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L'ile de Célèbes ou de Macassar produit aussi de l'or que l’on tire du sable des rivières (1); il en est de même de l'ile de Borneo (2), et dans les montagnes de l'ile de Timor il se trouve de l'or très-pur (3). H y a aussi quelques mines d'or et d'argent aux Maldives (4) , à Ceylan (5), et dans presque
s les iles de la mer des Indes jusqu'aux îles Philippines , d'où les Espagnols en ont tiré une quantité assez considérable (6).
. Dans la partie méridionale du continent
4° Une mine qui se trouve par morceaux détachés, | couverte d'efllorescence d'argent, de couleur bleuä- “tre, elle contient aussi du fer ; son produit est de dix à douze mares d'argent, avec quelques onces d’or par Non loin de cette mine est un endroit appelé Tambumpuora , où les naturels du pays reécueillent de l'or.... Il y a une crevasse ou ravine dans la montagne, par où l'eau tombe dans le vallon ; ils prennent la terre et le sable de cette ravine, en font la lotion el trouvent l'or au fond des vaisseaux. (Collection académique, partie étrangère , t. 6, pag. 296 et suiv.) (1) Voyages de Tavernier , tom. 4, pag. 85.
(2) Histoire générale des Voyages, tom.11, pag-485.
(3) Idem , ibidem ; pag. 249. |
(4) Découvertes des Portugais , par le P. Laffiteau; Paris, 1733 , tom. 1, pag. 553.
(5) Recueil des Voyages des Hollandais, Amste dam, 1702, tome 2, pag. 256 et 510.
(6) Dans les montagnes de l'ile de Masbaste , l'une des Philippines, il y a de riches mines d'or à 22 karats, et le contre-maître du galion le Saint-Joseph sur lequel je passai à la Nouvelle-Espagne, y étant un jour descendu , en tira en peu de temps une once et un quart d'or très-fin; on ne travaille point aujourd'hui à ces mines. (Gemelli Carreri, Voyages autour du Monde, tom. 5, pag. 8get 90.) — Dans plusieues uutres des îles Philippines ; les montagnes contiennent aussi des mines d'or ; et les rivières en charrient dans
leurs sables : le gouverneur m'a dit que l’on ramasse
en tout environ pour deux cent mille pièces de huit tous les ans, ce qui se fait sans le secours du feu ni du mercure , d'où l’on peut conjecturer quelle prodi. gieuse quantité on en tirerait ; si les Espagnols voulaient s'y attacher comme ils ont fait en Amérique. . ..,
t ussi bien que les rivières de Boxtuan , des Pintados , de Cantanduam , de Masbastes et de Bool, ce qui faisait qu'autrefois un nombre infini de vaisseaux en venaient trafiquer.. (Idem, ibidem , tome 5, ‘ pages 125 et 124.).... Les babitants de Mindano trouvent de fort bon or en creusaut la terre et dans les rivières, en y faisant des fosses avant que le flot arrive, (Idem, pag. 208.) — L'or se trouve presque dans toutes les îles Philippines ; on en trouvait autrefois beaucoup : on m'a assuré que la quantité qu'on en tirait , soit des mines , soit des sables que les rivières charrient, montait à deux cent mille piastres,
: province de Paracule en a plus qu'aucune au-
de l'Asie , on trouve, comme dans les Iles P de très-riches mines d’or, à Camboie (7), à la Cochinchine (8) , ou Tunquin (9), à la Chine où plusieurs rivières en charrient (10) ; mais selon les voyageurs, cet or de la Chiné est d'assezbas aloï (11) : ils assurent que les Chinois apportent à Manille, de l'or qui est très-blanc ; très-mou , et qu'il faut allier avec un cinquième de cuivre rouge , pour lui donner la couleur et la consistance nécessaire dans les arts. Lesiles du J apon (12) et celle de année commune. ... Mais À présent le travail des mines est négligé. ... et malgré tous les encouragements que la cour de Madrid a accordés aux Manillois, on tire aujourd'hui très-peu d'or des Philippines. (Voyages dans les mers de l'Inde, par M. le Gentil
tom. 2, pee 30 et 31, Paris, 1781, in-4o.) ‘
(7) Mendez Pinto rapporte qu’en de Camboie et de ie en re he À sh gt charge dans [a mer , à neuf degrés de latitude nord et vient du lac Binator , qui est à deux cent cinquants lieues dans les terres; que ce lac est environné # hautes montagnes, au pied desquelles on trouve des mines d'or, dont la plus riche est auprès du village nommé Chincaleu , et que l'on tirait de ces bee : chaque année , pour la valeur de vingt-deux millions de notre monnaie. (Histoire générale des Voyages tom. 10, pag. 327 et 328.) ii:
(8) Idem, tom. 9, pag. 34.
(9) Dans la partie septentrionale du Tunquin, il a plusieurs montagnes qui produisent de l'or. (Vo 6 & | de Dampier, tom. 3, pag. 25.) Fun
(10) Dans la province de Kokonor, il ÿ a une rivière nommée en langue mongole, Altan-kol Où rivière d'or, qui est peu profonde et se rend dans les lacs de Tsing-fuhay ; les habitants du Pays emploient tout l'été à recueillir l'or de Kokonor.…. Cet or , vevu ap- Paremment des montagnes voisines , est fort estimé et se vend dix fois son poids d'argent... La rivière de Chy-chalyang » dont le nom chinois signifie rivière d'or, comme Altan-kol en langue mongole, charrie aussi de l'or. (Histoire générale des Voyages , tom, 7 Pag. 108.).... Il y a non-seulément à la Chine ai rivières qui charrient de l'or, mais des minières dans les Montagnes de Se-chuen et de Yeu-nan, du côté de l'ouest ; la seconde de ces provinces passe pour Ja plus riche; elle reçoit beaucoup d'or d'un peuple nommé Lolo, qui occupe les parties voisines d'Ava, de Pégu et de Laor ; mais cet or n’est pas des plus beaux... Le plus beau se trouve dans les districts de Li-Kyang-fu et de Yangchang-fu. (Idem , tom. 6, pag. 484.)
(11) 1 y a plusieurs mines d'or à la Chine; maïs en général il est moins pur que celui du Brésil : les Chinois en font néanmoins un très-grand commerce. (Voyages de le Gentil, Paris, 1725, tom. 2»
pag. 15.)
(12) Le Japon passe pour la contrée de toute l'Asie la plus riche en or, mais on croit que la plus grande partie vient de l'ile de Formose, ( Voyages de Taver.
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Formose (1) sont peut-être encore plus riches en mines d'or que la Chine: enfin l'on trouve de l'or jusqu’en Sibérie (2) ; en sorte que ce métal, quoique plus abondant dans les con.
trées méridionales de l'Asie , ne laisse pas de se trouver aussi dans toutes les régions de cette grande partie du monde.
mom, nier, tom. 4, pag- 85.).. Quelques provinces de l’empire du Japon , possèdent des mines d'or... Le commolles fait en or de fonte et en oren Poudre, que l'on tire des rivières. Les plus abondantes mines de l'or Le plus pur ont été long-temps les mines de Sado, une des provinces septentrionales = Niphon : on y recueille encore quantité de poudre d'or. Les minës de Suronga sont aussi très-estimées ; mais les unes et les. autres commencent. à s'épuiser, on en a découvert de nouvelles auxquelles il est défendu de travailler... Une montagne située sur le golfe d'Okas ; s'étant écroulée dans la mer à la fin du siècle passé, on trouva que le sable du lieu qu'elle avait occupé était mêlé d'or pur. Dans la province de Chiamgo et dans l'ile d'Amakusa, il y a aussi des mines d'or, mais on ne peut y travailler à cause des eaux. (Hist. générale des Voyages, tom. 10, pag. 654.) Q
(1) 1 y a une grande quantité de mines d'or et d’argent dans l'ile de Formose, et on en trouve de même beaucoup dans les îles des Voleurs et autres îles adjacentes ; mais l'or de l'île des Voleurs n'est pas un métal pur : il y a dans ces îles , sans parler de celles des Voleurs, trois mines d’or et trois mines d'argent fort abondantes... Ces insulaires estimaient plus l'argent que l'or, parce que ce précieux métal y était très-commun.. Tous leurs ustensiles étaient ordinaïrement d'or où d'argent. Leurs temples, soit dans les
illes, soit à la campagne, étaient pour la plupart cou- » rts d'or; mais depuis que les Hollandais leur ont ns du fer, pour en avoir de l'or, ils l'ont moins proubé. ( Description de l'ile Formose, Amsterdam 3 1705, pag: 167 et 168.) |:
(2) La Sibérie a des mines d'or, mais dont le produit ne vaut pas la dépense ; elles sont aux environs de Kathérinbourg ; une lerre blanche Lirant sur le gris mélée de quelques couches de terre martiale , indique la mine d'or. A peine a-t-on creusé deux pieds que les filons paraissent. Ces mines sont dans des glaises bleues, et se terminent ordinairement à des couches d'ocre ; l'or est communément dans le quartz et souvent dans une ocre très-friable; on le trouve parpetites paillettes qu'on sépare au lavage. Cette mine d'or et
uatre autres, se trouvent À peu près sous la même Suteds) et elles sont à plus de deux con toises audessus du niveau de la mer, et renfermées dans des matières vitrifiables , tandis que les mines de cuivre ne sont qu'à cent quatre-vingts toises au-dessus du méme niveau de la mer, et mélées de matières calcaires. ( Hist. générale des Voyages ; tom. 19, pages 475 et 476.) Les mines de Kathérinbourg rendent annuellement deux cents à deux cent quatre-vingts livres d'or. (Journal politique, 15 février 1776 , ar-
ticle Paris. )
Les terres de l'Afrique sont plus intactes :
et par conséquent plus riches en or que celles de l'Asie : les 1 i ! en général ; beaucoup moins civilisés que les Asiastiques , se sont rarement donné la peine de fouiller terre à de grandes profondeurs , et quelque abondantes que soient les mines d’or dans leurs montagnes , ils se sont contentés d'en recueillir les débris dans les vallées adjacentes, qui étaient, et même sont encore très-richement pourvues de ce métal : dès l'année 1442 , les Maures , voisins du cap Bajador , offrirent de la poudre d'or aux Portugais , ét c'était la première fois que les Européens eussent vu de l'or en Afrique (3).
La recherche de ce métal suivit de près ces offres ; car, en 1461, on fit commerce de l'or de la Mina (4) (or de la mine), au cinquième degré de latitude nord, sur cette même côte qu'on a depuis nommée la Côted'Or. Il y avait néanmoins de l'or dans les parties de l’Afrique anciennement connues .
et dans celles qui avaient été découvertes long-temps avant le cap Bajador ; maïs ily a toute apparence que les mines n'en avaient pas été fouillées ni même reconnues ; car le voyageur Roberts est le premier qui ait indiqué des mines d’or dans les îles du cap Vert (5). La Côte-d'Or est encore aujour-
(3) Gonzalez reçut pour la rançon de deux jeunes gens qu’il y avait fait prisonniers, une quantité considérable de poudre d’or; ee fut la première fois que l'Afrique fit luire ce précieux métal aux yeux des aventuriers portugais, et cette raison leur fit donner à un ruisseau , environ six lieues dans les terres , le nom de Rio d'oro. (Histoire générale des Voyagés , tom. 1; pag. 7.) L
(4) Desmarchais dit que les habitants du canton de Mina... tirent beaucoup d'or de leurs rivières, et,des ruisseaux; il assure qu'à la distance de quelque lieues au nord et au nord-est du château , il y a plusieurs mines de ce métal, mais que les nègres du pays n'ont Pas plus d'habileté à les faire valoir que ceux de Bambuk et de Tombut en ont dans le royaume de Galam. Cependant , continue=t-il , elles doivent étre fort riches , pour avoir fourni aussi Jlong-temps autant d'or que les Portugais et les Hollandais en ont tiré, Pendant que les Portugais étaient en possession de Mina , ils ne prenaient pus la peine d'ouvrir leurs magasims , si les marchands nègres n'apportaient cinquante marcs d’or à-la-fois. Les Hollandais qui sont établis dans le même lieu , depuis plus d'un siècle, en ont apporté d'immenses trésors. On prétend qu'ils ont fait de grandes découvertes dans l'intéricur des terres , mais qu'ils jugent à propos de les cacher au public. (Idem, tom. 4, pag. 44.)
(5) Dans l'île Saint-Jean, au cap Vert le voyageur Roberts grimpa sur des rochers où il trouva ds l'or
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. d'hui l’une des parties de l'Afrique qui pro-
duit la plus grande quantité de ce métal ; la rivière d'Axim en charrie des paillettes et des grains qu'elle dépose dans le sable en éssez grande quantité , pour que les Nègres prennent la peine de plonger et de tirer ce sable du fond de l'eau (1). On recueille aussi beaucoup d’or par le lavage dans les terres du royaume de, Kanon (2) ; à l'est et au nordest de Galam , où il se trouve presque à La surface du terrain ; ily en a aussi dans le
hr etpiteieéeeeépnetne Eee
en filets ‘dans la pierre ,et entre autres pe partie plus grosse et longue comme le doigt ; qu'il eut de la peine à tirer du roc dans lequel la veine d'or s'enfonçait beaucoup plus. (Histoire générale des Voyages , tom. 2, pag. 295.)
(1) Histoire générale des Voyages, tom. 2, pag. 530. et suiv. Sur la côle d'Or en Afrique, la rivière d'Axim, qui roule des pailleties d’or, est à peine navigable. Les habitants cherchent ce métal dans le fund de cette rivière en s'y plongeant et ramassant une quantité de sable, dont ils remplissent une calebasse avant de reparaître sur l'eau , ensuite ils cherchent l'or dans cette matière qw'ils ont rapportée dans leurs calebasses; il se trouve en pailleltes et en grains après le lavage de cette matière. Dans la saison des pluies, où la rivièred'Aximetles ruisseaux qui ÿ aboutissent se gonflent considérablement, on trouve dans leur sable des grains d'or plus gros et en plus grande quantité ; cet or est très-pur. (Bosman, élid., Lom. 4, pag. 19.)... L'or le plus fin de la côte d'Or est celui d'Axim;onassurequ'ilest à vingt-deuxet même vingttrois karats ; celui d'Acra ou de Tasor est inférieur, celui d'Akanez et d'Achem suit immédiatement , et celui de Fétu est le pire... Les peuples d'Axim et d'Achem le tirent du sable de leurs rivières... L'or d’Acra vient de la montagne de Tafu, qui est à irente lieues dans l'intérieur des terres. L'or d'Akunez et de Fétu est tiré de la térre sans grande fatigue, mais l'or de ce pays ne passe jamais de vingt à vingt-un karats. Rien n'est si commun parmi ces nègres que les bracelets et les ornements d'or... La vaisselle de leurs rois, leurs fétiches sont ealièrement d'or... Ils distinguent de trois sortes d'or , le fétiche , les liogots et la poudre. L'or fétiche est fondu et communément allié à quelque autre métal ; les lingots suni des pièces de différents poids, tels, dit-on, qu'ils sont sortis de la mine. M. Pblips en avait un qui pesait lrente onces : eetor est aussi très-sujet à l'alliage. La meilleure poudre d'or est celle qui vient des royaumes intérieurs , de Dumkira , d'Akim et d'Akanez ; on prétend qu'elle est tirée du sable des rivières. Les habitants creusent des trous dans la terre, près des lieux où l’eau tombe des montagnes et l'or y est arrêlé par son poids... Les nègres de cette côte ont des flières pour tirer l'or en fil. (Histoire générale des Voyages , tom. 4, pages 215 et 216.)
(2) Idem ,1om. 2 ; pages 530 , 531 et 534.
royaume de Tombut , ainsi qu’à Gago et à Zamfara : il y en a de même dans plusieurs endroits de la Guinée (3) , et dans les terres voisines de la rivière de Gambra (4), ainsi qu'à la côte des Dents (5); il y à aussi un grandnombre de mines d'or dans le royaume de Butna , qui s'étend depuis les montagnes de la Lune jusqu'à la rivière de Maguika (6), et un plus grand nombre encore dans le royaume de Bambuk (7).
Tavernier fait mention d’un monceau d’or
(3) En Guinée , les nègres recueillent les paillettes d'or qui se trouvent en assez grande quantité dans la plupart des ruisseaux qui découlent des montagnes. (Histoire générale des Voyages , Lom. 1, pag. 257.) I y a trois endroits où les habitants du pays cherchent l'or : 1° dans les montagnes ; 2° auprès des rivières où l'eau en entraîne de petites parties avec le sable ; 3° au bord de la mer où l'on trouve de petiles sources d'eau vive, dans lesquelles il y a de l'or, et il s'en trouve beaucoup plus qu'à l'ordinaire dans le temps des grandes pluies ; cependant ce travail qui se fait en lavant le sable de ces sources ou ruis= seanx, ne produit souvent qu'une Lrès-petite quantité d'or el quelquefois point du lout; mais aussi il donne quelquefois par hasard des graius ou Pépiles un peu grosses. (Voyage en Guinée , par Bosman , lettre 4, pag. 82.)... Dans la province de Dinkira , qui est à cinq ou six journées de distance de la côté de Guinée; et dans quelques autres contrées de cette même région, ilyades mines d'or, dont les nègres font le com merce avec les marchands européens qui fréquentent cette côte : l'or qu'apportent ceux de Dinkira est bon et pur... ceux d'Acany apportent de l'or d’Asiant et d'Axim, et de celui qu'ils tirent dans leur pays; cel or est d'une grande pureté. I n'y a pointde Pays que nous Connaissions , dont il sorte tant d'or que de celui d'Axim, et c'est le meilleur de toute cette côte ; on le
‘connaît aisément à sa couleur obscure... I y à encore plus d'or à Asiant qu'à Dinkira; il en est de même du Pays d'Anamé , situé entre Asiant et Dinkira,.… On en tirait aussi beaucoup du pays d'Awiné qui est situé sur la eôte fort au-dessus d'Axim. (den, ibid.)
(4) I y a de l'or dans les terres des Nègres Man dingos , qui sont voisins de la rivière Gambra ; ces Nègres apportent l'or en petits lingots façonnés en forme d'anneaux ; ils disent que cet or n’est pas de lot lavé et tiré en poudre des sables ou de la terre , mais qu'il se trouve dans les montagnes, À vingt journées de Kower. (Histoire générale des Voyages, tom. 3, rag. 632.)
(5) Le royaume de Guiomeré , sur la côte d'Ivoire en Afrique, est abondant en or. ( Idem, ibid.)
(6) Idem, tom. 5, pag. 228.
(7) L'or est si commun dans le territoire de Bambuk , que pour en avoir il suffit de racler la superfcie d'une terre argileuse, légère et mêlée de sable.
Lorsque la mine est très-riche, elle est fouillée à quelques pieds de profondeur, et jamais plus loin,
naturel , ramifié en forme d'arbrisseau , qui serail le plus beau morceau qu’on ra Jamais vu dans ce genre ; si son récit n’est pas exagéré (1). Pyrard dit aussi avoir vu une RL PE he SN TE TP
quoiqu’elle paraisse plus abondante à mesure qu'on crense davantage ; Ces mines sont plus riches que celles de Galam, de Tombut et de Bambara. {Histoire philosophique €! politique des deux Indes, Amsterdom, 1772, tome À, page 516)... Les mines de Bambuk, qui furent ouvertes en 1716, produisent beaucoup d'or en poudre el en grains , qu'on lrouve dans Ja terre à peu de profondeur , et on l'en retire par le
javages cet or est (rès-pur..., Ces mines qui sont dans des terres argileuses de différentes couleurs mélées de sable, sont très-aisées à être exploitées, et dix hommes y font plus d'ouvrage el en tirent plus d’or que cent dans les plus riches mines:du Pérou et du Brésil... Les Nègres n’ont remarqué autre chose pour la connaissance des minés d'or d
s cepays, sinon que les terres les plus sèches AT plus stéri-
les sont celles qui en fournissent le plus... Ils ue creusent jamais qu'à six, sept ou huit pieds de profondeur, et ne vont jamais plus loin, quoique l'or y devienne souvent plus abondant; parce qu'ils ne savent pas faire des charpentes capables de soutenir les terres, ( Histoire générale des Voyages . lome 2, pages 640 et 641.) A vingt-cinq lieuës de la jonction de la rivière Falemé avec le Sénégal , il y a une mine d'or daus ua canton haut et sablonneux , que les Nègres se contentent, pour ainsi dire, de gratter sans la fouiller profondément. ... IL y en à d'autres à cinquante lieues de cette méme jonction, dans les terrains qui avoisinent la rivière Falemé., .. Les mines de Ghingi-Faranna sont à cinq lieues plus loin... Tous les ruisseaux qui arrosent ce grand territoire, et qui vont se jeter dans la rivière de Falemé, roulent beaucoup d'or que les Nègres recueïillent avec le sable qui en est encore plus chargé que les terres voisines..-. Les montagnes voisines de Ghingi-Faranna sont couvertes d'un gravier doré qui paraît fort mélé de paillettes d'or: « } La plus riche de toutes les mines de Bambuk est celle qui a été découverte en 1716 , elle est au centre du royaume, à trente lieues de la rivière de Falemé à l'est, et quarante du fort Saint-Pierre à Kaygnure j sur la même rivière. Elle est d'une abondance surprenante , et l'or en est fort pur. 11 y a une grande quantité d'autres mines dans ce pays dans l'espace de quinze à vingt lieues.... Tout ce lerrain des mines est environné de montagnes hautes, nues et stériles.... On trouve dans tout ce pays des trous faits par les Nègres d'environ dix pieds de profondeur ; ils me vont pas plus bas, quoiqu'ils couviennent tous que l'or est plus abondant dans le fond qu'à la surface. (Histoire des Voyages, lome 2, pages 642 et suivantes. ) u (1) Dans les présents que le roi d'Étiopie envoyait au Grand-Mogol, il y avait un arbre d'or de deux pieds quatre pouces de haut, et gros de cinq ou six pouces par la tige. IL avait dix ou douze branches
branche d'or massif et pur , 1 x
: ngue d’une coudée , et branchue comme du corail , qui avait été trouvée dans la rivière de Couésme ou Couama , autrement appelée Rivière noire
à Sofala. Dans l’Abyssinie , la province de Goyame est celle où se trouvent les plus
riches mines d’or (2) : on porte ce métal |
tel qu'on le tire de la mine , à Gondar , capitale du royaume , eton l'y travaille pour le purifier et le fondre en lingots. IL se trouve aussi en Éthiopie près d'Helem , dé Mor disséminé dans les premières couches de la terre , et cet or est très-fin (3) ; mais la contrée de l'Afrique la plus riche , ou du moins la plus anciennement célèbre par son or, est celle de Sofala et du Monomotapa (4) :
on croit , dit Marmol , que le pays d'Ophir, d'où Salomon tirait l'or pour orner son temple , est le pays même de Sofala; cette conjecture serait un peu mieux fondée en la faisant tomber sur la province du Monomolapa qui porte encore actuellement le nom d'Ophurou Qfur (5) ; quoi qu'il en soit , cette
dont quelques-unes étaient plus petites : à quelques endroits des grosses branches, on voyait quelque chose de raboteux, qui, en quelque sorte, ressemblait à des bourgeons. Les racines de cel arbre, que la nature avait ainsi fait, étaient petites et courtes , et la plus longue n'avait pas plus de quatre ou cinq pouces. (Voyages de Tavernier , lome 4, pages 86 et suivantes.)
* (2) Lettres édifiantes, quatrième recueil, pag. 338.
(3) Idem , ibidem , pag. 400.
(4) Le royaume de Sofala est arrosé principalement per deux grands fleuves , Rio del Espirito Santo et Cuama. Ces deux fleuves et toutes les rivières qui s’y déchargent sont célèbres par le sable d’or qui roule avec leurs eaux. Au long du fleuve de Cuama , il y a beaucoup d’or dont les mines sont fort abondantes : ces mines portent le nom de Manica ; et sont éloignées d'environ cinquante lieues au sud de la ville de Sofala ; elles sont environnées par un <éircuit de trente lieues de montagnes , au-dessus desquelles l'air est toujours serein ; il y a d'autres mines à cent cinquante lieues qui avaient précédemment beaucoup plus de réputation : on trouve dans ce grand pays des édifices d'une structure merveilleuse , avec des inscriptions d’un caractère inconnu. Les habitants ignorent Lout-à-fait leur origine. (Histoire générale des Voyages, tom. 1, pag. 9 et 91.)
(5) Les plus riches mines d'or du royaume de Mongas , dans le Monomotapa, sont celles de Massapa , qui portent le nom d'Ofur ; on y a trouvé un lingot d'or de douze mille ducats, et un: autre de quarante mille, L'or s'y trouve non-seulement entre les pierres, mais même sous l'écorce de certains arbres jusqu'au sommet , c'est-à-dire jusqu'à l'endroit où le tronc commence à se diviser en brauches.
abondance d'or à Sofala et dans le pays
Ofur au Monomotapa , ne parait pas en- ‘0re avoir diminué , quoiqu'il y ait toute Apparence que de temps immémorial , la plus grande partie de l'or qui circulait dans ‘les Provinces orientales de l'Afrique , et même en Arabie , venait de ce pays de Sofala. Les principales mines sont situées dans les montagnes, à cinquante lieues et plus de distance de la ville de Sofala : les CaUX qui découlent de ces montagnes entrainent une infinité de paillettes d'or et de grains assez gros (1). Ce métal est de même très-commun à Mozambique (2) ; enfin l'ile LE Les mines de Manchika et de Butna sont peu inférieures à celles d'Ofur. (Histoire générale des Voya- 8es, tom. 5, pag. 224.) — Cet empire est arrosé de plusieurs rivières qui roulent de l'or ; telles sont Passami , Luanga, Mangiono et quelques autres. Dans les montagnes qui bordent la rivière de Cuama s on trouve de l'or en plusieurs endroits, soit dans les mines où dans Jes pierres ou dans les rivières ; il y
en à aussi beaucoup dans le royaume de Butna.
(Recueil des Voyages de la Compagnie des Indes , tom. 3, pag. 625.) C'est du Monomotapa et du Côté de Sofala et de Mozambique , que se tire l'or le Plus pur de l'Afrique; on le tire sans grande peine en fouillant la terre de deux ou trois pieds seulement , et dans ces pays qui ne sont point habités , Parce qu'il n’y a point d'eau , il se trouve sur la surface de la terre de l'or par morceaux de toutes sortes de formes et de poids , et il y en a qui pèsent jusqu'à une ou deux onces. (Tavernier, tom. 4 , pag, 86 elsuiv.)
Guy a des mines d'or qui sont à cent et deux cents lieues de Sofala , et l'on y rencontre , aussi bien que dans les fleuves , l'or en grains , quelques uns dans les veines des rochers » d'autres qui ont été entraînés l'hiver par les eaux , et les habitants le cherchent l'été quand les eaux sont basses; ils se plongent dans les tournants et en tirent du limon , qui étant lavé , il se trouve de gros grains d'or en plus ou moindre quantité. (L'Afrique de Marmol ; lom, 3, pag., 13.) Entre Mozambique et Sofala, on trouve une grande quantité d'or pur et en poudre dans le sable d'une rivière qu'on appelle le Fleuve noir... Tout cet or de Sofala est en paillettes, en puudre et en petits grains et fort pur, (Voyage de Fr. Pyrard de Laval , tom. 2, pag. 247,) Les Caffres de Sofala font des galeries sousterre pour tâcher de trouver les mines d'or, dont ils reeueillent les Paillettes et les grains queles torrentset les ruisseau x entraînent avec les sables , et il arrive souvent qu'ils irouvent , au moyen de leurs travaux, des mines assez abondantes , mais toujours mélées de sable et de terre, et quelquefois en ramifications dans les pierres, (Histoire de l'Éthiopie , par le P. Joan dos Santos , Paris, 1684 , partie 2, pag. 115 et 116.)
(2) À Mozambique , la poudre d'or est commune
de Madagascar participe aussi aux richesses du continent voisin; seulement il parait que l'or de cette ile est d’assez bas aloi , et qu'il est mêlé de quelques matières qui le rendent blanc , et lui donnent de la mollesse et plus de fusibilité (3).
L'on doit voir assez évidemment par cette énuméralion de toutes les terres qui ont
produit et produisent encore de l'or, tant
en Europe qu’en Asie et en Afrique , combien peu nous était nécessaire celui du Nouveau-Monde ; il n’a servi qu'à rendre presque nulle la valeur du nôtre : il n’a même augmenté que pendant un temps assez court , la richesse der ceux qui le faisaient extraire pour nous l’apporter ; ces mines ont englouti les nations américaines et dépeuplé l'Europe : quelle différence pour la nature l'humanité , si les myriades de malheureux qui ont péri dans ces fouilles profondes des entrailles de la terre , eussent employé leurs bras à la culture de sa surface ! ils auraient changé l'aspect brut et sauvage de leurs terres informes en guérets réguliers , en riantes Campagnes aussi fécondes qu'elles étaient stériles , et qu’elles le sont encore ; mais les conquérants ont-ils jamais entendu la voix de la sagesse, ni même le cri de la pitié !
hu pdt ee | Le supra a
et sert même de monnaie ; on en apporte aussi du cap des Courants , elle se trouve au pied des monlagnes ou dans les sables amenés Par les eaux ; quelquefois il s'en trouve de Bros morceaux très-purs ; J'en ai vu un d'une demi-livre pesant ; mais cela est fort rare. (Voyage de Jean Moquet , Rouen » 1645 , liv. 4 , pag. 260.)
(3) On voit par le témoignage de Flaccourt , qu'il Y avait anciennement beaucoup d'or à Madagascar , et qu'il était tiré du pays même ; cet or n'était en aucune façon semblable à celui que nous avons en Europe , étant, dit-il , plus blaffard et presque aussi aisé À fondre que du plomb. Leur or a été fouillé dans le Pays en diverses provinces, car tous Jes grands en possèdent et l'estiment beaucoup... Les orfèvres du Pays he sauraient employer notre or , disant qu'il est trop dur à fondre. (Voyage à Mada-
et pour
La
Bascar, Paris, 1661, pag. 83.)... Il Y'a tant d'or à
Madagascar , qu'il n'est pas possible qu'il y ait été apporté des pays étrangers ; il a été tiré dans le pays même ; il yen a de trois sortes, le premier qu'ils appellent or de Malacasse, qui est blaffard et ne vaut pas plus de dix écus l'once ; c’est un or qui se fond presque aussi aisément que le plomb, 11 y à de l'or que les Arabes ont apporté et qui est beau bien raliné , et vaut bien l'or de sequin ; le troisième est celui que les chrétiens y ont apporté, etqui est dur à foudre. L'or de Malacasse est celui qui a été fouillé dans le poys. (Zdem, pag. 148.)
leurs seules vues sont la déprédation et la destruction ; ils se permettent tous les excès du fort contre le faible; la mesure de leur gloire est celle de leurs crimes, et leur triomphe l'opprobre = Las re dépeuplant ce nouveau monce ; js ont défiguré et presque anéanti ; les vicUmes sans nombre qu'ils ont immolées à leur cupidité mal entendue , auront toujours des voix qui réclameront à jamais contre leur cruauté ; tout l'or qu'on 4 tiré de l'Amérique pèse peutêtre moins que le sang humain qu'on y a répandu: s Comme cette terre était de toutes la plus nouvelle , la plus intacte et la plus récemment peuplée, elle brillait encore il y a trois siècles de tout l'or'et l'argent que la nature y avait versé avec profusion : les haturels n’en avaient ramassé que pour 1 dité , et non par besoin ni par ité ; ils en avaient fait des instruments , des vases, des ornements , et non pas des monnaies ou des signes de richesse exclusifs (1); ils en estimaient la valeur par l'usage , et auraient préféré notre fer s'ils eussent eu l’art de l'employer; quelle dut être leur surprise lorsqu'ils virent des hommes sacrifier la vie de tant d’autres hommes , et quelquefois la leur propre à la recherche de cet or, que souvent ils dédaignaient de mettre en œuvre?
Les Péruviens rachetèrent leur roi, que cependant on ne leur rendit pas, pour plusieurs milliers pesant d'or (2) : les Mexicains en avaient fait à peu près autant, et furent trompés de mème ; et pour couvrir l'horreur de ces violations , ou plutôt pour étouffer les germes d’une vengeance éternelle , on finit par exterminer presque en entier ces malheureuses nations ; car à peine reste-t-il la millième partie des anciens peuples auxquels ces terres appartenaient , et sur lesquelles leurs descendants, en très-petit nombre, languissent dans l'esclavage, ou mènent une vie fugitive. Pourquoi donc n’a-t-on pas pr éféré de partager avec eux ces terres qui faisaient leur domaine ; pourquoi ne leur en
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(1) Scelus fecit qui primus ex auro denarium si. gnavit. ( Pline.) er:
(2) L'or était si commun au Pérou, que le jour de Ja prise du roi Atabalipa par les Espagnols, ils se £rent doaner de l'or, pour deux millions de pistoles d'Espagne : on peut dire à peu pres la même chose de ce qu'ils tirèrent du Mexique, après la prise du roi Montézuma. (Histoire universelle des Voyages, par Montfraisier , Paris 1707, page 318.)
céderait-on Pas quelque portion aujourd'hui, puisqu'elles sont si vastes et plus d’aux trois quarts incultes, d'autant qu'on n’a plus rien à redouter de leur nombre! Vaines ren, sentations , hélas, en faveur de l'humanité ! le philosophe pourra les approuver, mais les hommes puissants daignéront-ils les entendre ? Es
“Laissons donc cette morale affligeante , à laquelle je n'ai pu m'empêcher de revenir à la vue du triste spectacle que nous présentent les travaux des mines en Amérique :
je n’en dois pas moins indiquer ici les lieux où elles se trouvent , comme je l'ai fait pour les autres parties du monde; et à commencer par l'ile de Saint-Domingue , nous trouverons qu'il y a des mines d'or dans une montagne près de la ville de San-Iago-Cavallero, et que les eaux qui en descendent entrainent et déposnt de gros grains d'or (3) : qu'il y en a de même dans l'ile de Cuba (4) , et dans celle de Sainte-Marie N dont les mines ont été découvertes au commencement du siècle dernier. Les Espagnols ont autrefois employé un grand nombre d'esclaves an travail de ces mines : outre l'or que l'on tirait du sable, il s'en trouvait souvent d'assez gros morceaux comme enchâssés naturelle-
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(3) Histoire des Aventuriers, Paris , 1680, tome 1, Page 70.—La rivière de Cibao , dans l'ile d'Espagne, était la plus célèbre par la grande quantité d'or qu'on trouvait dans les sables..{ Histoire des Voyages, par Montfraisier, page319.)... Charlevoix raconte qu'on trouva à Saint-Domingue ,» sur le bord de la rivière
+ Hayna, un morceau d'or si grand, qu'il pesait trois
mille six cents écus d'or, et qui était si pur que les orfèvres jugèrent qu'il n'y surait pas trois cents écus de déchet à la fonte; il y avait dans ce morceau quelques petites veines de pierre,” mais ce n'était guère que des taches qui avaient peu de profondeur. (Histoire de Saint-Domingue, tome 1 , page 206 ).... 11 se faisait dans les commencements de la découverte de Saint-Domingue, quatre fontes d'or chaque année, deux dans la ville de Buena-Ventura pour les vieilles et les nouvelles mines de Saint-Chtistophe, et deux à la Conception qu'on appelait communément la ville de Ja Fega ; pour les mines de Cibao et les autres qui se trouvaient plus À portée de cette place. Chaque fonte fournissait dans la première de ces deux villes cent dix ou cent vingt mille mares ; celle de la Véga cent vingt-cinq ou cent trente , et quelque fois cent quarante mille mares. De sorte que l'or qui se tirait tous les ans des mines de toute l'île montait à quatre cent sioxante mille marcs. (Idem, pages 265 et 266.)
(4) Voyage de Coreal, Paris, 1722, tom. 1, pag. 8.
ment dans les rochers (1), L'ile de la Trinié a aussi des mines et des rivières qui fournissent de l'or (2).
Dans le continent, à commencer par Visthme de Panama , les mines d'or se trouvent en grand nombre; celles du Darien sont les plus riches , et fournissent plus que celles de Veraguas et de Panama (3). Indépendamment: du produit des mines en monlagnes , les rivières de cet isthme, donnent aussi beaucoup d'or en grains , en paillettes eten poudre, ordinairement mêlé d’un sable ferrugineux qu'on en sépare avec l'aimant (43 mais c'est au Mexique où Por s'est trouvé répandu avee le plus de profusion; l'une des mines les plus fameuses est celle de Mezquital , dont nous avons déjà parlé: la pierre de cette mine, dit M. Bowles , est un quartz blanc mêlé en moindre quantité , avec un quartz couleur de bois ou de corne , qui fait feu contre l'acier ; on y voit quelques petites taches vertes, lesquelles ne sont que des cristaux qui ressemblent aux émeraudes en groupes , et dont l'intérieur contient de pelits grains d'or (5). Presque toutes les autres’ provinces du Mexique ont aussi des mines d'or ou des mines d'argent (6), plus ou moins mêlé d'or ; selon le même M. Bowles , celle de Mezquital , quoique la meilleure, ne donne au quintal que 30 onces d'argent et 22} grains d’or (7) ; mais il y a apparence qu'il a été mal informé sur la nature et le
(1) Histoire générale de Voyages , tom. 10, pag.
(2) Idem , tom. 14, pag. 336.
(3) Idem , tom. 13 , pag. 277.
(4) Voyage de Wafer; suite de ceux de Dampier, tom. 4 , pag. 170.
(5) Histoire naturelle d'Espagne , pag. 149.
(6) Dans la province qui se nomme proprement Mexique, les cantons de Taculule et de Tlapa au sud, ont quantité de veines d'or et d'argent... Les mines d'or de la province de Chiapa , qui étaient fort abondantes autrefois sont aujourd'hui épuisées ; cependant il se trouve encore des veines d'or dans ses montagnes, mais elles sont abandonnées. Vers Golfo- Dolce, les historiens disent qu'il y a üne mine d'or fort abondante... Les montagnes qui séparent le
Honduras de la province de Nicaragua, ont fourni - © beaucoup d’or et d'argent aux Espagnols. Ses prin-
cipales mines sont celles de Valladolid ou Comayagua, celles de Gracias a Dios, et celles des vallées de Xaticalpa et d'Olancho, dont tous les torrents roulent de Vor.... Il y avait aussi de l'or dans la province de Costa-Ricea , et dans celle de Veraguas. (Histoire générale des Voyages, tom. 12, pag. 648.)
(7) Histoire naturelle d'Espagne, pag. 149.
produit de cette mine; car si elle ne tenait en effet que 224 grains d'or , sur 30 onces d'argent par quintal, ce qui ne ferait pas Ggrains d’or par marc d'argent, on n'en ferait pas le départ à la monnaie de Mexico , puisqu'il est réglé par les ordonnances, qu’on ne séparera que l'argent tenant par marc 27 grains d'or et au-dessus , et qu'autrefois il fallait 30 grains pour qu’on en fit le départ, ce qui est, comme l'on voit , une très-petile quantité d'or en comparaison de celle de l'argent : et cet argent du Mexique , restant toujours mêlé d'un. peu d'or, même après les opérations du départ, est plus estimé que celui du Pérou (8), surtout plus que celui des mines de Sainte-Pécaque ; que l'on transporte à Compostelle.
Les relateurs s'accordent à dire que la He Carthagène fournissait autrefois beaucoup d'or ; et l'on y voit encore des fouilles et des travaux très-anciens , mais ils sont actuellement abandonnés (9) : c'est au Pérou que le travail de ces mines est aujourd’hui en pleine exploitation (10) : Frézier remarque seulement que les mines d'or sont assez rares dans la partie méridionale de ce royaume (L1) ; mais que la province de Popayan en est remplie, et que l'ardeur pour les exploiter semble être toujours la même.
M. dUlloa dit que chaque jour , on y décou-
ss ne 2
0 Histoire générale des Voyages, tom, 11 » pag.
(9) Idem , tom. 13, pag. 245.
(10) I y a des mines d'or dans le diocèse de Truxillo an Pérou , dans le corrégiment de Patas. (Idem, pag. 307.)— Et au diocèse de Guamangua ; dans le corrégiment de Parinacocha ; on en trouve au corrégiment de Cotabamba et de Chumbi-Vileas + au diocèse de Cusco; dans celui d'Aymaraes, au même diocèse ; daus celui de Caravaya, dont l'or est à vingt-trois karats; dans celui de Condefuios d'Arequipa, au diocèse de ce nom ; dans celui de Chicas » Au diocèse de la Plata ; dans celui de Lipe. dont les mines sont übandonnées aujourd'hui; dans celui d'Ampuraes ; celui de Choyantas ; celui de la Paz, dans le diocèse de ce nom ; celui de Laricanas , qui est de l'or à vingttrois karats et trois grains; dans le même diocèse de la Paz. (Idem, pag. 307 jusqu’à 320.)
(11)Suivant Frézier, les mines d'or sont rares dans la partie méridionale du Pérou, et il ne s’en trouve que dans la province de Guanaco , du côté de Lima ; dans celle de Chicas, où est la ville de Tarja, et proche de la Paz; à Chuguiago , où l’on a trouvé des grains d'or vierge d'une prodigiense grosseur, dont l'un entre autres pesait soixaute-quatre mares , et un autre quarante-cinq marcs, de trois alois différents. (Idem , tom. 13, pag. 589.)