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les mines de fer les plus eélèes de l'ile d'Elbe; on en a fait de longues descriptions , qui oins sont assez peu exactes ; ges RE" sont ouvertes dep ieurs siècles 2 fournissent du fer
Mn :
ionales de l'I |” Jess
‘endroits sur la terre; fer en quelques à - À Ra de 88 lieue de la ville, est une montagne
tient du vitriol :
remplie d'une mine de fer qai CS AS r-mt di c'est une vaste ra Rs est Add HoIRTÉe, mine de fer, a pal la roche ferrugineuse , dissout ee re raître à la superficie , des plaques eue 5-2 bleues et blanches. Vis-d-vis de Se bué do tn tive, 1 yen en ne pie PRÉ ER qui produit une grande quan- A , grrr , qui est de toute couleur, jaune px . .« À peu de distance de ce grand rocher fer- + ré à 3 ingénieur fit couper un morceau de la ur aplanir la nouvelle promenade de la “ me il la fit couper d'à-plomb et de cinqua quatre-vingts s de hauteur, on découvrit la mine de fer qui [a véritables veines , qui plongent , tantôt direelement ; tan | gel à et représentent grossièrement les ra u = il vale veines qui ont un p ”
, , 1 rosses ariant à ue à Le ere pv moins de résistance que la LI , ,
riage de l'eau; car on ne peut ob que joit sou | Was {Idem , pag. 326, 331 et suiv.) PR
(1) Dans l’île d'Elbe , deux montagnes m
principalement l attention des minéralogistes ; savoir L le mont Cal et celui de Rio ; où sont les célèbres mines de fer distance d'enyiron denx milles de l'endroit « ouve la pierre d'aimant , dans ce mont Calamita , le terrain commence à étre ferrugineux et parsemé de pierres hématites imoirâtres où rougeâtres , et de pierres ferrigineuses micacées et écailleuses : on y trouve, sartoût ducôté de la mer, plusieurs morceaux d'aimant sas des &:
masses de la montagne , et d'autres qui y ni
foncés , et il semble que la montagne n'est elle-même # cependant il y for-
neux et de morcéaux ec sont tes est couverte dé ces 4 :
TRS nr de Rio en plein air , comme ï de marbre... Toute la superficie de la pe 0 couverte d'une terre ferrugineuse à et noirâtre , mèlee de , raie de petites écailles luisæntes de minéral de for. E me pre la montagne, suivant ce quon découvre dans es excayations , présente un amas irrégulier de diverses matières ; 1° des masses de minéral de différentes qualités... La première que les ouvriers us rer Serrata, ex l'autre luciola. La ferrata a presque la couleur etle brillant du fer , même de l'acierlustré, et -dure, pesanie ; c’est l'hématite couleur Pr. Crons ; Ta lueïola, qui est un minéral
Dans la Grande-Bretagne, il se w beaucoup de mines de fer ; la diselte de fait que depuis long-temf Charbon de terre pour les fondre t que ce Charbon soit épuré lorsqu'on veut s'en k servir , surtout à l’aflinerie ; sans cette pré- L Paration il rendrait le fer très-cassant. Les
ol
écailleux de fer micacé , est moins dure, moins É
sante et moins riche que la ferrata..… Ces mines ne courent point par filons, elles sont en masses solitaires Plus où moïns grosses, et quelquefois voisines les unes des autres ; elles n'ont point de directions come stentes , et l'on en tro dufbaut en bas de la monlagne , et jusqu'au niveou de la mer... Le bon mis néral de fer est le plus souvent accompagné d'u ! terre argileuse de différentes couleurs , qui paraît
être de la même bature que le schisté argileux qui abonde dans cette monta 4]
morceaux d'aimant,…
abondante , et fournit q Toscane , à la ré ubliq Romane, etc...
rislote , que les
fer de cettetle ; elle a été célébrée par Virgile, s et d’autres aute
rs anciens | À cause de l'abondance de son fer...
Le fer que produit cetle mine de Rio , est d'une -très-bonne qualité ; ilégale en bonté celui de Suède... On réduit 11 mine en fasion, sans addition d' fondant. ...
ucun La montagne de Rio ches horizontales »etil
point disposée par tou le que les matières 3 gineuses » Screuses el argileuses y aient été jetées cone Fusément. ( Observations sur les mines de fer delle d'Elbe. (Journal de Physique, mois de décembre 17 : pag. 416 et suivantes.) Les montagnes de d'Elbe , dit M. Ferbér, sont de granit ; il y en a du violet qui est très-beau, parce que le spath dur (feld: Spath) qu'il renferme , est violet et à grands cubes » larges ou épais, oblongs et polygones.… Le La mine de fer n'est pas en veines ou filons, et a une montagnëentière , qui n’est + mMée que de mine de fer environnée de granit... La Mmoulagne ferrugineuse de l'île d'Elbe consiste e la plupait en ue mine compacte , c'est ou de < malite couleur de fer , ou de la mine de fer attirable par l'aimant sans étre grillée. Ily a aussi du vrai aimant très-bon et très-fort : ces mines se eristallise dans toues les cavités en forme de crêle de coq ; en * polygones et autres stalactites de différentes formes... On trouve aussi dans ces mines de la pyrite cristallisée , ou des marcassites polygones et cubiques , un peu de pyrile cuivreuse , de l'amiante blane A de Ja crême de loup (spuma lupi) en, longues aigu concentriques. Dans les fentes, qui souvent sont très-longues et larges, et qu'on peut appeler we filons , il y a beaucoup de bol blanc , rouge et cou
de la bourgade de Carrôn (1) ; celles de Angleterre e uyent dans le duché de Cumberlan dans quelques autres provinces. | &
ps de mines de fer de l'Écosse sont
juspe. (Lettres sur la Minéralogie, pug. 440 et suiv.).… le baron de Dietrich ajoute qu'il ne paraît pas ou aittiré du fer dans aucun autre endroit de l'ile d'Elbe que dans celte moatagne ; la mine de fer n'est qu'à une portée de fusil de la mer ; « tous les » rochers, dit-il, que l'on voit sur le rivage sont fer- » rugineux ; cent cinquante ouvriers Y travaillent pe sms son AR onde à canon pour
exploiter : on assure qu'on trouvait toujours la » mème qualité de mine jusqu’à six ou sept milles de » distauce.… Toutes les mines de fer de l'île d'Elbe, » qui ont un aspect métallique , cristallisées « » cacées , sont altirables à l'aimant; celles au con= » traire, qui sont simplement ocreuses ou sous la » forme de chaux, ne le sont point sans avoir été » grillées... » La pierre d'aimant ne se trouve pas dans la mive de fer de Rio , c'est #: Ja montagne la plus de l'ile d'Elbe, situéë à cinq milles de oliori, qu'il faut chercher cetie pierre. … Environ
à deux milles de la place où on la trouve , la terre est converte de grands morceaux de pierres ferrugineuses , qui ressemblent À une mine de fer en roche, et paraissent avoir subi l'action du feu... « J'étais , » dit M. de Dietrich, muni de limaille de fer et d'une
dis
; À une cerlaine » je ro A EN BC N à
d'aimant , l 2 bris Bento NS Pen ee AS
tance de l'endroit où
TR i, parce que la pierre
» d'aimant élait en “Ra mi de mon chemin et » sur les bords escarpés de la mer... La pierre d'ai- » mant rougie au feu et ensuite refroidie, perd sa », vertu magnétique. » (Note sur la Minéralogie de Ferber , pag. 440.)
(1) À Carron en Écosse , On use de cinq espèces de mines de fer, qui ne rendent pas plus de trente pour cent de fer en gueuse ; les unes sont en pierre, d’autres en grains , et d'autres en hématites ou téte vitrée : on joint à ces mines , avant de les jeter au fourneau, un sixième de minérai plus riche, que l'on fait venir du duché de Cumbeëländ » qui est aussi une espèce d'hématite ou léte vitrée, .,. L'iron-stone ou pierre de fer, qui se trouve auprès de Carron en Ecosse , se tire d'une terre molle et argileuse , elle se trouve en morceaux près de la superficiede la terre, et est trèspauvre; mais la bonne mine de fer est en rognons dans une espèce d'argile, et se trouve en couches presque horizontales , et celle mine en rognons surmonte un lit de schiste sous lequel se trouve une veine de éharbon : la nature de ce minérai de fer est d'un gris-noir et d'un grain serré, (Voyages métallurgiques de M, Jars, pag. 270.)
(2) Les mines qu'on trouve aux environs de la forge de Cliftonfurnace , dans le duché de Cumber- Jand, sont à peu près semblables à celles. que l'on tire aux environs de Carron en Écosse , Mais elles
___ gise
quefois endurcié jusqu'à la consistance d'un vrai. la
ou mi
Dans le pays de Liége (3), les fer sont presque toutes mêlées dans le comté de contraire mélangées plupart des mine:
aussi su
e du mo a, qu s du territoire de Seb:
s'étend jusqu'au comté de chà en plusieurs endroits des indices.
mines de fer. o
Toutes les provinces d'Allemagne ont de même leurs mines de fer , soit en roche, en grains , en ocre , en rouille ou en concrétions ; celles de Styrie (6) et de Carinthie (7),
es calcaires : toute qui mence aux
sont en général plus riches en fer; quelques-une, sont en pierres roulées, et on les nomme pierres de fer. (Noyages métallurgiques, de M. Jars , page 235.).... On trôuve des iron-stoue ou pierres plusieurs endroits, ét ns le
el
de fer en voisinage nt de charbon près et de Dudley , et dans la } . quelquefois ces pierres qui s'enfoncent à une a Charbon de terre , par M (3) Selon
ince de forment de profondeur. (Du . Morand, pag. 12022) » … Krenger , les mines de fer du pays de (is argileuses , et au contraire celles Namur sont toutes il en est
Liége”sont du comté de de méme des mines d'Alsace. (J hysique, mois de septembre, 1775, pag.
(4) Les mines du de N r, sont des ocres plus ou moins dures ,etdont quelques-unes sont d'un assez beau rouge. ... Ces minérais produisent en général un fer cassant à froid , et par conséquent trèsbon pour la fabrication des elo On ne grille l'oiat le minérais (Voyez les saine de M. Jars, tom. 1, page 310.)
(5) Selon M. Guettard le fer est très-commun en Suisse, le mont Jura offre de toutes parts des indices de mines de fer eu grains , qui se trouvent aussi trèscommunément dans plusieurs autres cantons de la Su il yen a de fort abondantes dans le comté de Sa s, qui donneut au fourneau de fort bon acier. (Voyez les Mémoires de l'Académie des sciences, année 1752, pag. 343 et 344.)
(6) La mine de fer de Styrie, qui est écailleuse, et que les Allemaods appellent stahistein où pierre d'acier, donne ên effet de l'acier par lagfonte, et peut aussi donner du très-bon fer. M. ron de Dietrich dit qu'on trouve des mines écailleuses, toutes semblables à celles de Siyrie , dans le pays de Nassau- Siegen , dans la Saxe, le Tyrol, ete, , et que partout on en fait de très-bon fer ou de l'excellent acier; et il ajoute que la mine d'Allevard en Dauphiné, est de la même nature , et que l’on fait, dans le pays de Bergame et de Brescia , de très-bon acier d'une mine à peu près pareille. (Lettres sur la Minéralogie, par M. Ferber, note, pages 37 et 38.)
(7) Depuis douze cents ans , on exploite dens deux
220 HISTOIRE NATURELLE Les pays du Nord sontles plus is
dont nous avons parlé , sont les plus fameuais ily en a aussi de très-riches ee 1), la Bohème (2) , la Saxe,
fé
le pays d'Hano-
servé quelques upart en ro Â, dans les marais tres sont , dit-il ,
les sont pour e ent PERS ou dans les lieux bas ; d'au sr en petits morceaux ferrugineux » ir qui se trouvent dans les collines sont a à peu près de même nature (4).
« de la Cariothie , à deux lieues de pen TS es de fer... Il y a des ER bruns et d'autres rougeâtres... et comme * s er fondent pas tous au fourneau avec la même pe : on les fait griller séparément avant de les mélanger
* pour la fonte. (Voyages métallurgiques , par M. Jars, tom. 1 ,pages 53 et 54.) re” e Tyrol, à Kleinboden ; la plus grande pa nérai est à petites faceltes , et ressemble au phlintz de Styrie. Il gen a une autre espèce as à petites facettes, mai blanc; et une ns, très-grandes facettes, qui ést la vraie x os spathique ; il y a de pareil sage PA" et dans le Dauphiné. (dem , ibid, pag: a de lieue de Platen en | me , Le tp ons perpendiculaires de mine de pare de deux à trois toises , et l'on y ee aisseur en minérai tout pur, de gs imati téte vitrée ; on l'espèce qu'on nomme hématite ou #6 ; | sait que l'hématite présente une infinité de rayons qu tendent tous au même centre. Les filons sont renfer-
dans lutôt, ils ont pour foitet pour pe une os. a gros grains. Cette mine de fer avait) en 17 nte-neuf toises de profondeur,
l’on a approfondi, le filon est devenu pa a minérai à treize forges, tant en Saxe qu'en Bobème. Pour fondre ce minérai on y joint de la pierre à chaux : F'hémiatlte ou tête vitrée , donne du fer très-doux et d'une fusion w rcile lorsqu'on la méle avec une plus meer ES j 0 mine jaune d'ocre, qu'on trouve age or < urface de la terre. (Idem, ibid., pages 70 et suiv. he (3) 11 y a près de Konigs-hulte, au LME « vre , des mines de fer qui rendent jusqu à cer ee tre- s livres de fonte par cent , el d'autres LT n’e dent que quinze ou vingt ; on les méle RE au fourneau où elles rendent en commun trente ou quarante pour cent... Hya us d autres minérais de fer quisont plus durs et plus rouge en sorte qu'on est obligé de les faire griller avant e les méler avec les autres minérais pour les jeter au fourneau. Les mines de fer des environs de Blanckenbourg , sont disposées par couches , et sont en masses à douze ou quinze toises de profondeur sur des roches de*marbre. ( Idem, ibid.) He (4) En Pologne, il y a des mines de fer qui se tirent
Ja plus grande partie des terres de |
mines. dé fer
enmines de fer : les voyageurs as
surent
nt ferrugineuses : on a aussi ouvé des de fer en Islande (5} et en Groënland (6).
En Moscovie, dans les Russies et en Si-
bérie , les mines de fer sont très-communes. et font aujourd'hui Fobjet d’un com important, car on en transporte le fer en grande quantité dans plusieurs provinces
l'Asie et de l'Europe , et même jusque dans nos ports de France (7). |
dans les marais; M. Guettar d dit qu'elles sont d’ un. jaune d’ocre pâle , on un peu brun, avec des veines
plus foncées ou noirâtres.…. Le fer qu'elles donnent
est cassant, et semblable X celui que fournit, ea Nôt=" mandie, la mine appelée Cosse , à laquelle elle res=
semble beaucoup. Une autre mine de fet de Pologne
est noîrâtre avec des cavités entièrement vides ; on] prendrait, au premier coup-d'œil, pour une pierr de volcans... De quelque es minés
en Pologne La
ont tous les marques d'avoir été autrefois mi geux. Rzaczynsk? dit
mines de fer que la Vo es. 1:
qu'elles se tirent aussi des CURE | sont jaunâtres on couleur de rouille de fer... “ € Les marais de Cracovie, dit encore M, Gue 1,
les morceaux de miné
sont isolés , ils ont un pied au plus de Lots quelques pouces d'é-
ues endroits cependant «
tourbe, et l'on t reil minéral de fe Comme les préc sont porenses, 1 taches jaunâtres; on découv dans ces fouilles , et dans les duns les marais, de Ja terre bleue appelée fleur-de- Jer.... I y a des mines très-abondantes , mais qui ne Sont pas de marais, dans le Palalinat de Seudomir auprès de Schedniow et dé Sanisonow.…. Ces mines sont brunes , composées de plusieurs lames , et récouvertes d'une terre jaune couleur d'ocre. (Mémoires de l'Académie des sciences , aunée 1762, pages 246 , 304 et 305.) ;
(5) Les Islandais font des ustensiles de ménage avec du fer, dont ils recueillent sans peine la mine en dif-
férents endroits. (Histoire générale des Voyages , tom. 18 rpag. 36.) ‘
(6) Idem , tom. 19, pag. 30.
(7) Daus la province de Dwime en Moscovie , on trouve plusieurs mines de fer, (Voyages historiques
me temps en temps aütres qu'on peut faire
Es
En Asie, le fer n'est pas aussi commun
ionales : les voyageurs F a peu de mines de fer au Japon - et que « 3 étal * à est | pèéer, a , 1 cher que le euivre (1) ; cependant à la Chine PRE cr RTS TEE PR 4m SET ee) de l'Europe , tom. 7, pag: 26)... Et à vingt-six lieues de Moscou auprès de Tula, ily a d'autres mines fort abondontes. (Voyages d'Olearius, Paris, 1656, tom. Los Les Tartares qui habitent les bords des rivières de Kondoma et de Mrasa , savent fondre la mine de ferdans de petits fourneaux creusés en terre et surmontés d'un chapiteau ; ils ilent la mine et apportent alternativement dans Je fourneau du minérai pilé et du charbon; ils se servent de deux soufllets, et ne font que deux ou trois livres de fome à-la-fois. ( Gmelin. Histoire générale des Voyages , tom. 18, pages 153 et 154.) — En Sibérie, à quinze werstes de la Mogr om >, ya une montagne composée entièrement de mine de fer; on en fait griller le minérai avant de le jeter au fourneau : il se trouve aussi chez les Barsajakes des
sent qu'il y
mises dq onnent de très-bon fer. ( Idem , pages 160 e — Dans les terres voisines du Léna, il se
trouve des mines de fer mélées avec des terres ferrugineuses jaunes ou rouges, et l’on en tire de très-bon fer. (Idem , pages 284 et 285.) — On trouve chez les Ostiaques , à quelque distance des bords du Jenisei, du minérai de fer fort pesant et fort riche , rouge en dehors et brun en dedans. ( Idem, pag. 361.) — M. l'abbé Chappe a compté cinquante-deux mines de fer aux environs d'Ékatérinbourg en Sibérie ; ces mines sont , dit-il, mél c des terres vitrifiables ou argileuses ,*et jamais avec des matières calcaires ;
ies méridionales que a
plus grande abondance.
le fer est à bien plus bas prix, ce qu que les mines de ce dernier mé
On en trouve dans
à Siam (2), à G (3) et dans Ceylan (4). |
de Perse (5) , ie ( aciers fameux , connus sous
f EE que ces peuples savaient
e même les et surtout les
“aan
a de
dance , et cependant on l'y vend presque aussi cher que le cuivre. (Histoire générale des Voyages, tom. 10, pag. 655.) a ap
(2) A Siam près de la ville de Campeng-pei ,ilya :
une montagne au sommet de laquelle on trouve une mine de fer dont on tire même de l'acier par la fonte ; cependant en général on connait peu de mines de fer dans ce pays, et les Siamois ne sont pas habiles à le travailler ; car ils n’ont pas d'épingles, d’aiguilles , de clous, de ciseaux ni de ferrures ; chacun se fait
des épi bambou » comme nos ancêtres en faisaient (Idem , n. 9, 307 et 308.) — 1 de Beausonin, au me de Siam, est posé de dix ou douze , et est environné de mines silya où chaque habitant est obligé de fondre éëht vingt-ci
ur le roi : toute la forge consistait en heaux que l’on remplit de charbon tivement ; le charbon venant à se consumer peu À peu, la mine se trouv fond en une espèce de boulet. Les sut dont on se sert , sont deux cylindres de bois creusés , dont le diamètre peut être de sept À huit pouces. Chaque cylindre a son
piston avec de petites cordès, et un homme seul le fait agir, (Second Voyage au Foyaume de Siam,
livres de fer
pas une de ces mines n'est disposée en filons , elles Paris, 1689, pages 242 et 243.)
sont toutes par dépôts , dispersées sans ordre , du moins en apparence. On trouve presque toujours ces mines dans les montagnes basses et sur les bords des ruisseaux ; elles sont à trois pieds sous terre , elles ont vingt-quatre à trente pieds de profondeur... On fait griller toutes ces mines à l'air libre avant de les mettre au fourneau, et on en fait du très-bon fer. (Gmelin. Histoire générale des Voyages , tom. 19, pag- 472.) M. Pallas a trouvé en Russie, aux environs de la rivière de Geni , une masse de fer du oids de cent cinquante-deux livres , qu'il a envoyée à l'Académie de Pétersbourg, Cetle masse a la forme d'une éponge, et est percée de trous ronds remplis de petits corps polis de couleur d'ambre : ce fer se plie aisément sans le secours du feu; un feu médiocre suffit pour le travailler. On peut en faire tontes sortes de petits outils; mais lorsqu'on l'expose à l'action LD feu, il perd sa souplesse , se granule et se casse au lieu de plier. Cette masse ferrugineuse a été trouvée sous la croupe d'une montagne couverte de bois, peu éloignée du mont Rénur près duquel est une mine d'aimant. ( Journal historique et politique, 30 octobre 1773 , article Pétersbourg.) (1) On ne trouve du fer au Japon que dans quelques provinces, mais on l'y trouve en grande abon-
6) À Golconde , on fabrique up de fer et d'acier qui se transportent en endroits des Indes. ( Histoire générale des es, tom. 9, pag. 517 )
(4) Le fer est commun dans l'ile de Ceylan, et les habitants savent même en faire de l'acier. ( Idem , tom. 8, pag. 549.) .
(5) On fait à Kom en Perse, de très-bonnes lames d’épées et de sabres : l'acier dont ces lames sont faites, vient de Niris proche Is , où il y a plusieurs mines de ce métal. (Voy. e Jean Struys, Rouen, 1719, tom. 1, pag. 272.) — Les principales mines de Perse sont dans l'Hyrcanie , la Médie septentrionale ,
au pays des Parthes et dans la Bactriane son. le fer
qu'on en tire n’est pas si doux que celui: fait en Angleterre. ( Voyages de Chardin, Amsterdam, 1711, tom. 2, pag. 28.)
(6) Les Grecs ont dit mal à propos que J'Arabie heureuse n'avait point de fer, puisque aujourd'hui même on y exploite encore des mines dans le district de Saad.!.. Maïs ce fer de Saad est moins bon que celui qu'on apporte d'Europe, et leur revient plus cher, vu l'ignorance des Arabes et le manque de bois. ( Description de l'Arabie, par M. Niebubr, reg. 123.) -
sont ci pa r les
rs; il se tro s plusieurs 4 pariie du monde ; à E
et jusque chez les H Spies sal
considérables dans toute l'étendue del'Afrique , du mob Se que des fourneaux nouvellement établis par le roi de Maroc , pour fondre des ca nons de cuivre et de fonte de fer. , N'y a peut-être autant de mines de fer À à
Le de cette
(1) Le plomb et le fer sont les seuls métaux qu'on ait découverts jusqu'ici en Barbarie bou , n'est pas en grande q Kalybes. des districts montagneux à le tirent de la terre et qui le forgent, ensuile en
1s l'apportent ites barreswaux marchés de Bon-jeirah et d'Alger, La mine est assez abondante dans les montagnes de Dwée et de Zikkar; la dennie riche et fort pesante, et l'on y trou cinabre. ( Voyages de Shaw , tom.
Il y a aus fer daus le royaume de M les mon de Gesula. (L'Afrique de Marmol, tom, 2, pag. 76.) — Et les habitants de Beni-Besseri, au pied du mont Atlas, en font leur principal commerce. ( Idem, tom. 3. pag. 27.)
(2) On trouve du fer à Madagascar , et les habitants de quelques parties montagneuses de cette île sont
assez indus our le fabriquer en barres; les mines sont ibles et produisent un fer trèsdoux. (Relat e Madagascar, par François Cauche ,
Paris, 1651, pag. 68 et 69.)
(3) On trouve du fer non-seulement à Bambouck , dans le royaume de Galam, de Kayne et de Dramuret où il est en abondance , mais encore dans tous les
autres pays en descendaat le Sénégal, surtout À Joël et Donghel, dans sam du Siratik, où il est si
commun que les nègr font des. pots et des marmites, (Histoire générale des Voyages, tom, 2, pag. 644. ) J
(4) ‘a trouve beaucoup de fer , ainsi que plusieurs
autres ux, dans le royaume de Congo. ( Recueil des VoVages de la Compagnie des Indes, Amsterdam, 1702, tom. 4, pag. 321.)
(5) Les mines de fer sont fort communes dans le pays des Hottentots , et les habilants savent même les
- convertir en fer par la fonte. (Histoire générale des
Voyages , tom. 5, pag. 172. Voyages de Kolbe.) — Au cap de Bonne-Espérance , il y a des indices certains de mines de fer. (Description du cap de Bonue- Espérance par Kolbe , Amsterdam , 1741, partie 2, pag. 174.)
e aussi des mines de
éirah , qui,
t qu’elles sont aussi plus a ntes dans itrées du nord que dans cellesdu midi 1OUS avons même formé, dès le siècle précé:
dent, des établissements considérables de fourneaux et de forges dans le Canada ; où l'on fabriquait de très-bon fer (6): il se trouve de même des mines de fer en Virginie (7), où les Anglais ont établi depuis pen des forges; et comme ces mines sont très-abondantes el se tirent aisément , et presque à la surface de la terre, dans toutes ces provinces quisont actuellement sous leur domination , et que d’ailleurs le bois y est très-commun ils
(6) Au Canada , la ville des Trois-Rivières a dans son voisinage des mines d'excellent fer. (Hi
générale des es, tom. 14, pag. 700.) — 4 mines de “à Canada plus sbondantes et plus communes que dans Ja plupart des provinces l'Europe ; celles des Trois-Rivières surtout surpas celles d'Espagne , par la quantité de fer Iles nent. ( Histoire philosophique et politiqi dam , 1772 » tom. 2, pag. 65.) — « Les » Trois-Rivières , dit M. Guettard > donnent ! » cellentfer ; cependant il ne faut pas croire q
» le fer du Canada soit d'une égale qualité ; il y » a de très-doux et \ -malléable , et d'autre » est aigre et fort aisé casser ; cette différence » venir » Où de Ja Mauière de le faire, ou de » qui se lrouve entre les mines. ,.. Suivant M. » ler , toutes les terres ren » mines de fer: il]
» mine au FM D ms
» sont mêlées avec u
Martin pésent égal: le fer y a par
” Presque lout pur à en juger par la couleur... Lors
» qu on prend un morceau de cette mine , el que
» l'avoir purifié ni fait Passer par le feu , on 1 .
» sente à l'aiguille aimantée » illa fait varier et pro”
» duit sur elle presque les mêmes effets et les mêmes .
” Mouvements qu'une Jame de couteau ordinaire.» » Quand on pulvérise cette mine , et qu a vers » dessus un peu d'esprit de vitriol , il fermente très- » Peu où presque point ; mais quand on la j dans » un mélange d'esprit de nitre et dé cel , » qui fait une eau régale , il paraît que ce qui est de r » couleur de cuivre s’y dissout, Ces expériences don- » nent lieu de penser que le fer est presque parto! » pur dans cetle mine du cap Martin ; celle du » Racourci est plus mélangée. » (Voyez les Mémoires de l'Académie des sciences de Paris, année 1752, pag. 207 et suiv.)
(7) Il y a des mines de fer à Falling-Croak , sur la rivière James , dans la Virginie. (Histoire générale des Voyages , tom. 14, pag. 474.) — Et même
tous les lieux élevés de cette presqu'ile sont remplis de mines de fer. ( dem , pag. 492.)
vent fabriquer le fer à peu de frais, et désespèrent pas, dit-on , de fournir ce l'Amérique , au Portugal ; à la Tur :
l'Afrique , aux Indes orientales , et à | les pays où s'étend leur commerce (1). Suivant les voyageurs, On à aussi trouvé desmi-
nes de fer dansles climats plus méridionaux
de ce nouveau continent, comme à Saint- Domingue (2), au Mexique (3), au Pérou (4), au Chili (5), à Ja Guyane (6) et au Brésil (7); et cependant les Mexicains et les Péruviens, qui étaient les peuples les plus policés de ce continent , ne faisaient aucun usage du fer ,
oiqu'ils eussent trouvé Fart de fondre les autres métäux, ce qui ne doit pas étonner, puisque dans l'ancien continent, il existait des peuples bien plus anciennement civilisés que ne pouvaient l'être les icains , et que néanmoins il n’y a pas mille cinq cents ans que les Grecs ont , les premiers , trouvé les moyens de fondre la mine de fer, + fabriquer ce métal dans l'ile de
Crète. 7 La matière du fer ne manque donc en au-
cun lieu du monde; mais l'art dela travailler est si difficile , qu’il west pas encore universellement répandu + ce qu'il ne peut être
A mur que chez les na-
ns les plus policées, et où le gouvernement
concourt à favoriser l'industrie : car ; quoiqu'il soit physiquement très-possible E faire artout du fer de la meilleure qualité, comme jem'en suis assuré par ma propre expérience, il ya tant doltacle physiques et moraux ui s'opposent à cette perfection del’art, que dans l'état présent des choses on ne peut guère l'espérer.
Pour en donner un exemple, supposons
héhé
(4) Histoire philosophique et politique des établissements des Européens dans les deux Indes, Amsterdam, 1772, toi . 6, pag. 556.
(2) L'ile de Saint-Domingue a des mines de fer, (Histotre générale des Voyages , 1om. 12, pag. 218, )
(3) Le canton de Mertitlan au Mexique, renferme üne quantité de mines de fer. (Idem, pag. 648.)
(4) Où trouve aussi au Pérou, dans le territoire de Cuença, plusieurs morceaux de mines de fer attirables à l'aimant. (Jdem, tom. 13, pag. 598.)
(5) y a aussi des mines de fer au Chili. (Idem, pag- 412.)
(6) La Guyane française est abondante en mines de fer. (Idem , tome 14, pag. 377.)
(7) Au Brésil, à trente lieues de Saint-Paul au sud , on rencontre Jes montagnes de Bera Suéaba, abondantes en mines de fer. (Idem, pag. 225.)
up homme qui ; dans
où des bois en habitants de son p:
mer , il lui viendi
un | ces combustibles, et ces mines. Cet établissemen joursune grosse mise de fonds, autant d'économie dans la dépens. que d'intelligence dans les constructions ; poufrait rapporter à ce propriétaire environ dix pour cent , si la manutention en était administrée par lui-même. La peine et les soins qu’exige la conduite d’une telle entreprise à laquelle il faut se livrer tout entieret pour long-temps, le forceront bientôt à donner à ferme ses mines, ses bois et ses forges, ce qu'il ne pourra faire qu'en cédant moitié du produit; l'intérêt défalmise se it dès-logs à cinq au lieu: ur cent: le , t
impôt do onte de fer est grévée au r du fourneau , diminue si consi érpblementie bénéfice, que souvent le propriétaire de la
forge ne. trois pour cent de sa mise, à moins qu circonstances particulières
ettrès-rares ne lui permettent de fabriquer rché et deles vendre cher (8).
quoïque indirectement, à la bonne fabrication de nos fers , c'est le peu de préférence qu'on donne aux bonnes hanutho@res , et le peu d attention pour cétte branche de commerce qui pourrait devenir l’une lus importantes du royaume , et qui guit par la
—————— hr ee
(8) J'ai PE ma terre de Buffon un haut fourneau avec deux forges: l'une à deux feux et deux marteaux , et l'autre à uv feu et un marteau ; ir q Joint une fonderie, une batterie, deux martinets, deux bocards, etc. , ces constructions faites sur mon propre te à ‘mes frais, m'ont coûté plus de trois cent mi vres ; je.les ai faîtes Avec altention et économie ; j'ai ensuite conduit pendant douze ans , toute la manutention de ces usines , je n'ai jamais pu tirer les intérêts de ma mise au denier vingt; et après duuxe ans d'expérience , j'ai donné à ferme toutes ces usines pour six mille cinq cents livres ; ainsi je n'ai pas deux et demi pour cent de mes fonds, tandis que l'impôt en produit à très-peu près autant et sans mise de fonds à la caisse du domaipe : je ne cite ces faits que pour mettre en garde contre des spéculations illusoires les gens qui pensent
à faire de semblables établissements, et pour faire
voir en même temps que le Gouvernement qui en tire le profit le plus net leur doit protection.
Un autre obstacle moral tout aussi opposé ,
su. dés.
liberté de l'entrée des fers étrangers. 14
prix ; nous ne ferons
ualité médiocre,
fer seront égarevés d'i s ue les étrangers
N spé d'im ‘impôt proportion-
nous apporteront, sans un 1MP
nel, laquantité de bons fers donton ne peut p ins ouvrages.
se passer pour certains
ns les architectes et autres gens
chargés de régler les mémoires des ouvriers qui emploient le fer dans les age" et dans la construction des vaisseaux , ne ont as assez d'attention à la différente qualité des fers ; ils ont un tarif général et commun sur lequel ils règlent etant le prix du fer, en sorte que les ouvriers qui l'emploient pour leurcompte dédaignent le bon, etne prennent que le plus vais et le nbher : à Paris st at inattention fait que dans les bâtiments; on n’emploie que de mauvais fers, ce qui en cause ou précipite la ruine. On sentira toute l'étendue de ce préjudice sil'on veutse rappeles ce que j'ai prouvê par d riences (1); ! “une barre de bon fer 4non-seulement ser rée pour un long avenir, mais ena un À ou cinq fois plus de force et de tin actuelle qu'une pareille barre de an ais étendre bien davantage sur ler obstacles qui, par des règlements mal entendus, s'opposent à la perfection de l'art des forges rance ; mais dans l'Histoire naturelle du fer , nous devons nous borner à le considérer dans ses rapports physiques, en exposant non-seulement Je différentes formes sous lesquelles il noûs'est présenté ar Ja nature ; mais encore toutes les difrés manières deïtraiter les mines et les obtenir du bon métal.
sique, aujourd'hui con.
trarié par les obstacles moraux dont nous venons de parler ; est néanmoins la base réelle sur laquelle on doit se fonder pour Ja conduite des travaux de cet art , et pour changer ou modifier les règlements qui s'oposent à nos succès en ce genre.
Nous n'avons en France que peu de ces roches primordiales de fer, si communes dans les provinces du nord , et dans lesquel-
rente fontes de fer po Ce pointde vue
(A) Théorie de Ja terre ; Lom- 2, pag. 187, Mémoire sur la tévacité du fer.
aie.
auvais fer se fait à bien meilleur compté” mement uni ayec une matière vitreuse, La. quel bon, et cette différence est au moins.
s l'élément du fer est toujours mêlé etinti-
plupart de nos mines de fer sont en petits grains ou en rouille , et elles se trouvent ordinairement à la profondeur de quelques pieds ; elles sont souvent dilatées sur un a5sez grand espace de terrain , où elles ont été déposées par les anciennes alluvions des éaux ayant qu’elles n'eussent abandoriné le surface de nos continents : si ces mines ne sont mêlées que de sables calcaires , un seul lavage ou deux sufliront pour les en séparer, et les rendre propres à être mises au neau ; la portion de sable calcaire que l'é n'aura pas emportée servira de castine, iln'en faudra point ajouter , et la fusion de Dh +
sera facile et prompte : on observera
ment que quand la mine reste trop. chat!
PE sable lei e ; et qu'on n'a pu l'en = parer assez En la lavant ou la criblant, il f alors y ajouterau fourneau, une petite tité de terre limoneuse qui , se conY en verre ; fait fondre en Ye matière calcaire superflue . et ne laisse 41 mine que la quantité nécessaire à sa fusion; ce qui fait la bonne qualité de la fonte.
Si ces mines en grains se trouvent au COM traire mêlées d'argile fortement'attitié (RS RES 2 qu'on a peine d'en sépa par le lavage, il faut le réitérer plusieurs € mine au fourneau ; |
et donner à cett
assez grande quantité de castine :cètte
tière calcaire facilitera la fusion de la
en s'emparant de l'argile enveloppe là
grain , el qui se fondra pa mélange : il
en sera de même si la mine se trouvé
de petits cailloux ; la matière calcaire a@
rera leur fusion ; seulement on doit liver”
cribler et vanner ces mines, afin d'en séparer
autant qu’il est possible » les petits cailloux
qui souvent y sont en trop grande qu J'ai suivi l'extraction et le traiter
ces trois sortes de mines ; les deux: s
étaient en noppes, c'est-à-dire, dilaté | une assez grande étendue de ct dE nière , mêlée de petits cailloux, était au contraire en nids.ou en sacs, dans les po; perpendiculaires des bancs de pierre cal caire : sur une vingtaine de ces mines ersæ= chées dans les rochers calcaires , j'ai con stamment observé qu'elles n'étaient mêlées que de petits cailloux quartzeux, de calcédoines et de sables vitreux , mais point du tout de graviers ou de sable calcaire ; quoique ces mines fussent environnées de tous
DES MINÉRAUX. Li 295
bancs calcaires » ces mines de fer en grains dont elles remplissaient les intervalles D. a lavés et séparés de Ja terre végétale,
côtés de bancs solides de pierres calcaires
fentes perpendiculaires à d'assez grand profondeurs, comme de cent, ee cinquante et jusqu'à deux cents pieds ; fer ®RLES ; tour jours plus larges vers la superficie u terrain, vont toutes ense rétrécissant à mesure qu'on descend , et se terminent par la réunion des rochers calcaires dont Jes bancs deviennent continus.au-dessous ; ainsi, quand ce sac de mine était vidé, on pouvaitexaminer du haut en baset de tous côtés, les parois de la fente ui la contenait ; elles étaient de pierre pur rement calcaire, sans aucun mélange de mine de fer ni de petits cailloux: les ancs étaient horizontaux , et l’on voyait évidemment que la fente perpendiculaire n’était qu'une disruption de ces bancs, produite par la retraite et le dessèchement de fa matière molle dont ils étaient d’abord composés ; €ar la suite de chaque banc se trouvait à la même hauteur de l’autre côté de la fente, et tous étaient de même parfaitement correspondants du haut jusqu’en bas de la fente.
J'ai de plus observé que toutes les parois
de ces fentes étaient lisses et comme usées par le frot ::1ent des eaux, èn sorte qu'on ne peut re douter qu'après l'établissement de la matière des bancs calcaires par lits horizontaux , les fentes perpendiculaires ue se soient d'abord formées par la retraite de cette matière sur elle-même en se durcissant ; après quoi ces mêmes fentes sont demeurées vides , et leur intérieur, d'abord battu par les eaux, n’a reçu que dans des temps postérieurs , les mines de fer qui les remplissent.
Ces transports paraissent être les derniers ouvrages de la mer sur nos continents ; elle à commencé par étendre les argiles et les sables vitreux sur la roche du globe , et sur toutes les matières solides et vitrifiées par le feu primitif : les schistes se sont formés
ar le dessèchement des argiles , et les grès
ar la réunion des sablons quartzeux ; ensuite les poudres calcaires , produites par les débris des premiers coquillages ,; ont formé les bancs de pierre, qui sont presque toujours posés au-dessus des schistes et des argiles, et en même temps les détriments des végétaux descendus des parties les plus élevées du globe , ont formé les veines de charbons et de bitumes ; enfin les derniers mouvements de la mer, peu de temps avant d'abandonner la surface de nos collines ;.ont amené dans les fentes perpendiculaires des
THÉORIE DE LA TEnrE, Z'ome III.
ù ils s'étaient formés comme nous 1 expliqué (1). ï # Nous observerons encore que ces qui se trouvent en dans les rochers calcaires , sont nt en grains plus gros que celles qui som L couches sur une grande étendue de terrain (2) ; elles n'ont de plus aucune suite ; aucune autre correspondance entre elles que la direction de ces mêmes fentes , qui, dans les masses calcaires, ne suivent pas la direction générale de la colline, du moins aussi régulièrement que dans les montagnes vitreuses ; en sorté que quand on a épuisé un de ces sacs de mine, l’on n’a souvent nul indice pour entrouver un autre : la boussole ne peut servir ici, car ces mines en grains ne font aucun effet sur l'aiguille aimantée “et
la direction de la fente n'est qu’ guide incertain dans la même er 3 on.
trouve des fentes dont la plus grande dimension horizontale s'étend dans des directions très-différentes et quelquefois opposées ; ce qui rend la recherche de ces mines très-équivoque et leur produit si peu assuré , si contingent , qu'il serait fortimprudent d'établir un fourneau dans un lieu où l’on n'aurait que de ces mines en sac, parce que ces sacs étant une fois épuisés , on ne seraitnullement assuré d'en trouver d’autres ; les plus considérables de ceux dont j'ai fait l'extraction, ne contenaient que deux ou trois mille muids de mine, quantité qui suflità peine à la consommation du fourneau pendant huit ou dix mois : plusieurs de ces Sacs ne contenaient que quatre ou cinq cents muids, et l’on est toujours dans a crainte de n’en pas trouver d'autres après les avoir épuisés ; il faut done s'assurer s'il n’y a pas à proximité , c'est-àdire , à deux ou trois es de distance du lieu où l’on veut étab : fourneau , d’autres mines en couches assez étendues pour pouvoir être moralement sûr qu'une extraction continuée pendant un siècle , ne les épuisera pas ; sans cette prévoyance , la matière métallique venant à manquer , tout le
(1) Voyez dans ce volume de la Théorie de la terre, pag. 36, l'article qui a pour litre, de la Terre végétale. -
(2) Ce n'est qu'en quelques endroits où l'on trouve de ces mines dilatées en gros grains sur une grande étendue de terrain. M. de Grignon en a reconnu quelques-unes de telles en Franche-Comté.
dilatées par