DE LA
: Tusqu'ics nous n'avons parlé que des ma-
tières qui appartiennent à la première pa-
ture : le quartz, le jaspe, les porphyres ; les granites ; produits immédiats du feu primitif : les grès , les argiles, les achistes , les ardoises ; détriments de ces premieres euprtans ces , et qui , quoique transportés:, pénétres ,
’ i A r s. L - figurés par les eaux , et méme mélangés des
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premières productions de ce second élément,
wén appartiennent pas moins à la grande
ss. e 2 ., LA ge lesmasse primitive des matières vitreuses ;
quelles dans cette première époque, composaient seules le globe epliér: Maintenant considérons les matières calcaires qui se trouvent en si grande quantité, et en tant
d’endroits sur cette première surface du ement l'ouvrage de
uit immédiat : c'est dans cet élément que sé sont en effet formées ces substances qui n’existaient pas auparavant, qui n'ont pu se produire que par l'intermède de l'eau , et qui non-seulement ont été transportées , entassées et disposées par ses mouvements , mais même Ont été, combinées , composées et produites dans le sein de la mer. : j:
Cette produgtion d’une nouvelle substance pierreuse par le moyen de l'eau, est un des plus étonnants ouvrages de la nature; et en
Même temps un des plus universels : il tient * à la génération la plus immense peut-ètre * qu’elle ait enfantée dans sa premiére fécon-
dité : cette génération est celle des coquillages, des madrépores, des coraux et de toutes les espèces qui filtrent le suc piérreux et produisent la matière calcaire , sans que mul autre agent, nulle autre puissance particulière de la nature, puisse ouait pu former cette substance. La multiplication de ces animaux à coquilles est si prodigieuse, qu'en Puéonte DE LA TERRE. Zome Il.
. page 285.)...« Nous abordâmes à l'ile
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doises ne paraissent s'être inelinés que par k
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des grandes cavernes , avant que leur affais- 2
sement ne fit pencher les masses dont elles 4
claient surmontées ; tandis que Îles couches a calcaires , déposées plus tard sur la terre af-
fermie, offrent rarementde l'inclinaison dans :
leurs bancs qui sont assez généralement ho- :
rizontaux ; où beaucoup moins inclinés que ne le sont communément les lits des schistes ét des ardoises. à 53" SE
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s'amoncelant ils élèvent encore aujourd'hui en mille endroits des récifs, des bancs, des hauts-fonds , qui sont les sommets des collines sous-marines, dont la base ét la masse sont également formées de l'entassement de leurs dépouilles (1). Et combien dut être
c (1) «a Toutes les îles
b dde à : ir à = » semblent avoir été p 4 ropique austral
roduites par des animaux du » genre des polypes, qui Leu les du » ces animalcules élèvent peu à peu leur habitation de » dessus une base imperceptible, qui s'étend de plus » en plus, à mesure que sa structure s'élève davan- » tage : j'ai vu de ces larges structures à tous les de- » grés de leur construction, » (Observations de Forster, à la suite du second Voyage’ du “capitaine Cook, page 135.) — « Ces îles sont généralement liées + » les unes aux autres, par des récifs de rochers de co- » rail.» (Idem , ibid.) «Nous découvrimss les îles, » vues par M. de Bougaiuville, par les 170 24'lati- » tude , et 1419 39° longitude ouest ; tnede ces îles » basses, à moitié submergée, n'était qu'un grand » banc de corail, de vingt lieues de tour. » (Cook, second Voyage, tome 1, page 293.)... « Onvren- » contra une ceinture de petites îles, jointes ensemble » parun récif de rochers de corail, ». Udem, ot né 2, » de celles des Amis) ; ses bords Riel que dou re + » chers de corail. » (Idem . tome 3, page 10.) Cette multitude d'îles basses et de bancs sur ] se perdit le navigateur Roggevin, on été revus et on: nus par MM. Byron et Cook ; toutes cés iles ne sont soutenues que par des bancs de corail , élevés du fond de la mer jusqu'à sa s ace voyez le c pitre 11 de la relation du seco o e du capitaine Cook , traduction Eu AG ; Sa page 275). Ce fait étonnant a été si bien vu par ces bons observaleurs, qu'on ne peut le révoquer en doute, et il fournit à M. Forster celte réflexion frappante: « Le » petit ver, dontle corail est l'ouvrage et qui paraît » si insensible qu'on lé distingue à peine d'une plante, » agrandit son habitation, et construit un édifice de » roche, depuis un point du fond de la mer, 4
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encore plus immense le nombre de ces ouvriers du vieil Océan dans le fond de la mer universelle , lorsqu'elle saisit tous les principes de fécondité répandus sur le globe animé de sa première chaleur !
Sans cette réflexion , pourrions-nous soutenir la vue vraiment accablante des masses de nos montagnes calcaires (1), entièrement composées de cette matière toute formée des dépouilles de ces premiers habitants de la mer? Nous en voyons à chaque pas les prodigieux amas ; nous en avons déjà recueilli mille preuves (2); chaque contrée peut en offrir de nouvelles, et les articles suivants
les confirmeront encore par un plus grand
développement (3). RE Nous commencerons par la craie, non
qu'elle soit la plus commune ou la plus no-
ble des substances calcaires ; mais parce que
» l'art humain ne peut pas mesurer , jusqu'à la sur- » face des flots ; il prépare ainsi une base à la rési- » dence de l'homme. » (Forster, second Voyage de Cook, tome 2, page 283. — Voyez de plus toutes les relations des navigaleurs , sur les sondes tombées sur des rochers de coquillages , et sur les cables et grelins des ancres coupés contre les récifs de madrépores et de coraux.} « En traversant la Picardie, la » Flandre francaise, la Champagne , Ja Lorraine al- » lemande , le pays Messin, etc. , M. Monnet a ob- » seryé que les coquilles se montrent jusqu’à plus de » trois cents pieds de profondeur perpendiculaire , à
.» commencer des vallées les plus profondes.... On
» trouve même des bancs de corail ou de madrépores » auprès de Clermont, village de la principauté de » Liége , de plus de soixante pieds de hauteur. Ces » banes sont droits comme des murailles; ils ressem- » blent assez à ceux qui sont décrits par le capitaine » Cook, et qui sont situés auprès de la Nouvelle- » Guinée ; ils renferment des bancs de bon marbre » qu'on exploite. » (Tableau des Voyages minéralogiques de M. Monnet ; Journal de Physique , févri 1781, pages 160 et suiv.) a) M. Monnet profita d'une ouverture qu’on avait faite dans une des plus profondes vallées du bas Bo- 3 lonaïs, à dessein d'y découvrir du charbon, pour observer jusqu'où vont les bancs de pierres calcaires et les coquilles : cette/ouverture , de cinq cents pieds de profondeur perpendiculaire, et qui passait le niveau de la mer de plus de cent pieds, a montré autunt de “coquilles dans son fond que datis sa hauteur. (Tableau des Voyages minéralogiques de M. Monnet; Journal dé Physique, février 1781 , page 161.) (2) Voyez tous les articlés de la Théorie’ de la terre, des preuves et des suppléments, sur les carrières et les montagnes, composées de coquillages et autres dépouilles des productions marines.
%. (3) Voyez, en particulier , les articles de la Pierre
caleaire et du marbre. .
de ces matières , qui foutes également tirent. leur origine des coquilles, la craie doit en être regardée comme le premier détriment, dans lequel cette substance coquilleuse est encore toute pure, sans mélange d'autre matière, eb sans aucune de ces nouvelles formes de cristallisation spathique , que la stillation des eaux donne à la plupart des pierres calcaires : car en réduisant des coquilles en poudre, on aura une matière toute semblable à celle de la craïe pulvérisée.
Il a donc pu se former de grands dépôts de ces poudres de coquilles , qui sont encore Fr sous cette forme pulvérulente 3 où qui ont acquis avec le temps de la consistance et quelque solidité : mais les craies sont en général, ce qu'il y a de plus léger et de moins solide dans ces matières calcaires et la craie la plus dure est encore une pierté tendre; souvent au lieu de se présenter en masses solides, la craie n’est qu'une
= Poussière sans cohésion , surtout dans ses co
ù , uches extérieures ; c’est à ces lits de Poussières de
craie qu'on à souvent donné le nom de marne ; mais je dois avertir toute confusion , que ce nom quer qu’à une terre mêlée de craie et d'argile, ou de craie-et de terre limoneuse , et que la craie est au contraire une matière simple , produite par le seul détriment des substances purement calcaires.
Ces dépôts de poudre Coquilleusé ont formé des couches épaisses et souvent trèsétendues , comme on le voit dans la province de Champagne , dans les falaises de Normandie, dans l'Ile-de-France , à 1
a Roche- Guyon, etc., et ces couches composées de
poussières légères ayant été déposées dernières, sont exactement horizontales . et prennent rarement de Pinclinaison i mére dans leurs lits les plus bas, où elles acquièrent plus de dureté que dans les
rieurs ; cette même différence de solidité s’observe dans toutes les carrières anciennement formées par les sédiments des eaux de la mer. La masse entière de ces bancs calcaires était également molle dans le commencement ; mais les couches inférieures , formées avant les autres, se sont consolidtes les premières ; et en même temps elles ont reçu par infiltration toutes les particules pierreuses que l'eau a détachées et entrainées des lits supérieurs : cette addition de substance a rempli les intervalles.et les pores des pierres inférieures, et a augmenté leur densité et leur dureté à mesure qu’elles
»s Pour éviter ne doit s’'appli-
les
lits supé- .
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