PRÉFACE
L'iTUDE de l'homme physique est également intéressante pour le médedîn et pour le moraliste.
Pour atteindre le but particulier que chacun d'eux se propose, ils ont également besoin de considérer l'homme sous le double rapport du physique et du moral.
On ne peut bien connaître l'un sans l'autre.
L'étude de l'homme moral n'a plus été fondée que sur des hypothèses métaphysiques, dès qu'on l'a séparée de celle de
l'homme physique.
Locke et ses successeurs l'en ont rapprochée , mais pas en-
core assez.
Il faut replacer les sciences morales sur cette base.
C'est le but de cet ouvrage , c'est le seul moyen de les faire participer aux progrès rapides des sciences physiques, et de leur faire suivre une marche aussi sûre.
Le moment est favorable.
(i) Fait par le sénateur Destutt-Tracy.
La science sociale, la morale privée, et l'éducation v gneront également.
Au reste, on ne trouvera ici ni applications à ces diverses sciences, ni discussions sur les causes premières. Il n'y sera question que de physiologie philosophique.