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vre de nouvelles mines qu'on s’empresse de mettre en valeur, et nous ne pouvons mieux faire que de rapporter ici ce que ce savant naturaliste péruvien a écrit sur les mines de son pays: « Les partidos ou districts de Celi, » de Buga, d’Almaguer et de Barbocoas sont, » dit-il, les plus abondants en métal ,; avec » l'avantage que l'or y est très-pur, et qu'on » n'a pas besoin d'y employer le mercure » ‘pour le séparer des parties étrangères; les » mineurs appellent minas de caxa, celles » où le minéral est renfermé entre des pier- » res; celles de Popayan ne sont pas dans cet » ordre; car l'or s'y trouve répandu dans les » terres et les sables. + Dans le bailliage de » Choco : outre les mines qui se traitent au » lavoir , il Sen trouve quelques-unes où le » minéral est enveloppé d'autr atières » métalliques et de sucs bitumi , dont » on ne peut le séparer qu’au moyen du mer- » cure. La platine est un autre obstacle, qui » oblige quelquefois d'abandonner les mines : » on donne ce nom à une pierre si dure, que » ne pouvant la briser sur une enclume d’a- » cier , ni la réduire par calcination, on ne » peut tirer le minérai qu'elle renferme, » qu'avec un travail et des frais extraordi- » maires. Entre toutes ces mines , il y en a » plusieurs où l'or est mêlé d'un tombac » aussi fin que celui de l'Orient, avec la pro- » priété singulière de ne jamais engendrer » de vert-de-gris , et de résister aux acides. » Dans le bailliage de Zaruma au Pérou, » l'or des mines est de si bas aloi, qu’il n'est ï quelquefois qu’à 18 et même à 16 karats, » mais cette mauvaise qualité est réparée par » l'abondance... Le gouvernement de Jaën » de Bracamoros a des mines de la même » espèce, qui rendaient beaucoup il y a un » siècle (1)... Autrefois il y avait quantité » de mines d'or ouvertes dans la province de » Quito,et plus encore de mines d'argent...
» On a recueilli des grains d'or dans les ruis- » seaux quitirent leur source de la montagne » de Pichincha ; mais rien ne marque qu’on » y ait ouvert des mines... Le pays de Pat- » tactanga, dans la juridiction de Rio-Bamba, » est si rempli de mines, qu'en 1743, un
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() La petite province de Zaruma, dit M. de la Condamine, était autrefois célèbre par ses mines d'or qui sont aujourd'hui presque abandonnées ; l'or en est de bas aloi ; et seulement de quatorze karats ; il est mélé d'argent et ne laisse pas d'être fort doux sous le marteau. ( Voyage de M. de la Condamine , pag. 21.) ;
TnÉORIE DE LA TERRE. Z'ome III.
» habitant de cette ville avait fait enregis- » trer pour SOn Seul compte, dix-huit veines » d'or et d'argent, toutes riches et de bon » aloi; l'une de ces mines d'argent rendait » quatre-vingls Mare$s par cinquante quin- » taux de minéraïi, tandis qu’elles passent » pour riches quand elles €n donnent huit à #dix marcs…. Il y à aussi des mines d’or et » d'argent dans les montagnes de la juridic- » tion de Cuença, mais quirendent peu. Les » gouvernements de Quixos et de Macassont » riches en mines ; ceux de Merinas et d’'A- » tamès en ont aussi d’une grande valeur, .… » Les terres arrosées par quelques rivières » qui tombent dans le Maranon , et par les » rivières de San-lago et de Mira, sont » remplies de veines d’or (2). »
Les anciens historiens du Nouveau-Monde, et entre autres leP. Acosta , nous ont laissé quelques renseignements sur la manière dont la nature a disposé l'or dans ces riches contrées : on le trouve sous trois formes différentes , Lo en grains ou pépites , qui sont des morceaux massifs et sans mélange d'autre métal; 2° en poudre; 3° daus des pierres, « J’aivu, dit cet historien , quelques-unes de » ces pépites qui pesaient plusieurs livres (3). » L'or, dit-il, a par excellence sur les autres » métaux de se trouver pur etsans mélange; » cependant, ajoute-t-il, on trouve quelque- » fois des pépites d'argent tout-à-fait pures ; » mais l'or en pépites est rare en comparai- » son de celui qu’on trouve en poudre. L'or » en pierre est une veine d'or infiltrée dans » la pierre, comme je l'ai vu à Caruma , » dans le gouvernement des salines..… Les PE TR CET LR La a 06 ur
(2) Histoire générale des Voyages , tom. 13, Pag. 594 et suiv.
(3) Les Espagnols donnent le nom de pépite à un morceau d'or ou d'argent qui n'a pas encore été purifié, et qui sort seulement de la mine. « J'en ai » vu une, dit Feuillée, du poids de trente-trois » livres et quelques onces, qu'un Indien avait trouvée » dans une ravine que les eaux avaient découverte ; » ce que j'admirai dans cette pépile , c'est que sa » partie supérieure était beaucoup plus parfaite que » l'inférieure , et que cette perfection dimipuait à » mesure qu'elle s'approchait de la partie inférieure , » dans une proportion admirable : vers l'extrémité » de la partie supérieure l'or était de vingt-deux » karats deux grains ; un peu plus bas de vingt-un » karats un demi-grain ; à deux‘pouces de distance » de sa partie supérieure, elle n'était plus que de » vingt-un karats ; et vers l'extrémité de sa partie » inférieure , la pépîte n'était que de dix-sept karats , » et demi. » (Observal. physiques, parle P.Feuillée , Paris , 1722 , tom. 1 , pag. 468.)