‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-HilaireChapitre 40 sur 162 · LS · texte numérisé non relu

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chimistes doutent encore de celte Converins les résultats bien en-

‘anmoi propre méthode me semblent même vérité aussl pleinement t le désirer; €ar après avoir séparé dans l'argile l'acide de sa base terreuse, ils ont reconnu que cette base était une “terre vitrifiable ; ils ont ensuite combiné par le moyen du feu le | MES pulvérisé avec l'alkali dissous dans L es et ils ont vu que cette matière perripiiée devient soluble comme Ja terre de l’alun par l'acide vitriolique ; enfin ils en ont formé un composé fluide qu'ils ont nommé liqueur des cailloux : « Une demi-parlie d'alkali et une partie de » quartz pulvérisé , fondues ensemble, dit » M. de Morveau, forment un beau verre » transparent, qui conserve sa solidité : si » on change les proportions et que l'on » mette, par exemple, quatre parties d’al- » kali pour une partie de terre quartzeuse , » la masse fondue participera d'autant plus » des propriétés salines; elle sera soluble » par l’eau, ou même se réseudra spontané- » ment en liqueur par l'humidité de Fair :

» c'est ce que l’on nomme liqueur des cail- » loux : le quatz y est tenu en dissolution » par l'alkali , au point de passer par le » filtre.

» Tous les acides, et même l’eau chargée .» d'air fixe, précipitent cette liqueur des , cailloux , parce qu'en s'unissant à l'alkali, » ils le forcent d'abandonner la terre ; quand » les deux liqueurs sont concentrées » il se » fait une espèce de miracle chimique , » c'est-à-dire que le mélange devient solide. » On peut conclure de toutes les expériences » faites à ce sujet, 1° que la terre quart- » Zeuse Éprouve pendant sa combinaison » avec l'alkali, par la fusion , une altérs » qui la rapproche de l’état de Par » rend susceptible de former de alun » l'acide vitriolique ; 2° que la te: 1 » et la terre quartzeuse , altérées »trification , ont une aflinité me » même par la voie humide , avec l'alkali » privé d'air, etc... Aussi l'argile et l'alun » sont bien réellement des sels vitrioliques à » base de terre vitrifiable.….

» L’argile est un sel avec excès de terre...

» et il est certain qu’elle contient de l’acide » vitriolique , puisqu'elle décompose le nitre , et sel marin à la distillation ; on démontre » que sa base est alumineuse , en saturant » d'acide vitriolique l'argile dissoute dans » l'eau et formant ainsi un véritable alun ;

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» on fait-passer enfin l'alun à l'état d'argile , en lui faisant prendre une nouvelle por- »*-bon de terre alumineuse , précipitée et » édulcorée : il faut l'employer tandis qu’elle ».est encore en bouillie, car elle devient » beaucoup moins soluble en séchant, et » célte circonslance établit une nouvelle » analogie entre elle et la terre précipitée » de la liqueur des cailloux (1).»

Cette terre qui sert de base à lalun est argileuse , elle prend au feu, comme l'argile, toutes sortes de couleurs ; elle y devient rougeâtre , jaune , brune , grise, verdâtre , bleuâtre et même noire , et si l'on précipite la terre vitrifiable de la liqueur des cailloux , celle terre précipitée a toutes les propriétés de la terre de l'alun , car en l’unissant à l’acide vitriolique on en fait de l’alun, ce qui prouve que l'argile est de la mème essence que la terre vitrifiable ou quartzeuse.

Ainsi les recherches chimiques , bien loin de s'opposer au fait réel de la conversion des verres primitifs en argile , le démontrent encore par leurs résultats, et il est certain que l'argile ne diffère du quartz ou du grès réduits en poudre , que par l’atténuation des molécules de cette poudre quartzeuse sur laquelle l'acide aérien combiné: avec l'eau agit assez long-temps pour les pénétrer, et enfin les réduire en terre : l'acide vitriolique ne produirait pas cet cflet, car iln'a point d'action sur le quartz ni sur les autres-matières vitreuses ; c'est donc à l'acide aérien qu'on doit l’attribuer : son union d'une part avec l'eau , et d'autre part le mé lange des poussières alkalines avec les poudres vitreuses, lui donnent prise sur cette même matière quartzeuse; ceci me parait assez clair, même en rigoureuse chimie , Pour espérer qu'on ne doutera plus de cette conversion des verres primitifs en argile , puisque toutes les argiles sont mélangées des débris de coquilles et d'autres productions du même genre, qui toutes peuvent fournir à l'acide aérien l'intermède alkalin , nécessaire à sa prompte action sur la matière vitrifiable; d’ailleurs l'acide aérien , seul et sans mélange d'alkali, attaque avec le temps toutes les matières vitreuses ; car le quartz, le cristal de roche:et tous les autres verres produits par la nature ; se ternissent, s'irisent et se décomposent. à la surface par la seule impression de l'air humide, et par

less est Rs (1) Éléments de chimie, par M, de Morveau , tome 2, pages 59, 70 et 71.

primitif et de l'eau.

conséquent la conversion du quartz en argile a pu s’opérer par la seule combinaison de l'acide aérien et de l’eau; ainsi les expériences chimiques prouvent ce que les observations en histoire naturelle m'avaient indiqué; savoir, que l'argile est de la même essence que le quartz, et qu'elle n'en dlrrerc que par l’atténuation de ses rt :# duites en terre par l'impression de l'acide

Et ce même acide aérien en agissant dès les premiers temps sur la Las ds quartzeuse, y a pris une base qu l’a fixé, et en

a fait l'acide le plus puissant de tous vitriolique qui, dans le fond, ne l'acide primitif que par sa fixi masse et la force que lui donné } vitrifiable qui lui sert de base ; mai aérien étant répandu dans toute l’étendu de l'air , de la terre et des eaux , et le globe entier n'étant dans le premier temps qu'une masse vitrifiée, cet acide primitif a p toutes les poudres vitreuses , et les ayant atténuées , ramollies et humectées par son union avec l'eau, les à peu à peu décompo= sées , et enfin converties en terres argileuses.

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