‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 30 sur 304 · LL] L · texte numérisé non relu

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le climat ne change aussi. La face d’un pays peut être entièrement métamorpho-

sée par la culture ;-et Fon se convaincra;

“en examinant la sie des vents, + 0 cours peut pareillement prendre ouvelles directions...

» Depuis l'établissement de nos colonies, continue M. Williamson, nous sommes parvenus non-seulement à donner plus de chaleur au terrain des cantons habités, mäis encore à changer en partie la direction des vent marins , qui sont les plus intéressés tte affaire, nous ont il leur fallait autrefois quatre ou cinq semaines pour re sur nos CÔtes , tandis qu'aujourd'hui ils y abordent dans la moitié de temps. On convient encore que le froid est moins rude, la neige moins abondante et moîns continue qu’elle ne l’a jamais été depuis que nous sommes établis dans cette province...

» Îl y a plusieurs autres causes a peu-

vent augmenter et diminuer la chaleur de l'air; mais on ne saurait m'alléguer cependant un seal exemple du changement de climat, qu'on ne puisse attribuer au défrichement du pays où il a lieu, On

m'objectera celui qui est arrivé depuis

1700 ans dans l'Italie et dans qu ques

ht,

» contrées de l’orient, comme une excep- » tion à cette règle générale. On nous dit ; que l'Italie était mieux cultivée du temps d’Auguste qu'elle ne l’est aujourd’hui ; et 1 que cependant le climat y est beaucoup plus tempéré... Il est vrai que l'hiver était plus rude en Italie il y a 1700 ans, Be qu’il ne l’est aujourd'hui... ; mais on peut en attribuer la cause aux vastes forêts dont * l'Allemagne, qui est au nord de Rome, + était couverte dans ce temps-là... 11 s'é- n levait de ces déserts incultes des vents du Ds nord perçants, qui se répandaient comme F:

un torrent dans l'Italie, et y causaient un froid excessif... et l'air était autrefois si froid dans ces régions incultes, qu'il » devait détruire la balance dans l’atmo- » sphère de l'Italie, ce qui n’est plus de nos » jours.

» On peut donc raisonnablement conclure » que dans quelques années d'ici, et lors- » que nos descendants auront défriché la » partie intérieure de ce pay »”

s, ils ne seront presque plus er à la tée ni à la

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