DES ÉCOLES, UE MÉDECINE
connaissances peuvent former un ensemble méthodique; elle est véritablement une science. Ses procédés peuvent être soumis à des lois; elle est véritablement un art.
La certitude de cet art , telle que la nature de son objet la comporte , et telle que peuvent l’obtenir les autres arts dont les problèmes se composent, comme les siens, de données très -nombreuses et très-diverses; sa certitude, dis-je, une fois reconnue , il n’est pas difficile de sentir combien sa pratique peut devenir utde à la société , combien il importe d’en perfectionner les méthodes et l’enseignement.
L’utilité de la médecine doit être considérée sous plusieurs points de vue , par le philosophe et par le législateur.
Le premier objet «le cette science est sans doute «l’apprendre à soulager, à guérir les maux des êtres souffrants.
Mais, en second lieu, c’est elle seule «jui peut tracer des règles sûres d’hygiène, appropriées à tous les tempéraments, à t «ni tes les maniérés de vivre, à tous les climats.
Troisièmement, sa surveillance est nécessaire pour tous les travaux publics où la santé des citoyens peut être intéressée : ses vues doivent tli- . riger toutes les mesures de police dans le temps des grantles maladies contagieuses: son inspection sur les «ibjets «le subsistance que la fraude peut altérer , ou «pie l'avi«lité mercantile peut
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exposer en vente dans un état suspect, devient souvent indispensable ; et ses décisions doivent, alors déterminer la conduite des magistrats.
Quatrièmement, dans plusieurs questions de droit civil et criminel, les jugements ne peuvent être motivés que sur les rapports de médecins éclairés et vertueux.
Cinquièmement, la médecine a des relations très-étendues , d’une part , avec l’histoire naturelle et différentes branches de la physique; de l’autre , avec l’étude de ce qu’on appelle le moral de l’homme, c’est-à-dire, des opérations dont résultent ses idées et ses sentiments : étude qui , seule, peut fournir les véritables principes de la philosophie rationnelle et les règles de la morale.
Comme partie importante des scieuces physiques , la médecine influe donc sur leurs progrès d’une manière très-directe : et attendu qu’elle les embrasse presque toutes, ou du moins qu’elle est obligée de s’emparer de leurs vues principales, elle a toujours contribué singulièrement à l’esprit de ces sciences , et à leur direction dans les différentes époques ; plus d’une fois même elle leur a imprimé ce caractère philosophique qui lui est en quelque sorte naturel , et que les études qui . portent exclusivement sur un seul objet, acquièrent peut-être plus tard et plus rarement.
Dans ses rapports avec l’analyse de la pensée et avec les autres parties des sciences morales , elle emprunte sans «Imite des observations qui