‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-HilaireChapitre 110 sur 162 · Dodécaëdre, dont les faces sont en losanges. Grenat · texte numérisé non relu

Dodécaëdre, dont les faces sont en losanges. Grenat

21. Pyramides doubles octaèdres réunies par les bases tronquées et terminées par quatre faces en losanges.

Grenat, 22. Solide à trente-six faces.

Grenat.

DES STALACTITES ‘Ro .

Cnaque matière peut fournir son EM soiten vapeurs, soit par are P-cied lation; chaque masse solide peu >... RE duire des incrustations, SU oi da stance ou des stalactites ; quE es attachées à sa surface et peuvent 68 e Là ; séparer ; il doit par conséquent se Sage “ tant de stalactites différentes qui! y à 0e substances diverses ; et comme nous 4 divisé toutes les matières du globe je qu e

andes classes , nous suivrons la même divides les extraits deces matières, et nous ME aons | d'abord les stalactites vitreuses dont nous n'avons donné que de légères indications en traitant des verres primitifs el des substances produites par leur décomposition ; nous exposerons ensuile les stalactites calcaires qui sont moins dures et moins nombreuses que celles des matiéres vitreuses, etdesquelles nous avons donné quelques notions en parlant de l'albâtre. Nous offrirons en troisième ordre les stalactites de la terre limoneuse , dont les extraits nous paraissent tenir le premier rang dans la nature, par leur dureté, leur densité el leur bomogénéité; après quoi nous rappellerons en abrégé ce que nous avons dit au sujet des stalactites métalliques , lesquelles ne sont pas des extraits du métal même, mais de ses détriments ou de ses minérais, et qui sont toujours mélan-

gées de parties vitreuses , calcaires ou limoneuses : enfin nous jetterons un coup d'œil sur les produits des volcans et des matières volcanisées telles que les laves , les basaltes, etc.

Mais pour mettre de l'ordre daus les détails de ces divisions, et répandre plus de lumière sur chacun des objets qu’elles renferment , il faut considérer de nouveau ; et de plus près, les propriétés des matières simples dont toutes les autres ne sont que des mélanges ou des compositions différemment combinées ; par exemple, dans la classe des matières vitreuses, les cinq verres primitifs sont les substances les plus simples ; et comme chacun de ces verres peut fournir son extrait , il faut d’abord les comparer par leurs propriétés essentielles qui ne peuvent manquer de se trouver dans leurs agrégats et même dans leurs extraits ; ces mêmes propriétés nous serviront dès lors à reconnaitre la nature de ces extraits , et à les distinguer les uns des autres.

HISTOIRE Pr + .

La première des propriétés essentielle toute matière est sans contredit la.dens et si nous en comparons les rappo verra qu'elle ne laisse pas .d“ ment différente primitifs ; Car ,

La pesanteur spécifique du qu viron 26500 , relativement au poid 10000 de l’eau distillée ; Si

La pesantenr spécifique des jaspes de couleur uniforme , est d'environ 27000;

Celle du mica blanc est aussi d'environ 27000 , et celle du mica noir est de 29000 ; ;

Celle du feld-spath blanc qui est un peu plus pesant que le rouge , est de 26466 ;

Et enfin la pesanteur spécifique du schorl est la plus grande de toutes, car le schorl cristallisé pèse 33 ou 34000, - En comparant ces rapports on voit le quartz et le fl epehbrone à peu pots même densité, qu'ensuite les jaspes et les iCas sont ua peu plus denses , et à peu près dans la même Proportion relativement aux deux Premiers, et que le schorl qui est le dernier des cinq verres primitifs est le plus pesant de tous. La différence est même si considérable , que le mélange d’une petite

quantité de sehorl avec les autres verres ,

peut produire une assez forte augmentation de poids, qui doit se retrouveret se retrouve en Re dans les extraits ou stalactites des matiéres vitreuses, mêlées d inquié

AE € ce cinquieme verre de natüre. 26

La seconde propriété essentielle à la ma- ‘

lière solide est la dureté ; elle est à peu près

la même dans le quartz, le feld-spath et le schorl ; elle est un peu moindre dans le jaspe et assez pelite dans le mica , dont les parties n'ont que peu de cohésion, et dont les concrétions ou les agrégats sont pour la plupart assez tendres et quelquefois friables.

La troisième propriété, qu’on peut regarder comme essentielle à la substance de chacun des verres primitifs , est la plus ou moins grande fusibilité : le schorl et le feld-spath sont très-fusibles ; le mica et le jaspe ne le sont qu'aux feux les plus violents , et le quartz est le plus réfractaire de tous, ñ

Enfin une quatrième propriété tout aussi essentielle que les troi ières, est l'homogénéité qui sem simple réfraction dans les corps nts ; le quartz

s de ité

et le feld-spath sont plus simples que le jaspe et le dés, le moins simple de tous est le d € là Fo ropriétés , et surtout la densité plus ou moins grande , la fusibilité plus ou moins facile simple ou double réfraction , doi- NE. server en tout ou en partie dans imples et les extraits transpame se retrouver dans les décomoute matière primitive : aussi s mêmes ropriétés , tirées de la nature même de chaque substance ; nous fourniront des moyens qu'on n’a pas employés jusqu'ici , ur reconnaître l'essence de leurs extraits , en comparant ces extraits avec les matières primitives qui les ont produits.

Les extraits qui transsudent des matières vitreuses sont plus ou moins purs, selon elles sont,elles-mêmes plus simples et plus homogènes, et en général ces extraits sont plus purs que la matière dont ils proviennent, parce qu'ils ne sont formés que de sa substance propre, dont ils nous présentent l’essence; le spath n’est que de la pierre calcaire épurée; le cristal de roche n’est proprement et essentiellement que du quartz dissous par l’éau et cristallisé après son évaporation ; les substances pures produisent donc des extraits tout aussi purs ; mais souvent d’une matière

qui paraît très-impure , il sort un extrait en stalactites transparentes et pures; dans ce cas, il se fait une sécrétion des parties similaires d’une seule sorte de matière , quiserassemblent et présentent alors une substance qui paraît différente des matières impures dont elle sort ; et c’est ce qui arrive dans les cailloux , les marbres, la terre limoneuse , et dans les matières volcaniques ; comme elles

. sont elles-mêmes composées d'un grandnom-

bre de substances diverses etmélangées, elles peuvent produire des stalactites très-différentes , et qui proviennent de chaque substance diverse contenue dans ces matières.

On peut donc distinguer les extraits ou stalactiles de toute matière par les rapports de densité , de fusibilité , d'homogénéité , et l'on doit aussi comparer les degrés de dureté, de transparence ou d'opacité ; nous trouverons , entre les termes extrêmes de ces propriétés , les degrés et nuances intermédiaires que la nature nous offre en tout et partout ; car ses productions nedoivent jamais être regardées comme des ouvrages isolés; mais il faut les considérer comme des suites d’ouvrages dans lesquels on doit saisir les opérations successives de son travail, en partant et marchant avec elle du plus simple au plus com-

posé,

Page 1