I.E.S COMÉDIENS. — ACTE V
Quoi? soyez sincère.
Hélas! je le vois bien , vous ne l’cspércz guère.
Je suis ilans l’embarras... Je crains de vous fâcher.
VICTOR
Qu’esi-il donc arrivé ? c*csi irop me le cacher.
BLinVAl.
Ah ! çè, du cœur!
AuraiMl...
VICTOR
Un bruit de funeste présage
Ah!
cmvAL.
Jusqu'ici rien n'annonce un orage.
VICTOR
BLIVVAL.
J’cnlciids éclater des bravos imprévus «
A mille traits d'esprit que je n'avais pas vus ;
Mais...
VICTOR
Toujours mais. Voyons, parlez avec franchise; Dites la vérité.
BLinVAL.
Que voulez-vous qu'on dise?
Chacun a son avis.
VICTOR
El le vôtre en est un.
BLITVAL.
Vous écrivez, mon cher, pour les gens du commun... Des mœurs qu'on voit parioiit... rien n’y sent son grand Dans votre pièce enfin la Imurgcoisie abonde, [monde; Pas un comte , un marquis , pas un petit baron ,
Pour ennoblir un peu...
nCTOR.
Cbrysalc, Arislc, Orgon,
Pour être des boui^cois , sont-ils d’un bas comique? Il semble, en écoutant celle absurde critique.
Qu’on déroge au théâtre , et qu’on n’a pas bon air De rire d’un Imii mol, s'il n'est d’un duc et pair. Intérêt , vérité, naturel sans bassesse,
Voilà pour le public les titres de noblesse.
BtnVAL.
Vous vous fâchez?
VICTOR
Non pas!
BinVAL.
lC$l-ce ma faute à moi, Si votre dénoùmcnl m'inspire de l’eflioi?
j VICTOR.
; Mon dénoûmcnt , ô ciel !
I BUTVAI..
Je souhaite qu’il passe.
VICTOR
^ En quoi vous déplaît-il?
; BUnVAL.
' C’est délicat...
j VICTOR.
Do grâce.
Est-il trop lent, trop froid, ou bizarre, ou brusqué? Eli! parlez donc !
' Btr»VAL.
Il est... il est... il m'a clioqué.
VICTOR
! La raison?
j BLinVAL.
I La raison !... je viens de vous la dire.
vnrroR, furieux.
I Je n'y liens plus!
BLIAVAI.
I Pais, paix, allons, je me retire.
I Vous vous fâchez.
j VICTOR , bniiqucmenl.
Bonsoir.