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(1) Mémoire sur le grès , par M. de Lassone, dans ceux de l'Académie des sciences, année 1774, page 210. L- ù
(2) M. Valmont de Bomare , dans son ouvrage sur la Minéral ie, nous assure qu'il a trouvé un quartier de ce grès de Turquie, en France, près de
. Morlaix , dans la province de Bretagne, et je suis
d'ailleurs très-persuadé que cette espèce dé grès n'appartient pas exclusivement àla Turquie, comme son nom semble l'indiquer .
verres facticés ; et entrent en plus où moins grande quantité dans leur composition.
Les grès sont assez rarement colorés, et ceux qui ont une nuance de jaune, de rouge, ou de brun; me doivent cette teinté qu'à l'infiltration de l'eau chargée des molécules ferrugineuses de la terre végétale qui couyre la superficie du terrain où l'on trouve ces grès colorés; la plupart des jaspes sont au contraire très-colorés, etsemblent avoir reçu leurs couleurs par la sublimation des matières métalliques dès le premier temps de leur farajions il se peut aussi que quelques grès des plus anciens doivent leur couleur à cés mêmes émanations métalliques , l’une des causes n'exclut pas l’autre, et les effets de toutes deux paraissent constatés par Fobservation. « Il n’y a presque point de ces blocs » gréseux de Fontainebleau, dit M. de Las:
» sone, où l'on n’aperçoive quelques marques d’un principe ferrugineux ; en géné-
ral, ceux dont les grains sableux sont les
moins liés, sont aussi ceux où le principe ferrugineux est le plus apparent ; les portions les plus externes des blocs, celles par conséquent dont la formation où la condensation est moins ancienne, ont souvent une teinte jaunâtre de couleur d'ocre
de rouille de fer, tandis que les cou-
ches plus intérieures ne sont nullement colorées. Il semble donc que dans certains grès cetle teinte disparaisse à mesure que leur densité ou que la concrétion de leurs grains augmente ; cependant on remarque des blocs très-durs , dont la masse entière est pénétrée uniformément de cette couleur ferrugineuse plus où moins intense ; il y en a parmi ceux-ci quelques-uns où le principe ferrugineux est si a pparent, qu'ils ont une teinte rougeûtre très-foncée. Le sable, même pulvérulent, et n'ayant encore éprouvé aucune condensation; coloré en plusieurs endroits par les mêmes teintes , semble aussi participer du fer, si l'on en juge simplement par la couleur; mais l'aimant n’en attire aucune parcelle de métal, non plus que du détritus des grès rougeûtres (3). »
Cette observation de M. Lassome me semble prouver assez que les grès sont colorés par le fer, et plus souvent au moyen de l'infiltration des eaux que par la’ sublimation des vapeurs souterrainés ; jai vu moi-même dans plusieurs blocs d'un grès très-blanc, de pe A RO ES CR Là + +5 2 RES
(3) Mém. de l’Académie des sciences ; année 1774-
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DES MINÉRAUX
L ces petits nœuds ou clous ferrugineux dont Jai parlé (1), et qui sont d'une si grande dureté qu'ils résistaient à la lime. On doit conclure de ces remarquef que l'eau a beaucoup plus que le feu travaillé sur le grès ; ce dernier élément n'a fourni que la preniière matière, c'est-à-dire le quartz; au lieu que l'eau a porté dans la plupart des grès, nonseulement des parties ferrugineuses ; mais encore une très -grande quantité d’autres matières hétérogènes qui en altèrent la na-
| ture ou la forme , en leur donnant une figu-
ration qu'ils ne prendraient pas d'eux-mêmes, ce qu'on ne doit attribuer qu'aux substances
hétérogènes dont ils sont mélangés. k
On trouve dans quelques sables de grès des morceaux arrondis , isolés et de différentes grosseurs , les uns entièrement solides et | massifs, les autres creux en dedans comme | des géodes ; mais ce ne sont que des concré- | tions , des sablons agglutinés par le Ce
dont nous avons parlé ; ces concrétions e forment dans les petites cavités de la grande
. masse de sable qui environne les autres blocs
de grès, et elles sont de la même nature que
ces sables (2). Mais les grès disposés par
bancs ou par couches, sont presque nor”
Plus ou moins mêlés d’autres matières ; il y
a des grès mélangés de terre limoneuse ,
| d'aütres sont entremélés d'argile, ét plu-
Lee
1) Voyez tome 1, page 191. )
w pr la à AS camp de Gésen ee %
Compiègne), et dans plusieurs autres lieux où le s ?
ble abonde, on rencontre aussi certains corps Pier
reux isolés , de différentes grosseurs , et presque ME jours de forme à peu près arrondie; c'est ee que M. :
Réaumur appelle marrons de sable (Mémoires e
l'Académie des sciences, année 1723). STE les a regardés comme des rudiments de silex; mais par leur forme , et surtout par l'apparence encore un LEE
sible des grains sableux dans ra 34 ar 4 L
| chent bien plutôt des grès ;
cat avec AT nitreux. De semblables mar rons de sable existent aussi dans d'autres terrains où le sable est beaucoup plus pur et moins mélangé , mais ils ont un caractère particulier ; ce sont des espèces de géodes sableuses; quand on les casse , on trouve un-vide, en partie occupé par un sms de ux assez purs , adhérents à toute la voûte inté-
re, et produits sans doute par le suc lapidifique, plus abondant et dégagé de toute autre vrstière. J'ai dans mon cabinet quelques-unes de ces géodes sableuses que l'on peut regarder comme une espèce de grès; Veau-forte n'y fait aucune impression apparente, (Mémoires sur le grès, par M. de £assoue ;
Académie des sciences, année 1774} pages 221
et 222.)
. TnéonrEe DE LA TERRE. Z'ome IL.
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. . ” sieurs autres qui ne paraissent pas terreux , contiennent une grande quantité de matière calcaire ; tous ces grès ont évidemment été formés dans les sables transportés et déposés par les eaux , et c'est par cette raison qu'on les trouve en couches horizontales, au lieu
que les grès purs produits par la seule dé-
composition du quartz, se présentent en blocs irréguliers et tels qu'ils se sont formés dans le lieu même, sans avoir subi ni transport ni mélange; aussi ces grès purs ne contenant aucune matière calcaire, ne font point effervescence avec les acides, et-sont les seuls qu'on doive regarder comme de vrais grès; cette distinction est plus importante qu'elle ne le parait d’abord, et peut nous conduire à l'explication d'un fait reconnu depuis peu; quelques observateurs ont trouvé
plusieurs morceaux de grès à Bourbonne:les-
Bains (3), à Nemours (4), à Fontainebleau
cet ailleurs, qui affectaient une figure qua-
drangulaire, et qui étaient , pour aïnsi dire, cristallisés en rhombes ; or cette espèce de cristallisation où de figuration n'est pas une des propriétés du grès pur (5); c'est un effet accidentel qui n'est dû qu'au mélange de
la matière calcaire avec celle du grès; car
ayant fait dissoudre par un acide ces morceaux figurés en rhombes, il s'est trouvé qu'ils contenaient au moins un tiers de substance calcaire sur deux tiers de vrai grès,
(3) Mémoires de Physique, par M. Grignon, in-4°, page 353. F
(4) M. Bezout , savant géomètre de l'Académie des sciences , a reconnu le premier ces grès figurés dans les carrières de Nemours.
(5) Une autre espèce de grès découvert depuis peu dans la forêt de Fontainebleau , du côté de la Belle - Croix, est composé d'un amas de vrais cristaux réguliers, de forme rhomboïdale…. On trouve ce grès indiqué et décrit pour la première fois, dans un catalogue imprimé {chez Claude Hérissant , et composé par M. Romé de Lille) d’un riche cabinet d'Histoire naturelle , exposé en vente à Paris, dans le mois de juillet de cette année 1774; duns une note relative à cette indication , on observe que cette espèce de grès n'est pas pure, que l'acide nitreux l'attaque À raison d'ute substance calcaire qui entre dans sa mixtion , en proportion d'un peu plus d'un tiers'sur le total ; et l'on ajoute que peut-être la cristallisation de cette pierre sableuse n'a été déterminée que parle mélange et le concours de la matière qui paraîl servir de ciment... Dans ce canton de la Belle-Croïx , les blocs ÿ sont moins isolés et paraissent former des chaînes ou des banes plus réguliers. (Mémoires sur le grès, par M. de Lassone; Académie des sciencés, année 1774.) y y ;
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