DES MIN
» Jaires , dans une montagne peu élevée au » milieu d’un très-large vallon; les filons suivent la direction de la montagne qui est du nord au sud, et ils sont presque tous à très-peu près parallèles ; ils ont en quelques endroits sept Ooujhuit {oises de largeur. Les montagnes de ce district, et même de toute celte province, sont &e granit; mais les filons de mine de fer se trouvent aux environs, dans une espèce de pierre bleuâtre et brunâtre : cette pierre est unie aux filons de fer , comme le quartz » l'est au plomb, au cuivre , etc. Lorsque » le granit s'approche du filon, ille dérange et l'oblitère ; ainsi les filons de fer ne se trouvent point dans le granit : le meilleur indice est le mica blanc et moir à grandes facettes; on est Presque toujours sûr de trouver , au-dessous, du minéral riche. 11 y aussi de Ja pierre calcaire aux environs des gramgts ; mais le fer nes'y trouve qu'en rognoris etnon pas en filons, ce qui prouve qu'il est de seconde formation. dans ces ierres calcaires. Le minéral est attirable à l'aimant ; il est très-dur, très-compact et fort pesant, il pepe de cinquante pour cent de bonne fonte ; ces mines sont en masses , et on.les travaille comme nous exploitons nos Carrières les plus dures avec de la poudre. | » Les mines de Presberg, à deux lieues
filons et dans des rochers assez semblables à ceux de Nordmarck ; ces filons sont quelquefois accompagnés de grenats , de schorl et d’une pierre micacée assez semblable à la craiede Briançon; ils sontsitués
grand lac; ils sont parallèles et vont comme la presqu'ile, du nord au sud.
» On dédaigne d'exploiter les filons qui.
n'ont pas au moins une toise d'épaisseur :
le minéral rend, en général, cinquante pour cent de fonte. Les filons sont presque perpendiculaires » et les différentes mines out depuis douze jusqu'à quarante toises de profondeur.
» On fait griller le minéral avant de le jeter dans les hauts fourneaux qui ont environ vingt-cinq pieds de hauteur ; ôn le .
fond à l’aide d’une castine calcaire,
» Les mines de Danemora , dans la province d'Upland, à une lieue d'Upsal, sont les meilleures de toute la Suède : le minéral est communément uni avec une ma-
à lorient de Philipstad , sont de même en
dans une presqu'ile environné d'un très- -du schor] ,
tion commune d ord-est au sud-ouest ; quoique tous les rochers soïent de granit, les filons de fer sont toujours, comme » FLAT »
ceux des mines précédentes, dans une pierre bleuâtre (2) : il y a actuell
dix mines en exploitation sur trois filons bien distincts; la plus profonde de ces mines est exploitée jusqu'à quatre-vingts toises de profondeur; elle est, comme toutes les autres, fort incommodée par les Caux: on les exploite comme des carrières de pierres dures, en faisant au jour de très-grandes ouvertures. Le minéral est très-attirable à l’aimant; on lui donne sur tous les autres, la préférence pour être converti en acier; on y trouve Huofois de Pasbeste : on exploite ces mines tant avec la poudre à canon qu'avec de grands feux de bois allumés , et l'on jette ce bois depuis le dessus de la grande ouverture.
Après l'extraction de ces pierres de fer en quartiers , plus" ou moins gros, on en impose de deux pieds de hauteur sur une
d'épaisseur, et l'on couvre le minéral d'un Pied et demi de poudre de charbon , et ensuite on met le feu au bois : le minéral
(1) Nota. J'observerai que si celte miue est de première formation, Ja matière dont le minéral est mélangé ét qui lui est intimement
unie, ne doit pas être calcaire, mais que ce pourrait
être du feld-spath où qui non-seulement sont très-fusibles par eux-mêmes, majs qui communiquent de la fu aux substances dans lesquelles ils se trouvent incorporés.
(2) M. Jars ne dit pas si cette pierre bleue est vitreuse où calcaire ; sa couleur bleue provient certainement du fer qui fait partie de sa substance, et je pré-
- Sume que sa fusibilité peut provenir du feld-spath et
du schorl qui s'y trouvent mélés, et qu'elle ne con-. tient point de substance calcaire à laquelle on pourrait attribuer sa fusibilité; ma présomption est fondée sur ce que celte mine descend jusqu'à quatre-vingts toises dans un terrain qui n’est environné que de granit, et où M. Jars ne dit pus avoir observé des bancs de pierre calcaire ; il mé paraît donc que cette mine de Danemora est de première formation, comme
celles de Presberg et de Nordmarck, et que quoi-
qu'elle soit plus fusible, elle ne contient que de Ja matière vitreuse, comme toutes les autres mines
er primitives. “a
L] ÉRAUX. . 215 »tière fusible (1) , en sorte qu'il sefom seul » et sans addition de matière ca Ces » mines de Danemora sont au b d'un » grand lac, les filons en sont presque per- » pendiculaires et all dans une direc-
couche de bois de sapin de deux pieds
LS L 1 k € CE 4 2 LA # ET.
, æ Æ e à + LL Le 4 3 d # LA é
mines de prémière formation + celles qui n'ont
» attendri par ce grillage (1) , est broyé sous » un marteau ou bocard, après quoi on le » jette au fourneau seul et sans addition de » castine. » | - ; Dans plusieurs endroits , les mines de fer en roche sont assez magnétiques pour qu ‘on puisse les trouver à la boussole ; cet indice est l'un des plus certains pOur distinguer les par le feu, de ensuite été rade que par.
"in eau : mais de quelque mal'intermède de l'eau ; MAIS ma PÉrE 2 par quelque agent que ces mines aient été travaillées, l'élément du fer est toujours le même (2), et l'on peut, en y mettant
(D « Le but du rôissage dés mines est moins pour » dissiper les parties volatiles, quoiqu'il remplisse cet » objet lorsque le minéral en contient, que de rom- » pre le gluten, et de désunir les parties terreuses » d'avec les métalliques... De dur et compact il de- » vient, après le rôtissage, tendre, friable et attirable » par l'aimant, supposé qu'il ne le fût pas aupara- » vant : l'air avec le temps peut produire le même ef- » fet que le rôlissage, mais il ne rend pas le minérai » attirable par l'aimant... Si le rôtissage est trop fort, » lewminérai produit moins de métal... En Norwége » éten Suéde, où les minérais nr ele l'ai-
t, et par conséquent plu étallisés naturelle ho pri jue nous avons én France, on Jes
SE EE réalablement à la fonte qui se fait
|» dans les hauts fourneaux...
» Si l'on prend les mêmes espèces de minérai de » fer ; que l'on eu fasse rôtir la moitié, ét qu'ou les s
* » fonde séparément... on obtiendra desfontes dont
» la différence sera sensible ; la fonte qui proviendra » du minérai rôti , sera plus pure. que l'autre, le » feu de grillage ayant commencé à désunir les par- » ties terreuses d'avec les métalliques, et à dissiper » l'acide sulfureux s'il y en avait, ainsi qué les par- » lies volatiles. » {Voyages métallurgiques , par M. Jars, tom. 1 , pag. 8 et 12,) sé (2) Le fer est un : ce qui en a fait Ye la variété presque iufinie qui se trouve dans les fers, telle qu'avec la ménie mine et dans la même forge, nt* souvent de bon et de mauvais fer; mais ce nu est pas ue l'élément du fer ne soit lérmême , # æs différen- ” iennent d'abord des matières hétérogènes qu'on est obligé de fondre ayec la mine, et eusuite du diffé. rent travail des ouvriers à l'affinerie, On fait en Suède le meilleur fer du monde avec les plus mauvaises mines, c'est-à-dire, avec les mines les plus aigres et les plus réfractaires ; mais au moyen du grillage, avant de les jeter au fourneau, et ensuile, en tepant plus long-temps la fonte en fusion, et enfin par l'emploi du charbon doux à l'affinerie, on donne au fer un grand degré de perfection : nous pouvons rendre bons tous nos mauvais fers en les torgeant une seconde fois et repliant la barre sur elle-même ; le marteau en fera 18 vue matière vitrifiée, il y aura du déchet pour
| fontes d'abord eu les la
tous les soins nécessaires , faire du avec les plus mauvaises mines , tout d du traitemenl de la mine et du régime du feu, tant au fourneau de fusion qu’à l'aflinerie. Comme l'on sait maintenant fabriquer le fer dans presque toutes les parties du monde, nous pouvons donner ici l'énumération des mines de fer qui se travaillent actuellen chez tous les peuples policés. On connaît en France , celles d'Allevard en Dauphiné, qui sont en masses concrètes, et qui donnentde très-bon fer et d'assez bon acier par la fonte, que l'on appelle acier de rive: « J'ai Vu, » dit M. de Grignon, environ vingt filons » de mines spathiques dans les montagnes » d’Allevard ; » plus de largeur sur une hauteur incom- » mensurable; ils marchent régulièrement s » et sont presque tous perpendiculaires ? on » donne le nom de maillat à ceux des filons » dont le minérai fond aisément et donne » du fer doux, et l'on appelle rive , les filons » dont le. minérai est bien moins fusible et s produit du fer dur ; c'est avec le mélange » d'un üers de maillat sur deux tiers de x rive, qu'on fait fondre la mine ‘de fer » sous le nom d'&c
tort slot eo a are e rive (3). »
rry (4), de la Champagne; mais le qualité du fer en sera pouvons de même purifier uos issant plus long-temps au fourneau, et micux encore en les faisant fondre une seconde fois. r Fe Pour avoir du bon fér avec loute espèce de mine, en masse de pierre où roche, il faut nécessairement les faire griller d'abord en les réduisant en très-pelits Morceaux avan! de les jeter au fourneau : cette pré= paration, par le grillage, n'est pas nécessaire pour les Jn'nes en grains, qu'il suffira de bien laver pour en séparer, aulapt qu'ilest possible , les terres et les sables, ( Mémoires de Physique de M, de Grignon pag. 39.) , ue,
(3) Note communiquée par M. le chevalier Grignon , le 21 septembre 1778. ° "+
(4) Dans le Berry , le fer est si pere >” ; crois pas qu'on puisse assigner aucun eudroite dont On n'en puisie liver, aussi travaille-t-on beaucoup ce métal, et fait-il l'objet d'un commerce important. On ne le cherche pas bien profondément dans les entrailles de la terre, et il n’est pas distribué par filohs comme les autres métaux , et il est répandu sur la surface , ou tout au plus à quelques pieds de profondeur.…. On creuse jusqu'à quatre ou cinq pieds » et on tire une terre jaune mélée de cailloux er de petites boules rougeñires, grosses comme des pois
le volume et le poids; bien meilleure, Nous
sil y en a qui ont six piedset
dont on fait ensuite de bon acier connu ï- r
la Bourgogne, de la LA pren du rnoïs , du Languedoc (1) et de quelques
es provi France, sont pour la plupart en ro n grains, et fournissent la plus gra rtie des fers qui se con$ém-
ment dans le royaume ; en général , on peut dire qu'il y a en France des mines de fer de presque toutes les sortes; celles qui sont en
sses solides se trouvent non-seulement en Dauphiné; mais aussi dans le Roussillon , le comté de Foix, la Bretagne et la Lorraine, et celles qui sont en grains ou en rouille se
c'est la mine de fer : ge est celle qui est la lus ronde, pesante, rouge et brillante en dedans et K. pas noire. On débarrasse cette mine de la terre jaune (qui est une espèce d'ocre) ; en la mettant dans des corbeilles que l'on promène dans les mares, l'eau délaie et emporte la lerre, et ne laisse que la mine et les cailloux : par une autre opération, mais fort grossière , on sépare les cailloux d'avec la mine , en sorte qu'il en reste toujours une quantité considérable. Cette mine en grains , donne un fer très-doux, mais fournit peu ; on la mêle avéé une autre qu'on tire en gros quartiers , dans des carrières au village de Sans, près Sancerre ; on casse celle-ci en petits morceaux d'uu pouce cubique, etc. (Observations d'Histoire naturelle , par M. le Monier , Paris , 1739, pag- 117.) (1) On trouve dans le vallon de Trépalon (diocèse
d'Alais) , une quantité de mines de fer à l'opposite.
de celles de charbon ; elles sont d’une bonne qualité... Leurs veines , après avoir traversé le Gardon, un peu au-dessous de uière , se trouvent re.
couvertes d’un bunc d naturelle qui est trèsbelle , #t dont on pourrait tirer parti. Les veines de fer traversent celles du charbon qu’elles interceptent un peu au-dessus du Mas-des-Bois, après quoi celles de charbon reprennent leurs cours et se divisent en deux branches vers la Blaquière. (Histoire naturelle du Languedoc, par M. de Gensanne, tom. 1 x pag-21 6.)—A un pelit quart de lieue des mines de char. bon (qui se trouvent entre Bize et le Pont-de-Cabessac , au diocèse de Narbonne), au lieu appelé Saint-
présentent en grand nombre toutes les autres provinces de.
L'Espagne à aussi ses mines quelques-unes sont se sont formées ment des mass
fournissent beauc de vitriol ferrugi
et qui paraissent être produites par inter.
cfa
d'autres en ocre et en grains dans plu-
sieurs endroits de la Catalogne, de l'Arr: »
gon , etc. (2).
avec les roches vitrifiables , et se trouve à plus de deux cents toises au-dessus de la base de la montagne qui, comme presque toutes les montagnes calcaires , porte sur un fond schisteux.... Je puis dire la même chose des riches mines de fer des Cerbières, telles que celles de Cascatel, d'Aveja , de Villerougeet autres... J'ai trouvé dans les landes de Cérisy , au diocèse de Bayeux , quantité de coquillages bivalves , dont toute la substance de la coquille et du Poisson est changée en véritable mine de fer. J'ai aussi les Corbières , au diocèse de Narbonne , des ux de bois entièrement chan mine de fer. (Histoïre naturelle du Languedoc , par M. de Gensanne tom. 2, pag. £ 13, 14, 175,176 et 183.).
(2) Entre Alco
et Orellena , il y a nae rie de
fer dans une espète de grès , où j'ai vu l'ocre la plus belle et la plus fine qu'il y ait au ï traverse une rude montagne pour arriv villar , où ily a des pierres hématites , et une espèce de terre noire qui reluit en la nt dans les mains ; c'est un minéral mort de fer réfractaire , dont on ne peut jamais rien tirer... En sortant d’Albaracin par l’est , on trouve, à la distance de quelques milles, une mine de fer en terre calcaire , entourée d' rès rougeâtre, et aussitôt après On trouve une a ine noire de fer , où le métal est comme de gros grains de raisin. D'Albaracin nous fûmes à Molime d'Aragon , en traversant les montagnes où il y a deux mines de fer ; l'une est dans Ja parie calcaire de la montagne, et don fer si doux qu’on peut le travailler à froid... La seconde mine est à une lieue de la première...
Aulaire, sur le chemin de Montaulieu , on trouve Elle donne un fer aigre ; elle est dans une roche de
de très-bonnes mines de fer ; elles sont en général en grenailles rondes, semblables à de la dragée de
lomb ; et ces grenailles sont fort pesantes , et donnent ordinairement du fer de la première qualité ; cette espèce de minéral est ici très-abondante,.… Nous avons trouvé également de très-bonnes mines de fer au pied de la montagne du Tauch (même Le diocèse), et à Segure, auprès du ruisseau, une mine d'argent mélée de mine de fer... La montagne de Bergueiroles , dans la paroisse de Saint-Paul de Ja Coste , au diocèse d'Alais..….. est pénétrée de toutes parts par de grôsses veines presque horizontales de mine de fer cristallisée, blanche et noire : ces veines
ui sont les unes au-dessus des autres, sont séparées
ar de fortes couches de pierre à chaux, en sorte que le minéral n'a pas la moindre communication
TuÉORE DE LA TERRE. Z'ome III.
Quartz, et est plus abondante que la premiére... Celte mine qui donne quarante pour cent de métal, est un peu dure à fondre. (Histoire naturelle d’'Es-
Pagne, par M. Bowles, pag. 56 , 107 et 274.) La mine de Saromostro provient de la dissolution et du dépôt du fer par l'eau. C'est un composé de lames
ou petites écailles très-minces , appliquées les unes sur-les autres... Il est si sûr que cette mine se forme journellement, qu'on ne doit pas étre étonné de ce qu’on y a trouvé des fragments de pics, de pioches, etc. , dans des endroits que l’on a creusés il ya plusieurs siècles, et qui se sont ensuite remplis de minéral,.. Le minéral forme un lit interrompu, qui varie dans son épaisseur depuis trois pieds jusqu'à dix ; Ja couverture est une roche calcaire de deux à eds d'épaisseur... Aux environs de Bilbao (en B e),