le —

arrive-t-il de gelées sèches qui RE Tue

nord sans relâche , et qui ne sont pr

pas sensibles au midi? De même au prin- | temps , on sent bien que si après une pluie

qui vient de sud-ouest ou de sud-est, le vent

se met au nord, l'espalier du midi étant à

l'abri du vent, souffrira plus que les autres; mais ces cas sont rares, et le plus souvent c'est après des pluies de nord-ouest ou de

nord-est , eds vent se met au nord , et

alors l'espalier du midi ayant été à l'abri de

la pluie par le mur, les plantes qui y seront, auront moins à souffrir que les autres, non= seulement parce qu'elles auront moins reçu

de pluie , mais encore parce qu'il y faittou=

jours moins froid qu'aux autres expositions

comme nous l'avons fait remarquer iv Lu mencement de ce Mémoire. ” …?

De plus , comme le soleil dessèche beaucoup la terre le long des espaliers qui sont | au midi, la terre y transpire moins qu'ail- ; leurs. :

On sent bien que ce que nous venons de dire doit avoir son application à l'égard des pêchers et des abricotiers qu'on a coutume de mettre à cette exposition et à celleydu levant ; nous ajouterons seulement qu'iln'est pas rare de voir les pêchers geler au levant et au midi , et ne le pas être au couchant ou même au nord; mais indépendamment de cela , on ne peut jamais compter avoir beau-

coup de pêches et de bonne qualité à cette ;

dérnière exposition ; quantité de fléurs tom= bent tout entières et sans nouer, d'au

après être nouées se détachent de l'arbre , et celles qui restent ont peine à parvenir à une maturité. J'ai même un espalier de pêchers à l'exposition du couchant, un peu décli-

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