‹ Œuvres complètes de Casimir DelavigneChapitre 139 sur 669 · CTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

CTE DEUXIEME

SCÈiNE PREMIÈRE.

HERNAIiD, VICTOR,

VUITO».

Non , ne le croyez pas ^ je me liemirais infâme Si cc lioiUeux espoir avait séduit mon âme.

OERVXRD.

On a, mon elier Victor, des amis , des parents...

VICTOR

Je pourrais mendier les applaudissements!

BER-IARn.

E’usage est voire excuse.

VICTOR

Ah ! fi î cest un scandale.

RERT.\RD.

De .ses admirateurs sans peupler une salle.

On doit lonldonccmcnl préparer le sncecs.

Vous pouvez dispo.ser de rpiarantc hillcts ;

Je les ai demandés.

VICTOR

El moi , je les refuse.

RERv A Rn . lui prC»entanI le» bSlIcli.

Usez de >otre droit.

VICTOR , le» Ueclilraat.

Voilà comme jVn use.

ItERÜARD.

.Mais vous cMravagucz.

^ El c'est cc bruit flatloiir qu’on nomme une victoire! Un cœur né généreux poursuit mic autre gloire.

Je confie au public mes plus cIkts intérêts ;

Mais en les respectant j’attendrai scs arrôLs.

Malheur à l’osprit vain qui dans l’ardeur de plaire Se dérobe aux rigueurs d'un juge qui ïcclairc!

I Le parterre abusé n’est dupe qu'un instant;

I L'auteur s'esl pris lui seul dans les pièges qu’il tend : I Trompé sur scs écarts, il doit faillir encore,

I Et, retombant sans cesse aux défauts qu’il ignore,

I Laisse d'un beau talent lespérancc avorter ,

; En volant des succès qu'il eût pu mériter.

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