MARNE
ait dans la marne qu’on veut employer, une assez, grande quantité de parties calcaires pour que l'argile y soit divisée, cette marne presque entièrement argileuse, et même la terre limoneuse toute Pure, seront les meilleurs engrais qu’on puisse répandre sur les terrains sableux. Entre ces deu il sera aisé de saisir les degrés in et de donner à chaque terrain la quantité et la qualité de la marne qui pourra convenir pour engrais (2). On doit seulement observer que dans tous les cas il faut mél avec une certaine quantité de fumier et cela est d'autant plus nécessaire , que de toEraies est plus humide et plus froid. Si l’on répand lesmarnes sans y mêler le fumier on Sep ” beaucoup sur le produit de la Ha He et même de la seconde récolte > Car le bon effet de l'amendement marneux ne se manifeste pleinement qu'à la troisièm
x extrêmes , termédiaires,
er la marne
6 OU quatrième *
Les marnes qui contiennent une grande quantité de craie sont ordinairement blanches ; celles qui sont- grises, rongeàtres ou brunes , doivent ces couleurs aux argiles ou à la terre imoneuse dont elles sont mélangées , etces couleurs plus
sont enêore un indice Par lequel on peut juger de la qualité dechaque marne en as:
ticulier. Lorsqu'elle est tout-à-fait convenable à la nature du terrain sur ‘léquél on la répand, il est alors bonifié pour nombre \ années 6); et le cultivateur fait un double à ME ERREUR LENS en me SES ” (2) M. Faujas de Saint-Fond parle de certains cantons du Dauphiné qui sont très-fertiles , et dont + ns <oatient environ Un quart de matière calcaire , mélée naturellement avec un tiers d'argile noîre , Lenace, mais rendue friable Par environ un quart d'un Fable sseget grenu ; et pour le surplus ; d'un second seule fin doux a brillant. (Voyez le Mémoire sur la marne , par M. Faujas de Saint-Fond ; et les Affiches du Dauphiné , octobre 1780.)
(3) Suivant Pline , la fécondité communiquée aux “terres par certaines marnes , dure Cinquante et jus- ‘qu'à quatre-vingts années. (Voyez son Histoire patu-
relle , liv. 17, chap. 7 et 8.) 1 dit aussi que c'estaux Gaulois et aux Bretons qu'ou doit l'usage de cet engrais pour la fertilisation des terres. (Idem, ibidem.) — M. de Gensanne, en parlant des marnes, fait de bonnes observations sur leur emploi, et il cite un exemple qui prouve que cel engrais est non-seulément utile pour augmenter la production des grains, mais aussi pour faire eroitre plus promptement et plus
ou moins foncées,
EEE 4, © ©
: , « ‘ ‘ CES ES TES D. Ve CRU OO CNE OR. = ES
pr e: le Premier par l'épargne des fumiers dont il usera beaucoup moins, et le second nant de ses récoltes qui sera plus a mt,; si l'on n'a pas à sa portée des marmesde la qualité qu'exigeraient les terrains “qu'on veut améliorer, il est presque toujours ible d'y suppléer, en répandant de l’ar-
sur les terres trop légères , et de Ja chaux -sunles' terres trop fortes ou trop humides , - car lachaux éteinte est absolument de la
Même nature que la craie » puisqu'elles ne
sont toutes deux que de la pierre-calcaire ré- … duite en poudre; ce qu'on a dit(l) sur les bprétendus-sels ou qualités particulières de la
Harné pour la végétation , sur son eau géné-
+ rative, etc, n'est fondé que sur des préjugés.
| ioration des terres, est le mélange d'une aûtre terre différente, et dont les qualités se) compensent et font de deux terres
stériles une terre féconde(2). Ce n’est pas
Mmenter le produit ; mais les effets du mélange
s sels en petite quantité ne puissent aiderles progrès de la végétation et en aug-
convenable des terres sont indépendants de ecause particulière : et ce serait beaucorder à l'opinion vulgaire , que d’ad-
dans la marne des principes plus
v NT PT
ou ent les arbres , et en particulier les mûr, fiers. blanes. (Histoire naturelle. du Languedoc,
re 1.
. j En. de Palissy; Paris, 1777, in-4o, pages
142 jusqu'à 184.
“ Entré les diverses couches que l'on perce en 2 Pr têrre, il en est plusieurs qui sont le » plus lieureusement et le plus prochainement dis- ? Posées. À la fécondité ; il suffit en les mélangeant , !Meles exposer aux influences de l'air et à l'aspect * du ciel, pour les rendre végétales... telles sont 2hOn-seulement les marnes, mais les craies et les ssqui , par des mélanges appropriés aux difféents sols , leur communiquent une force de végé= | » tation si vigoureuse el si durable..., Dans ces dé- | » pôts précieux , que la nature ne semble avoir cachés “quelque profondeur que pour les réserver à nos » besoïns , sont anrassés les éléments les plus précieux » à l'espèce humaine. +. N'allons donc plus, loin de » la donce vue du ciel, atracher l’or du sein déchiré rdelatérres.. Les vrais trésors sont sous nos pas ; MCE sontices terres douces et fécondes qu'il faut ap- : jour , dont il faut couvrir nos champs, et 24quiWont renouveler un s01 épuisé par nos dépréset languissant sous nos mains avides, »
du Système de la fertilisation , par M. l'abbé
ouvrage que j'ai déjà cité (dans l'Introduetion s naturelle des Minéraux) comme offrant, | pos" ets les vues les plus étendues et les PA plants) Saba.
+ mr
DES MINÉRAUX
Lacause principale et peut-être unique de h
elles s'accumulent ;
actifs Pour la végétation q terre > Puisque par elle-même Ja d'autant plus stérile > qu’ell
Craie, :
ue des terres n Il ormées asse
nouvellement par les dépôts et les Pr er
des eaux pluviales il > H'est rare d'en tro à quelque Profondeur dans le sein de la réta ?
qui se forment dans les rochers de pierres calcaires dures ; elles sont aussi irrégulièrement au pie des collines, pour y former des masses d'une | substance à demi pierreuse, légère et” poreuse, à laquelle on donne le nom de tuf, qui souyent se trouve en couches assez épaisses’ et très-étendues au bas des collines argileuses couronnées de rochers calcaires.
C'est aussi à cette même matière crétaeée et marneuse , qu'on doit attribuer Vorigine de toutes les incrustations produites par les eaux des fontaines , et qui sont si communes dans tous les pays où il y a de hautes collines de craie et de pierres ‘calcaires. L'eau des pluies, en filtrant à travers les couches de ces matières calcaires » se charge des particules les plus tenues qu'elle soutient et porte avec elle quelquefois très-loin , elle en. dépose la plus grande partie sur le fond et contre les bords des routes qu'elle parcourt, et enveloppe ainsi toutes les matières qui 1 trouvent dans son cours : aussi yoit-or des substances de toute espèce et de toute figure, revêtues el incrustées de cette matière pierreuse qui non.seulementen recouvre la sûurface, mais se moule aussi dans toutes les cavités de leur intérieur ; et c’est à cet très-simple , auquel, on doit rapporter la cause qui produit ce’ que l’ôn appelle communément des pétrifitations ; Jesquelles. ne
diffèrent des incrustations que par telte pénétration dans tous les vides et interstices “de l'intérieur des matières végétales ou ani-
. males, à mesure qu'elles se décomposent ou Pourrissent, Th 1 s UEL Dans les craies blanches et les marnes les
plus pures, on me laisse pas de trouver des différences assez marquées ; surtout pour les sels quelles contiennent ; si on fait bouillir quelque temps dans de l'eau distillée une cer taine quantité de craie prise au pied d'une ue ine ou dars le fond d'un vallon, et qu'après avoir filtré la liquear , on la laisse éva-
| porer jusqu'à siccité, on en retirera du nitre
. et un mucilage épais d’un rouge brun; en P certains lieux même Je nitre est si abondant dans cette sorte de craie où de marne qui à
* ordinäirément la forme de tuf, que l'on pour- © raitentirer du salpêtre en tès-grande quan- __tité, et qu'en effet on.en tire bien plus abondamment des.décombres ou des murs bâtis
de ce tuf crétacé que dé toute autre matére.
SiVon fait la même épreuve sur la craie pelotonnée qui se trouve dans les fentes des rochers calcaires , et surtout sur ces, masses
de matière molle et légère de fleux.de craie
‘n’en retiréra souvent que du sel marin ; sans : - aucun mélange d'autre sel, et en beaucoup plus grande quantité.qu'on ne retire de nitre des tufs êt des craies prises dans les vallons ‘ou sous’la couche de terre” végétale; cette différence assez singulière ne vient que de la différente qualité des eaux; car indépendamment des matières terreuses et bitumineu es,
— qui $e trouvent dans toutes les eaux., la plu- | part contiennent des sels en assez g nde
+ quantité et de nature différente, selon la dif. __ férente qualité du terrain où elles ont passé; par exemple, toutes les eaux dont les sources AE * C4 MAN 277.
f : % “+, ER Lee D'ARTS F L Le #
sp 2 LL s” F ns, LL v LA formation des pierres calcaires est l'un des plus g'ands ouvrages de la nature ; quelest aisé d'y reconnaître une forme d'organi- Aion antérieure bien plus complète dans les ÿ parties dont cétle matière est originairement ; ÿ 3 k * : | 4 . * composée. Ces pierres ont en éffet été primitivement formées du détriment des coquilles, des madrépores, des oraux et de toutes les autrés substances qui ont servi d'enveloppe
dont nous avons parlé, au lieu de nitre on.
sation actuelle et des traces d'une organisa-
sont dans la couche de terre végétale ou limoneuse, contiennent une assez grande quantité de nitre ; il én est de même de l'eau. des rivières èt de la plupart des fontaines, au lieu que les eaux pluviales les plus pures et recueillies en.plein air avec précaution pour éviter toût mélange, donnent après l'évaporation une poudre terreuse très-fine à d'une saveur sensiblement salée et du même goûs que le sel marin; il en.est de même de la neige, elle contient aussi du sèl marin comme l’eau de pluie, sans mélange d’autres sels, tandis que les eaux qui coulent sur les terres calcaires ou végétales, ne contiennent. point de sel marin , mais du nitre. Les cou- : ches-desmarne stratifiées dans les vallons au -pied des montagnes sous la terre végétal *ÿ, fournissent du salpêtre ,parce que la pierre calcaire et la terre végétale dônt elles tirent: leur'origine en contiennent. Au contraire les pelotes qui se trouvent dans les fentes ou dans les joints des pierres et entre les lits des banes calcaires, ne donnent, au lieu de nitre, que du selmarin, parce qu’elles doivent leur formation à l’eau pluviale tombée immédia- .
tement dans ces fentes , et que cette eau ne contient que du sel marin, sans aucun mélange de nitre; au lieu que lés-craies, les marnes et les tufs amassés au bas des collines et dans les vallons , étant perpétuellement baignés par des eaux qui lavent à chaque instant la grande quantité de plantes dont la + superficie de la terre est coûverte , et qui “arrivent par conséquent lôutes chargées et imprégnées du nitre qu'elles ont dissous à la superficie de la terre, ces couches reçoivent le nitre d'autant plus abondamment que ces mêmes éaux y demeurent sans écoulement et presque PL pèt +