PROLOGUE
DCaVILLt. I
Eh bien ! pnisqne rien n'est sacré pour vous, je : vous déclare, moi, que je vais convoquer le ban et I l'arriére-ban des artistes de la capitale, ceux qui sont | retirés depuis vingt ans, ceux même de votre ihéitre ’ qui ne sont pas ce soir en activité de service , ceux ! enfin de tous les théitres de la banlieue : je reviens à leur tête jouer mon réle au parterre , et je puis vous certifier que ce ne sera pas un réle muet. Adieu.
SmAISVAI., ■■public.
Messieurs les gens de cour, messieurs les avocats, messieurs les médecins, financiers, huissiers, praticiens, tiourgeoisde tous les rangs et de tous les états, i messieurs les maris ! classe nombreuse et respectable, I et vous , mesdames, dont on adore, tout en les mau-
dissant, les tendres faiblesses et les aimables caprices, vous tous, que de|iois trois siècles nous avons le privilège d'amuser h vos dépens, permettez-nons de vous amuser ce soir aux ndtres. Bien que notre camarade Dcrville regarde sa profession coiiinic sacrée, je crois qu'il y va de notre gloire de ne pas être les seuls épargnés, et qu'un corps dont Molière a fait partie ne saurait être déshonoré par quelques ridicules qui tiennent aux hommes et non à la profession qu'ils exercent. D'ailleurs, messieurs, l'ouvrage que nous allons avoir l'honneur de représenter devant vous est une espèce de proclamation, un manifeste dramatique que nous vous adressons; car attaquer les abus, c'est prendre, autant que possible, l'engagement de s'en garantir.
Il lorl.
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