‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 103 sur 669 · CAST · texte numérisé non relu

CAST

Sans Icnioins, seigneur, daignez nrenlcndrc. ■ Le salul de Tfilal commande qu’ii l’instanl Jp révèle à vous seul un seercl imporumi.

MO'^TFOBT, arec tmpalicnri-.

Parlez, que vouicz-vous? parlez.

GASTON

Ma crainle augmenio.

Une sombre fureur dans les esprits femienie.

Tandis que nos guerriers, instruits par vos leçons , Comme un rêve insensé méprisent rocs soupçons , Les grands, environnes d'esclaves fanatiques. Travaillent au succès de leurs sourdes pratiques. Procida m’est suspect; sachez que cette nuit La mer sur un esquif dans le port l’a conduit.

AVÊLIt.

Je tremble!

WOTTFOET.

Procida?

GASTÛS.

Sur un avis fidèle ,

De son retour prochain j’ailendais la nouvelle ; V^ous auriez tout appris, si de tels intérêts Knehaînaient un moment vos désirs inquiets. Mais quel frein opposer à leur impatience?

J’ai su, réduit par vous à g.irdcr le silence. Entourer le palais d’amis sûrs cl prudents ;

Un d’eux l'a reconnu sous d’obscurs vêtements ; Par mon ordre arrêté devant vous on rcnirainc.

Je le perds!

AUtLie.

■OSTFORT.

Sur ces bords quel dessein 1c ramène?

Sans doute un grand complot prêt à s’exécuter Avait besoin d’un clief pour oser éclater.

Des pièges qu’il nous tend démêlons l’artifice ;

|ji vérité jaillit du plus léger indice :

Pour le convaincre, un mol, un seul témoin suffit. Coupable, il doit périr...

AMtLIE, dam le plus srand trouble, A MoDlfort.

Kcndez-inoi cet écrit.

GASTOX.

L’État vous le défend s’il nous révèle un crime.

EOXTFORT, bas.

Kn voulant la sauver, vous nommez la victime.

AVÉI.IE.

O justice éierneUe! est-ce lui que j’entends;

Voilà le digne prix de mes égarements;

Il m’arrache le jour que ma Imnlé lui donne.

A Elfridc.

(He-moi de ves> lieux... La raison m'abandonne... Ah ! Icrriielî ponr lui j'ai tout sacrifié ,

J’ai tout trahi, mon Dieu, l’honneiir et ramilic.

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