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DES ÉCOLES DE MÉÜECI5K. 3y5
i° De réunir toutes les branches de l’art de guérir, et de n’en faire qu’un seul objet d’en-, seignement ;
20 De laisser aux écoles de médecine le soin de déterminer la nature, l’ordre et le nombre des différents cours ;
3° De conserver aux écoles actuelles les mêmes dimensions que leur a données la loi du i4 bimaire an III;, et de former les trois nouvelles écoles sur le modèle de celle de Strasbourg ;
4U De placer, à côté de l’école de médecine de Paris , une société nationale , chargée de perfectionner toutes les parties de l’art de guérir , en général, et en particulier ses méthodes d’enseignement ;
5° D’interdire sévèrement, à l’avenir, toute vente de remèdes secrets.
Ce dernier point est un de ceux sur lesquels vos commissions insistent particulièrement.
Notre collègue Briot, en vous soumettant le projet de résolution relatif aux lycées, vous a fait’ . sentir combien la réunion des sciences influe sur leurs progrès ; combien il est essentiel de les mettre toujours en contact , autant que le permet la nature des choses. D’ailleurs, comme certains coure entrent nécessairement dans l’instruction de presque tous les élèves d’un lycée , quel que soit, d’ailleurs, le genre particulier auquel ils se consacrent , on évite ainsi beaucoup de doublesemplois.
Notre collègue Hardy, chargé de vous présenter l'organisation des écoles de médecine , examinera les divers plans qui ont été proposés , et vous rendra compte des raisons générales qui ont déterminé notre choix ; il vous exposera plus en détail , dans la suite de la discussion , les motifs de chaque article du projet que vos commissions vous soumettent, projet qu’elles se sont attachées spécialement à réduire et simplifier.
Je termine donc; mais c’est en vous conjurant, au nom de ce que nous avons de plus cher , la' Patrie, la Liberté, la République, d’organiser au plutôt cette instruction nationale , que le cri général demande depuis si long-temps en vain. Nous sommes sortis victorieux de tous les orages révolutionnaires ; nous avons anéanti les armées des rois de l’Europe; les victoires et les triomphes se sont succédés pour nous, avec une rapidité qui tient de l’enchantement : mais, je vous le dis avec le sentiment d’une profonde conviction , nous n’avons rien fait pour l’avancement de la liberté , pour le développement des idées et des habitudes républicaines, pour la conservation de notre nouveau gouvernement, si des principes solides ne remplacent pas les préjugés , si le bon sens et la saine instruction ne viennent pas joindre dans tous les cœurs, à l’énergie des sentiments libres, l’amour de l’ordre et le goût des utiles travaux. Cette révolution , qu’on peut appeler celle des idées et des moeurs; c’est à vous de la pré- . • •
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parer, de la commander, en quelque sorte, par vos' • lois : c’est le dernier triomphe qu’il vous reste à remporter sur les tyrans ; c’est aujourd’hui le plus sacré de vos devoirs.
Non, sans doute, il ne dépend plus d’aucune puissance d’enchaîner la marche de l’esprit hu- , main. En vain tous les gouvernements réunis voudraient- ils suspendre le vol rapide des sciences et de la philosophie ; un mouvement , désormais invincible, entraîne toutes choses vers le plus grand perfectionnement. Mais ce que les gouver- • nements, surtout les gouvernements libres, peuvent sans doute, c’est de hâter ce mouvement bienfaiteur, de lui donner une meilleure direction. La France, par l’ébranlement général qu’elle vient de communiquer au monde politique , par l’ascendant extrême de son gouvernement , par le caractère des esprits qu’elle nourrit dans son sein , peut et doit avoir la plus grande influence sur le sort futur de l’humanité. C’est à . vous, représentants du peuple; de donner et de régulariser l’impulsion. Vous pouvez attacher des • souvenirs éternels à l'époque de cette législature; et la gloire d’opérer la régénération des esprits n’est pas moins digne de votre ambition, que celle d’achever la régénération des lois.