‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-HilaireChapitre 41 sur 162 · ALUN · texte numérisé non relu

ALUN

L'acwe aérien, s'étant d'abord combiné avec les poudres du quartz et des autres verres primitifs, a produit l'acide vitriolique par son union avec cette terre vitrifiée , laquelle s'étant ensuite convertie et réduite en argile par cette action même de l'acide et de l'eau, cet acide vitriolique s’y est conservé et s'y manifeste sous la forme d'alun ÿ et l'on ne peut douter que ce sel ne soit composé d'acide vitriolique et de terre argileuse; mais cette terre de l'alun est-elle de 1 argile pure comme M. Bergman , ‘ét d’après lui la plupart des chimistes récents le prétendent ? il me semble qu'il y a plusieurs raisons d'en douter, et qu'on peut croire avec fondement , que cette argile qui sert de base x l’'am'est pas pure, mais mélangée d’une ine quantité de terre limoneuse et calaire, qui toutes deux contiennent de l'alkali. lo Deux de nos plus savants chimistes , MM. Macquer et Beaumé, ont reconnu des indices de substances alkalines dans cette terre : « Quoique essentiellement argileuse , » dit M. Macquer , la terre de l'alan parait » cependant exiger un certain degré de cal- » cination , et méme Le concours des sels at- » kalis pour former facilement et abondam- 5 ment de l’alun avéc de l'acide vitriolique ; » et M Beaumé est parvenu à rédnire l’alan » en une espèce de sélénite , en combinant » avec ce sél la plus grande quantité possible » de sa propre terre (1). » Cela me parait indiquer assez clairement que cette terre qui sert de base à l'alun n'est pas une argile pure, mais une terre vitreuse mélangée de substances alkalines et calcaires :

% M. Fougeroux de Bondaroy, l'un de

(1) Dictionnaire de chimie ; tom. 4 , pag. 9 et suiv.

nos savants académiciens, qui a fait une très- rpre description (2) de la carrière dont om tire un de Rome ; dit expressément (4 «Je » regarde cette Pierr |

» Caire, puisqu'elle se calcine au feu... La

observation de M, de Bondaroy , semble dé- ME que les pierres de cette carrière de

T'oUa, dont on tire l'alun de Rome, Seraient de la même hature que nos pierres à

j €s marnes plus argileuses br calcaires, qui ont été Creer Lex cide vitriolique , et qui par conséquent peu

t fournir € | ie or Cgalement de l'alun et de la sé-

de : pue ta Fi de Farah je mais des gl: ises ou és ÉSPRNEER fers :

2. à giles impures qui sont *0Fmation, et qui toutes contien= IPS marins, et sont par fe ngées de subsance calcaire , €t

Aussi de terre limoneuse: : ; 4° Comte l'alun se tire aussi des pyrites, et même en grande quantité , et que les pyrites contiennent de la terre ferrugineuse €t limoneuse , il me semble qu'on peut en inferer que la terre qui sert de base à l'alun est aussi mélangée de terre limoncuse , et je gt sais si le grand boursouflement que ce sel prend au feu ne doit être attribué qu'à Ja raréfaction de son eau de cristallisation; et

RE mt

(2) Mémoires de l'Académie des scisésé $ année 1766, pag. 1 et suiv.

si cet effet ne provient pas ; du moins en e; de la nature de la terre limoneuse

pe ui e je l’ai dit, se boursoufle au feu , an L l'argile pure y prend de la re- 5o Et ce qui me parait encore plus déci-

sif, c'est que l'acide vitriolique, même le plus concentré, n'a aucune action sur la terre vitrifiable pure, et qu il ne l'attaque qu'autant qu'elle est mélangée de parties alkalines; il na donc pu former l'alun avec la

terre vitrifiable simple ou avec l'argile pure,

uisqu'il n'aurait pu les saisir pour en faire la base de ce sel, et qu'en effet, il n'a saisi l'argile qu'à cause des substances calcaires ou limoneuses , dont cette terre vitrifiable s'est trouvée mélangée.

Quoi qu'il en soit, il est certain que toutes les matières dont on tire l'alun ; ne sont ni purement vitreuses ni purement calcaires ou limoneuses, et que les pyrites, les pierres d'alun et les terres alumineuses, contiennent non-seulement de la terre vitrifiable ou de l'argile en grande quantité , mais aussi de la terre calcaire ou limoneuse en petite quantité; ce n’est que quand cette terre de l'alun

a été travaillée par des opérations qui en

ont séparé les terres calcaires et limoneuscs qu'elle a pu devenir une argile pure sous la main de nos chimistes. Cependant M. le baron de Dietrich prétend (1), « que la Pierre » qui fournit J'alun et que l'on tire à la Tolfa, » est une véritable argile qui ne contient » point, ou très-peu , de parties calcaires : » que la petite quantité de sélénite qui se » forme pendant la manipulation, ne prouve » pas qu'il y ait de la terre calcaire dans la » pierre d'alun.... et que la chaux qui pro- » duit la sélénite peut très-bien provenir des

» après l'avoir calcinée. » A fiance que puissent mériter} de cet habile minéralogiste

grande quantité d'argile, et d'une certaine portion de terre limoneuse et de terre cçalcairé; nous ne croyons pas qu'il soit nécessaire d'insister sur les raisons que nous venons d'exposer , et qui me semblent décisives ; l'impuissance de l'acide vitriolique sur les matières vitrifiables , suflit seule pour dé6montrer qu'il n’a pu former l'alun avec l'ar- RE CRE PE dE ST à Là UE Le Re RSS SN Ss (1) Lettres sur la minéralogie, par M. Ferber, Note de M. le baron de Dietrich, pag. 315 et 316.

re pas ainsi ce vitriolique a existé ong- $ avant l'alun , qui n’a pu être produit qu'après Ja TPM des ph.” «6 des végétaux ; puisque leurs détriments sont entrés dans sa Composition.

La nature ne nous offre que très-rarement et en bien pelite quantité de l'alun tout formé ; on a donné à cet alun natif le nom d'Alun de plume , parce qu'ileest cristallisé en filets qui sont arrangés Comme Îles barbes d’une plume (2) ; ce sel se présente plus souvent en efllorescence de formes différentes sur la surface de quelques minéraux pyriteux; sa saveur est acerbe et styptique , et son action très-astringente : ces effets qui proviennent, de l'acide vitriolique démontrent qu'il est plus libre et moins saturé dans l'alun que dans la sélénite qui n'a point de saveur sensible, et en général, le plus ou moins d'action de toute matiére saline dépend de cette différence ; si l'acide est pleinement saturé par la matière qu'il a sâisie , comme dans l'argile et le gypse , il n’a plus de saveur, et moins il est saturé, comme dans l'alun et les vitriols métalliques, plus il est corrosif; cependant la qualité de la base dans chaque sel influe aussi sur sa suveur et son action; car, plus la matière de ces bases à Mise et pesante , plus elle aequiert de masse et de puissance par son union avec l'acide , et plus la saveur du sel qui en résulte a de force.

Il n'y a point de mines d'alun proprement dites, puisqu'on ne trouve nulle part ce en grandes masses comme le sel mari même en petites masses comme le vitri mais on le tire aisément des argiles qui portent le nom de T'erres alumineuses , parce qu'elles sont plus chargées d'acide, et peut-

(2) Les rochers qui entourent l'ile de Melo sont d’une nature de pierre légère , spongieuse, qui semble porter l'empreinte de la destruction, La pierre des anciennes carrières que je visitai, offre les mêmes caractères ; toutes les parois de ces galeries souterraines sont couvertes d'alun quis’y forme continuellement ; on y trouve le superbe et véritable alun de plume ; qu'il ne faut pas confondre avec l'amianthe, quoiqu'à la première inspection il soit souvent facile de s'y tromper. L'alun de Melu était fort estimé des anciens ; Pline en parle et paraît même désigner cet alun de plume dans le passage suivant: « Coûereti slumiuis uoum geaus schiston appellant Græci, in capillamenta quædam canescenlia dehisceus ; unde quidum trichitin potiùs appellavere, lib. 35, cap. 15.» (Voyage pittoresque de lu Grèce, par M. le comte de Choiseul-

Gouflier , in-folio , pag. 12.)

être plus mélangées de terre limoneuse où L’alun qui se tire des malières pyrileuses M. calcaire que les autres argiles : il en est de S’appelle dans le commerce alun de glace où. même de ces pierres d’alun dont nous ve- @lun de roche; il est rarement pursparce

nons de parler , et qui sont argilo-calcaires; on le retire aussi des pyrites dans lesquelles l'acide vitriolique se trouve combiné avec la terre ferrugineuse et limoneuse : la simple lessive à l'eau chaude suffit pour extraire ce sel des terres alumineuses; mais il faut laisser eflleurir les pyrites à l'air, amsi que ces pierres d'alun, ou les calciner au feu et les réduire en poudre avant de les lessiver pour en obtenir l'alun.

L'eau bouillante dissout ce sel plus promptement et en bien plus grande quantité que l'eau froide , il se cristallise par lévaporation et le refroidissement ; la figure de ses cristaux varie comme celle de tous les autres sels. M. Bergman assure néanmoins que quand Ja cristallisation de l'alun n’est pas troublée , il forme des octaèdres parfaits (L), transparents et sans couleur comme l'eau.

Cet habile et laborieux chimiste prétend aussi s'être assuré que ces cristaux contiennent trente-neuf parties d'acide vitriolique , seize parties et demie d'argile pure, et quarante-cinq parties et demie d'eau (2); mais ie soupçonne que dans son eau : et peut-être même dans son acide vitriolique ; il est resté de la terre calcaire ou limoneuse , car il est certain que la base de l'alun en contient :

l'acide , quoique en si grande quantité , relativement à celle de la terre qui lui sert de ; est néanmoins si fortement uni avec é terre qu'on ne peut l'en séparer par le

Je plus violent ; il n'y a d'autre moyen e les désunir qu'en offrant à cet acide des alkalis, ou quelque matière inflammable avec lesquels il ait encore plus d'aflinité qu'avec sa terre : on retire par ce moyen l'acide vitriolique de l'alun calciné, on en forme da soufre artificiel , et du pyrophore qui a la propriété de s’enflammer par le seul contact de l'air (3).

tt center rene

(1) M. Desmette dit, avec plus de fondement ce me semble , « que ce sel se cristallise en effet en oc- » taèdres rectangles lorsqu'il est avec excès d'acide, » mais que la forme de ces octaèdres varie beaucoup; » que leurs côtés et leurs angles sont souvent tron- » qués , et que d'ailleurs, il a vu des cristaux d'alun » parfaitement cubiques, et d'autres rectangles. » (Lettres , tom. 2, pag. 220.)

(2) Opuscules chimiques, tom. 1, pag. 309et 310.

(3) Dictionnaire de chimie , par M. Macquer , article Alun.

. en cristaux fort irréguliers ; mais quelquefois à pere + £ A

qu'il retient presque toujours quelques ties métalliques , et qu'il est mêlé de ite ». de fer. L'alun connu sous le nom d'alun d

Rome (4), est plus épuré et sans mélange”

(4) La carrière de la Tolfa qui fournit l'alun de Rome … forme, dit M. de Bondaroy, une mon gne haute de cent cinquante ou cent soixante pieds... les pierres dont elle est formée ne sont point arrangée par lits, comme la plupart des pierres calcairessst mais par masses et par blocs. A

La pierre d’alun tient un Peu à la langue... We: lon les cuvriers elle se décompose lorsqn'on la 1 isse long-temps exposée À l'air... Pour aire caleine cette pierre, on l'arrange sur la voûte de plu eurs fourneaux qui sont construits sous terre, de manièr! qne chaque pierre laisse entre elle un petit intervalle pour laisser parvenir le feu jusqu'au hant du four neau.... et on ne retire ces pier , sateiliel: ont subi l’action du feu D Cr ne quator: à heures... lorsqu'elles sont bien calcinées, ell ss rompent aisément, s'attachent fortement sur Ja gue et y laissent le goût slyplique de l'alun.…. M

ntensuite arrangées en forn pr talus, pour recevoir l'es PS À autre pendant l'espace 5 Mais s’il survient des pluies con-

L entièrement perdues , parce.

Mposant plus qu'il rait, 88 0 charge des sels et les cntraîne Le ir eue que

les pierres sont Parvenues À un juste degré de

posilion, c'est-à-dire lo tièrement désunies * lorsque leurs parties sont €

de muraille disposée en dont on les arrose de te

de quarante jours tinuelles elles son

». 00 peut en former une blanche pétrifiable. … On les lorte alors dans RE que l'on a remplies d'eau, et dont

pa dis que cette cau dés €

# 2 mue la matière avec une

d'aluo…., ju'on juge qu'elle est assez chargée | de sel , on la fait passer dans un cuvier , eusuite dans. des cuves de boïs de chêne » dont la forme U

rée ; et c'est dans ces dernières cuves qu’ EU

cristalliser.….. Au bout d'environ tete: sers >

l'aluu se cristalliser le long de l'intérieur des — à

verture de la décharge des cuves , l'alun se for |

beaux cristaux et d'une forme très-régulière.…. SR E- " LR Les pierres ne donnent peut-être pas en sel d' rs.

la cinquantième partie de Jeur poids... elles s 0

très-peu attaquables par les acides... n'étin re

que faiblement avec le briquet , et les ouvriers pré

tendent que les meilleures n’étincellent point du ,

tout. elles ont le grain fin, et sont aîsées à casser... x

uoiqu'il soit un

sensible de vitriol de

Italie des pierres

Le

Ms. DES MINÉRAUX. | 159 ee (), Particulièrement à Whitby * pete York , ainsi qu'en Saxe, en Suède, (2), et dans les pays de

eu rouge : S toi: ae Û re dela Tolfa:ily € Ô o a de semblables carrières de pierre d’alan en x rès la calcination et Ja cristallibeaucoup de © ’une argile

La terre qui reste aP sation du sel, tient lavée. # “J .

ierre comme » Puis- Je pepe PE Jeu... cependant les sd qu'elle se calcin iles” chfeiiet RE riences faîtes par d'habiles c « es, +0) émopirs ue la terre qui fait lu base de l’alun est vitrifiable... > chaux que l'on fait de cette pierre , a la propriété de se durcir sans aucun mélange de sable ou d'autres terres, lorsqu'après avoir été humectée on la laisse sécher. Dans toute chaux il se trouve de la-craie ; dans celle-ci, il semble qu'on trouve du sable ou une vraje terre glaise : la pierre d'alun non calcinée et broyée en poudre fine, prend une consistance approchanté de celle d'une terre grasse lorsqu'on l'a humectée d'eau... La meilleure est jaunätre, un peu grise. (Mémoires de l'Académie des sciences, année 1766, pag. 1. et suiv.).... Nota. M. l'abbé Guéué prétend néanmoins que la meilleure terre d'alun est blanche comme de la craie, et le senz timent des ouvriers s'accorde en cela avec le sien; ils rejettent les pierres grumeleuses qui s'égrènent facilement entre les doigts et celles qui sont rougeâtres, (Lettres de M. Ferber , note; page 316.) Les montagnes alumineuses de la Tolfa disposées en rochers blancs, comme de la craie, sont, dit

M. Ferber, séparées par un vallon qui a plusieurs

petites issues sur les côtes , et qui ne doit son origine qu'à l'immensité des pierres alumineuses qu’on en a

tirées. … Les mineurs soutenus par des cordes sur les

bords esca rpés des rochers auxquels ils sont adossés, font, dans celte situation, des trous qu'ils chargent de poudre... wensuite on y met le feu , après quoi un détache les pierres que la poudre a fait éclater... L'argile alumineuse est d’un gris-blanc ou blanche comme de la craie; elle est compacte et assez dure, en la raclant avec un couteau on en eee à poudre argileuse qui ne fait point eflervescence avec les acides ; elle est déja pénétrée de l'acide vitriolique , et sa base est une lerre argileuse... Il ya dans la méme carrière une argile molle, blanche comme de la craie , et une autre d'un gris ble ; que l'acide a commencé à tacher de blanc... La pierre d'alun de la Tolfa est une argile durcie, pénétrée et blanchie par l'acide vitriolique ; cette pierre renferme quelques petites parties calcaires qui se forment en sélénite pendant la fabrication de l'alun ; elles s'attachent aux vaisseaux : celte argile ou pierre d'alun compacte , sans être schisteuse, est disposée en masses et non par couches. L2

Les masses d'argile blanche de la Tolfa sont tra versées de haut en bas par diverses pelites veines de quartz gris-blanc, presque perpendiculaires de trois à quatre pouces d'épaisseur. Il y a de la pierre d'alun blanche à taches rougeñtres, qui ressemble à un savon marbré rouge et blanc. (Lettres sur la minéralo-

gie, pag- 315 et suiv.)

. > et dans quelques provin-

(1)H ya, dit Daniel ee .

sophiques, cunée 1678), A Ro pre

fournissent de l'alun dans la i

siluées entre Scarboroug et la riviète Do le comté d'York, et encore près de Pres. FPE le Lancashire ; celte pierreest d'une co hlendtre et a quelque ressemblance avec l'ardoise,

Les meilleures mines sont celles qui se trouve : A plus profondes en terre, et qui sont arrosées de quelques sources ; les mines sèches ne valent rien; mais aussi lorsque l'humidité est trop grande , elle gâte les

pierres et les rend nitreuses. ?

Il se rencoutre dans ces mines des veines d'une autre pierre de même couleur, mais qui n'est pus si bonne ; ces mines sont quelquefois À soixante pieds de profondeur. La pierre exposée à l'air avant d'être cinée , se brise d'elle-même el se met en fragments,

‘ qui, macérés dans l’eau , donnent du vitriol ou de la

couprose, au lieu qu’elle donne de l'alun lorsqu'elle a été calcinée auparavant; cette pierre conserve sa dureté tant qu'elle reste dans la terre ou sous l'eau : quelquefois il sort de l'endroit d’où l'on tire la mine un ruisseau dont les eaux étant évaporées par la chaleur du soleil, donnent de l’alun natif; on calcine cette mine avec le fraisil ou charbon à demi cousumé de Newcaslle, avec du bois et du genêt. Cette cali. nation se fait sur plusieurs bûchers que l'on charge jusqu'à environ buit à dix verges d'épaisseur, et À mesure que le feu gagne le dessus, on recharge de ouvelle mine quelquefois à la eee 15 de soixante 1s successivement, et cette hauteur n'empêche pas

que le feu ne gagne toujours le dessus, c'est-à-dire

le sommet, sans qu'on lui fournisse de nouvel vpn |

il est même plus ardent sur la fin, et dure tant qu reste des matières sulfureuses unies À la pierre. (Collection académique, partie étrangère, tom. 6 * pag. 193.)

(2) M. Jars nous donne une notice de ces diffé rentes mines d'alun : « Au sud et au nord de la ville » de Whitby, dit-il, le long des côtes de la mer, le » terrain a été tellement lavé par les eaux, que le » rocher d’alun y est entièrement à découvert sur une » étendue de plus de douze milles, et où il est ex- » ploité sur une hauteur perpendiculaire de cent pieds » au-dessus de son niveau ; ce rocher s'étend aussi » fort avant dans les terres... Il se délite par lames » comme le schiste , il est de couleur d'ardoise, mais » beuucoup plus friable qu'elle, se décompose aisé- » ment à l'air, et y perd de même entièrement sa qua- » litéalumineuse s'il est lavé par les pluies. On trouve » très-souvent entre ses lames ou ur de petits » grains de pyrites , des bélemnites , surtout une » très-grande quantité de cornes d'Ammon , envelop-

» pées d'un rocher plus dur et de forme arrondie : on

» prétend que les lits de ce rocher vont jusqu'à une » profondeur que l'on ne peut déterminer au-dessous

» du niveau de la mer, mais qu'il y est de moindre

ces d'Espagne (1) : on extrait l'alun dans ces différentes mines ; à peu près pai les mêmes

» qualité; ‘d'ailleurs on a pour plusieurs siècles à » exploiter de celui qui est à découvert...

‘» La d'alun de Schwemsal en Saxe ; est située » au bord de la rivière de la Molda, dans une plaine » dont le terrain est très-sabloneux : le minérai y est » par couches , dont on en distingue deux qui s éten- » dent sur une lieue d'arrondissement, et très-faciles » à exploiter, puisqu'el trouvent près de la sur- » face de la terre, et qu'élles sont presque horizon

» tale Le minérai n'est point en roc comme celui » de "AVE ; il te en une terre durcie, mais

t orceaux se détachent en sur- LS de, don a plupart Le. charbons de

ces sont très-poires; mais si l'on ceaux, on voit que l'intérieur est com- » posé de petites couches très-minces d'une terre » brune schisteuse; le minérai d'ailleurs contient aucoup de bitume, peu de soufre, et tombe faci- » lement en efllorescence , c'est pourquoi on ne le fait » pas griller; il n'est besoin que de l'exposer à l'air » pour en développer l'alun..….. Le minérai reste ex- » posé à l'air pendant deux ans avant que d'être les- » sivé , alors il est en majeure partie décomposé et » tombe presque en poussière.

» Il arrive très-souvent que le minérai éprouve une » fermentation si considérable qu'il s'enflamme, et » comme il serait dangereux de perdre beaucoup » d'alun, on y remédie aussifôt que l'on s’en aperçoit, » en ouvrant le tas dans l'endroit où se forme l'em- +; brasement ; le seul contact de l'air suflit pour l'ar- » rêter ou l'éteindre , sans qu'il soit besoin d'y jeter » de l'eau : lorsque le minérai a été deux ans en efllo-

he

» rescence, il prend dans son intérieur une ns à

» jaunâtre, qui est due sans doute à une terre martiale;

. mon y voitentre ses couches de l'alun tout formé, et

” » sur tonte la longueur de la surface extérieure du

ntas, des lignes d'une matière blanche, qui n'est » autre chose que ce sel tout pur. .

» À Christineoff en Suède, le rocher alumineux est

» une espèce d'ardoise noire qui se délite aisément, et

» qui contient très-souvent entre ses its, des rognons

» de pyrite martiale de différentes grosseurs , mais

» dont la forme est presque toujours celle d’une

» sde sp on y trouve encore des conches d'un

» rocher noir, à grandes et petites facettes d'un pied

» d'épaisseur , qui par la mauvaise odeur qu'il donne

» en le frottant, peut être mis dans la classe des

» pierres de porc : on Y voit aussi de petites veines

» perpendiculaires d'uo gypse très-blanc.

» Ces couches de minérai ont une très-grande

» étendue ; on prétend même avoir reconnu qu'elles

» avaient uue continuité à plus d'une lieue ; mais ce

» qu'il y a decertain, c'est qu'on ignore encore leur » profondeu » Sur le . d'une petite montagne opposée

» à la ville de Christiania en Norwége, el presque au » niveau de la mer, on exploite une mine d'alun qui » a donné lieu à un etablissement assez considéra- » ble... L'espèce de minérai que l'ou a à traiter est LS

un. ct RSS TT nn 0 à “mé … . … - TT

procédés qui consist re eflleurir à l'air pendant un tem ant , la terre ou pierre alumiueuse , à la lessiver ensuite, et

à faire cristalliser l'alun par l'évaporation de l'eau (2) ; l'alun de Rome est celui qui est le plus estimé et qu'on assure être le plus pur : tous les aluns sont, comme l'on voit, des

le notre art , et le seul sel de ue la nature nous offre tout formé , est l'alun de plume qui ne se trouve que dans des cavités (3), où suintent et s’é-

» proprement une ardoise, qui contient entre ses » lits quantité de rognons de pyrites martiales ; on » l'exploite de la même manière qu'en Suède , à » tranchée ouverte et à peu de frais. , » Sur la route de Grossalmrode à Cassel , on trouve » plusieurs mines d’alun qui sont exploitées par des » particuliers... Le Minérai d'alun forme une couche M. # trés-grande étendue , sur huit à neuf » proche beaucoup de l'espèce de celui de Schwem- » sal que l'on exploite en Saxe, mais surtout daës Ja F4 partie inférieure de couche ; ilest de même ten » dre et friable, et tor facilement en eflorescencei » mais souvent il est mélé de bois fossile très-hitu= ces 18 truatts aussi de ce bois pétrifié, »

s Espagnols pré / ’Arragon nn, à meilleur À are + ete dit » M. Bowles, se trouve formé dans ln 1 comes » le salpêtre et le sel commun ; ilne faut pour le » rafliner qu'une simple lessive qui le filtre et Jui ôte

» toute l'impureté de la terre... L. cette lessive,

» on le fait évaporer au feu, ensnite on verse la liù ie À es ent VAsennz où on laisse l'alun pagne, pag. 390 et sut.) is PRES (2) Nota. Dans quelques-unes de ces exploitations, . On fait le minérai; Mais, comme le rque très-bien M. Jars, cette Opéralion n'est bonne que pour celles de ces mines qui sont très-pyriteuses et serait perniciquse dans les autres où 1 M fine ”… Portion de l'alun , et qu'il suflit de Joss? eurir à l'air où " s'échauffent d’elles- (3) Dans l’une des mines du territoire de Latera , on trouve contre les parois de la voûte, le plus bel alun de plume cristallisé en petites aiguilles, blanc argenté , tantôt très-pur, tantôt combiné Ka du soufré; on y trouve aussi une pierre argilense bleuñ— tre, crevassée , au milieu de laquelle l'aluu s'est fait Jour pour se cristallisemen efllorescence : cette mine st située dans un tuf olcanique où l'on trouve du soufre en ue errantes et disséminées.... ul se trouve au fond de ces mines y découle de Ja voûte ; cette ea eq © les couches qui surmontent la voûte , y forme une croûte et dépose cet alun natif que l'on trouve aussi cristallisé de même dans plusieurs pierres... ya

pai r,et dont la couleur et la texture le ke

tout pour la teinture et

part des pastels ne sont qui teintes de différentes cou teinture én ce qu'il a la propr les pores et d'e des soies qu'oi

u'on veut sé l rs jusq > dans eur subs

pier , à argenté | gent, etc.; mis en suffisante quantité e à canon, il la préserve de l

même de l'inflammation ; il s’op ction du feu sur le bois et sur matières combusti

brûler si elles en sont on le mêle avec le sui

e autr

et papiers pour y faire adhérer les couleurs

re prendre l'encre, etc.

de l’alun; les plus anciennes briques de ce sel étaient en Syrie et a virons de Constantinople et de Smyrne , da:

le Lemps des calyfes , etice nest que vers le entre milieu du qui es ue les Italiens transportérent | e quer l'alun dan

leur pays ; et e À découvrit les mine alumineuses d'Ischia de Viterbe , ele.; les

Espagnols re dans le seizième siècle, une manula e d’alun près de Car-

aussi de l’alun cristallisé et en D. = % sur les

parois des voûtes à Puzzola, comme à Mulino près de Latera.….. 11 ÿ a deux sources auprès des mines del Mulino , dont l'eau est ée d'une terre alumi h lui onne un goûl très-stypu au abandonne , ainsi que les bes. qui Y Surnagent ou qui

veuse , blanc

qui est sans mélange l'on met dans cette eau vendant on y voit trèsmisseaux qui y multices it une odeur de foie de soufre : gré (M. Cassini fils. Mémoires de l'Ades sciences ; année 1777, pag. 580 et suiv.)

ŒMnHéontE DE LA TERRE. Z'ome III.

solution. Ce ; mais nulle epuis ce temps à part il n'est rande q antité pour Angleterre, en Bolläme et À faire un objet d amerce , et encore moins ; : pour. fournir à la consommation que l’on aujourd'h

‘ fait de l’alun dans plusieurs arts et métiers, en Suède, proprié Ules, tant de Garphyttau dans

sura plu- ses ; et même assez de.

les empêche de » et l'on y trouve par intery

t'imprégnées x » natif (3) HA. 2 pre à des mines delles plus fermes : on frotte d'alun calciné voit encore beaucoup de terres alumi les formes qui servent à imprimer les toiles aux environs de Roquefortet de Cascastel (5);

de même les balles Pa 0 cèse d'Uzès , dans lesquelles }°

tiques ont, avant les Européens,

Il y a en France assez pyriteu-

Tres alumineuses qu'on pût y faire tout l’alun dont on a oin sans l'acheter de l'étranger’, et néanvius je n'en connai ‘une seule cture en R

nées ; ce Ù même en Franche-Comté, q rande quantité de s alumineuses quelque distance de (2). M. de Gen- * Sanne, qui a reconbu ces terres, en a aussi trouvé en Vivarais près de la Gorce : « Plu- ” sieurs veines de cette terre i » sont, dit-il, parsemées de c

La

3 les de l'alun Il y à aussi, près #4 couper. d’ AS

; d’autres près de Cornillon. (6) , dans le dio-

se forme

Daturellement ; mais combien n'avons-no \ : d’autres richesses que nous foulons ES u le

> non par dédain ni par défaut d'in ; mais par les obstacles qu'on met, o

<ncouragement que l'on donné à toute prise nouvelle ?

(1) Opuscules chimiques de M. Bergmann, tom. 1 ag. 304 et suiv.

(2) M, de Gensanne, Mémoires des savants étran- Bers , Lom, 4, .

(3) Hist. N (4) Zdem,

(5) Idem ,

(6) Les couches de terres alumineuses y s0 rées par d'autres couches d'une terre à foulon trèsprécieuse : u AA est de la plus grande finesse et d'une blancheur éclatante ; elle est de la nature des kaolins, et frès-propre à la fabrique des porcelaines , n'altère point sa blancheur et qu’elle fait des pipes à tabac d”° cou

de la précédente que qui est d’un jaune de citron, assez terre que nous appel fine : sa couleur est du feu ; elle est par faïence , en la mélan tom. 1, pages 158 et 159.

th (Idem ,

AL

= Nous venons de voir que

fort puissant de touss à terres ses et calcaires , dans lesquelles

" ilse te sous la e d’alu et de sélénite ; que l'argile et le plâtre ; quoique im prégnés de cet acide, n'on cune saveur saline ee :

terre sur la quantité acide , et qu dl

i turé que l'alun au € re,

? e la

rre

dont la base étant d’une matière | se que la terre vitreuse ou calcaire

à ces sels plus de masse et de puis-

sance : nous ayons vu que les terres alumi-

neuses ne sont que des argiles mélangées ,

et plus fortement imprégnées que les autres

d'acide vitrioliquez que l’alum qu'on peut regarder comme un vitriol à base terreuse , retient dans ses € x une quantité d'eau - plus qu'é à la moitié de son poids, et que cette eau nest pas essentielle à sa subce saline, puisqu'il la perd aisément au ‘sans se décomposer ; qu'il s'y boursoufle me la terre limoneuse , et qu'en même emps qu’il laisse dépouiller de son il retient M bement l'acide vitriolic ; et devient après la calcingon presque aussi corrosif que cet acide même.

Maintenant , si nous ExamINONS les autr matières avec lesquelles cet acidé sestrou combiné, nous econnaitrons que d'alkali minéral ou ma i est le seul sel alkäli

i éstuni Île t répandu.

naturel et qui ést universe anus : Je seul avec lequel l'acide vitrioli- : MS soit naturellement combiné sous la ds d'un sel cristallisé au u on à donné le‘nom du chimiste Glauber. sr ya ce sel dans l'eau de la mer; et généralement dans toutes les eaux qui tiennent du sel dissolution; mai

ji avec l’alkali dans sels naturels est

J'acide vitriolique , il en résulte un sel

"en lui offrant w

ervait de base une terre blanche ,

veur amère et salée,

sieurs noms différents, lui de tartre vitriolé :

et qui décrépite au feu

e ilement dans l’eau et s cristallisé par la nature,

els formés par l'acide vis

e cristalliser.

ile , et qui parait aussi a oir quelques cp

| iétés =. la distinguent de la te He. | è 4 Supposant mixte et vi es dci, elle de b bp 24

: caucoup pl la craie que de l'ar Cette terre magnésie

1e es Lee masses comme es argiles ; les craïés,, les Plâtres , etc. ;néane moins elle est mêlée dans plusieurs matières

e est co

biné dans ce sèl t lors n

‘on l'en retire agnésie qui lui sous la forme

jusqu'à satura

presqué sans ductilit le avée l'eau: ces propriétés luisont communes. aÿét les te calcaires i ee d'acide vitriolique ns sans doute la magnésie re or encore quelques parties après avoir été précipitée de la dissolution de son sel ; Île

se rapproche encore plis de la nature de la terre calcaire , en w’elle fait une se "2 effervescence avec tous les acides , et qu'elle fournit de même une > quantité d’air fixe ou d'acide aéri Drès avoir perdu cet air par k x ‘a pas la

; u me se dissout pas de même lorsqu'on la avec l’eau, ce qui la rapproche de 1 ure du plâtre; cette différence de la chaux viveset de g gnésie calcinée , semble provenir de

* bS.0

ésie cal

erre calcaire, et nde quantité à la st donc au fond d’abord

gnée, comme le plâtre, se trouve encore plus

sie’ et des “qualités particulières ilse forme en grande quantité

des matiè i contie nn d'eau destplüies ou de

r r les caux don ui l'évaporation; et ce sel formé de l'aci

triolique à base demagnésie , a pris son nôm

“de la fontaine d'Epsom en Angleterre : u de laquelle on le tire en grande = tité. M: Brownrigg.assure avoir trouvé di

sel d'Epsom cristi dans les mines de

charbon de Witha il était en petites

masses solides , tran tes een filaments

blancs argentins , antôt réunis , tantôt iso-

lés #dont quelques-uns avaient jusqu’à trois pouces de longueur (1).

La saveur de ceseln'est pas piquante, elle

est ime fraîche , mais suivie d’un arFière-

; sa qualité n'est point astringente

one ” LR très-différent. de alt

et comme il diffère aussi de la sélénite

sa saveur et par sa solubilité dans l'eau ,

a jugé que la magnésie qui lui sert de base

était une terre entière t différente de l’ar-

gile et de la craie ; d'autant que cette même

magnésie € inée avec d’autres acides, tels

, L; w J et :

que l'acide nitreux ou celui du aigre ,

. donne encore de différents d e ceux que

l'argile ou la ter caire donne en les com-

compare ces différences avec Fe rapports et les ressemblances que nous venons d'indi- 4 quer entre la terre calcaire et la magnésie , on ne pourra douter ce me semble ; qu'elle ne soit au fond une vraie terre calcaire , d’abord pénétlrée d'acide vitriolique, et ensuite

j - mo difiée-par l rien, et peut-être aussi À ue Ile parait avoir ” P L | rrait faire penser

22 ——— + — (1) Voy Éléments dechimie , par M. de Morès , tom. 1, pag. 132,

à: pes MINÉRAUX.

1 » Che, les crispe et les réduit presque

- ici sur ce que j'ai déj binant avec ces mêmes acides : mais si l'on qu s gra “sent que 1

je regard s plâtre : ces deux matières song imprégnées d’acile vitriolique, elle Mes propriétés essentielles , et quoi xgnésie ne se présente pas en grandes mascomme le plâtre, elle est pé

mères, du mt 1 du sel ma | que ce n’est au fond qu'une terre Calca modi par la végétation et la putrél tion. À SA L’acide vitriolique en se combinifih avec les huiles végétales a formé les bitumes(2) ,

et s’est pleinement saturé ; car il n'a plus au: -

cune action sur le bitume qui n’a pas plus

de saveur sensible que l'argile lâtre dans lesquels ceb aci de même AC nent saturé. 7" cr Si l’on expose à l'action l'acide vitrio-

qué les substances végétales et animales dans

leur état naturel: « Il agit à-peu-près comme

*» lefeu, s'il est bien concentré ; il les de

tatcharbonneux, et delà on peut juger ‘en altère souveut les principes en m » temps qu'il les sépare (3). » Ceci prouve bien que cet acide n’est pas uniquement m- . posé des principes aqueux et terreux, comme Sthal et ses disciples l'ont prétendu, mais qu'il contient aussi une grande quautité d'air actif et de feû réels Je crois devoir insister e sujet, parce que le plus grand no chimistes penle vitriolique est l'acide primi-

(2) L'aciiioliquegers sur les huiles d'amandes, d'olive, de navette, et même sur les huiles essentielles, les noireit sur-le-champ ; et les rend plus solides ; le mélange acquiert, avec le temps, une consistance et des propriétés qui le rapprochent sensibl L e, quand l'huile est plus terre et de sine quand l'huile est plus légère et volatile... On n'a point examiné l'action de pas vitriolique” sur les résines, les g t les gommo-résineux .. Avec l'acide saine et l'espritde-vin on produit nts di - Chimie ‘ par M. de Morvea s 121 et 122.)

(3) Éléments M. de Morveau , tom. 3, pag. 123. «

ss"

des principes salins avec d”

e aérien est le prement dans l’ordre. de leur

: maïs encore parce qu'il est le plus

1e aci

pdt ë Je plus simple de tous, n'étant compo d'air et de feu , tandis que l'acide vitrioliqué et tous les autres acides sont mé-

lés de terre et d’eau: nous nous croyons donc « fondés à regarder l'acide aérien comme l’acide primitif, et nous pensons qu'il faut substituer cette idée à célle de ce grand chimiste, qui.le premier a senti qu'on devait ramener tous les acides à un set L acide primitif et universel ; mais sa seconde supposition ; que

cet acide universel n'est composéque deterre ‘eau, ne DéBt se soutenir, non-seulenient

queles effets ne s'accordentpoint avec use supposée, mais encore parce que

rait opposée , et même contraire à toute

. théorie, puisqu'alors l'air etle feu , les deux principaux agents de la Nature, seraient exclus de toute substance essentiellement saline

ee e certain à :

ct réellement active , attendu que toutes ne » principe inflammable , rés pr. Re contiendraient que ce même principe salin, » par l'exemple de l'acide s ” Re P | Li uniquement coupé de terre et d'eau. » les acides huileux végé devienneutd'au Dans la réalité ; acide est L. pe fous ex tplus forts et plus semblables à l'acide L' 6 l'agent le plus actifde la nature, etc’est par » vitriolique à qu'on les dépouille Rage Brie le feu ét par l'air contenus dans sa substance » tement de le princi

L if, et qu'il le devienténcore plus us : aidé de la Pi , Où lorsqu il se trouve combiné avec les substances qui contiennent elles-mêmes beaucoup d'air et de feu, comme dans le nitre ; il devient au

aire d'autant plus faible qu'il estmêlé ne plus grande quantité d'eau , comme les cristaux d'alun, la crème de tartre,

les sels ou les sucs des plantes fermentées ou

non fermentées , etc.

Lesehimistes on ave ;

su üières

ômes, des ma- ?

sont sal E que par le mélange

idée particulière et secondaire me pa- » priétés se rapproc

« Tous les acides et alk:

» taux et animaux , tant 6»

fluors ou concrets , € I. Mac- » quer ; être regardés comme des substances » salines par elles-mêmes ; il y a même quel- ? rés substances qui n’ont point de a FM alkalines décidées ,

yant celles des sels en général, mmuniquer les propriétéssas és dans lesquels elles enpar cette raison être regatï; substances essentiellement l'arsénic et le sel sédatif.….

utes ces substances , quoiqu'essentiellement salines, diffèrent beaucou entr'elles, out par les degrés de force et d'acti- = é, et par leur attragtion plus ou moins

| ande avec les matières dans lesque | peuvent se combiner à comparez » :

» exemple la force de l'acid.

; ide vitriolique avee » la faiblesse de l'acide tartre.… he acides » minéraux sont pl ‘

a ris que les acides tirés » des végétaux etd Mimaux,et parmi les

» des minéraux l'acide vitriolique est le plus

» fort, le plus inaltérable > €t par conséquent. » le plus pur, le Plus simple, le plus sensible-

” ment etessentiellement sel... Parmi les au- » tres substances salines issent

» les plus actives et les » les autres acides mi » rins

es ax

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