LORÉDAN , PROCIDA
J’observe, il était seul. .Soudain je prends ce glaive , Je me retourne et frappe; il tombe, je l’enlève, L’abime l'engloutit, et sa mourante voix M'accuse au sein des flots pour la dernière fois.
LOKÉDAN.
Mais ne craigncz-vous ps que biciilûl son absence?...
PROCIDA
Il est de ces instants où l'audace est prudence,. .Montfort pour reposer vient d’éloigner sa cour;
Il sommeille, accablé par la clialcur du jour... LoatDAS.
Qu’osez-vous méditer ?
paociDA.
Nos amis vont m’entendre.
Malheur à l’imprudent qui nous viendrait surprendre!
n uoteend au fond du IhOAtre , d’oO Von déeouvre la calljddral.' et )e« principaux luoRuiiicnU Ue Ptilcriuc.
O berceau d’un grand (icuplo! ô cité que mes yeux Virent libre en s'ouvraiit ù la clarté des cieiix!
Dans tes remparts sacrés j’ai reçu la naissance; Reçois la liberté de ma reconnaissance!
LoatDAX
Vous me rendez l’espoir.
paocitA.
Toi, qui nous a trahis.
Je te crois digne encor do sauver ton pays.
Ta faute inspire à tous un mépris légitime ;
Choisis pour l’eipicr quelque grande victime, iis vicuncnl.je les vois.
paociDA.
Oh! que l’incertitude est un affreux tourment.
Et qu’une heure d’attente expire lentement !
Nos conjurés , mon fils , tardent bien à paraître.
LOBÊDAS.
Ils viendront assez têt pour fléchir sous un maître. Nous allons de Montfort embrasser les genoux ! paociDA.
PeuVêtre...
COBtDAX.
Contre lui que peut uotre courroux ?
Gaston veille en ces lieux ; le Iruiuper, lu séduire , Vous ne l’espérez pas.
raociDA.
Il ne peut plus me nuire.
LOaZDAS.
Comment ?...
paociDA.
Nous parcourions ces portiques déserts Qui des murs du |>alais dominent sur les mers;