SCÈNE V
I raociDv.
J’ai voulu la revoir avant que d’expirer.
novTroai.
Quoil pour livrer vos mains è d'indignes entraves?
PIOCIDA.
I Pour vivre et mourir libre au milieu des esclaves. ■OSTroST.
Vous perdez le respect , vieillard audacieux ! raocio.A.
Je ne sais qui de nous l'a conservé le mieux. JTionorc votre rang, et le fais sans bassesse ;
I Mais ne devez-vous rien, seigneur, i ma vieillesse? aosrroBT.
Non, traître ; je connais votre horrible dessein.
Lounta.
' Il sait tout!
raocioA.
Quel est-il?
uoTrroii.
De me percer le sein.
nociuA.
MONTFORT. LORÉDAN, PROaDA , GASTON , •
COEVALIZaS, CARDES.
LoatDAa.
M'apprendrez-vousenfin, seigneur, quels sontvosdroils Pour opprimer le faible et pour braver les lois ?
Se reposant sur vous du poids d'un diadème ,
Le roi vous a-t-il fait plus roi qu'il n'est lui-même? D'où vient que son ministre avec impunité Ose porter les mains sur notre liberté?
PaOCIDA.
A KooU&rt.
Contenez-vous, mon fils. Quelle est l’injuste raiise Du traitement étrange où mon retour m'expose ? noarrotT.
Qui vous rend si hardi que de m'interroger? raociDA.
Apprenez-moi mon crime avant de me juger.
. uoarroiT.
Ennemi déclaré de ce naissant empire ,
Trop fier pour être utile , et trop faible pour nuire.
Aux pieds des souverains r.ampant de cours en cours Vous avez contre nous mendié leurs secours !
PIOCIDA.
Non, seigneur ; mais j'ai vu la Sicile asservie ,
Avec la liberté j'ai fui de ma patrie.
aoavpoii.
Moi?
■oarroiT.
A Lorédan.
Toi-méme» toi seul. aVh! cc crime est iiiüine; Jamais tant de noirceur n'aurait souillé ton Ame.
On t'osait soupçonner^ ma voix l'a défendu.
Que ton accusateur d'un mol soit confondu ;
Ta foi me suffira , j'en croirai ta réponse : lui moQlranl le blUct.
CoDnais>lu le complot que cet écrit dénonce ?
LORÉDAÜ.
En croirai-je mes yeux? Il est trop yrai!...
noctuA.
Mon fils I
LOatOAÜ.
Dans vos mains, se peut-il!... Dieu! qui vous l’a remis?
■OTTFOIT.
Quoi! tu serais l'auteur?...
lOlÉDAN.
Parlez... Aht l'infidèle!
Quels prix de mes bienfaits, de mon amour pour elle !
PSOCIOA.
Insensé, que dis-tu?
lorCdak.
J’ai dit la vérité.
■ONTroIT.
Ce billet criminel...
LOStPAN.
Alijoord’hni dans son sein qui vous force à rentrer?
C'est moi qui t'ai dicté.