‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-HilaireChapitre 37 sur 162 · EAVLS UE Y CUT VU ER · texte numérisé non relu

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"+ 149 mais ON pourrait, sans abüser du nom, l'étendr e à toutes les substances dans lesquelles la présence de l'acide vitrilique se manifeste d’une manière sensible : le vitriol du fer est vert , celui du cuivre est bleu ,et celui du zinc est blanc ; tous trois se trouvent dans le sein de la terre, mais en petite qûantité et il paraît que ce sont les seules matières métalliques que la nature ait combinées avec cet acide ; et quand même on serait paryenu par notre art à faire d’autres vitriols métalliques , nous ne devons pas les mettre au nombre des substances naturelles ’ puisqu'on : n'aÿamäis trouvé de vitriols d'or, d'argent , de plomb gd'étain , ni d’antimoine , de bismuth; de cobalt, etc., dans aucun lieu,

"soit à la surface, soit à l’intérieur de la

terre.

Le vitriol vert ou le vitriol ferrugineux , appelé vulgairement couperose , se présente dans toutes les mines de fer, où l’eau chargée d'acide vitriolique a pu pénétrer; c’est sous les glaises ou les plâtres que gisent ordinairement ces mines de vitriol , parce que les terres argileuses et plâtreuses sont impres de cet acide qui , se mêlant avec l'eau dessources souterraines ,ou même avec l'eau des pluies, descend par stillation sur la matière ferrugineuse, et se combinant avec elle forme ce vitriol vert qüi se trouve , tantôt en masses assez informes ; auxquelles on donne le nom de pierres atramentaires (l),

t en stalactites plus ou moins opaquefois cristallisées : la forme rioliques est rhomboïdale ; lable à celle des cristaux du spath calcaire, C'est donc dans les mines de fer de seconde et de troisième formation , abreuvées par les eaux qui découlent des matières argileuses et plâtreuses , qu'on ren-

contre ce vitriol natif, dont la formation

t la décomposition de la matièréferruginéuse , mais encore le mélange de l'acide en assez grande quantité ; toute matière ferrugineuse imprégnée de cet acide donnera du vitriol ; aussi le tire-t-on des pyrites martiales en les décomposant par Ja calcination ou par l'humidité.

Cette pyrite, qui n'a aucune 5:

suppose non-seu

(1} Parce qu'ellesservent $ comm même , à composer les diverses sor noires ou d’encres , atramentum , c'est l'étymologie que Pline nous en donne lui-même : diluendo , dit-il, tatramentum tingendis co-

en parlant du vitriol, sutorié nomen, Liv. 34,

ris, undè atramenti chap. 12.

times &:

son éfat naturel , se décompose, lorsqu'elle est exposéé lonig-temps à l’humidité de l'air ; en une poudre saline, acerbe et stiptique ; en lessivant cette poudre iteuse, on en rétire du vitriol par mer 2 réfroidissement : lorsqu'on veut en obtenir en

| grandé quantité , on entassé cés pyrites les

unes sur les autres, à deux où trois pieds

d'épaisseur ; on les Jaisserexposées aux im-

pressions de l'air pendant trois où quatre ans , et jusqu'à « Lurelles se soient réduites en poudre von les rémue deux fois par au

| pour accélérer éeuétdécomposition : oh fe-

illé l'éau de là pluie qui les lessive pendut see ; re la conduit dans des chaudièrés où l'on plate des ferrailles + + éy dissolventen partie par l'excès de l'acide, *

ensuite on fait évaporer cette eau, et le vitriol sé présehte en cristaux (l). *

(1) Dans le grand nombre dé fabriqués de vitriol

de fer , celle de Newcastle en leterre , est.remar-

quable par là grande pureté dû vitriol qui s’y produit : nous empruntons de M. Jars la description de celte fabrique de Newcastle. « Les pyriles martiäles , » dit-il, que l'on trouve très-fréquemmient les » minés de charbon , que l'on exploite aupenvirôns » de la ville de Newcastle, joint à la propriété » qu'elles ônt de tomber aisément en efllorescence i » ont donné lu à l'établissement de plusienrs fabri- » ques du vitriol ou couperose. ” ; 4 » Telles qu'elles sont extraites des minis , elles » sont vendues à des compagnies qui Jesspaient à » raison de huit livres sterlings les tonnes

» (vingt quintaux la tonne), cape D 799 » qui, pour modité du , Sobt placéés » au bord d'une rivière sur le penchant de la monv tagñé ; au-dessus, où a Chalbaunier emjilacé- » ments pour y recevoir la pyrite , lesquels ont à la » vérité la même inclinaison que la montagne ; maïs » dont on a regagné le niveau avec des murs con- » struits sur le devant et sur les eôtés , de même que » si l'on eût voulu y pratiquer des réservoirs ; le sol » dont la forme est un plan ineliné, FE avéc de » la bonne argile capable de retenir l'ea ; et dans les » endroîts où ces plans se réunissent, il y a des ea » Maux qui communiquent à un autre principal placé » le long du mur de devant.

» C'est sur ce sol que l'on met ét que l'on étend la » pyrite pour y élfe décomposée ; soit par l'humidité » répandue dans l'atmosphère, soit par l'eau des » pluies en filtrant à travers, se charge de vi- » triol ue d'arriver dans les canaux, et de » ceux- d dans deux grands réservoirs, d'où » on l'élève ensuite pour la mettre dans les chau- » dières.….. , À Le » Aÿant mis dans le fond de la chaudière de la » vieille ferraille que l'on arrange le long des côtés » latéraux , et jamais dans le milieu où le feu a trop

HISTOIRESNATURELLE

‘suite la matière qui reste

On peut aussi tirer le vitriol des pyrites < parle moyen du feuqui dégage sousla formé de soufre , une partie de l'atie et du feu ‘ fixe qu'elles contiennent (2) ; on lessive eme Ù ès cette extra tion du rs etpour charger d'acide l'eau ve de ce rési on la fait passer suceessivé Pr sur d’autres, résidus également désoi - A après quoi on l'évapore dans des cha SEA; de plomb : la matière pyriteuse épuisée de vitriol par cette première € 2 tion ; on la reprend Pour l'étendre à Paigs = «pi de .: mois ou er © . #E ourunit, par un | nou ruit, p semblable lessive, pas - CE g

veau vitriol. x

Ily a dans quelquesendroi ti sont assez Bhtéés rs Pre br es pour donner du vitrio Par une seule lessive ; au resté on ne se sert que de. chaudières de... plomb pour la fbrieane SiLsl - parce CS que l'acide rongerait lefer et le auitas our reconnaitre si la lessive vitriolique cs ES

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a il faut se servir d'un pèse-liqueutg ès que cet ir stpument indiquera qué lalese | ‘4 © ARTE D : TS SO sn) st Es :

o Mplitävec de l'éau des réservoirs » etpartie avec des éndk-mères, ab te el fates ” nir toujours pleiñe pendant l'ébufliti on 196: Le à

+ ? l » qu'il $e forine une pelli le. La duré us » ration variesutel dr de de re LE » acquise ; trois à quatre jours suffisent CE ef “4 Pr

» pour concentrér celle d'une pleine chaudière ; d'a

» tres fois élle exige une sémai : x Ù ne entière a+

» temps on transvase celte, eau ds une Re ] »..de efistall isation , où elle reste plus ou moins 4

temps éuivagt Je degré de chaleur de la sphère... » did Lies #.

» Chaque chaudière ‘Produit ébostatits état ques, 2 #4 ï

sl nalre-vingts Juintaux de vitriol | Ne .

es él at de celui qui est conteht dansles US Tres I se vend'aux Hollandais à rats Eu

quatre livres Sterlings la tonne : si on l'éblità ue

si bas Prix , il faut observer que l'on n'a eu pote Re, ainsi dire » que les premières dépenses de l'établisspa à faire , Puisque eette Pyrite n'a pas besoin "

x être calcinée , et que les seuls frais sout ceux de l’évaporation , qui sont d'un uince objet dans uu + pays où le charbon est à très-bas prix ; d'a pe :

ce vitriol est de la meilleure qualité, ne To) cpmpgvé que du fer et de l'acide vitriolique : LE neu est pas de même de celui que l'on fabrique communément en Allemagne et en France avec des Pyrites extraites d'un filon, qui contiennent pres= que toujours du cuivre où du zine, dontsil est : comme impossible de le priver entiérelient , surtout avec bénéfice. » (Voyages métallurgiques , tom 8; pag. 316 et suiv.) \ Lx (2) Voyez les procédés de cette extraction, sous l'article du Soufre. : 8:

É Er Po.

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