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sous le marteau, oùla
assez simples, ils démandent de l'intelli- roches ferrugineuses 5
gence , et supposent de l'habitude et même des attentions suivies. L'on ne doit pas traiter autrement les mines pauvres quine donnent que trente ou même quarante livres de fonte Par quinial; mais avec des mines riches en mélal , c'est-à-dire, avec celles qui donnent soixante-dix, soixante ou même cinquantecinq pour cent, on peut obtenir du fer et même de l'acier , sans faire Passer ces mines par l'état d'une fonte liquide et sans les couler en lingots; au lieu des hauts fourneaux entretenus en feu sans interruption pendant plusieurs mois, il ne faut pour ces mines riches que de petits fourneaux qu'on charge et vide plus d’une fois par jour ; on leur a donné le nom de fourneaux à la Catalane , ils n'ont que trois ou quatre pieds de hauteur ; ceux de Styrieen ont dix ou douze, et quoique la construction de ces fourneaux à la Catalane et de ceux de Styrie soit différente , leur effet est à peu près le même ; au lieu de gueuses ou lingots d'une fonte coulée, on obtient dans ces petits fourneaux des massets ou loupes formées par coagulation, et qui sont assez épurées pour qu'on puisse les porter sous le marteau au sortir de ces fourneaux de liquation ; ainsi la matière de ces massets est bien plus pure que celle des gueuses, qu'il faut travailler et purifier au feu de l’aflinerie avant de les mettre sur l'enclume. Ces massets contiennent souvent de l'acier qu'on a soin d'en séparer , ete reste est du bon fer ou du fer mêlé d'acier. Voilà donc de l'acier et du fer , tous deux produits
ar le seul régime du feu ; et sans que l’ouvrier en ait pétri la matière pour la dépurer ; et de même lorsque dans les hauts fourneaux on laisse quelques pa rties de fonte se recuire au feu pendant plusieurs semaines, cette fonte , d'abord mêlée d'un tiers ou d'un quart de substances étrangères, s'épure aù point de devenir un vrai régule de fer qui commence à prendre de la ductilité ; ainsi Ja na. ture a pu et peut encore , par le feu des volcans, produire des fontes et des régules de fer semblables à ceux que nous obtenons dans ces fourneaux de liquation sans le secours du marteau ; et c'est a cette Cause qu'on doit rapporter la formation de ces morceaux de fer ou d'acier qu'on a regardés comme natifs, et qui, quoique très-rares , ont sufli pour faire croire que c'était là le vrai fer de la nature, tandis que dans la réalité elle n’a formé, par s0n travail primitif, que des
toutes plus impures que les fontes de notre art. |
Nous donnerons dans la suite les procédés par lesquels on peut obtenir des fontes , des aciers et des fers de toutes qualités ; l’on verra pourquoi les mines de fer riches peuvent être traitées différemment des mines pauvres ; pourquoi la mé catalane , celle de Styrie et d’autres , ne peuvent être avantageusement employées à la fusion de nos mines en grains ; pourquoi dans tous les. Cas nous nous servons du marteau pour ache.
ver de consolider le fer, etc. I1 nous suffit ici d'avoir démontré par les faits , que le feu primitif n’a point produit de fer pur semblable à notre fer forgé, mais que la quantité tout entière de la matière de fer s'est mêlée, dans le temps de la consolidation du globe, avec les substances vitreuses , et que c’est de ce mélange que sont composées les roches primordiales de fer et d'aimant ; qu'enfin si l'on tire quelquefois du sein de la terre des morceaux de fer , leur formation , bien térieure, n’est due qu'à la main de l'homme ou à la rencontre fortuite d’une mine de fer dans le gouffre d'un volcan.
Reprenant donc l'ordre des premiers temps, nous jugerons aisément que les roches ferrugineuses se sont consolidées pres-
que en même temps que les rochers graniteux
se sont formés , c’est-à-dire , après la consolidation et la rédygction en débris du quartz et des autres premiers verres ; ces roches sont composées de molécules ferrugireuses intimement unies avec la matière vitreuse ; elles ont d'abord été fondues ensemble ; elles se sont ensuite consolidées par le refroidissement, sous la forme d'une pierre dure et Pésante ; elles ont conservé cette forme priiitive dans tous les lieux où elles n'ont pas été exposées à l’action des éléments humides ; mais les parties extérieures de ces roches ferrugineuses s'étant trouvées dès le temps de la première chute des eaux , exposées aux impressions des éléments humides , elles se sont converties en rouille et en ocre; cette rouille détachée de leurs masses , aura bien-
tôt été transportée, comme les sables vitreux,
par le mouvement des eaux, et déposée sur le fond de cette première mer, lequel , dans la suite , est devenu la surface de tous nos continents. :
: Par cette décomposition des premières roches ferrugineuses , la matière du fer s'est trouvée répandue sur toutes les parties de la
surface du globe, et par conséquent cette matière est entrée avec les autres éléments de la terre dans la composition des végétaux et des animaux , dont les détriments s’étant ensuite accumulés , ont formé la terre végétale dans laquelle la mine de feren grain s'est produite par Ja réunion de x mêmes particules ferrugineuses disséminées et contenues dans cette terre, qu, l'avons dit (1), est la vraie matrice de la plu- # part des minéraux figurés ,et en particulier : er en grains.
Ne Ve eee de rouille détachée de la surface des roches primitives de fer , et transportée par les eaux , aura dû former aussi des dépôts particuliers en plusieurs endroits ; chacune de nos mines d'ocre est un de ces anciens dépôts; car locre ne diffère de la rouille de fer que parle plus ou moins de terre qui s'y trouve mêlée. Et lorsque la décomposition de ces roches primordiales s'est opérée plus lentement , et qu’au lieu de se convertir en rouille grossière, la matière ferrugineuse a été atténuée et comme dissoute par une action plus lente des éléments humides , les parties les plus fines de cette matière ayant été saisies et entrainées par l'eau , ont formé par stillation , des concrétions ou stalactites ferrugineuses dont la plu-
comme nous
part sont plus riches en métal que les mines.
en grains et en rouille.
On peut réduire toutes les mines de fer de
seconde formation à ces trois états de mines en grains , de mines en ocre ou en rouille , et de mines en concrétions; elles ont également été p s par l’action et l'intermède de r ons rent leur origine de la décomposition roches primitives de fer , de la même manière que les grès, les argiles et les schistes proviennent de la décomposition des premières matières vitreuses. à J'ai démontré dans l'article de la terre végétale (2), comment se sont formés les grains de la mine de fer; nous les voyons, pour ainsi dire , se produire sous nos yeux , par laréuniondes particules ferrugineuses disséminées dans cette terre végétale; et ces grains de mine contiennent quelquefois une plus grande quantité de fer que les roches de fer les plus riches ; mais comme ces grains sont presque toujours très-pelits et qu'il n’est ja-
(1) Voyez l'article de la Terre végétale, tom. 3 de la Théorie de Ja terre, pag. 86.
(2) Histoire Naturelle des Minéraux , idem , ibidem .
mais possible de les trier un à un, ni deles séparer en entier des terres avec lesquelles ils sont mêlés, surtout lorsqu'il s’agit de travailler en grand , ces mines en grains ne rendent ordinairement par quintal que de trentecinq à quarante-cinq livres de fonteet souvent MOINS ; tandis que plusieurs mines en donnent depuis cinquante jusqu'à soixante et au-delà; mais je me suis assuré ,! par quelques essais en petit, qu'on aurait au.
MOINS Un aussi grand produit en ne faisant fondre que le grain net de ces mines dese- »
conde formation ; elles peuvent être plus où moins riches en métal ; selon que chaque 07 grain aura recu dans sa composition ; üne plus ou moins forte quantité de substance à ù métallique , sans mélange de matières hété- A2 RAT A : Ex de la même manière que nous se former j moins pures dans <a rie rares ana es “ . ières terrestres, es grains de mine de fer qui sont de vraies st lactites de la terre végétale imprégnée de fers peuvent être aussi plus ou moins purs , € te : à-dire, plus ou moins chargés de partiés mé ue talliques ; et par conséquent ces mines peus vent être plus riches en métal que lemi al en roche > Qui ayant été formé par le feu primitif, contient loujours une uantitéeon= gr sidérable de matière vitreuse; me doi même | ajouter " de + Es J que les mines en stalactites et em FAsSes concrètes en fournissent un EXEMPlE sensible ; elles sont, comme les mines'én. Fi À grains formées par l'intermède de l'eau et tés quoiqu'elles soient toujours mélées de m Dirt res hétérogènes, elles donnent assez ordinai= vos plus grande quantité de fer, Lind 20 Ainsi pe. "nes de première foret SSS : » toute mine de fer, soit qu'elle ait té produite par le feu primitif ou tra 3 par l'eau > est toujours mélangée d'une plus OU Moins grande qnantité de substances térogènes ; seulement on doit observer que dans les mines produites par le feu, le fer est toujours mélangé avec une matière vitreuses tandis que dans celles qui ont été formées par l'intermède de l’eau, le mélange est plus souvent de matière calcaire (3) ; ces dernières qe (3) « Les mines de fer de Rougei en Bretagne, sont » en masses de rochers, de trois quarts de lieue d'é- » tendue, sur quinze à dix-huit pieds d' , » disposées en bancs horizontaux: elles sont de se= » conde formation , et sont en même temps mélées de » maières silicées, » Je ne cite cet exemple que pour faire voir que les mines de seconde formation se trouvent quelquefois mélées de matières vitreuses; ma dans ce cas, ces malières vitreuses sont elles-mêmes
mines qu'on nomme spatiques (L); à cause de ce mélange de spath ou de perse calcaires, ne sont point attirables àl aimant, parce qu'elles n'ont pas été produites par le feu ; et qu'elles ont été, comme les mines en grains ou en rouille, toutes formées du détriment des premières roches ferrugineuses qui ont perdu leur magnétisme par cette décomposition ; néanmoins lorsque ces mines secondaires, formées par l'intermède de l'eau, se trouvent mêlées de sablons ferrugineux qui ont Le passé par le feu , elles sont alors attirables à l'aimant, parce que ces sablons , qui ne sont pas susceptibles de rouille, ne perdent jamais gette propriété d’être attirables à l'aimant. ï La fameuse montagne d'Eisenartz en Styrie , haute de quatre cent quatre-vingts toises , est presque toute composée de minéraux ferrugineux de différentes qualités; on,en tire , de temps immémorial, tout le fer et l'acier qui se fabriquent dans cette contrée , et l’on a observé (2) que le minéral propre à faire de l'acier était différent de celui qui est propre à faire du bon fer. Le mintral le plus riche énacier que l'on appelle phlinr, est blanc, fort dur et diflicile à fondre; mais il devient rouge ou noir et moins dur en s’efleurissant dans la mine même; celui qui est le plus propre à donner du fer doux , est le plus tendre, il est aussi plus fusible et quelquefois environné de rouille ou d’ocre :
le noyau et la masse principale de cette montagne, sont sans doute de fer primordial produit par le feu primitif , duquel les autres minéraux ferrugineux ne sont que des exsudations , des concrétions , des stalactites plus ou moins mélangées de matière calcaire , de rites et d'autres substances dissoutes ou délayées par l'eau et qui sont entrées dans la composition de ces masses secondaires lorsqu'elles se sont formées.
A D NE SR en GE ENS OR EEE ne 2 | de seconde formation : ce fait m'a été fourni par M. de Grignon, qui a ebservé ces mines en Bretogne, __ Les fameuses mines de fer de Hattenberg en Carinthie, sont dans une montagne quiest composée de pierres calcaires grisâlres, disposées par couches , et qui se divisent en feuillets lorsqu'elles sont longtemps exposées à l'air. Le minérai y est rarement en filons réguliers, el il se trouve presque loujours en grandes masses. (Voyages minéralogiques de M. Jaskevisch. Journal de Physique, décembre 1782.) (1) Il y a de ces mines spathiques allirables à Ll'aimant, dans le Dauphiné et dans les Pyrénées.
(2) Voyages mélallurgiques, par M. Jars, tom, 1 , pag- 29 et 30.
Tuéonte DE La verre. Z'ome III.
De quelque qualité que soient les mines de fer en roches solides, on est obligé de les concasser et de les réduire en morceaux gros comme des noiséttes , avant de les jeter au fourneau ; mais pourbriser plus aisément les blocs de ce minéral ordinairement trèsdur , on est dans l'usage de les faire griller au feu ; on établit une couche de bois sec, sur laquelle on met ces gros morceaux de minérai que l'on couvre d'une autre couche de bois, puis un second lit de minéral, et ainsi alternativement jusqu'à Cinq on six
pieds de hauteur, et après avoir allumé le
feu le laisse consumer tout ce qui est coubastible ets’éteindre de lui-même ; cette première action du feu rend le minéral plas tendre; .on le concasse plus aisément et il se trouve plus disposé à la fusion qu'il doit subir au fourneau ; toutes les roches de fer qui ne sont mélangées que de substances vitreuses , exigent qu'on y joigne une certaine quantité de matière calcaire pour en faciliter la fonte; celles au contraire qui ne contiennent que peu ou point de matière vitreuse , etquisont mélangées de substance ire demandent l'addition de quelque matière vitrescible , telle que la terre limoneuse qui, se fondant aisément, aide à la fusion de ces mines de feret s'empare des parties calcaires dont elles sont mélangées.
- Les mines qui ont été produites par le feu primiuf sont, comme nous l'avons dit, toutes attirables à l'aimant, à moins que l’eau ne les ait décomposées et réduites en rouille , en ocre, en grains ou én concrétions ; car elles perdent dès-lors cette propriété magnétique; cependant les mines primitives ñe sont pas
les. seules qui soient vu à aimant ; toutes celles de seconde formation quiauront subi l'action du feu , soit dans 1 S soit par les incendies des forêts, galement et souvent aussi susceptibles de cette attraction ; en sorte que si l'on s'en tenait à cette seule: propriété, elle ne suffirait pas pour distinguer les mines ferrugineuses de première formation de toutes les autres qui, quoique de formation bien pos ure , sont
également attirables à l'aimant ; mais ily a
d'autres indices assez certains parles uels pi peut les reconnaitre. Les matières ferrugineusces primitives sont toutes En très-'randes masses et toujours intimement mêlées | de matière vitreuse ; celles qui ont été produites postérieurement par les volcans ou par d'autres incendies ne se trouvent qu'en petits
morceaux, et le plus souycnten Rage eb.
le : ie AS + i dd
en sablons , et ces sablons ferrugineux et trèsattirables à l'aimant sont ordinairement bien plus réfractaires au feu que la roche de fer la plus dure : ces sablons ont apparemment essuyé une si forte action du feu , qu'ils Le pour ainsi dire changé de nature et per :
toutes leurs propriétés ER “ + ne leur est resté que la seule qua é: = frs attirables à l'aimant ,. qualité RE Ets par le feu, et qui, comme at es ielle à toute matière ferrugi } pas essentielle à rom été foruibes pue puisque les mines qui tbe TE | le ruse ais t ou dépouillées, et qu'elles riété magnétique 1 ièrent cette prop 1 de avoir passé par le feu.
Les la quantité , quoique immense > du fer disséminé sur le globe , provient” donc icinairement des débris et cétriments des prior masses primitives, dans lesquelles la substance ferrugineuse est mêlée avec la matière vitreuse et s'est consolidée avec elle ; mais ce fer disséminé sur la terre se trouve dins des états très-différents, suivant es impressions plus où moins fortes qu'il « subies par l'action des autres éléments et par le élange de différentes matières. La décompes Aid la plus simple du fer primordial est pe PNR PA en rouille ; les faces des rochés ferrugineuses exposées à l'action de l'acide aérien se sont couvertes de rouille et cette roaille de fer en perdant sa aérronte magnéé oins conservé ses autres qua- Lu: “stree même se convertir en métal plus aisément que la roche dont elle tire son 1, réduit en rouille et transporté ir les eaux sur toute la surface du aibe ; à plus ow moins mèlé avec la terre végétale; il s'y est uni et atténué au point d'entrer avec la sève dans la composition de là substance des végétaux , et, par une suite nécessaire, dans celle des animaux ; les uns et les autres rendent ensuite ce fer à la terre par la destruction de leur corps.
Lorsque cette destruction s'opère par la pour. riture, les particules de fer provenant des êtres organisés, menu sont pas plus magnétiques et ne forment toujours qu'une espèce de rouille plus fine et plus tenue que la rouille ière dont elles ont tiré leur origine; mais si la destruction des corps se fait par le moyen du feu, alors toutes les molécules fer. rugineuses qu'ils contenaient, reprennent »
par l'action de cet élément, ed propriété d'être attirables à l'aimant ; que l'impression des éléments humides leur avait Ôtée; et
“trouvent: toujours mêlés ay
comme il y a cu dans plusieurs lieux dela terre de grands incendies de forêts , et presque partout des feux particuliers , et des feux encore plus grands dans les terrains voleanisés , on ne doit pas être surpris de trouver à la surface et dans l'intérieur des prémiéres Couches de la terre des particules de fer attirables à l'aimant, d'autant que les détrtments de tout le fer fabriqué par ka main de l'homme ; toutes les poussières de fer! Pro duites par le frottement et par l'usure, Com
servent cette propriété tant qu'elles ne sont
pas réduites en rouille. C'est par cette raison
que dans une mine dont les particules en
rouille ou les grains ne sont point attirables à l’aimant , il se trouve souvent des paillettes ou sablons magnétiques, qui, pour la plupart, sont noirs el quelquefois brillants comme du ca; ces sablons , quoique ferrugineux , sont ni susceptibles de rouille , ni dissolubles par les acides, ni fusibles au feu , ce sont des particules d’un fer qui a été brûlé autant qu'il peut l'être, et qui a perdu, par une trop longue Où trop violente action dut feu, toutes ses qualités, à l'exception de la pr opriété | d'être attiré Par l’aimant , qu'il a co 3% où plutôt ac élément.
beaucoup de fer Ch rouille et une certaine
mant. On doit rechercher le premier pour le fondre > et rejeter le second qui est p infusible. F1 y a dans sez grauds amas de ces sablons ferrugineux que des artistes peu expérimentés ont pris pour des bonnes mines de fer, et qu'ils ont fait porter à leur fourneau ; sans se douter que cette matière ne pouvait. s'y fondre: Ce sont ces mêmes sablons ferrugineux qui se sa ec la platine, et.
qui font même partie de la substance de ce minéral. :
Voilà donc déjà deux états sous lesquels se présente le fer disséminé sur la terre ; celui d'une rouille qui n'est point attirable à Vaimant etqui se fond aisément à nos fourneaux, et celui de ces paillettes ou sablons magnétiques qu'on ne peut réduire que très-difcilement en fonte; mais indépendamment de ces deux états, les mines de fer de seconde formation se trouvent encore sous plusieurs autres formes, dont la plus remarquable , quoique la plas commune , est en grains plus ou moins gros ; Ces grains ne sont point attirables à l’aimant, à moins qu'ils ne renfer-
quise par l'impression de eet (% ER nc dans le sein de Ia terre
€ paillettes attirabtes à Las
quelques endroits d'use
ee
CÉRS.
lhent quelques atomes de ces sablons dont nous venops de parler , ce qui arrive es souvent lorsque les grains sont gros; les ætites ou géodes ferrugineusés doivent être mises au nombre de ces mines de fer en grains , et leur substance est quelquefois mêlée de ces Paillettes attirables à l’aimant ; la nature emploie les mêmes procédés pour la formation de ces géodes ou gros grains , que pour celle des plus petits ; ces derniers sont crdinairement les plus purs, mais tous, gros et petits, ont au centre une cavité vide on remplie d'une matière qui n'est que peu ou point métallique ; et plus les grains sont gros , plus est grande proprotionnellement la quantité de cette matière impure qui se trouve dans le centre. Tous sont composés de plusieurs couches superposées et presque concentriques; el ces couches sont d'autant plus riches en métal, qu'elles sont plus éloignées du centre. Lorsqu'onveut mettre au fourneau de grosses géodes , il faut en séparer cette matière impure qui est au centre , en les faisant concassér et laver. Maïs on doit cmplerer de préférence les mines en petits grains, qui sont aussi plus communes et plus riches que les mines en géodes ou en très-gros grains.
Commeé toutes nos mines de fer en grains ont été amenées et déposées par les eaux de la mer, et que dans ce ess de trans-
chaque flot n’a se ue
mt °c d' mue et a SES ode égal, il en résulte un effet qui, quoique naturel, a paru singulier; c’est que dans chacun de ces dépôts, les grains sont tous à très-peu près égaux en grosseur , et sonten même temps de la même pesanteur spécifique.
Chaque minière de fer a donc son grain particulier; daus les unes les grains sont aussi petits que la graine de moutarde ; dans d’autresils sont comme de la graine de navette à et dans d'autres ils sont gros comme des pois.
” Et les sables ou graviers , soit pe ; Soit
vitreux, qui ont été transportés par les eaux avec ces graines de fer , sont aussi du même volume et du même poids que les grains, à très-peu-près , dans chaque minière. Souvent ces mines en grains sont mêlées de sables calcaires, qui, loin de nuire à la fusion, servent de castine ou fondant ; mais quelquefois aussi elles sont enduites d'une terre argileuse et grasse, si fort adhérente aux grains, qu'on a grande peine à la séparer par le lavage; et si cette terre est de l'argile pure, elle s’oppose à la fusion de la mine qui ne peut s’opérer qu'en ajontant une assez graude quan:-
“ont besoin d'êtres grillées p
matière
DES MINÉRAUX. il
tite de matière calcaire ; ces mines mélangées de terres attachantes qui demandent beaucoup plus de travail au lavoir et beaucoup plus de feu au fourneau , sont celles qui donnent le moins de produit relativement à la dépense. Cependant, en , les mines en grains coûtent moins à exploiter et à fondre que la plupart des mines en roches, parce que celles-ci exigent de grands travaux pour être tirées de leur M » et qu'elles ant plusieurs jours avant d'être concassées et ietées au fourneau de fusion. É ” Nous devons ajouter à cet état du fer en
grains, celui du fer en stalactites ou con-
crétions continues , qui se sont formées , soit par l'agrégation des grains , soit par la dissolution et le flux de la matière dont ils sont composés , soit par des dépôts de toute autre gineuse , entrainée par la stillades eaux; ces concrétions ou stalactites ferrugineuses sont quelquefois très-riches en métal , et souvent aussi elles sont mêlées de substances étrangères et surtout de matières calcaires , qui facilitent leur fusion , et rendent ces mines précieuses par le peu de dépense qu’elles exigent, et le bon produit qu’elles donnent.
On trouve aussi des mines de fer mêlées de bitume et de charbon de terre ; mais il est rare qu'on puisse en faire usage, parce qu'elles sont presque aussi © mbustibles que
. ce charbon (1), et que souvent la matière
ferrugineuse y est réduite en pyrites , et s’y trouve en trop petite quantité pour qu'on puisse l’extraire avec profit. Enfin le fer disséminé sur la terre se trouve encore dans un état po | des trois états précédents; cet état est i de pyrite, minéral ferrugineux , dont le fond n'est que du fer décomposé et inti [ nt lié avec la substance du feu fixe qui a été saisie par l'acide ; la quantité de ces pyrites ferrugineuses est peut-être aussi grande que celle des mines de fer en grains et en rouille; ainsi lorsque les détriments du fer primordial n'ont été attaqués que par l'humidité de l'air ou l'impression de l'eau , ils se sont convertis en rouille, en ocre , ou formés en stalactites et en grains ; et quand ces mêmes détriments ont subi une violente action du pente (1) M. Cronstedt, dans les Mémoires de l'Académie de Suède, année 1751, tom. 12, pag. 230, a donné la description détaillée d'une de ces mines de fer combustible. s
feu , soit dans les volcans, soit par d'autres incendies, ils ont été brûlés autant qu’ils pouvaient l'être, et se sont transformés en mâchefer, en sablons et paillettes attirables à l’aimant ; mais lorsque ces ere mr ments , au lieu d'être travaillés par les € : ments humides ou par le feu, ont été vs s par l'acide chargé de la Cr CREER fixe, ils ont, pour ainsi dire, P REP nature de fer, et ils ont pris gs jan a rites que l’on ne doit pas COMP“ Iles contiendes vraies mines de fer, 1x2. à ram et ge are étant dans un état neuse,. parce que le 1er y “ per feu fixe > c'est-à-dire , avec Joe qui est le destruc ur du fer, on ne ut ni séparer ce métal ni le rétablir par les procédés ordinaires ; il se sublime et brûle au lieu de fondre , et même une assez petite quantité de pyrites , jetées dans um fourneau avec la mine de fer, suflit pour en gâter la fonte ; on doit donc éviter avec soin l'emploi des mines mélées de parties pyriteuses, qui ne peuvent donner que de fort mauvaise tonte et du fer très-cassant.
au nombre
L intimement uni ou combiné
en concrétions. Ces concrétions se trouvent quelquefois mélangées avec de la: terre limoneuse, et même avec de petits cailloux ou du sable vitreux ; et lorsqu'elles sont mêlées de matières. calcaires 4 elles prennent des formes semblables à celle du spath , et on les& dénommées mines spathiques juces min sont ordinairement très-fusibles et souven fort ricliés en métal (2). Quelques-unes ; comme celle de Conflans en Lorraine , sont en assez grandes masses et en gros blocs , d’un grain serré et d’une couleur tannée ; ce minéralestrempli de cristallisation de spath, de bélemnites , de cornes d’Ammon , etc, il est trés-riche et donne du fer de bonne qualité (3)2 . 7e 2 Il en est de même de ins de fer cristallisées, auxquelles on à donné le nom d’hématiles (4), arce qu'il s'en trouve souvent.
( Mémoires de Physique, ete.
dois observer que cette opinion séreit trop exclust test la destruction des Pyrites martiales n'est pas 1s'séûlé cause de Ja productio es mines en coferétions és grain$, puisque tous les détriments des matières ferragineuses doivent les Produire également , et que
» pag. 22 et 25. j=— Je
Mais ces mêmes pyrites , dont on ne peut “d'ailleurs la décomposition et la dissémination uniais 1
cuère tirei arties ferrugineuses par le as an ie rs roduisent ufer en se dé “naine v l'humidité ; exposées à 1 air, elles commencer tpar s'eflleurir à la surface, et bientôt elles pa réduisent en poudre; leurs parties ferruginéuses reprennent alors la forme de rouille, et dès-lors on doit compter ces pyrites décomposées au nombre des au-
mines de fer ou des rouilles be dont se fout les mines en grains (l) ét
(1) Déarst minéralogistes ont méme prétendu .
que toutes les mines de en grainsret en concréon otvent leur origine à la décomposition des pyrites. « Toutes les mines de Champagne; & ns » Grignon, sont produites par la décompos on des i rliales… Celles de Poisson, de Noncourt A res lus ahontantes , les plus » et de Montreuil , sont les plus 4 » riches. et les meilleures de la province; on les ap- » pelle, quoique improprement, 74nes en roches , » parce qu'on les, tire en assez grand volume, et » qu'elles se trouvent dans les fentes des rochers cal- » caires.…. Elles sont formées par le dépôt de la des- » truction des pyrites, et elleswnt dans leur structure, » une fnfinité de formes différentes , par feuillets, par » cases quarrées Ou oblongues , et ces mines en mas- » ses sont encore mélées avec d'autres mines en petits » graïñs, semblables à toutes les autres. mines en » grains de ce canton, sur plus de vingl'lieues d'é- » tendue depuis Saint-Dizier, en remoniant. vers les » sources de Ja Marne, de la Blaise et de l'Aube. »
LE
D) + » servations Jocales,
verselle de la matièré ferr cédé nécessairement la fo
tière ferrugineuse , l'acide et le feu fixe des AE
des végétaux gt des animaux se sont trouvés ré
Aussi, M. de Grignon modifie-t-il son opinion dans
sn Préface , Pag. 7. « Je Prouve, ditsil, par des ob- : € toutes les mines de fer de
» GhemPaEDe Sont le produit de la décompositio des, » pyriles, rs sont abondantes dangcette Ra 7. # » où : ralliement des particules de Jer, dissémi- » nées dans Les corps dé : ,
pes + Dire connue en Dauphiné sous :
M & » donne plus de cinquante ; e dé Champagne, que M. de Griguon appelle mine tuberculeuse , isabelle » spathique, donne Soixante-cinq Pour cent. (Voyez Mémoires de Physique, pag. 29.) (3) Idem, ibid, pag. 378. | (4) L'hématite peut être gardée comme une chaux de fer, mais toujours cristallisée ; cette cristallisation est en aiguilles on en rayons, souvent divergents , et qui paraissent tendre du cêntre À la circonférence. On distingue trois sortes de mines de fer en hématites , l'une cristallisée et striée "comme le cinabre, une autre grenue et compacte, une troisième en masse homogène et lisse; c'est de cette dernière qu'on appelle sanguine, dont se servent les dessinateurs; celle
Lu
Le DES MINÉRAUX. | 213
qui sont d'un rouge couleur de sang ; ces hématites cristallisées doivent être considérées comme des stalactites des mines de fer sous lesquelles elles se trouvent ; elles sont quelquefois étendues emits horizontaux d'une assez grande épaisseur ; sous des couches beaucoup plus épaisses de mines en rouille ou en ocre (1) ; et l’on voit évidemment que ces hématités sont produites par la stillation d'une eau chargée de molécules ferrugineuses qu'elle a détachées en passant à travers cette grande épaisseur d’ocre ou de rouille. Au reste, toutes les hématites ne sont pas rouges; il y en a de brunes et même de couleur plus » 2 (2) ; mais lorsqu'on* l LS er -.
‘on nomme brouillamini, n'est qu'un bol ferrugineux, durci par le dessèchement à l'air. (Note communiquée par M. de Grignon.) :
(1) Nota. Je crois qu'on doit rapporter à ces cou ches d'hématites en grandesmasses, la mine de fer qui se tire à Rouez dans le Mäine ; et de laquelle
M. de Burbure m'a envoyé la NX ue suivante :
« Cette mine, située à cinq quartsde lieue du Sillé-len Guillaume » est très-riche ; elle est dan$ une terfé » ocreuse qui a plus de trente pie d'épaisseur ; il » part de la partie inférieure de cette mine, plusieurs » filous qui, en s’enfonçant, vont aboutir à de gros » blocs isolés de mines de fer; ces blocs se rencon- » trent à vingt ou vingt-six pieds de profoneur, et » sont composés de particules ferrugineuses, qui pa- 4 raissent ère mélange , ils Ont aussi des ramif- » cations qui, en se prolongeant, vont se joindre » d'autres masses de mines de fer, moins pures que » ces premiers blocs, païce qu'elles renferment dans » l'intérieur de petites pierres qui y sont incorporées » et intimement unies, néanmoins les forgerons leur $ trouvent une sorte de mérite qui les font préférer aux » autres masses ferrugineuses plus homogènes, car si el- » les renferment moins de fer, elles ont l'avantage de se
» fondre plus aisément à cause des pierres qu’elles-ren-”
» ferment, et qui en facilitent la fusion.» (Note communiquée par M. de Burbure, lieutenant dela maréchaussée à Sillé-le-Guillaume.) C'est à cette méme sorte de mine qu l'on peut rapporter celles auxquelles on donne le nom de mines tapées, qui sont des mines deconcrétions en masses et couches, et qui gisent souvent sous les mines en ocre ou en rouille, et qui, quoique en grand. morceaux, sont ordinairement plus riches en métal ; la plupart sont spathiques ou mélangées ‘de’ matières calcaires. ( Note communiquée par M.de Grignon. ) (2) Entre les pierres man et noires de ce canton, je ne vis, dit M. Bo rouge : et ce qu'il y a de singulier, c'est qu'à une demi-Jieue de là on en trouve beaucoup de rouges et point de noïres..…. On voit dans les mines de fer de la Biscaye, des hématites qui sont enchâssées dans les creux des veines, et qui sont singulières par leurs différentes formes et grosseurs : on en trouve qui sont grosses comme la tête d'un homme... D'autres sont
,* aucune hématite
les réduit en poudre , elles prennent toutes
une couleur d'un rouge plus où moins wif ,
et l’on peutles considérer en général comme l'un des derniers produits de la décomposi-
tion du fer par l'intérmède de l'eau.
Les hématites , les mines spathiques et autres concrétions ferrugineuses de quelques substances qu'elles soient mêlées,ne doivent pas être confondues avec les mines du fer primordial ; elles ne sont que de seconde ou de troisième formation : les premièresroches de fer ont été produites par le feu primitif, et pme ro mélangées de matières vitreuses; les détriments de ces premières roches ont formé.les rouilles et les ocres que le mouvement des eaux a transportées sur toutes Jes parties du globe; les particules plus tenues de ces rouilles ferrugineuses , ont été pompées par les végétaux, et sontentrées dans leur composition et dans celle des animaux , qui les ont ensuite rendues à la terre, par la pourriture et la destruction de leur corps. Ces mêmes molécules ferrugineuses ayant passé par le corps des êtres organisés , ont conservé une partie des éléments du feu dont elles étaient animées , pendant qu'ils étaient vivants ; et c’est de la réunion de ces molécules de fer animées de feu , dont se sont formées les pyrites qui ne contiennent en effet que du fer ; du feu fixe et de l'acide , et qui d’ailleurs , se présen-
à tant toujours sous une forme régulière, n'ont
pu la recevoir que par l'impression des molécules organiques, encore actives dans les derniers résidus des corps organisés. Et comme les végétaux produits et détruits dans les prémiers âges de la nature , étaient en nombre immense, la quantité des pyrites, produites par leurs résidus ; est de même si considérable qu'elle surpasse en quelques .
endroits celle des mines de fer en roui & en grains, et les pyrites se trouvent souvent enfouies à de plus grandes profondeurs que les unes et les autres.
- C'est de la décomposition successive de ces pyrites et de tous les autres détriments du fer primordial ou secondaire, que se sont ensuite formées les concrétions spathiques et les mines en masses ou en grains, qui toutes sont de seconde et de troisième forma ins ee Slt mit plates comme des rognons de bœuf... Il ÿ a en qui sont jaunes et rouges en dedans... Ces hématites sont trèspesantes et contiennent beaucoup se fer, mais souvent c'est un fer aigre et intrailable. ( Histoire naturelle d'Espagne, par M. Bowles, pag. 69 et 334.) "a
lion : Car indépendamment des mines en rouille ou en grains , qui ont autrefois été transportées, lavées et déposées par les caux de la mer ; indépendamment de celles qui ont été produites par la destruction des Pyrites et par celle de tout le fer dont nous faisons usage, on ne peut douter qu'il ne se forme encore tous les jours de la mine de fer en grains dans la terte végétale; et des pyrites dans toutes les terres 1mpr égnées d'acide, et que par conséquent les mines secondaires de fer ne puissent se reproduire plusieurs fois de la même manière qu'elles ont d'abord été produites ; c'est-à-dire , avec les mêmes molécules ferrugineuses , provenant originairement des détriments des roches primordiales de fer , qui se sont mèlées dans toutes les matières brutes et dans tous les corps organisés , et qui ont successivement pris toutes les formes sous lesquelles nous venons de les présenter.
Ainsi ces différentes transformations du fer n’empéchent pas que ce métal ne soit un dans la nature , comme tous les autres mé-
taux; ses mines , à la vérité, sont plus sujet-
tes à varier que toutes les autres mines métalliques , et comme elles sont en même temps les plus difficiles à ter , et que les expériences , surtout en grand , sont longues et très-coûteuses , et que les procédés , ainsi que les résultats des routines ou méthodes ordinaires , sont très-différents les uns des autres , bien des gens se sont persuadés que la nature qui produit partout le même or ,
ss le même argent, le même cuivre , le même
plomb , le même étain , s'était prètée à une exception pour le fer, et qu’elle en avait formé de qualités très-différentes-, non-seulement dans les divers pays, mais dans les es lieux ; cependant cette idée n’est point du tout fondée; l'expérience m'a démontré que l'essence du fer est toujours et partout la même (1), en sorte que l'on peut avec les plus mauvaises Mines , venir à bout de faire des fers d'aussi bonne qualité qu'avec les meilleures ; ilne faut pour cela que purifier ces mines en les purgeant de la trop grande quantité de matières étrangères qui s'y trouvent , le fer qu'on en tirera sera dèslors aussi bon qu'aucun autre, Mais pour arriver à ce point de perfection, il faut un traitement différent suivant la
a) Voyez ce que j'ai dit à ce sujet (Théorie de la Terre, tom. 2, pag. 187, partie expérimentale, quaitième Mémoire et suiv.)
nature de la mine; il faut l'essayer en petit , et la bien connaître avant d'en faire usage en grand, et nous ne pouvons donner sur cela que des conseils généraux , qui trouve- ; rontnéaumoins leur application particulière dans un très-grand nombre de cas. Toute roche primordiale de fer, on mine en roche mélangée de matière vitreuse, doit être grillée pendant plusieurs jours , et ensuite concassée en très-petits morceaux avant d'être mise au fourneau ; sans cette première pré-.
ParaUon qui rend le minéral moins dur, on ne viendrait que très-difficilement à bout Je briser > et il refuserait même d'entrer en fusion au feu du fourneau , ou n'y entrerait qu avec beaucoup plus de temps ; il faut toujours y mêler une bonne quantité de castine < où matière calcaire. Le traitement de | mines exige donc une plus grande dépensé :
que celui des mines en grains , par la consommation plus grande des combustibles employés à leur réduction : et à moins qu elles ne soient | comme cells de Suède; és-riches en métal, ou que les combustibles ne soient à très-bas prix, le pro- Lu ne suflit pas pour payer les frais du tra 1 n'en est pas de AE ” concrétions’et en tant nn Jr langées de matières calcaires , il est rare- | ment nécessaire de Îles grill « (2); on les - Casse aisémentau sortir de rm à mivièté et elles se fondent avec une grande facilité et sans addition , siuon d'un peu de terrelimo-. . heuse ou d'autre matière vitrifiable lors d qu'elles se trouvent trop chargées de subpe calcaire ; ces mines sont done celles 49" Connent le plus de produit relativement ” à la dépense. ‘ 20 : Pour qu'on puisse se former quelque idée du Bisement et de la qualité des mines primordiales ou roches de fer, nous croyons devoir rapporter ici les observations que | M. Jars, de l'Académie des sciences, a faites dans ses voyäges. « En Suède, dit-il, Ja » mine de Nordmark, à trois lieues au nord » de Philipstad , est en filons perpendieu-
RE RER RENE ee re ne
(2) 1 y a cependan@dans les Pyrénées et dans le Dauphiné, des mines spatiques où la matière caleaîre à est si intimementunie, et en si grande quantité, avec la substance ferrugineuse, qu'il est nécessaire de les griller , afin de réduire en chaux cette matière cal-caire que l'on en sépare ensuite par le lavage; mais ces sortes de mines ne font qu'une légère exception à ce qui vient d'être dit.
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