‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 111 sur 669 · LORÉDAN , PROCIDA · texte numérisé non relu

LORÉDAN , PROCIDA

J’observe, il était seul. .Soudain je prends ce glaive , Je me retourne et frappe; il tombe, je l’enlève, L’abime l'engloutit, et sa mourante voix M'accuse au sein des flots pour la dernière fois.

LOKÉDAN.

Mais ne craigncz-vous ps que biciilûl son absence?...

PROCIDA

Il est de ces instants où l'audace est prudence,. .Montfort pour reposer vient d’éloigner sa cour;

Il sommeille, accablé par la clialcur du jour... LoatDAS.

Qu’osez-vous méditer ?

paociDA.

Nos amis vont m’entendre.

Malheur à l’imprudent qui nous viendrait surprendre!

n uoteend au fond du IhOAtre , d’oO Von déeouvre la calljddral.' et )e« principaux luoRuiiicnU Ue Ptilcriuc.

O berceau d’un grand (icuplo! ô cité que mes yeux Virent libre en s'ouvraiit ù la clarté des cieiix!

Dans tes remparts sacrés j’ai reçu la naissance; Reçois la liberté de ma reconnaissance!

LoatDAX

Vous me rendez l’espoir.

paocitA.

Toi, qui nous a trahis.

Je te crois digne encor do sauver ton pays.

Ta faute inspire à tous un mépris légitime ;

Choisis pour l’eipicr quelque grande victime, iis vicuncnl.je les vois.

paociDA.

Oh! que l’incertitude est un affreux tourment.

Et qu’une heure d’attente expire lentement !

Nos conjurés , mon fils , tardent bien à paraître.

LOBÊDAS.

Ils viendront assez têt pour fléchir sous un maître. Nous allons de Montfort embrasser les genoux ! paociDA.

PeuVêtre...

COBtDAX.

Contre lui que peut uotre courroux ?

Gaston veille en ces lieux ; le Iruiuper, lu séduire , Vous ne l’espérez pas.

raociDA.

Il ne peut plus me nuire.

LOaZDAS.

Comment ?...

paociDA.

Nous parcourions ces portiques déserts Qui des murs du |>alais dominent sur les mers;

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