SCÈNE V
I.ES PRÉCÉDENTS, l'ROClDA , CépichUi main, cosjiRÉs porianl des flambeaux.
fBOCIOA , au fond du Ibëitrc.
Nos tyrans ne sont plus , et la Sicile est libre.
Que Cliarle en frémissant l’apprenne aiilmrd iluTibrc. I*alermc pour ses druils jure de tout braver;
Qui les a reconquis saura les conserver.
Quel spectacle ! Montforl , que Lorédan embrasse !
A ses pieds prosterné, lu lui demandais grâce!
Quand ton pays respire après tant de inallieurs ,
Une indigne pitié peut l’arracher des pleurs !
De Montforl à jamais périsse la mémoire !
Il succomba sous toi, respecte ta victoire.
LOKtDAN.
Arrêtez , ma victoire est un assassinai ;
Je vois avec horreur vos maximes d’Étai.
Croyez-vous m’abuser ? Couverts de noms sublimes , Ces crimes consacrés en sont-ils moins des crimes ? Mon pays, dites-vous , me défend de pleurer ;
Kh ! m’a-t-il défendu de me déshonorer ?
A ma rage insensée , à vous, à la patrie ,
J’immolai les objets de mon idolâtrie :
Amant, ami cruel, honteux de mes fureurs ,
J’arrive par l’opprobre au comble des douleurs.
Vous m'avez entraîné dans ce complot funeste ;
J'ai tout perdu par vous, le remords seul me reste. Farouche liberté, que roc demnndcs-tu ?
Laisse-moi mes remords ou rends-moi la vertu.
Ton premier pas est fait, règne sur ce rivage.
Puisse mon père un jour, couronnant son ouvrage , Laisser un grand exemple aux siècles à venir !
Il I* frappe.
Tu m’absous de mon crime... et je dois m’en punir.
PBOCIDA.
Quel transport t qu'as-lu fait ?