‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-Hilaire (volume 2)Chapitre 61 sur 304 · PARTIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

PARTIE EXPÉRIMENTALE

soleil, la chaleur qu'elle a reçue dans ce moment était vingt-sept mille sept cent soixante-seize fois plus gr que celle que recoit la terre : en donn ce moment une durée de 80 minutes ; savoir, 40 minutes en descendant , et 40 minutes en montant , on aura :

A G de distance, 27776 de chaleur pendant 80 minutes.

A 7 de distance , 20408 de chaleur aussi pendant 80 minutes.

A 8 de distance , 15625 de chaleur toujours pendant 80’; et ainsi de suite jusqu'à la distance 1000 , où la chaleur est L. En sommant toutes les chaleurs à chaque distance, on trouvera 363410 pour le total de la chaleur

ue la comète a recue du soleil , tant en descéñdant qu'en remontant, qu'il faut multiplier par le temps, c'est-à-dire par 4 d'heure; on aura donc 484547, qu'on divisera par 2000 , qui représente la chaleur totale que la terre a reçue dans ce même temps de 1332 heures, puisque la distance est tou jours 1000, et la chaleur toujours = 1 : ainsi l'on aura 242 542 pour la chaleur que la comète a reçue de plus que la terre pendant tout le temps de son périhélie , au lieu de 28000 ,

nme Newton le suppose, parce quil ne re le point extrême , et ne fait nulle ttention à la très-petite durée du temps.

Et encore faudrait-il diminuer eette chaleur 242 — , parce que la comète parcourait, par son accélération , d’autant plus de chemin dans le mème temps qu'elle était plus près du soleil. | Mais, en négligeant cette diminution, et admettant que la comète a en effet reçu ts chaleur à peu près deux cent quarantedeux fois plus grande qué celle de notre so- Jeil d'été, et par conséquent 17 5 fois plus de que celle du fer ardent , suivant l’es-

me de Newton ; ou seulement dix fois plus ps À de , suivant la correction qu'il faut faire gra . estime ; on doit supposer que , pour «2 ner une chaleur dix fois plus grande que pu du fer rougi, il faudrait dix fois plus de EU cesta-dire 13320 heures au lieu de mr Par conséquent on peut comparer à la

A e un globe de fer qu'on aurait chauffé + feu de forge pendant 13320 heures, à ouvoir le rougir à blanc.

”s . on voit; par mes expériences ; que la des temps nécessaires pour chauffer des lobes dont les diamètres croissent , comme

: .2,3,4,5,n demi-pouces, est à très:peu

en

gran

près 2, 5 4,9, 12° 4, 16, 7" =D minutes. ; | ; | gn—3 d On aura donc 7 E— 769200 — minutes.

D'où l'on tirera n — 228342 demi-pouces.

Ainsi , avec le feu de forge , on ne pourrait chauffer à blanc, en 799200 minutes ou 13320 heures, qu'un globe dont le diamètre serait de 228342 demi-pouces ; et par conséquent il faudrait, pour que toute la masse de la comète soit échauffée au point du fer rougi à blanc, pendant le peu de temps qu'elle a été exposée aux ardeurs du soleil, qu'elle n'eut eu que 228342 demi-pouces de diamètre, et supposer encore qu'elle eût été frappée de tous côtés et en même temps par la mn |

du soleil. D'où il résulte que si on la suppose

plus grande , il faut nécessairement supp:

ser plus de temps dans la même raison de

n à l'on veut supposer la comète égale à la terre, on aura n — 9411461920 demi-pouces, et

22 3595116718 minutes, c'est-à-dire

qu'au lieu de 13320 heures , il en faudrait 54918612, ou, si l’on veut, au lieu d'un an 190 jours , il faudrait 6269 ans pour chauffer à blanc un globe grand comme la terre; et, par la même raison , il faudrait que la comète, au lieu de n'avoir séjourné que 1332 heures ou 55 jours 12 heures dans tout son périhélie, y eût demeuré pendant 392 ans. Ainsi, les comètes , lorsqu'elles approchent du soleil , ne reçoivent pas une chaleur immense, ni très-long-temps durable , comme le dit Newton, et comme on serait porté à le croire à la première vue : leur séjour est si court dans le voisinage de cet astre , que leur masse n'a pas le temps de s'échauffer, et qu'il n'y a guère que la partie de la surface exposée au soleil qui soit brûlée par ces instants de chaleur extrême , laquelle en calcinant et volatilisant la matière de cette surface, la chasse audehors en vapeurs et en poussière du côté opposé au soleil ; et ce qu’on appelle Za queue d'une comète, n’est autre chose que la lumière même du soleil rendue sensible, comme dans une chambre obseure , par ces atomes que la chaleur pousse d'autant plus loin qu'elle est plus violente. >

Mais une autre considération bien différente de celle-ci, etencore plus importante,

c'est que, pour appliquer le résultat Le p expérienices et de notre calcul à PCs et

Ps :

; en sorte, par exemple, que si

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à la terre, il faut les supposer composées de matières qui demanderaient autant de temps que le fer pour se refroidir ; tandis que, dans le réel, les matières principales dont le globe terrestre est composé , telles que les glaises , les grès , les pierres , ete., doivent se refroidir en bien moins de temps que le fer.

Pour me satisfaire sur cet objet, j'ai fait faire des globes de glaise et de grès ; et les ayant fait chauffer à la même forge jusqu'à les faire rougir à blanc, j'ai trouvé que les boulets de glaise de deux pouces se sont refroidis au point de pouvoir les tenir dans la main en trente-huit minutes, ceux de deux pouces et demi en quarante-huit minutes ; et ceux de trois pouces en soixante minutes , ce qui , étant comparé avec le temps du refroidissement des boulets de fer de ces mêmes

| rie de deux pouces, deux pouces et demi, et trois pouces, donne les rapports de

38 à 80 pour deux pouces , 48 à 102 pour deux pouces et demi , et 60 à 127 pour trois pouces, ce qui fait un peu moins de Là 2; en sorteque, pour le refroidissement de la glaise, il ne faut pas la moitié du temps qu'il faut pour celui du fer.

J'ai trouvé de même que les globes de grès de deux pouces se sont refroïdis au point de les tenir dans la main en quarante-cinq minutes, ceux de deux pouces et demi en cinquante-huit minutes, el ceux de trois pouces en soixante-quinze minutes; çe qui, étant comparé avec le temps du refroidissement des boulets de fer de ces mêmes diamètres, donne les rapports de 46 à 80 pour deux pouces, de 58 à 102 pour deux pouces et demi , et de 75 à 127 pour troïs pouces, ce qui fait à très-peu près la raison de 9 à 5; en sorte que ; pour le refroïdissement du grès, il faut plus de la moitié du temps qu'il faut pour celui du fer.

J'observerai , au sujet de ces expériences , que les globes de glaise chauffés à feu blanc ont perdu de leur pesanteur encore plus que les boulets de fer, et jusqu'à la neuvième ou dixième partie de leur poids ; au lieu que le grès chauffé au même feu ne perd presque rien du tout de son poids , quoique toute la surface se couvre d'émail et se réduise en verre. Comme ee petit fait m'a paru singulier, j'ai répété l'expérience plusieurs fois, >" faisant même pousser le feu et le continuer plus long-temps que pour le fer; et,

iqu’il ne fallût guère que le tiers du temps pour ronge grès de ee qu'il en fallait pour rougir lets l'ai tenu à ce feu le double ” ” É

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et le triple du temps , pour voir s'il perdra davantage, et je n'ai trouvé que de très=k gères diminution; car le globe de deux u ces, chauffé pendant huit minutes, qui) CS.

sept onces deux gros trente grains avant tre mis au feu, n'a perdu que quarantesum grains, ce qui ne fait pas la centième parti de son poids ; celui de deux pouces et dem qui pesait quatorze onces deux gros hu cgrains , ayant été chauffé pendant douze mi=nutes, n'a perdu que la cent cinquante-qua= trième partie de son poids ; et celui de trois pouces, qui pesait vingt-quatre onces in es gros treize grains, ayant été chauffé pendant dix-huit minutes , c'est-à-dire à peu près ae. tant que le fer, n’a perdu que soixant: dixhuit grains , ce qui ne fait que la cent qui revingt-unième partie de son poids. Ces sont si petites ; qu'on pourrait les comme nulles, et assurer, en général, que ] grès pur ne perd rien de sa pesanteur feu ; car il m'a paru que ces petites dim Uons que je viens dè rapporter, ont été oct sionées par les parties ferrugineuses € ui se sont trouvées dans ces grès, et qui © l ét en partie détruites par le feu. Rte Une chose plus d’être remarquée , c'est que les duré chaleur dans différentes matières expc sées a même feu pendant un temps égal sont tot Jours dans la même proportion soit :

degré de chaleur soit plus grand ou P us petit; en sorte , par exemple , que, sion chauffe. le fer, le grès et la glaise à un feu violents et tel qu'il faille quatre-vingts minutes poi refroidir le fer au point de pouvoir le toucher, quarante-six minutes pour | grès au même point, et trente-huit pour ré froidir la glaise; et qu'à une chaleur mois dre il ne faille » Par exemple , que @i haie minutes pour refroidir le fer à ce même bo de pouvoir lé toucher avec la main , il ne | faudra proportionnellement qu'un p u plus | de dix minutes pour refroidir le grès, et ne À viron huit minutes et demie pour refroidir la glaise à ce même point. + 12e J'ai fait de semblables expériences ur des globes de marbre, de pierre, de plom > et.

d’étain, à une chaleur telle seulement . que l’étain commençait à fondre, et j'ai tro

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générale et qui méritei

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