‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 120 sur 669 · EtHA · texte numérisé non relu

EtHA

0 terre! engloutis-moi!

aoxTroET, i Amélie.

Vous , mon guide ! ê destin !

Tu m’avais épai^é , Lorédan , mais en vain.

Je poursuivais le chef de ce peuple rebelle ;

Je suis tombé, |>crcc d’une alteiiilc mortelle :

Du meurtrier la nuit m’a dérobe les traits.

LOBEDAX.

Va, tu seras vengé.

lOXTFOBT.

Quoi I tu le connaîtrais? ajUub.

Vous!...

tOBtDAX.

Tu vas me maudire, et déjà je m'abhorre;

Je suis bien criminel... plus misérable encore.

Mon père allait périr ; troublé, désespéré.

J'ai couru le défendre, cl mon glaive égaré... Pardonne-moi , Montfort, ù mon compagnon d’armes, Par CCS mains que je baise en les baignant de larmes , Au nom de cet amour si fatal à tous deux ,

Par cct objet .sacré qui partage tes feux!

LES VÊPRES SICILIENNES. — ACTE V

J’aflennirai Ion bras que la force abandonne ; Frappe ; voilà mon sein, venge-loi ; mais pardonne!

SONTTOtT.

Je fus le seul coupable , et je devais mourir;

Trop d’orgueil m’aveuglait. C'esl peu de conquérir. Vous ne régnezqu'un jour, tout vainqueurqucYouséies, Si l’amour des vaincus n'assure vos conquêtes. Approclie... viens... je touche à mes derniers moments. Viens, reçois mes adieux cl mes embrassements.

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