‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 138 sur 669 · TAILLEUR, IN HABITUÉ, GARÇONS DE THÉÂTRE · texte numérisé non relu

TAILLEUR, IN HABITUÉ, GARÇONS DE THÉÂTRE

Monsieur , le sentiment est le genre où j’excelle : Le comique du cœur.

FLORIDORE , avec un «ourirc d'approhalion.

GRAin ILLE , A Bcirote.

Dis donc, c’est un vieillard.

BELROSE.

Non, pardieu, je te jure;

Mais c'est un amoureux de jeunes.ee un peu mûre. FLoniPOKE , au talllrur.

Deux vestes à fleurs d’or cl deux habits coiiqdels.

A ITiahUuC.

Vous m'entendez, allez. Voici vos dix billets;

Mais faites, s'il vous plaît, mon affaire en personne. Toi, pré|)arc, Laurent, les vers cl la coiironiu:

Que le public eburme doit jeter de ta main A l'acteur de Paris qui paraiira demain.

A M auile.

Sortez.

EELBOSE.

Souffrez , mon cher, qii'ici je vous présente l'ii de mes l>ons amis que la gloire loiirmenie ,

Un homme de talent qui fait do.s vers moraux; Docteur en droit romain cl maître ès jeux floraux,

Il adans un écrit commenté les trois codes,

i Voici le manuscrit 1

- Oui , monsieur.

I Floridore prend lep«plcr.

Quelle verve! Cl comme c'est écrit!

Tais-loi!

BELROSE.

. Vous y verrez un jeune liomme, un Vaicn.*,

Vingt-cinq ou vingt-six ans; ce rôle doit vous plaire.

FLORIDORE.

D’avance je le crois.

BELROSE.

Donnez-nous vos avis.

Tais-toi donc.

BELROSE.

\ la lettre ils seront tous suivis.

ri.oRinoRE.

F.l lance descxir.ii(s dans le journal des modes.

Je vous les duinici ai.

LES COMÉDIENS. - ACTE I

SELRUSe. ‘

La feuille est assez lai^ge ; Failcs-nous te plaisir de les écrire en marge.

GlA!mi.LE.

i'enrage.

nOElRORE,

Je ne puis tous accorder ce point :

Je donne mes avis et ne les écris point. |

BSiaoSE, bat A Granville. |

Et pour cause. I

rLOaiDOBB. Il fait un pal pour aortlr et revient. |

A Dclroic. ^

A propos» je n*accusc personne ; i

Mais depuis un bon mois qu*elle a quitté Bayonne , I

Estelle m'a prié d'assembler le conseil : j

Nou.sroanquon6troissur cinq; qu'unscandalc pareil I

A GraoYlMc. I

N'aii pas lieu dansuneheure; adieu. J'ai l’honneur d’élre.

SCÈiNE IX. j

GR\NVIL!.E,BELROSE. I

GEA5V1LLE. !

Parle» quel est ton but? que t’ai-je donc fait» traître ? |

RELROSE.

Suis- je si criminel de rire à ses dépens ?

GRASVILLE.

Tu t’amusais aux miens.

BBLSOSB.

Allons, je me repens.

11 ne te lira pas, mon Dieu ! sois donc tranquille.

GEAXVILLB.

Eh ! que n’invitais-(u chez moi toute la ville?

BBLROAE.

J'ai fait très-prudemment par deux bonnes raisons : Tu nous observes tous» et nous nous amusons.

Le champagne éclaircit de terribles mystères; J’invite de ta part tous nos sociétaires.

GRANV1L1.B.

Un moment !

BUIOSE.

Nous serons les deux amphytrions :

Tu feras les frais ; moi» les invitations.

Sois dans une heure ici. Comme un auteur que j’aime , Je veux au comité te présenter moi-memc. f /auteur chez qui l’ondine est sûr d'un beau succès; Qui dinc avec son juge a gagné son procès ; Touls'arrangc en dinanldaiisle siècle où nous sommes» Et c'est |>ar les illners qu’on gouverne les hommes.

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