‹ Œuvres complètes de Buffon, suivies de ses continuateurs: Daubenton, Lacépède, Cuvier, Duméril, Poiret, Lesson et Geoffroy-St.-HilaireChapitre 63 sur 162 · EL · texte numérisé non relu

EL

travail cesserail au boul d'un temps , la forge périrait faute d'aliment ; et l'on serait obligé

et toute forge qui ne produirait pas trois cents milliers de fer par an, ne vaudraitpas

de détruire tout ce que l'on aurait édifié. EXT peine d'être établie ni maintenue s œ5.

Au reste , quoique le fer se reproduise en grains sous nos yeux dans la terre végétale , c'est en trop petite quantité pour que nous puissions en faire usage ; car toutes les minières, dont nousfaisons l'extraction ; ont été amenées , lavées et déposées par les eaux de la mer lorsqu'eile couvrait encore nos continents; quelque grande se pepe la. consommation qu'on a faite et qu'on fait tous les jours de ces mines , il parait néanmoins que ces anciens dépôts ne sont pas à beaucoup près épuisés , et que nous en avons en France pour un grand nombre de siècles ; quand même la consommation doublerait par les encouragements qu'on devrait donner à nos fabrications dé fer ; ce sera" plutôt la matière combustible qui manquera si l'on ne donne pas unypeu plus d'attention à l'épargne des bois ; en favorisant l'exploitation des mines

de charbon de terre.

Presque toutes nos forges et fourneaux ne sont entretenus que par du charbon de bois (1), et comme il faut dix-huit à vingt ans d'âge au bois pour être converti en bon charbon , on doit compter qu'avec deux cent cinquante arpents de bois bien économisés ; l'on peut faire annuellement six cents ou six cent cinquante milliers de fer ; il faut done

pour l'entretien d'un pareil établissement , qu'il y ait au moins dix-huit fois deux cent cinquante ou quatre mille cinq cents arpents à portée , c'est-à-dire , à deux ou trois lieues de distance , indé mment d'une quantité égale ou plus grande pour la consommation du pays. Dans toute autre position , l'on ne pourra faire que fôis ou quatre cents milliers de fer par la rareté des bois,

(1) Les charbons de chéne, charme , hêtreet autres bois durs ,sont imeilleursipoar le fourneau de fusion ; ét ceux de tremble , boulean et autres bois môus , sont préférables pour l'affinerie ; mais il faut laisser reposer pendant quelques mois les charbons de bois durs. Le charbun de chène employé à l'affinerie rend le fer cassant ; mais au fourneau de fusion ; c'est de tous les charbons celui qui porte le plus de mine ; ensuite c’est le charbon de hêtre , celui de sapin et celui de châtaigaier , qui de tous en porte le moins , et doit être réservé , avec les bois blanés , pour l'affinerie. On doit tehir séchement et à couvert tous les

charbons ; ceux de bois blane surtout s'altèrent à l'air et à la pluie dans très-peu de temps ; le charbon

des jeunes chênes , depuis dix-huit jnsqu'à trente ans d'âge , est celui qui brûle avec le plus d'ardeur.

C'est le cas d’un grand nombre de ces éta- Û

blissements faits dans les temps où le ' :

était plus commun , où on ne le tirait pas

par le flottage des provinces éloignées de

Paris ; où enfin la population étant moins grande , la consommation du bois , comme

de toutes les autres denrées , était moindre;

mais Maintenant que toutes ces causes ; et

notre plus grand luxe, ont concouru À la disette du bois, on sera forcé de s'attacher

à a recherche de ces anciennes forêts en: fouies dans le sein de la terre, et qui, s 1s

une forme de matière minérale, ont

tous les principes de la combustibilité des végétaux , et Peuvent les suppléer no a lement poug entretien des feux et des four

neaux nécesSäires aux i pour arts , mais en : l'usage des ch : sie d

eminées et des ns PES » POUrvU qu'on donne ee 8 SE €s Préparations convenables. FPE Ines en rouille o cel les en + grains et les mines Pitbiedes DES conéré- | a üons, sont les seules qu'on puisse | 28 se Avantageusement dans ‘à plupart 46 50!

ras ere EN pe France , où le bois n'estp LE DE; Car, quand mémé of #: at s de fer primitif, c'est-à Primordiales, tellesque du Nord , däns lesquelles E, ugineu intir 7% | mêlée avec la Ébata sé Rd ee é verte nous serait peu utile Monts que le traitement de ces mines exige près du double de consommation de matière combustible ; puisqu'on est obligé de les faire griller au feu pendant quinze jours ou trois semaines ; . avant de pouvoir les concasser et les jeter au fourneau ; d'ailleurs ces mines en roche qui sont en masses très-dures , et qu'il faut sou- | vent tirer d'une grande profondeur , ne | vent être exploitées qu'avec de la ' el de grands feux qui les ramollissent où les fout éclater : nous aurions’ donc un avantage sur nos concurrents étrangers Si nous avions autant de matières combustibles; Car avec la même quantité nous ferions le double de ce qu'ils peuvent faire , puisque l'opération du grillage consomme que autant de combustible que celle de la fusion ; et; comme je lai souvent dit, il ne tient qu'à nous d'avoir d'aussi bon fer que celui de Suède, dès qu'on ne sera pas forcé ; comme on l'est aujourd'hui, de trop épargner

DES MINÉRAUX. sùs

le bois, où que nous pourrons ÿ suppléer voir pe sable mêlé de mine , dans un dépôt par l'usage du charbon de terre épuré. d’où l'on puisseensuite le tirer pour le cribler La bonne qualité du fer provient princi- ou le vanner, afin de rendre la mine assez

palement du traitement de la mine avant et après sa mise au fourneau : 81 l'on obtient une très-bonne fonte ; on sera déjà bien avancé pour faire d’excellent fer. Je vais indiquer le plus sommairement qu'il me sera possible les moyens d'y parvenir ; et par lesquels j'y suis parvenu moi-même ; quoique je n'eusse sous ma main que des mines d’une très-médiocre qualité.

IL faut s'attacher dans l'extraction des mines en grains , aux endroits où elles sont les plus pures ; si elles ne sont mélées que d'un quart ou d’un tiers de matière étrangère, on doit encore les regarder comme bonnes ; mais si ce mélange hétérogène est de deux tiers ou de trois quarts , il ne sera guère possible de les traiter avantageusement , et l'on fera mieux de les négliger et de chercher ailleurs ; car il arrive toujours que dans la mème miniere , dilatée sur une étendue de quelques lieues de terrain , il se trouve des’ endroits où la mine est beaucoup plus pure que dans d'autres , et de plus, la portion inférieure de la minière est communément la meilleure ; au contraire dans les minières qui sont en sacs perpendiculaires + la partie supérieure est toujours la plus pure, et on trouve la mine plus mélangée à mesure

ue l’on descend ; il faut donc choisir , et dans les unes et dans les autres ce qu'elles auront de mieux , et abandonner le reste si l'on peut s'én passer.

Cette mine extraite avec choix, sera conduite aux lavoirs pour en séparer toutes les matières terreuses que l'ean peut délayer , et qui entrainera aussi la plus grande partie des sables plus menus ou plus légers que les grains de la mine ; seulement il faut être attentif à me pas continuer le lavage dès qu'on s'aperçoit qu'il passe beaucoup de mine avec le sable (1), ou bien il faut rece-

Ph Sn (1) Ce serait entrer dans un trop grand détail, que

de donner ici les proportions et les formes des différents Jlavoirs qu'on a imaginés pour nettoyer les mines de fer en grains , et les purger des matières étrangères ; qui quelquefois sont tellement unies aux grains » qu'on a grande peine à les eu détacher, Le lavoir funcé de fer et percé de petits trous, inventé ar M. Robert, séra très-utile pour les mines ainsi mélées de terre grasse el altachante ; mais pour toules les autres mines qui ne sont mélangées que de sable calcaire ou de peiits caïlloux vitreux , les lavoirs les vlus simples suflisent , et même doivent être préférés.

nette pour pouvoir la mêler avec l'auire: On doit de même cribler : mine lavée qui reste encore chargée ie trop grande quantité de sable ou de petits cailloux : en général , pli on épurera la mine par les lotions ou par le crible, et moins on consommera de combustible pour la fondre , et Yon sera plus que dédommagé de la dépense qu'on aura faite pour cette préparation de la mine par son produit au fourneau (2).

La mine épurée à ce point peut être confiée au fourneau avec certitude d'un bon produit en quantité et en qualité ; une livre et demie de charbon de bois suflira pour produire une livre de fonte, tandis quil faut une livre trois quarts, et quelquefois jusqu’à deux livres de charbon lorsque la mine est restée tr pure : si elle n’est mêlée que de petits cailloux ou de sables vitreux , on fera bien d'y ajouter une certaine ité de matière calcaire, comme d'un sixième ou d'un huitième par chaque charge , pour en faciliter la fusion ; si au contraire elle est trop mêlée de matière calcaire , on ajountera une petite quantité , comme d’un quinzième ou d'un vingtième, de terre limoneuse, ce qui sufhira pour en accélérer la fusion.

1 y a beaucoup de forges où l'on est dans l'usage de mêler lesmines de différentes qualités avant de les jeter au fourneau ; cepen. dant on doit observer que cette pratique ne

peut être utile que da cas parliculiers; il ne faut jamais nélga une mine trèsfusible avec une mine réfractaire ,; non plus qu'une mine en gros morceaux avec une mine en très-pelits grains , parce que lune se fondant en moins de temps que l'autre , ilarrive qu'au moment de la coulée la mine

réfractaire ou celle qui est en gros morceaux, n'est qu'à demi fondue , ce qui donne une

(2) Lescribles cylindriques , longs de quatre à cinq pieds sur dix-huit ou vingt pouces de diamèt montés en fil-de-fer sur un axe à rayons , sont plus expéditifs et les meilleurs ; j'en ai fuit construire plusieurs , et je m'en suis servi avec avantage ; un enfant de dix ans suflit pour tourner ce crible dans lequel le miné rai coule par une trémie : le sablon le plus fin tombe au-dessous de Ja tête du crible , les graios de mine lombent dans le milieu , et les plus gros sables et petits cailloux vont au-delà par l'effet de la force centrifuge ; c'est de lous les moyens le plus sûr pour rendre la mine aussi nelle qu'il est possible.

mauvaise fonte dont les parties sont mal liées ; il vaut donc mieux fondre seules les mines de quelque nature qu'elles soient, que de les mêler avec d'autres qui seraient de qualités très-différentes ; mais comme les mines en grains sont à peu près de le même nature , la plus ou moins grande fasibilité de ces mines ne vient pas de la ge qualité des grains, et ne provi t que de la nature des terres et des sables qui y sont mêlés ; si ce sable est calcaire , la fonte sera facile; s'il est vitreux ou argileux elle er plus duficile : on doit corriger l'un par l'autre lorsque l'on veut mélanger ces mines au fourneau : quelques essais suflisent pour reconnaitre la quantité qu'il faut ajouter de l'une pour rendre l'autre plus fusible ; en général le mélange de la matière calcaire à la matière vitreuse , les rend bien plus fusibles qu'elles ne le seraient séparément.

Dans les mines en roche ou en masse , ces essais sont plus faciles , il ne s'agit que de trouver celles qui peuvent servir de fondant aux autres; il faut briser cette mine massive en morceaux d'autant plus petits qu'elle est plus réfractaire : au reste, les mines de fer qui contiennent du cuivre doivent être rejetées, car elles ne donneraient que du fer très-cassant.

La conduite du fourneau demande tout autant, et peut-être encore plus d'attention que la préparation de la mine : après avoir laissé le fourneau s’échauffer lentement pendant trois ou quatre jours, en imposant successivement sur rbon une petite quantité de mine (ein cent livres pesant), on met en jeu le flets en ne leur donnant d'abord qu'un mouvement assez lent (de quatre ou cinq foulées par minute ); on commence alors à augmenter la quantité de la mine, et l'on en met pendant les deux premiers jours, deux ou trois mesures (d’environ soixante livres chacune), sur six mesures de charbon (d'environ quarante livres pesant), à chaque charge que l'on impose

u fourneau , ce qui ne se fait que quand les charbons enflammés dont il est plein ont baissé d'environ trois pieds et demi. Cette quantité de charbon qu'on impose à chaque charge étant toujours la même , on augmentera graduellement celle de la tine d'une demi-mesure le troisième Jour, et d'autant chaque jour suivant, en sorte qu'au bout de huit ou neuf jours, on 1mposera la charge complète de six mesures de mine sur six mesures de charbon; mais il vaut mieux dans

le commencement se tenir au-dessous" de cette proportion que de se mettre audessus,

On doit avoir l'attention d'accélérer la vitesse des soufllets en même proportion à peu près qu'on augmente la quantité de mine, et l'on pourra porter cette vitesse

jusqu'à dix coups par minute , en leur sup-

posant trente pouces de foulée, et jusqu'à douze coups si la foulée n'est que de vingtquatre ou vingt-cinq pouces; le régime du feu dépend de la conduite du vent, etde tous deux dépendent la célérité du travail et la fusion plus ou moins parfaite de la mine:

aussi dans un fourneau bien construit ; tout doit-il être en juste proportion ; la grandeur des soufflets , la largeur de l'orifice

leurs buses, doivent être réglées sur la capacité du fourneau :

<> ÿ une trop petite quanti d'air ferait languir le feu ; une trop granit

le rendrait trop vif et dévorant , la fusion de la mine ne se ferait dans le premier Cas que trés-lentement et imparfaitement , et dans le second la mine n'aurait pas le temps de se liquéfier , elle brülerait en partie au, lieu de se fondre en entier. »{E3 On jugera du résultat de tous ces effets combinés par Ja Qualité de la matte ou foute de fer que l'on obtiendra : on peut couler toutes les neuf à dix heures ; mais on fer mieux de mettre deux ou trois heures de plus entre chaque coulée ; la mine en fusion tombe comme une pluie de feu dans le creuset où elle se tient en bain , et se purifie d'autant plus qu'elle Y séjourne plus de temps; les scoriés. vitrifiées des matières étrangères dont elle était mêlée surnagent le métal fondu , et je défendent en même temps de la trop vive action du feu qui ne manquerail pas d'en calciner la surface; mais € | la quantité de ces scories est toujours très= considérable , et que leur volume boursouflé s’élèverait à trop de hauteur danse creuset , on a soin de laisser couler , et même de tirer celte matière superflue , n'est que du verre impur, auquel on a donné le nom de laitier, et qui ne contient aucune partie de métal lorsque la fusion de la mine se fait bien ; on peut en juger pas la nature mème de ce laitier ; car s’il est fort rouge, s’il coule difhicilement , s’il est poisseux Où mêlé de mine mal fondue , il indiquera le mauvais travail du fourneau ; il faut que ce laitier soit coulant et d'un rouge léger en sortant du fourneau : ce rouge que le feu lui donne s'évanouit an moment qu'il se refroi-

dit ,etil prend différentes couleurs suivant les matières étrangères qui domiualent dans le melange de la mine:

On pourra donc toutes les douze heures obtenir une gueuse ou lingot d'environ deux milliers , et si la fonte est bien liquide et d'une belle couleur de feu, sans être trop étincelante , on peut bien augurer de sa qualité ; mais on en jugera mieux en l’exa-

minant après l'avoir couverte de poussière

de charbon, et l'avoir laissée refroidir au moule pendant six ou sept heures ; si le lingot est très-sonore , s'il se casse aisément sous la masse, si la matière en est blanche et composée de lames brillantes et de gros grains à facettes , on prononcera sans hésiter , que cette fonte est de mauvaise , ou du moins de très-médiocre qualité , et que pour la convertir en bon fer le travail ordinaire de l’aflinerie ne serait pas suflisant : il faudra donc tâcher de corriger d'avance cette mauvaise qualité de la fonte par le traitement au fourneau; pour cela on diminuera d'un huitième ou même d'un sixième, la quantité de mine que l'on impose à chaque charge sur la même quantité de charbon , ce qui seul suflira pour changer la qualité de la’ fonte ; car alors on obtiendra des lingots moins sonores , dont la matière, au lieu d'être blanche et à gros grains , sera grise et à petits grains serrés > et si l'on compare la pesanteur spécifique de ces deux fontes celle-ci pèsera plus de cinq cents livres le pied cube , tandis que la première n’en pèsera guère que quatre cent soixante-dix ou quatre cent soïxante-quinze , et cette fonte grise à grains serrés, donnera du bon fer au travail ordinaire de l'affinerie, où elle demandera seulement un peu plus de tem ps et de feu pour se liquéfier (1).

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(1) La fonte blanche, dit M. de Grignon, est la plus mauvaise ; elle est blanche lorsqu'on surcharge le fourneau de trop de mine relativement au charbon ; elle peut aussi devenir telle par la négligence du fondeur , lorsqu'il n'a pas attention de travailler son ouvrage pour faire descendre doucement les charges et qu'il les laisse former une voûte au-dessus de la tuyère , ettoutes les fois que la fusion n'est pas exacte, et que Ja mine est précipitée dans le bain sans être assez préparée , el enfiu lorsque par quelque cause que ce soit, la chaleur se trouve diminuée dans le fourneau. La fonte blanche est soncre ; dure et fragile ; elle est très-fusible au feu, mais elle donne uu fer cassant , dur et rouverain.

La fonte qu'on appelle rruitée , est parsemée de taches grises ; elle est moins mauvaise que la. fonte

QE Et ds

Ilen coûte donc plus au fourneau et plus à l’aflinerie pour obtenir du bon fer que pour en faire du mauvais , et j'estime qu'avec la même mine la différence peut aller à un quart en sus ; Si la fabrication du mauvais fer coûte cent francs parsmillier, celle du bon fer coûtera cent vingt-cinq livres, et maleye M dans le commerce, on ne paie guère que dix livres de plus le bon fer , et souvent même on le néglige pour n'acheter que le mauvais: cette différenceserait encore plus grande si l’on ne regagnait pas quelque chose dans la conversion de la bonne fonte en fer , il n’en faut qu'environ quatorze

purement Llanche : cette fonte truitée est très-propre à faire de gros ouvrages , comme des enclumes ; elle se travaille aisément et donne de meilleur fer que les fontes blanches.

Une fonte grise devient blanche , dure et cassante lorsqu'on la coule dans un moule humide , et à une petite épaisseur : la partie la plus mince est plus blanche que le reste ; celle qui suit est truïtéo ;etil n'y a que les endroits les plus épais dont la fonte soit grise. AT

La fonte grise donne le meilleur fer : il y en à de deux espèces , l'une d'uu gris cendré, et l'autre d'un gris beaucoup plus foncé , tirant sur le brun-noir ; la première est la meilleure ; elle sort du fourneau aussi fluide que de l'eau :.cette fonte grise, dans son état de perfection, donne une cristallisation régulière en la laissant refroidir lentement pendant plusieurs jours ; elle fait une retraite très-considérable sur elle-même : sa cristallisation est en forme pyramidale, et se lermine en une pointe très-aiguë ; elle se forme principalement dans les petites cavités de la fonte.

La fonte grise est moï s sonore que la blanche , parce qu'elle est plus da et que ses parties sont plus souples.

La fonte brune ou uoirâtre est telle , parce qu'on a donné trop peu de mine relativement au charbon , et que la chaleur du fourneau était trop grande ; elle est moins pesante et plus poreuse que l'autre fonte , et plus douce à la lime , elle s'égrène plus facilement, Mais se casse plus difficilement ; elle est très-dure à fondre, mais elle donne un bon fer nerveux : ses cristaux sont de la même forme que ceux de la fonte grisé, mais seulement plus courts. Cette fonte brune ou noire ne réussit pas pour mouler des piè in= ces, parce qu'elle ne prend pas bien les imprasions, mais elle est très-bonne pour de grosses p de résistance, comme tourillons , colliers d'arbres , etc. 11 se forme beaucoup d'écailles minces et de limaille sur cette fonte noire , poreuse et soufllée : cette limaille est assez semblable à du mica noir ou au sablon ferrugineux qui se trouve dans quelques mines, et qui ressemble aussi au sablon ferrugineux de Ja platine ; ces petites lames sont autant de parcelles atténuées du régule de fer. (Mémoires de Physique , par M. de Grignon , pag, 60 et suiv.)

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cents pesant, tandis qu'il faut au moinsquinze, et souvent seize cents d’une mauvaise fonte Pour faire un millier de fer, Tout le monde Pourrait donc faire de la bonne fonte et fabriquer du bon fer ; mais l'impôt dont il est grevé force la plupart denos maitres de forges à négliger leur art, et à ne rechercher que ce qui peut diminuer la dépense N la quantité, ce qui ne peut se 5 n< altérant la qualité. Quelques-uns : xd eux, pour épargner la mine, $ talent avi .

de faire broyer les erasses ou scories qu sortent du foyer de l'alinerie , et qui me tiennent une certaine quantité de fer intime mêlé avec des matières vitrifiées ; par cette addition ils trouvèrent d'abord un bénéfice considérable en apparence , le fourneau rendait beaucoup plus de fonte 3 mais elle était si mauvaise qu'elle perdait à l'aflinerie cequ'elle avait gagné au fourneau, et qu'après celle perle, qui compensait le bénéfice ou plutôt le réduisait à rien , il y avait encore tout à perdre sur la qualité du fer qui participait de tous les vices de cette Mauvaise fonte, ce fer était si cendreux , cassant , qu'il ne pouvait être admis dans le commerce, * ë Au reste , le produit en fer que peut donner la fonte dépend aussi beaucoup de la manière de la traiter au feu de l'afinerie :

« J'ai vu, dit M. de Grignon , dans les for- » ges du bas Limousin , faire avec la même » fonte deux sortes de fer; le premier doux, » d'excellente qualité et fort supérieur à celui » du Berri, on y ie quatorze cents » livres de fonte ; sou est une combi- » naison de fer et er pour les outils » aratoires, et Von n'emploie que douze » cents livres de fonte pour obtenir un millier » de fer; mais on consomme un sixième de » plus de charbon que pour le premier :celte » différence ne provient que de la manière » de poser la tuyère , et de préserver le fer » du contactimmédiat du vent (L).» Je pense qu'en effet, si l'on pouvait en aflinant la tenir toujours hors de la ligne du t environnée de manière qu'elle ne fût point exposée à l’action de l'air, il s'en brûlerait beaucoup moins , et qu'avec douze cents ou tout au plus treize cents livres de fonte, on obtiendrait un millier de fer, La mine la plus pure , celle même dout ou a it les grains un à uv, est souvent intime -

(1) Lettre de M. le chevalier de Grignon à M. le comte de Buffon, datée de Paris, le 29 juillet 1782,

ment mêlée de particules d’autres métaux ou demi-métaux , et particulièrement decui-= vre et de zinc ; ce premier métal qui est fixe! reste dans la fonte , et le zinc qui est yolatil se sublime ou se brûle (2). Fr

La fonte blanche, sonore et cassante que je réprouve pour la fabrique du bon fer, n’est guère plus propre à être moulée; elle se boursoufle au lieu de se condenser par la retraite, et se casse au moindre choc; mais la fonte blanchâtre, et qui commence à tirer au gris, quoique très-dure et encore assez aigre , est très-propre à faire des colliers d'arbres de roues ; des enclumes et d'autres grosses masses qui doivent résister au frottement où à la percussion : on en fait aussi des boulets

dv.

et des bombes ; elle se moule aisément et né prend que peu de retraite dans le ; On peut d’ailleurs se procurer à moindre BTS LUN 7 EM |} P de vapeurs qui s'étendentà dessus du gueulard d'un fours AE

iue de fer; cette vapeur 1 à feu au bord de la surface de cette ouverture : les bords se revétent d'u à

ne poussière blanche ow jeune, qui est une matière métallique décomposée et se F

ee : outre cela il se forme sur les parois dans a TE e! térieur du fourneau , À commencer aux deux tiers em viron de sa hauteur depuis la cuve, une matière b . =

dont la couche est légère, mais fort udhérente aux À F à briques du fourneau ; Selle matière sublimée est fer ij

rugineuse sil Y # souvent dans le brun des taches A blanches et jaunâtres * et l'on y trouve dans |

dé cavités de belles cristallisations en filets M +.

k Le, substance est la cadmie des fourneaux ; on en reli FA + Fait du zinc, ainsi ce demi-métol paraîl être contenu ue Ta

Ja mine de fer ; il reste même du zinc dans la fonte de RE" fer après la fusion, LA,

quoique la plus grande partie dé ce demi-métal, qui ne peut souffrir une violente action du feu sans se brûler et se volatiliser , soit , réduite en futie vers l'ouverture du fourneau, où elle forme une suie métallique qui s'attache aux parois + du fourneau, et cette suie de eine et ce fer est le — Pompholix; non-seulement toutes les mines de fer £ de Champagne, mais encore celles des autres pro <" vinces de France contiennent du zinc. (Mémoires de Physique , par M. de Grignon , pag. 285 et suiv,)— M. Granger dit que toutes les mines de fer brunes, Opaques ou veracées, contiennent de la chaux de zine,

et qu'il y a un passage comme insensible de ces mines

à la pierre calaminaire, et réciproquement de La pierre calaminaire à ces mines de fer, On voit tous ces degrés dans le pays de Liége et dans le duché de Limbourg : « Nous eroyons, ajoute-t-fl, que cette

» dose du zinc, contenue dans les mines de fer, est

» ce qui leur donne la facilité de produire des fers de

» tant de qualités différentes , et qu’elle est peut-être

» plus considérable qu'on ne pense. » { Journal de Physique, mois de septembre 1725, pag. 225 et suivantes.)

(2) Il s'élève beaucou une grande hauteur auneau où l'on fond la m

frais cette espèce de fonte au moyen de simples fourneaux à réverbères (l ) ; Sans soufflets, et dans lesquels on emploie le charbon de terre plus ou moins épuré ; comme ce combustible donne une chaleur beaucoup plus forte que celle du charbon de bois, Ja mine se fond et coule dans ces fourneaux aussi promptement et en plus grande quantité que dans 08 hauts fourneaux , et on a l'avantage de pouvoir placer ces urneaux partout ; aû lieu qu'on ne peut établir que sur des courants d'eau nos grands fourneaux à soufilets; mais cette fonte faite au charbon de terre ; dans ces fourneaux de réverbère , ne donne pas du bon fer, et les Anglais tout industrieux qu'ils sont, n'ont pu jusqu'ici parvenir à fabriquer des fers de qualité même médiocre avec ces fontes, qui vraisemblablement ne s'épurent pas assez dans ces fourneaux; et cependant j'ai vu et éprouvé moi-même qu'il était possible , quoique assez difficile , de faire du bon fer avec de la fonte fondue au charbon de terre, dans nos hauts fourneaux à soufflets, parce qu'elle s'y épure davantage que dans ceux de réverbère.

Cette fonte faite dans des fourneaux de réverbère peul utilement être employée aux ouvrages moulés; mais comme elle n’est pas assez épurée ; on ne doit pas s'en servir pour les canons d'artillerie; il faut au contraire la fonte la plus pure , et j'ai dit ailleurs (2),

5, (1) C'est la pratique commune en plusieurs provinces de la Grande-Bretagne où l'on fond et coule de cette manière les plus belles fontes moulées et des masses de plusieurs milliers en gros cylindres et autres formes. Nous pourrions de méme faire usage de ces fourneaux dans les lieux où le charbon de terre est à portée. M. le marquis de Luchet m'a écrit qu'il avait fait essai de celte méthode dans les provinces du comté de Nassau. « J'ai mis, dit-il, dans un fourneau » construit selon la méthode anglaise, cinq quintaux » de mine de fer, et au bout de huit heures, la mine » était fondue. » ( Lettre de M. le marquis de Luchet à M. le comte de Buffon , dutée de Ferney le 4 mars 1775.).... Je suis convaincu de la vérité de ce fait, que M. de Luchet opposait à un fait également vrai, et que j'ai rapporté. ( Voyez dans le deuxième volume de la Théorie de la terre, l'introduction à l'Histoire des Minéraux). C'est que la mine de fer ne se fond point dans nos fourneaux de réverbère, même les plus puissants, tels que ceux de nos verreries et glaceries ; la différence vient de ce qu'on la chauffe avec du bois dont la chaleur n'est pas à beaucoup près, aussi forte que celle du charbon de terre.

(2) Voyez Théorie de la terre, tom. 2, pag. 280, Mémoire sur les moyens de perfectionner les canons

de fonte de fer.

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qu'avec des précautions et une bonne conduite au fourneau, on pouvait épurer la fonte, au point que les pièces de canon au lieu de crever en éclats meurtriers à de feraient que se fendre par l'effet d’une trop forte charge, et dès-lors résisteraient sans peine et sans altération à là force de la poudre aux charges ordinaires.

Cet objet étant de grande importance mérite une attention particulière; il faut d’abord bannir le préjugé où l'on était, qu'il n'est pas possible de tenir la fonte de fer en fusion pendant plus de quinze ou vingt heures, qu'en la gardant plus long-temps elle se brûle , qu’elle peut aussi faire explosion , qu'on ne peut donner au creuset du foureau une assez grande c:pacité pour contenir Six où douze milliers de fonte , que ces trop grandes dimensions du creuset et de la cuve du fourneau en altéreraient, où même en empêcheraient le travail , etc. ; toutes ces idées , quoique lrès-peu fondées et pour la plupart fausses , ont été adoptées ; on à cru qu'il fallait deux et même trois hauts four- NEAUX, pour pouvoir couler une pièce de trente et même de vingt-quatre , afin de Partager en deux ou même en trois creusets, la quantité de fonte nécessaire, et ne la tenir en fusion que dix-huit ou vingt heures; Mais indépendamment des mauvais effets de cette méthode dispendieuse et mal con- Sue; Je puis assurer que j'ai tenu pendant Juarante-huit heures , sept milliers de fonte en fusion dans mon fourneau ; Sans quil

Soit arrivé le moin inconvénient, sans qu'elle ait bouillonné plus qu’à l'ordinaire , sans qu'elle se soit brülée, etc. (3), et que ah éteint le LR EE

(3) Ayant fait part de mes observations À M. le wi- Comte de Morogues , et Jui ayant demandé le résultat des expériences faites à la fonderie de Ruelle én An- Boumois, voici l'extrait des réponses qu'il eut la bonté de me faire.

« On a fondu , à Ruelle, des canons de vingt-quatre » À un seul fourneau ; le creuset devait contenir sept » mille cinq cents ou huit mille dé matière , la fusion » de la fonte ne peut pas être égale dans deu » neaux différents, et c'est ce qui doit déter » ne couler qu'à un seul fourneau.

n On emploie environ quaraute-huit heures pour la » fusion de sept mille cinq cents ou huit mille de » matière pour üu canon de vingt-quatre, et l'on em- » ploie vingt-trois à vingt-quatre heures pour la fusion » de trois mille cinq cents pour un canon de huit; » ainsi, la fonte du gros canon ayaut été le double du » temps dans le creuset, il est évident qu'elle a dû se » purifier davantage. ’

» Il n'est pas à craindre que la fonte se brûle, lors:

j'ai vu clairement que si la capacité du creuset qui s'était fort augmentée par un feu de

ESPN PUR PR PRET RE RE ce SÉERÉ

» qu'elle est une fois en bain dans le creuset. A la » vérité lorsqu'il y a trop decharbon ; etpar conséquent » trop de feu et trop peu de mine dans le fourneau, » elle se brûle en partie au lieu de fondre en entier ; » la fonte qui en résulte est brune, poreuse el sat wrue, et n'a pasla consistance ni la dureté d'une » bonne fonte; seulement il faut avoir RÉ » la fonte dans le bain soit cr MOUS PREE PDuet | » certaine quantité de laitier. Ge :

» dont nons venons de parler, est douce et se fore » aisément; mais comme elle a peu de densité, par » conséquent de résistance ; elle n'est pas bonne pour SNS grise à petits grains, doit être préférée » X la fonte trop brune qui est trop tendre, el à la » fonte blanche à gros grains qui est trop dure et trop impure.

» a laisser le canon refroidir lentement dans son moule, pour éviter la sorte de trempe qui ne peut que donner de l'aigreur à la matière du canon : bien des gens croient néanmoins que cette surface | qui est la plus dure, donne beaucoup de force au cauon.

» Il n'ya pas long-temps que J'on tourne les pièces de canon , et qu'on les coule pleines po s forer ensuite; l'avantage, en les ceulant pleines ; est d'éviter les chambres qui se forment dans tous les canons coulés à noyaux. L'avantage de les tourner consiste, en ce qu'elles seront parfaitement centrées , et d'une épaisseur égale dans toutes les parlies correspondantes : le seul inconvénient du tour est, que les pièces sont plus sujettes à la rouille que celles dont on n'a pas entamé la surface. » La plus grande difficulté est d'empécher le canon de s'arquer dans le ; or , le tour remédie à ce » défaut et à tous cut provemmt des petites » imperfections du m v

» La première couche qui se durcit dans la fonte » d'un canon est la plus extérieure ; l'humidité et lu » fraîcheur du moule lui donnent une trempe qui pénètre à une ligne ou une ligne et demie dans les de gros calibre, et davantage dans celles de » petit calibre, parce que leur surface est proportion- » nellement plus grande relativement à leur masse :

» Or, cette enveloppe trempée est plus cassante, , e de la matière, elle

CNE CR NE Dé ER EN x

» pièces

» quoique plus dure que le resl

i est pas aussi bien in mement unie , et semaire un cercle concentrique , assez distinct du te de la pièce ; elle ne doit done pas augmenter

» la résistance de la pièce. Mais si l'on craint encore de diminuer la résistance du canon, en enlevant l'écorce par le tour, il n'y aura qu'à compenser cette diminution, en donnant deux ou trois lignes de plus d'épaisseur au canon.

» On a observé que la matière est mcilleure dans » la culasse des pièces que dans les volées, et cette » matière de la eulasse est celle qui a coulé Ja pre- » mière et qui est sortie du fond du creuset, et qui,

U «Ov >

nn, LL. 4 LEV d

six mois eût été plus grande , j'aurais pu ÿ amasser encore autant de milliers de matière en fusion , qui n'aurait rien souffert en la laissant toujours surmontée du laitier nécessaire pour la défendre de la trop grande action du feu et du contact de l'air : cette fonte au "dt tenue pendant quarantehuit heures dans le creuset, n’en était que mei e et plus épurée, elle pesait cinq cent ze livres le pied cube ; tandis que les fontes grises ordinaires qu'on travaillait alors à mes forges, ne pesaient que quite cent quatre-vingt-quinze livres, et que les fontes blanches ne pesaient que quatre cent soixante-douze livres le pied cube (1). Il peut donc y avoir une différence de plus de trentecinq ae el pied cube, c'està-dire , d'un douzième environ sur la pesanteur spécifique de la fonte de fer ; et comme sa résistance est tout aU MOINS proportionnelle à sa densité, il s'ensuit que les pièces de canon'de celte fonte dense résisteront à la charge de por Le pentes > tandis que celles de ses gère éclateront parl effort Charge de dix à onze livres ; il en.est

de même de la pureté de 1 comme sa résistan la fonte ;; elle

ce portionnelle à sa densité k ge ces re ss en fer de ces fontes , j'ai vu qu'il aillait quinze cent cinquante des premières, et seulement treize cent vingt de la fonte

a Par conséquent, a été fusion qui es mauv

* *u contraire, la masselotte du. can0R»

t'a malière qui coule la dernière, est d'une Me qualité et remplie de scories.

: FE me ar observer, que si l'on veut fondre du ca= "Ce vingl-Quatre à uv seul fourneau, il: sersit » mieux de commencer Pur ne donner au creusetque » les dimensions nécessaires pour couler du dix-huit, » et laisser agrandir le creuset par l'action du feu, » Avant de couler du vingt-quatre , et par la même raison, on fera l'ouvrage pour couler du vingt- » Quatre, qu’on laissera ensuite agrandir pour couler » du trente-six, » (Mémoire envoyé par M. le vicomte de Morogues à M. de Buffon » Versailles, le 1er février 1769.) | (1) J'ai fait ces épreuves à une très-bonne et grande balance hydrostatique, sur des morceaux cubiques de fonte de quatre pouces, c'est-à-dire, de soixante= qualre pouces cubes, tous également tirés du milieu des gueuses, et ensuite ajustés par la lime À ces dimensions, M. Brisson, dans sa Table des pesanteurs spécifiques , donne ciny cent quatre livres sept onces six gros de poids, à un pied cube de fonte; cingeent quarante-cinq livres deux onces quatre gros au fer

forgé, et cinq cent quarante-sept livres quatre onces À l'acier.

Et Es >

tenue le plus long-temps en

"re 7

M ct PE. à

épurée qui pesait cinq cent msg à me le TORRES misent différence

DS 2 Sun l'être en- Gr ” pes res pers: pd ah un Dee og exprès pour couler du Per canon, … lequel on ne versérait que FE =

réparée , et à laquelle on Connérait en + ee arante-huit heures de séjour dans le me. avec un feu toujours égal , o endrait de la fonte encore plus dense ; ré si te , et qu'on pourrait parvenir au point de la rendre assez métallique pour qué les

ièces , au lieu de crevef enéclats, ne fissent L e se fendre , comme les canons de bronze, ar une trop forte charge.

Car la fonte n’est dans le vrai ne matte de fer plus ou moins mélangée matières vitreuses ; il né s'agirait donc que de purger cette matte de toutes les parties hétérogènes et l’on aurait du fer pur; mais comme cette séparation des parties hétérogènes ne peut se faire complètement par le feu du es neau , et qu'elle exige de plus le travail de l'homme et la percussion du marteau , tout ce que l'on peut obtenir par lerégime du feu le mieux conduit , le plus long-temps soutenu , est une fonte en régule encore plus épurée que celle dont je viens de parler ; il faut pour cela briser en morceaux cette première fonte et la faire refondre ; le produit de cette seconde fusion sera du régule , qui est une matière mitoyenne entre la fonte et le fer : ce régule approche de l’état de métallisation , il est un peu ductile , ou du moins il n’est nicassant, niaigre, ni poreux, comme la fonte ordinaire ; il est au contraire trés-dense, très-compacte ; très-résistant ; et par consé-

uent très-propre à faire de bons canons.

C'est aussile parti que l'on vient de prendre pour les canons de notre marine; on

sse en morceaux les vieux canons ou les pe euses de fonte, on les refond dans des SAONE d'aspiration à réverbère : la fonte

‘“épure et se convertit en régule par cette PE de fusion; on a confié la direction de pers ail à M. Wilkinson, habile artiste ce 22 qui a très-bien réussi. Quelques aupe nibéles français ont suivi la pre méthode avec succès , et je suis persuadé qu’on aura dorénavant d'excellents canofs, Pouryu

u’on ne s’obstine pàs à les tourner; car je ne puis être ici de l'avis de M. le vicomte de Morogues (1) , dont néanmains Je respecte

RE RSR PE ET GLS “7 (1) Voyez la note précédente.

TaÉORE DE LA TERRE. Z'ome LIT.

à plus dure et la plus résistante de toute sa masse (2).

Cette fonte refondue ou ce régule de fer, pèse plus de cinq cent trente livres le pied cube, et comme le fer forgé pèse cinq cent quarante-cinq ou cinq cent Quarante-six li-

vres , et que la meilleure fonte ne pèse que

cinq cent douze, on voit que le 4 dans l'état intermédiaire et moyen entr fonte et le fer : on peut donc être assuré que

(2) Voici ce que m'a écrit à ce sujet M. de la Belouze, conseiller au parlement de Paris , qui a fait des expériences et des travaux très-utiles dans ses forges du Nivernois. « Vous regardez, wonsieur , » comme fait certain que la fonte la plus dense , est » la meilleure pour faire des canons; j'ai hésitélong- » temps sur cette vérité, et j'avais pensé d'abord que » la fonte première, comme étant plus légère et con- » séquemment plus élastique, cédant facilement » À l'impulsion de la poudre , FE à être moins » sujette à casser que la fonte seconde , c'est-à-dire, » la fonte refondue , qui est beaucoup plus pesante.

» Je n'ai décidé le sieur Frerot à les faire de fonte » refondue , que parce qu’en Angleterre on ne les » fait que de cette façon!; cependant en France on ne » les fond que de fonte première... La fonté refon- » due est beaucoup plus pesante , car élle pèse cinq » cent vingt À cinq cent trente livres, au lieu que » l’autre ne pèse que cinq cents livres le pied cube.

» Vous avez grande raison, monsieur , de dire » qu'il ne faut pas tourner les canons... La partie » exlérieure des canons » c'est- » est toujours la plus dure, et ne se fond jamais au » fourneau de réverbère, et sans le ringard on retire- » rait presque les pièces figurées comime elles étaient » lorsqu'on les a mises an fourneau, Cette enveloppe » se convertit presque toute en fer l'aflinerie , car ? Avec Onze cent ou onze cents cinquarile livres de » fonte , on fait un millier de très-bon fer... tandis » qu'il faut quatorze cents ou quinze cents livres de » notre fonte première, pour avoir un millier de fer.

» Vous desireriez, monsieur , qu'on pût couler les » canons avec la fonte d'un seul fourneau ; mais le

» poids en est tro érable , et je ne crois pas » que le sieur iles coule à Indret avec le » jet d'un seul fou surtout pour les canons

» viagt-quatre, Le s Frerot ne coule que :

» canons de dix-huit avec le jet de deux fou

» de pareille grandeur et dans la même exposition ; » il coule avec un seul fourneau les canons de douze; » mais il a toujours uu fourneau près de la fonte, » duquel il peut se servir pour achever le canon , et » le surplus de la fonte du second fourneau s'em- » ploie à couler de petits canons; on ne fait pour » cela que détourner le jet lorsque le plus gros canon » est coulé, » (Extrait d'une lettre de M. de la Belouze » À M. de Buffon, datée de Paris, le 31 juillet 1781.)

à-dire , l'enveloppe

les canons faits avec ce régule non-seulement résisteront à l'eflort des charges ordinaires, mais qu'ayant en même temps peu de ductilité , ils se fendront au lieu clater à de trop fortes charges.

On doit préférer ces nouveaux ND, d'aspiration à nos fourneaux rs De 4 parce qu'il ne serait pas possible “sept la fonie en gros morceaux dans ce re et qu'il y a un grand rap a Ég ; des premiers , que l'on peut Pratt, l

É ‘“s où lon à la veut, etsur des plans élevé ELLES facilité de creuser des fosses pro . : < ei établir le moule du canon sans ER PE midité ; d'ailleurs , il est plus Ces are facile de réduire la fonte en régule par! :

seconde fusion, que par un er gt RL dans le creuset des hauts fourneaux ; De Von a très-bien fait d'adopter cette méthode pour fondre les pièces d'artillerie de notre marine (1). Fe

La fonte épurée autant qu'elle peut l'être

dans un creuset ou refondue une seconde fois , devient donc un régule qui fait la es ou l'état mitoyen entre la fonie et le : sice régule dans sa première fusion coule à peu la fonte ordinaire ; mais lorsqu'il est une fois refroidi, il en vert aussi infusible que le fer : le feu | Be F ; a quelquefois formé de ces régules € e at et c'est ce que les minéralogistes ont appe s mal à propos Jer natif; car, comme nous l'avons dit, le fer de naiure est toujours mêlé de matières vitreuses, et n existe que dans les roches ferrugineuses produites par le feu primitif.

La fonte de fer tenue trèslong-temps dans le creus sans ètre agitée et remuée de temps ps , forme quelquefois de boursouflures ou cavités dans son intérieur où la matière se cristallise (2). M. de Grignon

près comme

inistre de la marine

Len TE e” s en Bretagne , dévieut de faire établir pres Er vu montre la supériorité de Le

étaient en usage aû ravant, el qui élaien

5 À: VE rés lents dont nous venons de > es non rejette avec raison l'opinion de ra x GE. qui, dans sa Cristallographie ’ ST e l'eau tenue dans son état de fluidité et Gr pt de l'air, est le principal el peut- C ae 5 L ue instrument de la nature «lans la for- 4 Ps cristaux métalliques ; qu'on ne peut ? HER la génération des cristaux métalliques à

% dans le sein de s violentes qui s'opèrent ; as oi moyen des feux souterrains que l'on

est le premier qui ait observé ces cristallisa-

tions du régule de fer , et l'on a reconnue.

» y suppose ; qu'inutilement on tenterait d'imiter ces » crislaux dans nos laboratoires par le secours du » feu ou par la voie sèche , pluiôt que par la voie » humide ; qu'il ne faut pas confondre les figures » ébauchées art, avec les vraies formes cristalli- » nes, qui sont le produit d'une opération lente de » la Le par l'intermède de l'eau. » (Cristallograie me 321 et 322.)... M. de Grignon oppose à cela des faits évidents ; il a trouvé un m ‘

de fonte de fer niché dans une masse de fomtéet de laitier , qui est restée en fusion pendant plusieurs

jours, et dont le refroidissement a été prolongé pen

dat plus de quinze dans son fourneau. On voyait

daos ce morceau deux cristaux cubiques de régule de |

fer , el la partie du milieu était formée d'une maliitude de pe risiaux de fonte de fer, que J'ou peut regarder comme les éléments des plus grands ; ces petits cristaux étaient tous absolament semblables et

fort réguliers dans toutes leurs parties... ils ne différaient entre eux que par le volume... it

Get exemple Fait voir, comme le dit M. de Grignon,

que l'on peut parvenir mélalliques en employa

à la génération des cristaux nl des moyens convenables ,

c'est-à-dire, un feu véhément, et un refroidissement très-lent et sans trouble

pour le fer, mais Pour lous

emi-mélaux , Pont éviÿ ainsi l'opinion de M, Delisle était bien mal fondée : tout dissolvant qui rend la matière fluide, la dispose à la cris(allisation , et elle s'opère dans les matières fondues par le feu , cumme dans, celles qui sont liquéfiées par l'eau. F « Ces deux éléments, dit très-bien M. de Grignon, » donnent À peu près les mêmes produits par des » procédés différents, avec des substances qui peu » vent se modifier également par ces deux agenis i » mais l'eau qui peut dissoudre et cristalliser les sels, » charrier et faciliter La condensation d'ua métal mi- » néralisé on en état de décomposition , élever la » charpente des SOFps organisés, ne peut concourir » à donner à aucun métal , ep son état de métalléité » parfaite, une forme régulière , c'est-à-dire , Îe » cristalliser..…., C'est au feu , l'agent le plus actif, » le plus puissant de la nature, que sont réservées » Ces importantes opérations ; le feu achève en dés » inslants très-courts le résultai de ces opérations ÿ nan lieu que l'eau y emploie une longue suite de » siècles. » (Mémoires de Physique, pages 476-et suiv.) — J'ai fait moi-même un essai sur la cristallis sation de la fonte de fer, que je crois devoir porter ici. Cet essai a élé fait dans un très-grand creuset de molyhdène, sur une masse d'environ cent cinquante livres de fonte : on avait pra vers le bas de ce creuset, un trou de huît 4 neuf lignes de diamètre , que l'on avait ensuite bouebé avec de la terre de coupelle : ce creuset fut placé sur

puis que tous les métaux et les régules des demi-métaux se cristallisaient de même à uu feu bien dirigé etassez long-temps soutenu, en sorte qu'on ne peut plus douter

que la cristallisation , prise généralement , ne puisse s'opérer par l'élément du feu comme

r celui de l'eau. : pE + ha est de tous les métalicelui dont

l'état varie le plus ; tous les fluides, à xception du mereure ; l'attaqueni et le nt ; l'air sec produit à sa surface, u s légère qui, en 8€ durcissant , fait l'effet d'un

e s is des bronzes antiques : Fair humide

forme une rouille plus forte et plus pro- - fonde , de couleur d’ocre : l'eau produit avec le temps, sur le fer qu’on y laisse plongé , une rouille noire ei légère. Toutes les substances salines font de grandes impressions sur ce mélal et le convertissent en rouille : le soufre fait fondre en un instant le fer rouge de feu et le change en pyrile ; enfin l'action du feu détruit le fer ou du moins l'altère , dès qu'il a pris sa parfaite métallisation ; un feu très-véhément le vitrifie ; un feu moins violent, mais long-temps continué, le réduit en colcolar pulvérulent , et lorsqué le feu est à un moindre degré il ne laisse pas d'attaquer à la longue la substance du fer , et en réduit la surface en lames minces et en écailles.

La fonte de fer est également susceptible de destruction par les mêmes éléments ; cepeñdant l'eau n'a pas autant d'action sur la fonte que sur le fer, et les plus mauvaises fontes , c'est-à-dire , celles qui contiennent le plus de parties vitreuses , sont celles sur

une grille et entouré au bas , de charbons ardents , Laudis que la partie supérieure était défendue de la chaleur par une table circulaire de briques ; on remplit ensuite le creuset de fonte liquide , el quand la surface supérieure de celte fonte, qui était exposée à l'air, eut pris de la consistance , où ouvrit promptement le bas du creuset , il coula d'un seul jet plus de moitié de la fonte encore rouge, et qui laissa une grande cavité dans l'intérieur de toute la masse: cétte cavité se trouva hérissée de très-pelits eristaux , dans lesquels on distinguail à la loupe , des faces dispo. sées en octaèdres , mais la plupart étaient comme

des trémies creuses , puisque, avec une barbe de plume , elles se délachaient et umlaient se aus feuillets, comme les mines de fer ni , ce qui

néanmoins est éloigné des belles éristaltsalfont de M. Grignon, el annonce que dans celte opération , 1e refroidissement fut encore trop prompl; car il est bon de le répéter, ce n'est que par un refroidissement très-lent que le fonte en fusion peut preridre une forme crislallisée.

rnis impénétrable et assez ressemblant au à

ss Lé

lesquelles l'air humide et l'eau font le moins d'impression,

Après avoir exposé les différentes qualité ( de la fonte de feret les différentes altérations que la seule action du feu peut lui faire subir jusqu'à sa destruction, il faut reprendre cette fonte au point où notre art la convertit en une nouvelle matière que la nature ne nous offre nulle part sous éétte forme .

c’est-à-dire , en fer el en acier, qui les substances métalliques sont les :

ficiles à traiter , et doivent pour: ainsi toutes leurs qualités à la main et au tra de l'homme ; mais ce sont aussi les matières qui, comme par dédommagement , lui sont plus utiles et plus nécessaires que tous les aulres métaux , dont les plus précieux n'ont de valeur que par 188 conventions , puisque les hommes qui ignorent cette valeur de convention » donnent volontiers un morceau d'or pour un clou ; en effet, si l'on estime les ma tières pur leur utilité physi sauvage a raison , €{ si nous les estimons par le travail qu'elles coûtent , nous trouverons ëne qu'il n'a pas moins raison : que de difficultés à vaincre ! que de problèmes à résoudre !

combien d'arts accumulés les uns sur les autres ne faut-il pas pour faire ce clou ou cette épingle dont nous faisons si peu decas ?

D'abord de toutes les substances métalliques la mine de fer est la plus diflcile à fondre (1); il s’est passé bien des sièclès avant qu'on en all trouvé les moyens : on sait que les Péru. viens et les Mexicains n'avaient en ouyrages travaillés que de l'or , de l'argent , du cuivre ct point de fer ; on sait que les armes des anciens peuples de l'Asie n'étaient que de cuivre , el tous les auteurs s'accordent à donner l'importante découverte d8 la fusion de la mine de fer aux habiants de File de Crète, qui, les premiers, parviurent aussi à forger le fer dans les cavernes du mont

(1) Nota. 1 y aquelques mines de cuivre pyriteuses qui sont enco

Es. ongues à traiter que la mince de fer ; il faut neuf

ou dix grillages préparaloires à ces miues de cuivre pyrileuses ; avant réduire cn males, et faire subir à cette matte l’action successive de rois, quaire et cinq feux avant d'obtenir du cuivre noir, enfin, de encore fondre et puririfier ce cuivre noîr; avant qu'il ne devienne cuivre rouge , el tel qu'ou puisse le verser dans le commerce; ainsi , cerlaines mines de cuivre exigent encore plus de travail que les mines de fer pour étre réduites en mélal; mais ensuite le cuivre se prête bien plus aisément que le fer À toutes les formes qu'on veut lui donner. '

2 À bi >

Ida (1), quatorze cents ans environ avant l'ère chrétienne. Il faut en effet un feu violent eten grand volume pour fondre la mine de fer et la faire couleur en lingots, et il faut un second feu tout aussi violent pour ramollir cette fonte ; il faut en même temps la travailler avec des ringards de fer avant de la porter sous le marteau pour la forger eben faire du fer , en sorte qu'on n MAABINe P comment ces Crétois ; premiers in | irs du fer forgé , ont pu travailler leurs

tes , puisqu'ils n'avaient pas encore d’ou-

an fa

ramolli les fontes au feu , il les ont de suite portées sous le marteau , où elles n'auront d'abord donné qu'un fer très-impur dont ils auront fabriqué leurs premiers instruments ou ringards , et qu'ayant ensuite travaillé la fonte avec ces instruments , ils seront parvenus peu à peu au point de fabriquer du vrai fer ; je dis peu à peu , car , lorsque après ces diflicullés-vaincues on a forgé cette barre de fer, ne faut-il pas ensuite la ramollir encore au feu pour la couper sous des tranchants d'acier et la séparer en petites verges, ce qui suppose d'autres machines , d'autres fourneaux , puis enfin un art particulier pour réduire ces verges en clous , et un plus grand art si l'on veut en faire des épingles ? que de temps, que de travaux successifs ce petit exposé ne nous offre-t-il pas ! Le cuivre qui, de tous les métaux après le fer , est le

iflicile à traiter , n’exige pas à beaucoup près autant de travaux et de machines com-

tils de fer ; il est à croire qu'aprés avoir.

binées ; comme plus ductile et plus souple,

il se prête à toutes les formes qu'on veut lui donner; mais on sera toujours étonné que d’une terre métallique , dont on ne peut faire avec le eplus violent qu'une fonte aigre et cassante , on soit parvenu à force d’autres feux et de machines appropriées , à tirer et réduire en fils déliés cette matière revêche , qui ne devient métal et ne prend de la ductilité , que sous les efforts -de nos mains.

Parcourons , sans trop nous arrêter , la suite érations qu'exigent ces travaux ; nous su indiqué ceux de la fusion des mines ; On coule la fonte en gros lingots ou gueuses dans un sillon de quinze à vingt

(1) Hésiode cité par Pline, lib. 7 , cap. 56.— Strabon, lib. 10. — Diodore de Sicile, lib. H5, cap. 5. — Clément d'Alexandrie, lib. 1, pag. 307. — Eusèbe, Préparation évangélique. — Enfin, dans les marbres d'Oxford , l'invention du fer est rapportée à l'année 1432 avant l'ère chrétienne.

pieds de longueur sur sept à huit pouces de profondeur, et ordinairement on les laisse se coaguler et se refroidir dans cette espèce de moule qu’on a soin d'humecter auparavant avec de l’eau ; les surfaces inférieures du Jingot prennent une trempe par cette humidité > €k sa surface supérieure se trempe aussi par Pression de l’air : la matièreen fusio emeure donc encore liquide dans l'int r du lingot, tandis que ses faces extérieures ont déjà pris de la solidité par le refroidissement ; l'effort de cette chaleur, beaucoup plus forte en dedans et au centre qu'à la circonférence du lingot, le force à se courber , surtout s’il est de fonte blanche, et cette courbure se fait dans le sens où il Y | a le moins, de résistance , c'est-à-dire en

haut , parce que la résistance est moindre

qu'en bas et vers les côtés ; on peut voir dans mes Mémoires (2),

u combien de temps la matere reste liquide à l'intérieur après que les surfaces se sont consolidées. L :

D'ordinaire , on laisse la gueuse ou lignot se refroïdir au moule pendant six ou sept n l’enlève, et on est er pour payer un droit n six livres quinze sous » Ce qui fait plus de dix millier de fer; c'est le " de l’ouvrier auquel on > p ivres ‘ millier de fer ; et d'ailleurs sd ab ont perçoit sur les fontes cause encore =: perte réelle > et une grande gêne par la nécessité où l’on est de laisser refroidir le lingot pour vs ce que l’on ne peut faire tant qu'il Les roues de feu ; au lieu qu'en le tirant du we # Moment qu'il est consolidé ,-etle ant sur des rouleaux de Pierre pour entrer encore rouge au feu de l'affinerie "of épargnerait tout le Charbon que l’on con-

somme pour le réchauffer à ce oint lorsqu'il est refroidi : or un er t i nonseulement grève une propriété d'industrie qui devrait être libre, telle que celle d’un fourneau » Mais qui gêne encore le progrès de l'artet force en même temps à consommer plus de matière combustible qu'il ne serait nécessai » cet impôt, dis-je, a-t-il été bien is, et doit-il subsister sous une administralion éclairée ?

Après avoir tiré du moule le lingot refroidi, on le fait entrer, par l'une de ses

ne paie que cinq

(2) Voyez le Mémoire sur la fusion des mines -de fer, Théorie de la Terre, tom, 9, pag. 266

extrémités , dans le feu de l'aflinerie où il se ramollit peu à peu, et tombe dre dd morceaux, que le forgeron réunit et pétrit aves des ringards pour en faire une loupe de soixante à quatre-vingts livres de poids; dans ce travail la matière-s’épure et laisse couler des scories par le fond du foyer; enfin lorsqu'elle est assez pétrie, assez maniée , et chauffée jusqu’au blanc , on la tire du feu de l’aflinerie avec de grandes tenailles , et on la jette sur le sol pour la frapper de quelues coups de masse, et en séparer, par cette première percussion , les scories qui souvent s'attachent à sa surface , et en même temps pour en rapprocher toutes les parties intérieures , et les préparer à recevoir la reussion plus forte du gros marteau , sans se détacher ni se sép ; aprés quoi on porte avec les mêmes tenailles, cette loupe sous un marteau de sept ou huit cents livres pesant, et qui peut frapper jusqu'à cent dix et cent vingt coups par#minute ; mais dont on ménage le mouvement pour 5 mière fois, où il ne faut que comp la masse de la loupe par des coups assez lents : car dès qu'elle a perdu son feu vif et blanc, on la reporte au foyer de l'affinerie pour lui donner une seconde chaude ; elle s’y épure encore et laisse couler de nouveau quelques scories , et lorsqu'elle est une seconde fois chauffée à blanc on la porte de même du foyer sur l'enclume, et on donne au marteau un mouvement de plus en plus accéléré, pour étendre cette pièce de fer en une barre ou bande qu'on ne peut achever que par une troisième , quatrième et quelquefois une cinquième chaude; cette percussii marteau purifie la fonte ‘en faisant s0 dehors les matières étrangères dont était encore mêlée, et elle rapproche en même temps, par une forte compression , toutes les parties du métal qui, quand il est

longueur de la barre, mais contraire que de gros graïk à facettes lorsqu'il n’a pas été soit au fourneau de fusion de laflinerie, et c'est par très-simples, que l'on peut rs guer les bons fers des mauvais en les fai casser; Ceux-ci se brisent au premier c de masse, tandis qu'il en faut plus de

veux, et que souvent même il faut l'entainer avec un ciseau d'acier pour la rompre.

raille

p LA

cet avant de la à F :

pour casser une pareille bande de fer ner-

Le fer dificile

forgé devient d'autant plus > qu'il est plus pur et en plus gr ume; car on peut assez aïsément faire fondre les vieilles ferrailles réduites en plaques minces où ên petits morceaux : il en est de même de la limaille

Faux st

(1) On met dans le foyer ce l’affine charbon et de ferrailles alternativeme le creuset de l’affinerieest plein, on le forte quantité de charbon : on met le feuat et l’on donne une grande vitesse aux souflle remet du rares charbon à mesure qu'il s’ on y méle d'autres ferrailles, et l'on continue ainsi jusqu'à ce que le creuset contienne une loupe d'environ quatre-vingts livres; il n'est pas nécessaire de remuer et travailler ee où aussi souvent que celle qui provient de la gueuse ; mais il faut jeter des scories dans le creuset et entretenir un bain pour empêécher le fer de brûler ; il faut aussi modérer la vivacité de la flamme en jetant de l’eau Li tnonx tre la chaleur dans le foyer ; Ne formée , on arrête le vent et on la tire du creuset:

d'un rouge-blanc très-vif; on la porte sous

pour en faire d'abord un bloc de quelques ces de longueur ; après quoi on la remet au feu, et on ait uné barre par une seconde ou troisième chaude: * Le déchet , tant au feu qu'au marteau, est d'un quart environ.

quelque choix à faire dans les vieilles ferclous à lattes ne sont pas bons à être refo } loutes les ferrailles plates ou torses sont bonnes ; les fers qui résultent des ferraill sont très-ductiles et très-bons ; on en fait € de fusil ; tout l'art consiste à bien souder ce fer, en Dei dounett e juste degré de feu nécessaire, Les ailes qui se lèvent et se séparent de ce fer, sont a -mêmes du bon fer, qu'on peut encore refondre ouder ensemble et avec l'autre fer: il faut seuleao »s mêler avec une égale quantité ferrailles plus solides, pour les empécher de s'éparpiller dans le feu. La limaille de fer humectée ; prend corps et devient , en peu de jours , une masse dure qu'on brise en morceaux gros comme des noix, et en les mélant avec d'autres vieilles ferrailles , elles donnent de trèsbon fer.

Qu'on prenne une barre de fer large de deux à trois pouces, épaisse de deux à trois lignes , qu'on la chauffe au rouge, et qu'avec la panne teau On y pratique dans sa longueur, une € re ou cavité, qu'on la plie sur elle-même pour la doubler ou corroyer, l'on rem ensuite la cannelure des écailles ou paillettes mn on lui donnera une chaude douce d'abord en rabattant les bords, pour ne s'échappent, et on battra la rai our corroyer le fer,

on Ja chauffera ensuite te,e a pièce soudera à merveille £ on la cassera à froid, et l'on n'y verra rien qui annonce que . “ps n'ait pas été complète et par-

ou des écailles de fer (1); on peut en faire

d’excellent fer , soit pour le ti filk-d'ar- levilleet Maubeuge, de me communiquer ce Chal, soit pour en faire des fusil, que sa longue expérience lui avait appris à ainsi qu'on le pratique dep temps ce sujet, on verra dans la note ci-dessous {1}; en Espagne. Comme c'est un d pion OS

fer qui demande le plus de précaution ; et que l'on n'est pas d'accord sur la qualité des fers qu'il faut préférer pour faire de bons de fusil, j'ai tâché de prendre sur aissances exactes, € J'ai prié ntheillard , lieuteuant - colonel inspecteur des armes à Char-

que toutes les parties du fer soient pas , réciproquement , sans laisse un espace fait cette expérience aisée à répéter, qui doit rassurer sur les pailles, soit qu'elles soient plates ou qu'elles aient la forme d'aiguille, puisqu'elles ne font autre chose que du comme la barre avec laquelle on les incorpore et où elles ne forment plus qu'un même corps avec elle.

J'ai fait nettoyer avec scin le creuset d'une grosse forge, et l' rempli de charbou de bois, et donné l'eau aux s0 , j'ai, lorsque le feu a été vif, fait essus de ces paileties ou exfoliations : après ssivement rechargé de charbon et de pailles de fer pendant une heure et demie, j'ai fait découvrir l'ouvrage. J'ai observé que ces pailles qui soft aussi déliées que du tale, trempées par l'air, très-Ié-

£ères et lrès-cassanles ; n'étant pas assez solides pour

se fixer et s'unir ensemble , devaient étre entièrement détruites pour la plupart ; les autres formeieat de petites masses éparpillées, qui n'onl pu se et me seule loupe, comme le font les fe silles corps et de la consistance. J'ai fait jeter froide une de ces petites masses, prise dans t, et l'ayant mise au feu be: forge au charbon de terre, et battue à petits coups lors qu'elle a été cuuleur de cerise , toutes les parties s'en sont réunies. Je l'ai fait chauffer encore au même d gré, et baltre de même , après quoi on l tn blanc et élirée ; on l'a cassée lorsqu'elle a étérefro

die, et il s'est trouvé un fer parfait e lt de nerf,

Si l'on veut réuuir ces pailles dans le creuset et e former une seule loupe, il faut les méler avec un sixième ou plus de ferrailles , qui ;. tombant les premières , serviront de base sur laquelle elles se fixeront au lieu de s'éparpiller, et feront corps avec elles. Sans cette précaution, l'extrême légèreté de ces ne leur permettant pas d'opposer à l’agiin sinon de l'intérieur du creuset , une résistance suffisante , une partie sera entièrement détruite, et le reste se dispersera et ne pourra se réunir qu'en petites masses , comme us. arrivé ; mais il rérulte toujours de ces deux ex nces, que ces écuilles ,

pailles ou lames , comme on voudra Ds éppaer out

de fer , et qu'elles ne p ent en e manière eus ièr dans aucun cas, empire sou! eux parties ‘ de fer qu'on veut r (Not uniquée par

M. de Montbeillard , lieu

gps co el d'artillerie ’ au mois de mai 1770.)

dé

La

4 qualité médiocre …

(1) Le fer qui passe pour le plus excellent , e'est= à-dire , d’une belle couleur blanche tirant sur le gris , enlièremeni composé de nerfs ou de couches horizontales , sans mélange de grains , est de tous les fers celui qui convient le moins : observons d' qu'on chauffe la barre à blanc pour en faire la mac= quetle, qui est chauffée à sou tour pour faire la lame à canons ; celte lame est ensuite roulée dans sa longueur , et chauffée blanche à chaque pouce et demi deux ou trois fois , el souvent plus , pour souder le canon ; que peut-il résulter de toutes ces chaudes ainsi mullipliées sur chaque point, et qui sont indis: pensables ! Nous avons supposé le fer parfait et tout de nerf ; s’il est parfait il n’a plus rien à gagner, et

l'action d'un feu au iolent ne peut que lui faire perdre de sa

qualité, qu'il ne reprend jamais 4 entier, malg

ré le recuit qu'on Jui donne. Je

donc que le feu , dirigé par le vent des soulets ; coupe le nerfs en trave [ Ds

A « rs ; qui deviennent des grains d'u pêce d'autant plus mauvaise que le fer a été ch Blanc plus souvent , et par conséquent plus

: j'ai fait quelques expériences qui

meut bien Piaion. Ayant fait tirer

lames à e uarré provenu de la loupe à af fiuerie et Ayant cassées À f « je les trouvai

toutes de nerf et de la l d : !

un morceau de barre plus belle couteur ; je fs faire

| ! à Ja suite du même lopin duquel je fis faire des lames à canon » qui, pre à Mi-parties de nerfs et de graius barre du reste du quarré ; je la corroyai, et en ayant fait faire des macqueties. et em

suite des lames , elles ne pré.

senlèrent plus que des grains à leur Sisoull et d'une

froid , se trou vérent

» à paru m à

Canon qui en a été fabriqué à €; on ne l'a cassé qu'à l'aïde grande difficulté ; la fracture

plié comme de la balein

du ciselet et avec la plus

était toute de nerf, Ayant vu un canon

| qui cassa comme du verre ; en.

le frappant sur une e

pclume , el qui montraît eu 10= el vilains grains, sans aucune partie m'a présenté la barre avec laquelle la mac-

1e qui avaien( produit ce canon avaient

f incquette ; elle a montré moins dé feet plus de grains que celle qui n'avait pas élé cors

suivons celte opération; Ja barre était tout® ner(, la macquette ; tirée au bout sans la doubler, avait déjà un peu de grains; celle tirée de la mème barre pliée et corroyée , avait encore plus de grains ;

mais seulement avec du fer qui pur L core en acquérir par Île feu qu'il doit subir pour prendre la forme d'un canon de fusil.

Mais revenons au fer qui vient d'être forgé, et qu'on veut préparer pour d'autres usages encore plus communs; S1 on le destine à être fendu dans sa longueur pour en faire des clous et autres menus ouvrages, il faut que les bandes u'aient que de cinq à huit lignes d'épaisseur sur vingt-cinq à trente de largeur; 00 wet ces bahdes de fer dans un fourneau de réverbère qu’on chauffe au feu de bois, et lorsqu'elles ont acquis un rouge vif de feu, on les tire du fourneau, et on les fait passer, les uneslaprès les autres, sous les espatards ou cylindres pour les aplatir , et ensuite sous des taillants d'acier, pour les fendre en longues verges quarrées de trois, cinq et six lignes de gros il se fait une prodigieuse consomma fer en verge, et il y a plusieurs France où l'on en fait ann

et enfin un corroyée , éta it de grains larges et brillants comme le mauvais fer, et elle a cassé comme du verre. Néanmoïns je ne prétends pas intiile ce que je viens d'avancer , qu'ou doive préférer pour la fabrication des canons de fusil, le fer aigre et cassant; je suis bien loin de le penser; mais je crois pouvoir assurer, d'après un usage journalier et constant, que le fer le plas propre à celte fabrication, est celui présente, en le cassant à froid, le tiers ou la moitié nerf, etles deux aûtres tiers ou Ja moitié de grains bonne espèce, pelils, sans ressembler à ceux de et blancs en tirant sur le gris; la partie ner: : détruit ou s'altère aux différents feux successifs que k fer essuie sur chaque point, et la partie de graïn à vient nerveuse en s'étendant sous le marteau, et remplace l'autre.

Les axes de fer, qui supportent nos meules de grès, sant sept à huit milliers, étant faits de différentes mises rapportées el soudées les unes d'après les autres, on a grand soin de mélanger, pou 1 iquer, Pat fers de grains el de nerf: siont de nerf, il n'y a point d axe qui Le canon de fusil qui résultes de grains et de nerf, est € crès-vives épreuves... Si on 4 avec du fer préparé en échantil es chaudes douces suflisent-pc

pe

pièce , < tres , parce qu'on ne risque pas de l'altérer par chaudes vives et répétées, qui sont nécessaires souder. (Suite de la Note communiquée par Montheillard, lieutenant-colonel d'artillerie. )

> Parce que la flamme en plus douce ; et que le bois de chêne pi de l'acide qui ne laisse pas d’altérer un peu la qualité du fer : c'est parcetteraison qu'on doit, autant qu'on le peut; » ide charbon de chène qu’au fourn et garder les charbons de bois aflineries et pour les fours de batteries ; car la cuisson du bois charbon ui enlève pas l'acide chargé , an général le feu du bois l'aigreur fer , et lui donne plus de souplesse et un peu plus de ductilité qu'il n’en avait au sortir de d dont le feu n'est eniretena que par charbon. L’on peut faire passer à la fendrie des fers de toute qualité ; ceux qui sont les plus aigres servent à faire des petits clous à lat i ne plient pas , et qui doivent être ph East souples ; les verges de fer doux son clons des maréchaux , et peuvent.

sées par la filière pour faire du gros fer, des anses de chaudières , ete." , Si l'on destine les bandes de fer forgé à faire de la tôle , on les fait de même passer endrie , et au lieu de les fendre

re sé ei .« Et Si à ‘ PF - DES MINÉRAUX - où que les canons de fusil ne doivent pas être ques € milliers: On | De a om anne me bi ne vu du fer qui aurait acquis “a qu pas en. bois b âux bois de chêrie et au. puisse en- tres boï

our les élargir , après fourneau de la batterie,

moins long que celui de la fenderie , et on chauffe de même avec du bois blanc :

Y laisse chauffer ces morceaux de fer, et es en tire en les mettant les uns sur les res , FE élargir encore en les battant à plusieurs fois , sous un gros marteau , jusqu'à les réduire en feuillets d'une demi ligne d'épaisseur ; il faut pour cela du fer doux : J'ai fait de la très-bonne tôle avec dewwvieil. les ferrailles, néanmoins le fer ordinaire,

pourvu soit nerveux, bien sans pailles, ra aussi de la bo e en la faisan de bois , au lieu qu'au feu de charbo même fer ne donnerait que

de la tôle cassante

" tringles rondes du ai fait établir deux de ces

idité est argne

; que

ers.

coups par minute; cette g doublement avantageuse, du combustible et la céléri par la perfection qu’elle donn L

Enfin , il faut un fer de la meilleure qualité, et qui soit en même temps très-ferme et très-ductile pour faire du fil-de-fer , et il

lques forges +n Lorraine, en Franimté, etc., où le fer est assez bon puisse passer successivement par lières, depuis deux lignes de wà la plus étroite, au sortir

îT f fil-de-fer est aussi que du en général, le fer qu’o üne à la ière ne sci de nerf et tile dans - Lsos ses parties ; il doit être bien sué , sans

"TS illes, sans soufllures et sans grains appa- ; Tai fait venir ouvriers de la Lor-

rents. ar raine allemande , pour en faire à mes forges,

afin de connaître la différence du travail et pratique nécessaire pour forger ce fer de

la ilerie; ell iste principalement à purifier au feu de l’aflinerie , deux fois au e , à donner à la pièce ; une chaude ux de plus qu'à l'ordinaire, ét à n'emns tout le travail, qu'une petite quantité de charbon à-la-fois réitérée souvent, et enfin à ne forger des barreaux que de douze ou treize lignes en qua

faisant suer à blanc à chaque € | procédé des fers que

ntes fileries , où ils ont'ét avec succès.

ou ployer da

qu'elle puiss

fendre ni se gercer ; !

ur arriver à ce point , on Commence

soit: po ch 1me par fai de la tôle à la manièréordinaire , et cn ne successivement 50 marteau, en mettant les feuilles en dou les unes,

soixante-

sur les autres jusqu’au nomb

(1)n1 s'en était élevé une à Morambert en Franche-

Comté, qui n'a pu se s0 ; parc généraux n'ont pas vO rek droits auxquels cette- fac tu

comme élanBétablie dans ur gère.

es fermier

quatre, et lorsqu'on est parvenu à rem ces feuilles assez minces , ondes coupe awe de grands ciseaux pour les séparer, les éb =. ber et les rendre quarrées; ensuite on plon se ces”leuilles une à une , dans des eaux Sur où aigres pour les décaper, c’est-à-dire, poux leur enlever la petite couche noirâtre dont s SQurre le fer chaque fois qu'il est soumis .

l'action du feu, et qui empêcherait l'étaix de s'attacher au fer ; ces eaux aigres se foxx : au moyen d'une certaine quantité de farine de seigle et d’un peu d’alun qu'on y mêle elles enlèvent cette couche noire du fer : F< lorsque les feuilles sont bien nettoyées Sles plonge verticalement dans un bain d'ét ira fondu et mêlé d'un peu de cuivre . il ere FU ES recouvrir Je bain de cet ins da ve me gnche éparc de u3e S tain de Pr ri p'cher la surface de léeu . isse prépare aussi les Reg 5 »eton Ca retire la feuille pres ga ee COt après l'avoir plongée, poux

de bois > Parce qu'elles se voilées par la Chaleur de l'étain fondu

nd degré de puretés

de la matière du feu MS RE

fait établir pour cela un grand fourneau d'asautres plus petits, afin demé= re mes essais , et j’aiobténu ane qualité » que 1e8 ont pris pour de l'acier 1 constamment obs # ME qu'autant que le fer. était étre assuré d'un succès conn'employer que des fers de llente qualité , ou des fers rendus par un travail approprié ; carles fers Or naires, même les meilleurs de ceux qui dans le commerce, ne sont pas d'une

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