‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 40 sur 304 · PF · texte numérisé non relu

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(1) Voyez l'Histoire de l'Académie des scieme. année 1702, page 7 ; et le Mémoire de M. ox Æ page.155. — Les Mémoires de M. de Mairan, PE x 1710, page 104; année 1721, page 8; année De LEE page 143. "Es (2) Les physiciens ont pris, pour le leg froid absolu, mille degrés au-dessous de fa e lation : il fallait plutôt le supposer de dix mil de mille ; car, quoique je sois très-pétsu dé ai n'evisle rien d'absolu dans la nature, et que. ee être un froid de dix mille degrés n'existe que + les espaces les plus éloignés de tout soleil , <e dant,comme il s’agit ici de prendre pour unité Be.” grand froid possible, je l'aurais au moins s Li plus grand que celui dent nous pouvons pres la moitié ou les trois cinquièmes ; €ar on a cé artificiellement cinq cent quatre-vingt-douze de froid à Pétersbourg , le 6 janvier 1760, le “ naturel étant de trente-un degrés au-dessous Dm" congélation ; et si l'on eût fait la même exp rieumes pre Sibérie , où le froid naturel est quelque; soixante-dix degrés ; on eût produit un froid Æe

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… PREMIÈRE PARTERE.c «02 2 M ‘

Cette grande chaleur qui réside l'in: 16, assimi . bic térieur du globe, jui sans cesse en émane à simile, composer Lee LorCee l'extérieur, doit entrer commé élément dans qui tend toujours: dufcentre:x la-circonféla combinaison de tous les autres éléments, rence , et qui s'éloi 2. r0pel

Si le soleil est le père dela nature , cette de la surface de la te st, à mon avis, un chaleur de la terre en est la mère , etioutes grand agent dans lænäature ; l'on ne eut deux e BA N CS reduire, entretenir, guère douter qu'elle n'ait la prinéipale inanimertlés êtres organisés, eL pour travail- fluence sur la perpendicularité de la tige des

de mille degrésje#" °® « observé que le froid arts dontla princi ae cause est le frot ementéu fciel suivait 1a,piême A SU que le froid naturel, mouyem J ontrai ur les effets or, 31 : 592 : : 70 : 1336 + : il serait done possible r ent en sens contraire , SUE <

u magnétisme, etc. Mais, comme je ne

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ä produire en Sibérie un froid de treize cent trente: é Er: à: . six degrés au-dessous de la congélation : donc le P* tends pas faire ici un traîté de physique , plus grand degré de froid possible doit étre supposé Je Me bornerai aux effets de cette chaleur bien au-delà de ppt ou méme de treize centrente SU les autres éléments. Elle suñit seule , sixs POUr 4 ue sas * à laquelle on rapporte €lle est même’ bien plus grande qu'il ne o endegrés æ # Ceur lant solaire qué terrestre; faut pour maintenir la râréfaction de l'air ce pu»? sr. pas d'en rendre la différence en- au degré que nous respirons : elle est plus +8 plus gran e.— Une entre remarque que j'ai que suffisante pour entretenir l'eau dans son aite , en examinaut la construction de la table dans état de liquidi : FRÉETE e liquidité ; car on a eg e:

laquelle M. de Mairan donne les rapports de la.cha- \ à leur des émanations du globe terrestre à ceux de In Hem omres Jusqu à 120 brasses déprofonchaleur solaire pour tous les climats de la terre, c'est eur (1),et, les retirant promptement, on

qu'il n'a pas pensé où qu'il a né-ligé d'yffaîire catrerà * YU Que la température de l’eau y était à la considération de l'épaisseur du be, plüs grande 'èS-peu près la même que dans l'intérieur

sous l'équateur que sous les pôles. Cela néanmoins de la-terre à pareille profondeur , c'est-à devrait être mis en compte, et aurait un peu changé dire de 10 degrés à: Et:comme l’eau la plus les rapports qu'il donne pour chaque latitude; — chaudemonte jours à la surface ; et que Hefe ju” a ai RS ent hs le sel l'empêche de geler, on ne doit pas être

re 7 L PAC ayant fai . e y + ste une machine qui était je. “À ” ar sutpris de ce qu'en général la mer ne gèle de mes miroirs brülants, et ayant fait Er im Pas; et que les eaux douces ne gèlent que êtres, Tune certaine épaisseur , l'eaü du fond res-

mière réfléchie du soleil sur des thermométres il

avait rs trouvé que, si un miroir plan ovaie (nt toujours liqui que fait monter la liqueur, par exemple , de trois degrés, le plus grand fr t s'Ubuches ren deux miroirs dont 6n réunissait la lumière la fai: périeures sont en g de pieds d'épaissaient monter de six degrés, et trois miroirs de neuf seur. degrés. Or il est aisé de sentir que ceci ne peut pas Mais la terre est celui de tous les éléments être généralement vrai ; car la grandeur des degrés su lequel cette chaleur intérieure a dû pro- gi du thermomètre n'est fondée que sur la division en duire et prod itenicore les pl ands effets mille parties ; et sur Ja supposition que mille degrés oO ès æ à. P «hard au-dessous de la congélation font le froid absolu :et ., n ne peut pas douter ; après les preuves que J'en ai données (2), que cette chaleur n'ait

comme il s'en faut bien que ce terme soit celui du Rae ù er. grand froid possible , il est nécessaire qu'été té originairement bien plus grande qu'elle

augmentation de chaleur double où triple par Ya € l’est aujourd'hui : ainsi un doit lui rapréunion de deux ou trois miroirs élève la liqueur à des Porter ;.comme à la cause première ‘ toutes di

hauteurs différentes de celle des degrés du thermo- les sublimations, précipitations, agrég mètre, selon que l'expérience sera faite dans un temps séparations , enunmot , tous les mouvemen mn.

plus ou moîns chaud ;que celui-où ces hauteurs s’ac- quisse sont faits et se font chaque jour dans * corderont Je AUNE ja Fe à 4 le moins, sera celui l'intérieur du globe , et surtout dans la cou- ‘ours chauds de l'été, el que les expériences ayan « - Pat sur la fin de mai : ce n'est hi par “ré Sn 2 où nous avons pénétré, et a matière a été remuée par les agents

elles ont donné le résultat des angmentations de à ; à ru par les miroirs, proportionnelles aux degrés de la nature, ou par les mains de l'homme ;

de l'échelle du thermomètre. Mais j'abrège cette critique, en renvoyant à ce que j'aidit, près de vingt ans (1) Histoire physique de la mer, par M. le comte avant ce Mémoire de M. de Mairan , sur la constrne- Marsigli , page 16. ”

tion d'un thermomètre réel » et sa graduation par le (2) Voyez dans cet ouvrage l'article de La formoyen de mes miroirs brülants. (Voyez les Mémoi- mation des planètes, et les articles des époques dela. res de l'Académie des sciences, année 1747.) nature.

. s'y fasseencore des:

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car , à une ou peut-être 7 de profondeur , on ne peut guère présumer qu ait eu des conversions de matière, ni «

7" OPA réels : toute Ja masse du globe a été fondue , liquéfiée par le feu, l'intérieur n’est qu’un verre ou concret ou discret , dont la substance simple ne peutrecevoir aucune altération par la chaleur sea 3 il n’y a donc que la couche supérieure et superficielle qui, étant exposée à l’action des causes extérieures, aura subi toutes les modifications que ces causes réunies à celle de la chaleur intérieure auront pu produire par leur action combinée, c’est-à-dire tontes les modifications, toutes les différences , toutes les formes, en un mot, des substances minérales:

Le feu , qui ne paraît être , à la première vue , qu’un composé de chaleur et de lumière , ne serait-il pas encore une modification de la matièré qu’on doive considérer à part , quoiqu'elle ne diffère pas essentiellement de l'une ou de l’autre , et encore moins des deux prises ensemble ? le feu n'existe jamais sans cha leur , mais il peut exister sans lumière. On verra, par mes expériences, que la chaleur seule, et dénuée de toute apparence de lumière, peut produire les mêmes effets que le feu le plus violent : on voit aussi que la lumière seule, lorsqu'elle est réunie, produit les mêmes efféts ; elle semble porter en ellemême une substance qui n’a pas besoin d’aliment : léfe eut subsister au contraire qu’en absorbant de l’a tant plus violent qu’il en absorbe davantage, tandis que la lumière concentrée et reçue

dans un vase purgé d’air, agit comme le feu

dans l'air , et que la chaleur resserrée, retenue dans un espace clos, subsiste et même augmente avec une très-pétite quantité d’aliments. La différence la plus générale entre le feu , la chakeur et la lumière, me parait

qualité de leurs aliments. |

L'air est le premier aliment du feu, les matières combustibles ne sont que le second : j'entends par premier aliment celui qui est toujours nécessaire, et sans lequel le feu ne urrait, faire aucun usage des autres. Des expériences connues de tous les physiciens rious démontrent qu'un petit point de feu , tel que celui d’une bougie placée dans un vase bien fermé , absorbe en peu de temp une grande quantité d'air, et qu’elle s'éteint aussitôt que la quantité ou la qualité de cet aliment lui manque. D’autres expériences

e La consister dans la quantité , et peut-être

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; et il devient d'au-

je

bien ps 2 des chimistes prouvent que les . x Æ

matières les plus combustibles , telles que les charbons, ne seconsument pas dans des vaisseaux bien clos, quoique exposés à l'action duplus grand feu. L'air est donc le premier, le véritable aliment du feu, et les matières combustibles ne peuvent lui en fournir que par le secours et lamédiation de cetélément , dont il est nécessaire , avant d'aller plus loin, quenous considérionsiciquelques propriétés.

Nous avons dit que toute fluidité avait la chaleur pour cause; et en comparant quelques fluides ensemble , nous voyons qu'il faut beaucoup plus de chaleur pour tenir le fer en fusion que l'or, beaucoup plus pour y tenir l'or que l’étain, beaucoup moins pour y tenir la cire, beaucoup moins pour y tenir l'eau, encore beaucoup moins pour y tenir l'esprit de vin, et enfin excessivement moins pour y tenir le mercure , puisqu'il ne perd sa fluidité qu’au 187e degré au-dessous de celui où l’eau perd la sienne. Cette matière , le

ercure , serait donc le plus fluide descorps , si l’air ne l'était encore plus. Or, que nous indique cette fluidité plus grande dans l'air que dans aucune matière? I1me semble qu’elle suppose le moindre degré ‘possible d'adhérenceentre ses parties constituantes ; ce qu'on peut concevoir en les supposant de figure à ne pouvoir se toucher qu'en un point. On pourrait croire aussi qu'étant douées de si peu d'énergie apparente, et de si peu d’at-

traction mutuelle des unes vers les autres,

elles sont, par cette raison , moins massives et plus légères que celles de tous les autres corps : mais cela me parait démenti par la

comparaison du mercure, le plus fluide des

corps après l’air , et dont néanmoins les par-

ties constituantes paraissent être plus mas—

sives et plus pesantes que celles de toutes les autres matières, à l'exception de l'or, La plus ou moins grande fluidité n'indique donc pas que les parties du fluide soient plus ou moins pesantes, mais seulement que leur adhérence est d'autant moindre, leur union d'autant moins intime, et leur paration d'autant plus aiste. S'il faut mille degrés de chaleur pour entretenir la fluidité de l'eau , il n'en faudra peut-être qu'un pour maïînienir celle de l’air.

L'air est donc de toutes les matières connues celle que la chaleur divise le plus facilement, celle dont les parties lui obéissent avec le moins de résistance, celle qu'elle met le plus aisément en mouvement expansif et contraire à celui de la force attractive. Ainsi

l'air est tout près de la nature du feu; dont la principale propriété consiste AS 2 cu vement expansif; et; se re € RL Se pas par lui-même, la plus petite p ! " ve de chaleur ou de feu suffisant pour le lui iquer, on doit cesser d'être étonné D M d'air des $i fort l'activité du pr À ce qu'il est nécessaire à sa subsis- LE à Car, étant de toutes les substances Ve < ui prend le plus aisément le mouvees PPT , ce sera celle aussi que le feu entraînera ; enlèvera de préférence à toute autre; ce sera celle qui s’appropriera le plus intimement , comme étant de la nature la Jus voisine de la sienne ; et par conséquent J'air doit être du feu l’adminicule le plus puissant, l'aliment le plus convenable, l'ami le plus intime et le plus nécessaire.

Les matières combustibles, que l'on regarde vulgairement comme les vrais aliments du feu, ne lui servent néanmoins, ne lui profitent en rien, dès qu’elles sont privées du secours de l'air: le feu le plus violent ne les. consume pas , et même ne leur cause aucuhe altération sensible , au lieu qu'avec de l'air une seule étincelle de feu les embrase, et qu'à mesure qu’on fournit de l'air en plus ou moins grande quantité y le feu devient dans la même proportion plus vif, plus étendu , plus dévorant ; de sorte qu'on peut mesurer la célérité ou la lenteur avec laquelle le feu consume les matières combustibles , par la quantité plus ou moins grande de l'air qu'on lui fournit. Ces matières ne sout donc pour le feu que des aliments secondaires qu'il ne peut s'approprier par luimême , et dont il ne peut faire usage qu'autant que l'air s’y mêlant, les rapproche de la nature du feu en les modifiant , et leur sert d'intermède pour s'y réunir,

On pourra (ce me semble ) concevoir clairement cette opération de la nature ; en considérant que le feu ne réside pas dans les corps d’une manière fixe > qu il n'y fait is dinairement qu’un séjour instantané ; qu'étant toujours en mouvêment expansif, il ne

eut subsister dans cet état qu'avec les ma-+ tières susceptibles de ce même mouvement; ,

ue l'air s'y prêtant avec toute facilité, la somme de ce mouvement devient plus

rande, l'action du feu plus vive, et que dèsss les parties les plus volatiles des matières combustibles, telles que les molécules aérienues, huileuses, etc. obéissant sans effort à ce mouvement expansif qui leur est communiqué, elles s'élèvent en vapeurs ; que ces ya-

THÉORIE DE LA TERRE, Z'ome II.

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