L'HIST. DE
nt que le froid des montagnes tient |
globe , même que d même hauteur.
* Onpourrait donc penser que les atomes de re ; quoique très-chauds augmoment e leur naissance et au sortir du soleil, se refroïdissent beaucoup pendant les Sept minutes et démie de temps que dure leur traversée du soleil à la terre, d'autant que la durée de la chaleur, ou, ce qui revient au même, le temps durefroidissement des corps étant en raison de leur diamètre , il semblerait qu'il ne faut qu'un très-petit moment pour le refroidissement des atomes presque infiniment petits de la lumière ; et cela serait enæflet s'ils étaient isolés ; mais comme ils se succèdent presque immédiatement, et qu'ils se propagent en faisceaux d'autant plus serrés qu'ils sont plus près du lieu de
autres montagnes à la
leur origine, la chaleur que chaque atome
perd tombe sur les atomes voisins; et cette Communication réciproque de la chaleur qui pérapee chaque atome entretient plus ong-temps laschaleur générale de là lumière ; et comme sa direction constante est et jus en rayons divergents, que leur éloignement l'un de l’autre augmente comme l’espace qu'ils ont parcouru , etqu'en même temps la chaleur qui part de chaque atome, comme centre ÿsdiminue aussi dans la même raison , il s'ensuit que l'action de la lumière des rayons solaires décroissant en raison inverse du quarré de la distance , celle de leur chaleur décroit en raison inverse du quarré dè cette même distance.
Prenant donc pour unité le demi-diamètre du soleil, et supposant l'action de la lumière comme 1009 à la distance d'un demi-diamètre de la surface de cet astre , elle ne sera lus que comme 1222 à la distance de d emi-diamètres , que comme 22e à celle trois demi-diamètres , comme uso à la distance de quatre demi-diamètres ; et enfff , DB arrivant à nous, quisommes éloignés du s0leil de trente-six millions de lieues ,c'est-àdire d'environ deux cent vingt-quatre de ses demi-diamètres, l'action de la lumière ne sera plus que comme ECS » C'est-à-dire plus “de cinquante mille fois plus faible qu'au sortir du soleil ; et la chaleur de chaque atome
de lumière étant aussi supposée 1000 au sor-
ür, du soleil , ne sera plus que comme 2222, MS pros à la dist ive de FT » ance successive de E, 2, 3 demi-diamètres , et en arrivant à nous, comme ee, C'est-à-dire plus de deux
l'air est à très-peu près le
quarré=
Là
mille cinq cents millions qu’au sortir du soleil.
Quand même on ne voudra cette diminution de la \ en raisom du ‘quarré-quarré d rs la: distance du soleil, quoique cette eslimation me paraisse ée sur un raisonnement assez clair, il sera toujours vrai que la chaleur, dans sa propagation , diminue beaucoup plus que la lumière, au moins quant à l'impression elles font l'une et l'autre sur nos sens.
u‘on excite une très-forte chaleur, qu'on allfme un grand feu dañs un point de l’esace, on ne le sentira qu'à une distance médiocre, au lieu qu’on en voit la lumière à de grandes distances : qu'on approche#eu à peu d'un corps excessivement chaud , on s'apercevra , par la seule sensation ; que la chaleur augmente beaucoup plus que l'espace ne diminue; car on se chauffe souvent avec plaisir à une distance qui ne diffère que
de quelques pouces de celle à di se brû-
“his D
erait. Tout parait donc nous i q
la chaleur diminue en plussgrande En x lumière l'accompagne. Mais ce qui inet-
e la lumière , à mesure que toutés deux s’éloignent du foyer dont elles partent. ,# Ainsi, l'on peut croire que les atomes de la lumière sont fort refroidis lorsqu'ils arrivent à la surface de notre atmosphère, mais ‘en traversant la grande épaisseur de cette masse transparente , ‘ils y *. RARE par le frottem ne nouvelle chaleur. La vitesse infinie avec laquelle les particules de la lumière frôlent celles de l'air, doit produire une-chaleur d’autant plus grande , que le frottement est plus multiplié ; et c'est probablement par cette raison que la chaleur des rayous solaires se trouve , par l'expérience , beaucoup plus grande dans les couches inférieures de l'atmosphère , et que le froid de r'&r parait augmenter si considérablement à mesure qu'on s'élève. Peut-être aussi que, commie la lumière ne prend de la chaleur qu'en se réunissant , il faut un grand nombre d’atomes de lumière pour constituer un seul atome de chaleur, et que c'est par cette : raison que la lumière faible de la luue, quoiue frôlée dans l'atmosphère comme celle du soleil, ne prend aucun degré de chaleur sensible. Si, comme le dit M. Bouguer (1), l'intensité de la lumière du soleil à la surface de la terre est trois cent mille fois plus grande que celle de la lumière de la lune , celle-ci
ht —
: (1) Essui d'opiique sur la gradation de Ja Jumière, <
ge PARTIE. 8 ee # } à. | | de faible ne peut qu'être presque absolument insensi- ?
chaleur de la lumière vent la condenser qu”
même en la réunissant au foyer
des
plus puissants miroirs ardents , Qui ne peu- % ron deux mille fois
dont ôtänt la moitié pour la perte par la pri
flexion ou la réfraction , il ne reste qu’une #
trois centième partie d'intensité aû foyer di miroir, Or, y a-til des thermomètrés ie sensibles pour indiquer le degré | + contenu de, une lumière trois cents | plus faible que celle du soleil , et gs. 7 | on faire des miroirs assez puissants pour la ; condenser davantage? | Re Ainsi , l'on ne doit pas inférer de tout ce que j'ai dit, que la lumière puisse exister sans aucune chaleur, mais seulement que les degrés de cette chaleur sônt très-différents , selon les différentes circonstances, et toujours insensibles lorsque la lumière est faible (2). La chaleur au contraire parait exister habituellement , et même se faire sentir. vivément sans lumière; ce n’est ordi ment que quand elle devient excessive que
trait encore une différence bien essentielle entre ces deux modifications de la matière, | c’est que la ch qui pénètre tous les corps ne parait se fi ans aucun, ete s’y arr
ter que peu de temps , au lieu lumi
(2) On pourrait même présumer que la lumière en elle-même est composée de es plus ou moins chaudes : le rayon rouge, don tomes sont bien plus massifs et probablement plus gros que ceux du 3 rayon violet, doit, en toutes circonstances , consèr= Li 1% ver beaucoup plus de chaleur , et cette présomption 3 me paraît assez fondée pour qu'on doive chercher à la constater par Mexpérience ; il ne faut pour cela que recevoir , au sortir du prisme, une égale quantité de rayons rouges et de rayons violets, sur deux petits Ds “nc-ar ou deux lentilles réfringentes , er 2 au thermomètre le résultat de la chaleur des uds et des autres. Pu
Je me rappelle une autre expérience , qui semble démontrer que les atomes bleus de la ini plus petits que ceux des autres couleurs ; c'esbqu'en
recevant sur une feuille très-mince d'or battu la] 3 mière du soleil, elle se réfléchit toute, à l des rayons bleus qui passent à travers la feuille et peignent d'un beau bleu le papier blanc q , met À qüelque distance derrière la feuille d'or. Ges atomes bleus sont donc plus petits que les autres, puisqu'ils passent où les autres ne peuyent passer : mais je n'insiste pas sur les un qu'on doit
er de cette expérience, parce que celte couleur bleue, produite en apparence par a feuille d'or , peut tenir au ph s ombres bleues , dont je parlerai dans un des Mémoires suivants,
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s’incorpore, s'amortit et s’étéint dans tous ceux qui ne la réfléchissent pas , ou qui nel laissent pas passer librement. Faites chauffer à tous degrés des corps de toute sorte , tous perdront en assez peurde temps Ja chaleur acquise, tous reviendront au degré de la température générale , et n'auront par conséquent que la même chaleurqu'ils avaient auparavant. Recevez de même la lumière en plus ou moins grande quantité sur des corps noirs ou blancs, bruts ou polis , vous reconnaîtrez aisément que les uns 1 admettent, les autres la repoussent , et qu’au lieu d être affectés d’une manière uniforme , comme ils le sont par la chaleur , ils ne le sont que d’une manière relative à leur nature, à leur couleur, à leur poli ; des noirs absorberont plus la lumière que les blancs, les bruts plus que les polis. Cette lumière , une fois absorbée $ reste fixe et demeure dans les.çorps qui l'ont admises elle ne reparaît plus , elle n'en sort pas comme le fait la chaleur ; d'où l’on devrait eonclure que les atomes de la lumière peuvent devenir parties constituantes des corps , en s’unissant à la matière qui les compose; au lieu que la chaleur ne sé fixant pas, semble empêcher au contraire l union de toutes les parties de la matière, et n’agir que pour les tenir séparées.
Cependant il y a des cas où la chaleur se fixe à demeure dans les corps, et d autres cas où la lumière qu'ils ont absorbée reparaît et en $brt gomme la chaleur. Les diamants , les autres pierrés transparentes qui s'imbibent de la lumière du soleil; les pierres opaques , comme celles de Bologne ; Qui par la éalcination, reçoivent les particules d’un feu brillant; tous les phosphores naturels rendent la lumière qu'ils ont absorbée, et cette restitution ou déperdition de lumière se fait successivement et avec le temps, à peu près comme se fait celle de la chaleur, Et peut-être la même chose arrive dans les corps opaques , en tout ou en partie. Quoi qu'il en soit , il paraît, d’après Lout ce qui vient d'être dit, que l’on doit reconnaître deux sortes de chaleur : l’une lumineuse, dont le soleil est le foyer immense; et l'autre obscure , dont le grand réservoir est le globe terrestre.
Notre corps , comme faisant.partie du globe, participe à cette chaleur obscure ; et c’est par cette raison qu’étant obscure par ellemême , c'est-à-dire sans lumière , elle est en core obscure pour nous , parce que nous nè nous en apercevons par aucun de nos sens.
Il en est de cette chaleur du globe comme
de son mouvement : nous y sommes se nous y participons sans le sentirét sans 220 en douter. De là ilest arrivé que les ciens ont porté d'abord toutes leurs vu tes leurs recherches sur la chileur duseke il sans soupçonner qu'elle ne faisait qu'une trè | petite partie de celle que nous éprotWons 6e lement: mais, ayant fait des instruments pc reconnaitre la différence de chaleur ie LÉ diate des rayons du soleil en été à celle de mêmes rayons en hiver, ils ont trouvé" étonnement, que celte chaleur solaire es 7 4 été soixante-six fois plus grande qu’en Ex :
dans notre climat ,et que néanmoins læ : pl grandeschaleur de notre été ne différais . qu d’un septième du plus grand froid de no! ] ver ; d’où ils ont conclu , avec grande ras qu'indépendamment de la chaleur que * à recevons du soleil, il en émane une du globe même de la terre bien plus dérable , et dont celle du soleil n’est qæ e 1 complément ; en sorte qu'il est aujourek> démontré que cette chaleur qui s'éck l'intérieur de la terre (1) est dans note mat au moins vingt-neuf fois en € quatre cents fois en hiver, plus grande pa chaleur qui nous vient du soleil : je dti moins , Car, quelque exactitude que les y sicieus, et en particulier M. de Mairan, :
apportée dans ces recherches , quelque cision qu'ils aient pu mettre dans leus servations et dans leur calcul , j'ai vu les examinant, que le résultat pouvait être porté plus haut (2). L