J'ai exposé au même feu du beau quarlz blanc
or ces différents degrés de fusibilité respective dans les matières qui composent le gramie, et particulièrement la grande fusibilité du feld-spathet du schor!, me semblent suffire pour expliquer d'une manière satisfaisante la formation du granite.
En effet, le feu qui tenait le globe de la terre en liquéfaction a nécessairement eu des degrés différents de force et d'action; le quartz ne pouvait se fondre que par le feu le plus violent, et n'a pu demeurer en fusion qu'autant de temps qu'a duré cette extrême chaleur; dès qu’elle a diminué , le qua s'est d’abord consolidé; et sa surface, frappée du refroidissement , s'est fendue , écaillée , égrenée comme il arrive à toute espèce de verre exposé à l'action de l'air; toute la superficie du globe devait donc être couverte deces premiers débris de la décrépitation du quartz immédiatement après Sa consolidation ; et les groupes élancés des montagnes isolées, les sommets desigrandes boursouflures du globe, qui dès-lors s'étaient faites dans la masse quartzeuse, ont été les premiers lieux couverts de ces débris du quartz, parce que ces éminences qui présentaient toutes leurs faces au refroidissement, en ont été plus complétement et plus vivement frappées que toutes les autres portions de la terre.
Je dis refroidissement , par rapport à la prodigieuse chaleur qui avait jusqu'alors tenu le quartz en fusion; car dans le moment de sa consolidation, le feu était encore assez violent pour dissiper les micas ; doni Vexfoliation ne fut que le second détriment du quartz déjà brisé en écailles et en grains par le premier degré du refroidissement. Le feld-spath et le schorl, bien plus fusibles que le mica, étaient encore en pleine fonte au point de feu où le quartz, déjà consolidé , s'égrenait faute de recuit et formait les micas par ses exfoliations.
Le feld-spath et le schorl doivent donc être considérés comme les dernières fontes des matières vitreuses ; ces deux derniers verres en se refroidissant durent s'amalgamer ayec les détriments des premiers. Le feu qui avait tenu le quartz en fusion était
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d'Auvergne ; il y a pris un blanc plus mat, plus opaque, y est devenu plus tendre, plus aisé à égrener au doigt, mais sans aucune fusion, pas même aux endroits où il touchait le creuset. (Lettre de M. de Morveau à M. de Buflon, Dijon, 27 octobre 1778.) Tnéonte DE LA TERRE, Z'ome IT.
bien plus violent que celui qui tenait d même état le feld-spath et le schor! re n'est qu'après la consolidation du 44 2 même après sa réduction en débris u ps micas se sont formés de ses exfoliations u ce n'est encore qu'après ce temps que :
feld-spath et le schorl auxquels d'u Mise qu'un feu médiocre pour rester en fusion ont pu se réunir avec les détriments de ces premiers verres; ainsi le feld-spath et le schorl ont rempli comme des
toute la matière liquéfiée en VTPR le feu de Ta des dd ét ro re ; comme par autant de soupiraux, les vapeurs métalliques qui , s'étant iecorporées avec la substance du quartz, l'ont modifiée, colorée et convertie en jaspe, lequel ne diffère en effet du quartz, que par ces impressions de vapeurs métalliques, et qui s'étant consolidé et recuit dans ces fentes du quartz, et à l'abri de l’action des éléments hutaidés est demeuré solide et n'a fourni à l'eétérieur qu'une petite quantité de détriments-que le feld-spath et le schorl aient pu nov à es Jaspes ne présentant que leur spttiftt et étant du reste contenus dans les fentes pérpendiculaires &e la grande masse quartzeuse, ne purent recevoir le feld-spath et le schorl, que dans cette partie supérieure sur laquelle seule se fit une décrépitation semblable à celle du quartz, parce que cette partie de leur masse était en effet la seule qui pût être réduite en débris par le refroidissement Et de fait, les Es ps qui n'ont pu se former qu'à la superficie des jaspes, sont in-
finiment moins communs que les granites -
qui se sont au contraire formés sur la sur-
face entière de la masse quartzeuse ; car les
granites recouvrent encore aujourd'hui la
plus grande partie du globe, et quoique les
quartz percent quelquefois au-dehors et se
montrent en divers endroîts sur de fortes 3 52
os
face de la terre en comparaison des granites, parce que les quartz ont été recouverts et rehaussés , presque partout , par ces mêmes granites, qui ont recueilli dans leur substance , care tous les débris des verres
épaisseurs et dans une grande étendue (l), ils n'occupent que de petits espacesà la sur-
(1) « Les quartz s'offrent à plusieurs endroits dans les Vosges, soit que les masses de granites éboulées aient découvert les flancs de la masse quarlzeuse, ou que des zônes ou veines de quartz percent d'elles-mêmes à la surface. Dans les mines du Thillot et de Château-Lambert , fouillées dans une des racines de la grande montagne du Balon, et dont l'exploitation fut autrefois très-riche et pourrait l'être encore, le cuivre se trouve immédiatement
dans le quartz vif, sans autre matrice ni gangue;.
larges bandes jusqu'au-dehors de Ii montagne-"On rencontre Ja tranche d'üne autre très-lärge zône de quartz; coupée dans le bas de Jà superbe route qui descend de l'autre côté de cette même grande montagne du Balon sur Giromagny, en haute Alsace. Des masses et des zônes de quartz se présentent également sur les coupes de l'autre route qui pénètre la montagne , de Lorraine en Alsace, par la source de la Moselle, Bussang, Saint-Amarin et Thav. Enfin en nombre d'autres endrcits dans » tôûte la chaîne dés Vosges, le quartz se montre » éntre les granites, soit à la base, soit aux côtés es- » carpés des montagnes. » (Observations communiquées par M. l'abbé Bexon.) Mértri: À De ?
« Dans le canton de Salvert ;en Auvergne, ilya, » dit M. Gucttard , une-bande de plus de deux mille toises de long, qui n’est que du quartz blanc ; elle rep end même du côté de Roche-d’Agout, jusqu'à
» ce quartz est d'un beau blanc de lait et perce e »”
» une petite butte qui est auprès de la paroisse de » Biolet, ce qui fait en tout une longueur de plus de » dix mille loises.… AA Te » Au environs de Pont-Gibaud ; le long du che- » min de Clermont Mont-d'OrsiLys du quartz ; » les maisons en sont bâties dans le canton de la » Sauvetat : £ette pierre est ordinairement d'un blanc » plus ou moins vif, etc. » (Mémoire sur la Minéralogie d'Auvergne, dans ceux de l'Académie des sciences , année 1759.) ve (à Presque tous les rochers du Grimsel (l’une des plus hautes Alpes , d'où sortent les sources de l'Aar et du Rhône) contiennent de beaux cristaux ; c'est sur celle montagne , composée de quartz, qu'ont été trouvées les plus belles pièces de cristal que l'on connaisse, entre autres celle qu'a vue M. de Haller, et qui Re sait six cent qüatre-vingt-quinze livres. (Voyages de M. Bourrit, tome 2, chapitre 3.) x « On entfevoit de certaines lois à l'égard de l'arran- » gement respectif de cet ordre d'anciennes roches, » par tous les systèmes de montagnes qui apparlien- » nent à l'empire russe. La chaîne ouralique , par » exemple, a du côté de l'orient, sur toute sa lon- » gueur , une très-grande abondance de schistes cor- ‘» nés serpentins et talqueux, riches en filons de » cuivre, lesquels forment le principal accompagne- » ment du granite. Des jaspes de diverses couleurs... » forment des lits de moutagnos entières et occupent
primitifs, et se sont consolidés et groupés sur la roche même du globe, à laquelle ils tiennent immédiatement , et qu'ils chargent presque partout ; on trouve le granite comme premier fonds au-dessous des bancs calcaires et des couches de l'argile et des schistes, quand on peut en percer l'épaisseur (2), et ous ne devons pas oublier que ce fonds ac- “tuel de notre terre était la surface du globe L primitif avant le travail des eaux (3). :
de très-grands espaces; de cemênie côté, il “paraît » beaucoup de quartz en grandes roches 2 ds pu- » res. » (Observations sur la formation des montagues, par M. Pallas, page 50.) . $ (2) « Les montagnes du Vicentin et du Véronsis
» sont composées d'un schiste argileux micacé ; comme -
» on n'en perce pas l'épaisseur, on ignore s'il en est » de méme ici que dans d'autres Pays de montagnes, » c'est-à-dire s'il y a au-dessous de ce schiste du gra- » nite, ce que je présuine cependant; car le granite » perce et s'élève au-dessus du schiste dans les hautes » moñtagnes du Tyrol, et le granite gris ou granitello, » se montre déjà vers les sources de la rivière de Cis- » mônvé, qui se jette dans la Brenta. » (Ferber, Lettres sur Ja Minéralogie » page 46. )
+ (3) «il résulle des faits que j'ai rapportés qu'à » l'époque où la mer eommençait à couvrir les Pyré- » nées de productions marines , il existait déjà de » grandes montagnes , purement graniteuses, qu'elle » n'a fait qu'accroître par d'immenses dépôts, prove- » pant dé la destruction des Corps marins organisés ; » mais l'enveloppe des hasses de granite, continuelle- » ment exposée aux injures du temps et à l’action des » eaux du ciel, ne <esse de diminuer depuis que la » mer s'est retirée du,sommet des Pyrénées : les tor- » rents surtout, qui sillonnent de profondes cavités » dans Je sein de-ces montagnes, entraînent les pierres » calcaires et argileuses, et dégagent peu à peu le » granite ; ainsi cette roche, après une longue suite de » siècles, se lrouvera entièrement 4 découvert, telle » enfin qu'elle était disposée avant d'avoir servi de » base à des matières de nouvelle formation. Les Py- » rénées , parvenues à leur premier élat , ressemble- » frontaux montagnes graniteuses du Limousin, qui » paraissent avoir subi toutes ces vicissitudes.… Les » environs de Châteauneuf, village situé à six lieues » de Limoges, présentent des bancs inclinés de mar- » bre gris, enfermés de granite ; cette île calcaire est, » selon M. Cornuau , ingénieur-géographe du roi, » d'une demi-lieue de diamètre, et distante de plus » de dix lieues des contrées calcaires. Un pareil mo- » nument semble avoir été conservé pour indiquer » que les montagnes actuelles du Limousin, ne sont
— Orles granites sont non-seulementcouchés sur cette antique surface, mais ils sont entassés encore plus en grand dans les groupes montagnes primitives (l), et nous en ävons d'avance indiqué la raison: ces sommets où les degrés du refroidissement furent. Plus rapides , atteignirent plus tôt le point de la fusion et de la consolidation du feld- Spath et du schorl, en même temps qu'ils leur offraient à saisir de plus grandes épaisseur de grains quartzeux décrépités.
Aussi les granites forment-ils la plupart de
DÉS MINÉRAU %.
pan nombre de matières (2), et méme dans tous les métaux et minéraux métalliques
Si nous considérons maintenant e les grands bancs et les montagnes de granite s'offrent à la superficie de la terre dans tous les lieux où les argiles, les schistes et les couches calcaires n’ont pas recouvert l’ancienne surface du globe, et où le feu des volcans ne l'a point bouleversée : en un mot partout où subsiste la structure primitive delaterre (3); on me pourra guère se refuser à croire qu'ils sont l'ouvrage de la dernière fonte qui
ces grands groupes et de ces hauts sommets ait eu lieu à sa surface “encore ardente , et
élevés sur la base de la roche du globe comme les obélisques de la nature, qui nous attestent ces formations antiques , et sou les pre” miérs et grands ouvrages dans lesquels elle Préparait la matière de toutes ses plus riches productions , et où elle indiquait déjà de loin le dessin sur lequel elle devait tracer lés merveilles de l'organisation et.de la vie : car on ne peut s'empêcher de reconnaitre dans Ja figuration généralement assez régulière des petits solides du feld-spath et du schorl, cette tendance à la structure orgamique, prise dans un feu lent et tranquille ; qui, en commençant l'union intime de la matière brute avec quelques molécules orgaüiques , la dispose de loin à s'organiser ; en y traçant les linéaments d'une figuration régulière ; nos fusions artificielles , et plus encore les fusions produites par les volcans # nous offrent des exemples de celte figuration du cristallisation par le feu dans un grand » que le noyau d'une région autrefois beaucoup plus » haute , formée par les dépôts de la mer, et détruite » après la retraite des eaux, par les mêmes causes » qui rabaissent chaque jour la cime des Pyrénées.
» La constitution intérieure de cette chaîne ne,per- » met pas d'admettre , comme nous l'avons déjà dit, » que les matières qui la composent, “ient été formées » en même temps ; il est aisé; au contraire , de voir » que la formation du granite a précédé celle des bancs » calcaires et argileux, auxquels il sert de base. » (Essai sur la Minéralogie des monts Pyrénées, par M. l'abbé Palassau , page 154.) Ps 7h
(1) « Les granites me semblent mériter mieux que » toutes les autres roches le nom de roches primi- » tives , parce qu'on les trouve plus près du centre, » et dans le centre même des hautes chaînes. » (Saussure, Voyage dans les Alpes , tome 1°", page 99.) — « C’est une observation générale, que dans les grandes » chaînes on trouve au-dehors les montagnes cal- » caires , puis les ardoises. » (Idem , ibidem , page 402.) Nota. L'auteur se fût mieux exprimé en disant {es schistes, puis les roches feuilletées primitives , et enfin les granites.
que cette dernière fonte n'ait été ceHé du feld-spath et du schorl, lesquels, .des cinq verres primitifs, sont sans comparaison les plus fusibles ; et si l'on rapproche ici un fait ‘qu! , tout grand et tout frappant qu'il est, ne paraît pas avoir-été remarqué des minéralogistes ; savoir, qu'à mesure que l'on creuse où qu'on fouille dans une montagne dont la cime et les flancs sont de granite, loin de trouver du granite plus solide et plus beau à mesure que l'on pénètre, l'on voit au contraire qu'au-dessous ; à: une certaine profcndeur, le granite se change, se det s’évanouit à la fin en reprenant peu à peu la nature brute du roc vif et quartzeux. On peut s’assurer de ce changement successif dans les fouilles de mines profondes : quoique ces profondeurs où nous pénétrons soient bien superficielles , en comparaison de celles où la nature à pu travailler les matériaux de ses premiers ouvrages; on ne voit dans ces profondeurs de la roche quartzeuse, dont la parlie qui touche aux filons des mines et forme les parois des fentes perpendiculaires , est toujours plusou moins altérée par les eaux ne een (2) Voyez l’article des volcans, sur les espèces de graniles et de porphyres qui se forment quelquefois dons la lave. ‘ (3) « Après avoir vu les ruines de l'ancienne Syène, » je me rendis aux carrières de granile, qui sont envi- » ron Un mille au sud-est. "Tout le pays qui est à » l'orient , les îles et le lit du Nil, sont de granite » rouge, appelé par Hérodote pierre thébaïque. Ces » carrières ne sont pas profondes, et Lon tire Ja » pierre des flancs des montagnes. Je trouvai dedans » quelques colonnes ébauchées, entre autres une quar- » rée, qui était vraisemblablement destinée pour un » cbélisque. .., On suit ces carrières le loug du che- » min d’Assouan (Syène) à Philæ.. L'ile d'Éléphan- » tine n’est aussi qu'un rocher de granite rouge... el » ce sont des rochers de ce même granite que le Nila » rompus, et entre lesquels il passe dans ses fameuses » cataractes. » (Voyage de Pococke ; Paris, 1772: tome ler, pages 347, 348 , 354 et 360.)
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ou par les exhalaisons métalliques , tandis que celle qu'on taille dans l'épaisseur vive, est une roche sauvage plus ou moins décidément quartzeuse, et dans laquelle on ne dis- Ungue plus rien qui ressemble aux grains réguliers du granite, En rapprochant ce second fait du premier, on ne pourra guère douter que les granites n'aient en effet été formés des détriments du quartz décrépité jusqu’à de certaines profondéurs , et. du ciment vitreux de feld-spath et de schorl qui s’est ensuite interposé entre ces grains de quartz et les micas, qui n'en étaient-que les exfoliations.
I s'est formé des granites à plus grands et à plus petits cristaux de feld-spath et de schorl , suivant que les grains quartzeux se sont trouvés plus où moins rapprochés, plus où moins gros , et selon qu'ils laissaient entre eux plus d'espace où le feld-spath et le schorl Pouvaient couler pour se cristalliser. Dans le granite à menus grains , le feld-spath et le schorl presque confondus et comme incorporés avec la pâte quartzeuse, n'ont point eu assez l'espace pour former une cristallisation bien distincte; au lieu que les beaux granites à gros grains réguliers, le feld-spath et quelquefois le schorl sont cristallisés distinetement, l’un en rhombes etl’autreen prismes(l).
Les teintes de rouge du feld-spath et de brun-noirâtre du schorl dans les granites, sont dues sans doute aux sublimations mé-
talliques , qui de même ont coloré les Jaspes, et se sont étendues dans la matière du feld-
spath et du schorl en fusion. Néanmoins cette teinture métallique ne les a pas tous colorés, car il y a des feld-spaths et des schorls blancs ou blanchâtres ; et dans certains granites et plusieurs porphyres le feldspath ne se distingue pas du quartz par la couleur (2). |
(1) « Le granite (proprement dit) varie par la pro- » portion de ses ingrédients , qui est différente dans » différents rochers , et quelquefois dans les différentes » parties d’un même rocher... . 11 varie aussi par la » grandeur de ses parties , et surtont des cristaux de » feld-spath, qui ont quelquefois jusqu'à un pouce, » de longueur, et d'autres fois sont aussi petits qu'un » grain de sable, » (Saussure, Voyage dans les Alpes, tome Te, page 105.) er Sr lu
(2) Le granito grigio ou bigio est gris, composé de quar(z transparent ou opaque et couleur de lait, de spath dur blanc et de mica noir ; lorsque toutes ses parties sont en petits grains, on en nomme l'assemblage granitello., , Le granito roseo, ou granite rouge, est composé de quartz blanc , de grands morceaux de
Les sommets des montagnes graniteuses , sont généralement plus élevés que les montagnes schisteuses ou calcaires ; ces sommets paraissent n'avoir jamais été surmontés ni travaillés les eaux , dont la plus grande hauteur nous est indiquée par les bancs calcaires les plus élevés ; car on ne trouve aucun
‘indice de coquilles ou d'autres productions marines dans l'intérieur de ces granites primitifs , à quelque niveau qu'on les prenne :
comme jamais aussi lon ne voit de bancs calcaires interposés dans les masses de granite, ni de granites posés sur des couches calcaires , si ce n'est par fragments roulés et transportés (3), ou par bancs de seconde formation ; Lous ces faits importants de l'histoire du globe ne sont que des conséquences nécessaires de l'ordre dans lequel nous ve- EE RES SRE TRS ER CO L spath dur rouge et de mica noir... Quelques eo- Jounes de granité et de granitello sont clairement parsemées de petites taches noires, provenant d'un amas de mica plus grand et plus fréquent dans ces endroîts ; telles sont les colonnes de la façade du palais royal de Naples , du côté de la mer ; telles sont aussi celles degranite gris antique que j'ai vues à Salerno. ( Ferber Lettres sur la Minéralogie, pages 343 et suiv.)
Les différentes couleurs dont le feld-spath est susceptible, sont dans le granite la source d'un nombre de variétés : celle qu’il présente le plus communément est un blanc laïteux ; mais on le voit aussi jaune ou fauve, rouge , violet; et rarement » mais pourtant quelquefois, d'un beau noir. (Voyage dans les Alpes par M. de Saussure , tome ler, page 105.)
(3) « 11 y a degros morceaux de granite, de quartz
» et d’autres pierres , Qui viennent des monts primarii
» du Tyrol, épars sur les champs des environs de » Gallio d’Asiago, de Camporovere et d'autres en- » droits tous situés dans la monjagne.... Ces mor- » ceaux sont de même nature que ceux qu’entraînent » dans leur cours l’Adige et la Brenta en sortant des » montagnes du Tyrol; et il faut concevoir que le » cours de ces rivières, avant qu'elles n’eussent ap- » profondi leurs vallées , était au niveau de ces mor- » ceaux détachés des montagnes , et qui n'ont pu être » entraînés el transportés sur ces couches calcaires » que par les eaux. » (Leltres sur la Minéralogie, par M. Ferber, page 54.) : \ « Arrivés au milieu de la vallée d’Urserén( au mont » Saint-Gothard), nous tournêmes à gauche , et nous » montâmes dans une vallée plus élevée, dont les » profondeurs sont jonchées de ruines de montagnes » renversées. La Reuss , resserrée des deux côtés entre » d'immenses blocs de granite d’une superbe couleur » grise, confusément accumulés et qui sont des frag- » ments de celui qui forme tous les sommets des
‘ » Alpes, s’élance à travers ces débris avec une incon-
» cevable rapidité. » (Lettres sur la Suisse, par M+ Wil. Coxe, tome 1er, page 128.)