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Et dans ces pierres de formation secondaire , on peut encore en distinguer de plusieurs dates différentes , ‘et plussou moins modernes ou récentes ; toutes celles ,
ie hear, e 6 exemple > Qui contiennent des coquilles fluviatiles, comme on en voit dans la Pierre
ont été formées par des eaux vives et.courantes , long-temps après que la mer a laissé notre continent à découvert ; etnéanmoins la plupart des autres , dans lesquelles on ne trouve aucune de ces coquilles fluviatiles , sont encore plus récentes. Voilà donctrois dates de formation bien distinctes ; la première et plus ancienne est celle de la formation des pierres , dans lesquelles on voit des coquilles où des impressions de coquilles marines, et ces anciennes pierres ne présentent jamais des impressions de coquilles ter-
restres ou fluviatiles; la seconde formation
est celle de ces pierres mélées de tites
visses et limacons fluviatiles ou terrestres : et la troisième sera celle des pierres, qui ne contenant aucune coquille marine ou terrestre , n'ont été formées que dés détriments -et des débris réduits en -Poussière des unes ou dés autres (1). At "&:
F LT x À TA à (1) «& N'y aurait-il pas des pierres de troisième , et »-peut-être de quatrième formation ? les carrières qui » se trouvent dans les plaines à de grandes distances
» des montagnes, et dont la pierre est si différente » de celle d'ancienne forn
formation , semblent annoncer » plusieurs décompositions, et conséquemment plu- » sieurs formations. , :
» Les carrières de seconde formation , non-seule- » ment ne sont pas aussi étendues que les anciennes »carrières ; mais elles sont toujonrs placées au-des- » sous des montagnes dominantes ; elles sont pl » proches dé la surface de la térre : lenrs bancs réu- » nis Ont moins d'épaisseur que les carrières de pre- » mière formation. Ces carrières plus nonvelles con- » tiennent rarement plus d'un ou deux banes ; on en » voit, comme celles d'Anières , à deux lieues de Di- » jon , sur la route d'Issurtille, où il n’y a qu'un seul » banc de cinq à six toises d'épaisseur, sans aucun » lit, et presque sans joints perpendiculaires.
» La petite montagne où se trouve cette carrière, » est plus basse que la chaîne qui traverse la Bour- » gogne du nord au sud ; elle est isolée et séparée de » cette chaîne par le vallon de Vanton.
» La carrière d'Issurtille ressemble beaucoup à » celle d’Anières , excepté qu'elle a le grain moins » fin ; elle est de même dans un monticule , isolée et » séparée de la grande chaîne par un vallon assez pro- » fond : il se trouve dans cette pierre mes cavi- » tés remplies d'un spath fort dur et transparent. La » pierre d'Anières, qui est éloiguée de trois. lieues
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quise tire derrière l'Hôpital-Général à Paris,
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LÉ dns sd hr.
Les lits de ces pierres de seconde formation , ne sontpas aussi étendus ni aussi épais que ceux des anciennes et premières couches dont ils tirent leur origine , et ordinairement les pierres elles-mêmes sont moins dures, quoique d’un grain plus fin; souvent aussi elles sont moins pures , et se trouvent mélangées de différentes substances que l'eau a rencontrées et charriées avec la matière de la pierre (1). Ces lits de pierres nouvelles ne » de celle-ci , m'ôffre pas les mêmes accidents; elle » est d'une pâte plus douce, plus blanche et d'un » grain plus fin: il n'y a aucun lit marqué dans la » carrière d'Issurtille, où l'on coupe la pierre à vo- » lonté , de toute longueur el épaisseur.
» La carrière de Tonnerre est située comme les » de récédentes ; cette pierre a le grain encore » plus fin, mais plus compacte que celle des deux pre- » mières.
» La carrière des Montots , située à Puligny, près » Clugny, ést encore de méme nature que les précé- » dentes; elle est située au pied de la chaîne de » montagnes, qui traverse la Bourgogne, mais elle » west pas isolée : la pierre est rousse, parfaitement » pleine, plus dure, mais d'un grain aussi fin que » celle des carrières précédentes ; les bancs ont une » très-grande épaisseur , elle est très-propre pour la » sculpture. » (Note communiquée par M. Dumorey, ‘ingénieur du roi, et en chef de la province de Bour-
gogne NL -
. (1): Dans une carrière de cette espèce, dont la pierre est blanche et d'un grain assez fin, située à Condat, près d'Agen, on trouve non-seulement des pyrites, mais du charbon de bois brûlé, qui a con-
servé sa t de charbon ; voici ce que m'en a écrit M. a la Vie de Lacépède , par sa lettre du 7 novembre 1
« La carrière de Condat , autant qu’on » en peul juger, occupe un arpent de terre el paraît » s'étendre à une assez grande profondeur, quoiqu'elle » n'ait été encore exploitée qu’à celle de deux ou trois toises : les 4 Pi supérieures sont fort minces et » divisées par un grand nombre de fentes perpendi- » culaires ; elles sont moins dures que celles qui sont » situées plus bas; cette pierre ne contient aucune » impression de coquilles, mais elle renferme plu- » sieurs res hétérogènes, comme du silex, entre » les couches et même dans les fentes perpendieu- » aires, des pyrites qui sont comme incorporées avec » la substance de la pierre , et enfin des morceaux de » charbon, Vous pourrez, monsieur, voir par vous- » mêémela manière dont ces matières étrangères y sont » renfermées , en jetant les yeux sur les morceaux de » pierre que je vais avoir l'honneur de vous envoyer » au Jardin du Roi, et que vous m'aviez demandés. » J'ai trouvé aussi des pyrites enchâssées dans des » pierres d'une carrière voisine de celle de Condat, » ayant la même composition intérieure, et ne conte- » nant point de coquilles ; ces deux carrières occu- » pent les deux côtés d'un très-petit vallon qui les sé- » Pare, et sont à peu près à la même hauteur.... et
sont dans la réalité que des dépôts semblables à ceux des incrustations , et chacune de ces carrières. parasites doit être regardée comme une aggrégation d'un grand nombre d'incrustations ou concrétions pierreuses , superposées et stratifiées les unes sur les autres. Elles prennent avec le temps plus ou moins de consistance et de dureté, suivant leur degré de pureté , ou selon les mélanges qui sont entrés dans leur composition ; il y a de ces concrétions , telles que les albâtres qui reçoivent le poli; d’autres qu'on peut comparer à la craie par leur blancheur et leur légèreté ; d’autres qui ressemblent plus au tuf. Ces Ins de pierre de seconde et troi-
sième formation, sont ordinairement séparés
les uns des autres par des joints ou délits horizontaux assez larges , et qui sont remplis d'une matière pierreuse moins Pure et moins liée que l'on nomme bousin (2); tandis que dans les pierres de première formation . les délits horizontaux sont étroits et remplis de spath. On peut encore remarquer que dans les pierres de première formation, il y a plus de solidité , plus d'adhérence entre les grains dans le sens horizontal que dans le sens ver-
tical, en sorte qu'il est plus aisé de les fendre
ou casser verticalement qu'horizontalement
au lieu que dans les pierres de seconde et troisième formation , il est à peu près égale- RTS TE taie pere ln mal » toutes deux sont situées au bas de plusieurs monta- » gnes, dont les sommets sont composés de pierres » calcinables d'ancienne formation , et d'un grain bien » moins fin que celui des pierres de Condat » qui » seules ont cette blancheur éclatante, et cette facilité » à recevoir un beau poli qui les fait employer à la » place du marbre, »
(2) M. de la Hire fils a reconnu dans une carrière ‘
peu fréquentée proche la fausse porte Saint-Jacques, dont toute la hauteur avait peut-être vingt pieds, que toute cette hauteur n'était pas de pierre, mais était interrompue par des lits moins hauts que ceux de la pierre, et à peu près également horizontaux, et de la même couleur, maïs d'une matière beaucoup plus tendre, grasse , et qui ne se durcit point à l’air comme fait la pierre tendre ; on l'appelle bousin. 11 s’en trouve dans toutes les carrières des environs de Paris : il faut, selon M. de la Hire, que des ravines d'eau aient charrié en certain temps, pendant un hiver par exemple , diflérentes matières qui se sont ar rêtées dans uu fond ; là , étant en repos, les plus pesantes se sont précipitées et auront formé un lit de pierre, et les plus légères seront demeurées au-dessus et auront fait le bousin : une seconde ravine survenue pendant un autre hiver sur ces deux lits formés et desséchés, en aura fait deux autres pareils , et ainsi de suite jusqu'à ce que le fond où tout s’assemblais ail été comblé. (Histoire de l'Académie des sciences.)
# .. GER" ’ ‘ FPRrte \ 2 ment aisé de les travailler dans tous les sens. sont peut-être d’une date aussi nouvelle que
- Enfin dans les pierres d’ancienne formation,
les" bancs ont d'autant plus d'épaisseur et de
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solidité qu'ils sont situés plus bas , au lieu que les lits de formation moderne, ne suivent aucun ordre-ni pour leur dureté ni pour leur épaisseur. Ces différences très-apparentes süflisent pour qu'on puisse reconnaître et distinguer au premier coup d'œil une carrière d'ancienne ou de nouvelle pierre.
Mais outre ces couches de première, de’ seconde et de troisième formation ,* dans lésquélles la pierre calcaire est en masses uniformes ou par bancs composés de grains plus où moins fins, on trouve en quelques endroits des amas entassés, et très-étendus de pierres arrondies et liées ensemble par un ciment pierreux , ou séparées par des cavités remplies d'une terre presque aussi dure que les pierres avec lesquelles elle fait masse continue , et si solide qu'on ne peut en détacher des blocs qu'au moyen de la poudre (1). Ces couches de pierres arrondies
(1) « J'ai suivi, dit M. l'abbé de Sauvages, une » chaîne depuis Montmoirac jusqu’à Rousson, ce qui
. » fait une étendne d'environ deux lieues ; elle se dis-
» tingue des autres par la forme de ses pierres et par » leur arrangement ; les rochers de ces montagnes et » de ces coteaux ne sont point par lits, ils sont en- » tièrement formés de tas immenses de, pierres à
» chaux de différentes grosseurs, toutes arrondies ;
» d'un grain extrémement fin, serré, et. si bien lié » qu'en choquant ces pierres , elles tintent pour l'or- » dinaire : celles qui se trouvent vers la surface du » rocher, sont peu liées entre elles ; mais pour peu » qu'ôn creuse, on trouve que tous les vides qui les » séparent sont exactement remplis d'une terre dont » le grain est plus grossier que celui des pierres : » celle terre a élé si bien durcie qu'elle ne fait avec » les pierres arrondies qu'une même masse, dont on » ne détache des blocs qu'au moyen dela mine.
» On voit, à la cassure de ces rochers, que la terre » qui lie les différents morceaux , est partout roussä- » tre; mais les morceaux eux-mêmes sout de diffé- » rentes couleurs, ce qui donnerait, si celte pierre » était taillée et polie, une assez belle espèce de » brèche. .
» Ce rocher de cailloutages , connu à Alais sous le » nom d'amenla , est de la nature des pièrres caleai- »'rés ou -des marbres, et fait la plus excelleñte de » toutes les chaux, d’une tenue prompte et très-forte, » et qu'on recherche pour bâtir dans l'eau ; cette » chaux demande une plus longue cuite que les au- » tres, surtout si on emploie les pierres détacliées qui » ont été long-temps exposées à l'air, ne fussent-elles » que de la grosseur d'un œuf de poule; sion ne les » casse en deux, on a beau les faire rougir dans le » four à chaux pendant vingt-quatre heures, comme
celles des carrières parasites de dernière fotmation. La finesse du grain de ces pierres
arrondies ; leur résistance à l’action du feu ,
k dar » à l'ordinaire, elles sont trop réfractaires pour se
» calciner ; elles ne fusent point à l'eau, ou ne se dé- » trempent jamais bien.
» Le rocher d'amenla ne va pas à une grande pro- » fondeur, comme ceux des autres chaînes; on en
» voit dans quelques ravins les fondements ou la base,
» qui se trouve souvent mélée de couches d'un roche, » jaunêtre de pierre morte : ce rocher sur lequel porte » l'amenla, est fort commun dans tous les endroits » par où passe notre chaîne ; ilest-assez dur dans la » carrière, mais il s'éclate et se éaleine Pour peu qu'il » ait été à l'air, et cela parce qu'il est fort poreux et » qu'il n'est point pénétré de sucs pierreux : en con- » séquence sa cassure est mate, et #e point de ces » graius luisants, qui sont communs à toutes les » pierres à chaux; aussi lorsqu'on les met cuite eu- » semble, ces pierres mortes ne donnent que de la » terre... d ge AM :
» Ce rocher porte toutes les marques d'un boule- » versement et d'un désordre qui a confondu les pier- » res avec les coquillages qu'on-trouve indifférem- » ment répandus dans toute l'épaisseur du rocher ; et » dans les endroïts les plus profonds où sa base » aboutit. AA +
» C'est principalement de ce désordie et de la » forme arrondie des pierres, que j'ai conjecturé, » le que la pétrification des morceaux arrondis du » rocher d’amenla et des coquillages qui s'y trouvent » mélés, est de beaucoup antérieure à celle de la terre » qui les lie les uns avec les autres ; 2° que tout le » rocher est étranger, pour ainsi dire, dans la Place » qu'il occupe ; 3° que les pierres Sp 'araisseut » s'être arrondies en roulant confuséme les unes » sur les autres, de la méme façon que les galeté de » la mer ou des rivières : qu'on examine les raisons » que j'en rapporte , pour juger si je fais des suppo- » sitions trop violentes. di
» lo. La terre qui lie les pierres d‘amenla de dif- » férentes couleurs, est elle-même d'une couleur » toujours uniforme et d'un grain plus grossier; » cette terre n'est jamais si bien pétrifiée qu'à la fin » elle ne se gerce et ne se calcine à l'air lorsqu'elle y » a resté long-tenips exposée ; aussi Ja surface des » rochers d'amenla où l'on n’a pas touché , est toute » soulevée en morceaux détachés ÿ» tandis les » pierres arrondies, ou l'amenla proprement dit, » reste entier et n’en devient que plus dur.
» C'ést à cette cause qu'il faut attribuer la facilité » que les couches d'ün ee ont de se séparer les » unes des autres , et c'e qui me fait conclure » qué notre rocher est Je p duit de deux pétrifica- » ‘tions faites en des temps différents, d'abord celle » des pierres arrondies ou des amenlas, et ensuite » celle de la terre qui les lie. ,
» 2°. Daus la cassure d'un bloc, composé de plu- » sieurs amenlas liés par une terre durcie 1: j'ai vu
L plus grande que celle dés autres piertes à | chaux , le peu de profondeur où se trouve la # base de leurs amas, la forme même de ces Ce pierres qui semble démontrer qu'elles ont été roulées , tout se réunit pour faire croire que ce sont des blocs en débris de pierres Le plus où moins anciennes , lesquels ont été arrondis par le frottement, et ensuite liés ensemble par une terre mêlée d’une assez Re grañde quantité de substance spathique , pour se durcir et faire corps avec ces pierres.